Déchus

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Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Série fantastico-érotique où notre monde devient un terrain de jeu sexuel pour les anges déchus. Esthel est alors envoyée par le Créateur pour les éliminer.


Anges Hard & Soft, d'un érotisme à l'autre

Il est dit qu'au Paradis, les anges n'ont pas de sexe, et c'est vrai. Aussi, quand plusieurs d'entre eux choisissent de renier Dieu et de s'incarner dans des enveloppes corporelles humaines, notre monde devient une gigantesque destination de tourisme sexuel pour déchus. Envoyée ici-bas par le Créateur afin de traquer et éliminer ces Déchus, Esthel comprendra vite que les émotions et pulsions sexuelles humaines sont très contagieuses, et risquent de signer sa perte. Saura-t-elle accomplir sa mission, ou deviendra-t-elle au contraire elle-même ce qu'elle est supposée détruire? Car les tentations sont grandes pour Esthel, surtout incarnée dans un corps aussi parfait que le sien…

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 2011
Statut histoire Série en cours (5 tomes prévus) 2 tomes parus
Dernière parution : Plus de 3 ans
Couverture de la série Déchus
Les notes (1)
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05/12/2012 | PAco
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Par PAco
Note: 2/5
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Très bel objet pour commencer ! J'accroche vraiment à cette couverture parée de rouge qui nous présente Esthel, le personnage que nous allons suivre, de dos, un flingue dans une main et un chapelet dans l'autre. Tout est ici déjà posé. Ce noir et blanc très bien maîtrisé par Aurélien Guilbert et qui impose une ambiance dure et sombre, et ce rouge qui viendra renforcer la noirceur et le côté violent du récit. Très inspiré des comics noirs américains, (il assume d'ailleurs pleinement ses influences comme Frank Miller, John Paul Leon ou encore Matt Wagner), Aurélien Guilbert nous concocte avec ce premier album introductif, un concentré de noirceur, de sexe et de violence. Son trait épais et nerveux, ses découpages et ses mises en pages, sa gestion du noir et blanc mâtinée de rouge : tout concoure pour donner une puissance optimale à l'ambiance noire qu'il compose et à la tension qu'il impose à sa narration. Chaque élément est savamment dosé et distille avec justesse les émotions qu'il veut nous faire traverser pour rentrer dans son récit. Les dialogues sont souvent crus, mais les personnages qu'il campe sont dans leur rôle ; les scènes de sexe sont très explicites mais ne tombent pas comme un poil de cul dans la soupe ; et la violence est omniprésente mais fait partie intégrante de l'univers qu'il nous propose. Le seul reproche que je ferais au premier tome de cette série tient à la narration un peu confuse qui structure son récit. On passe sans cesse du présent à des flashbacks qui nécessitent une attention très soutenue si on ne veut pas décrocher et perdre le fil des événements. En tout cas, j'ai vraiment apprécié ce premier opus de cette série "Déchus" et c'est avec intérêt et curiosité que j'attends d'en découvrir la suite à venir. 3.5/5 en attendant de voir comment va évoluer cette histoire, en espérant remonter ma note si ma bonne impression se confirme. ***Après lecture du tome 2 *** Enfin la suite ! Quatre ans avant que ne sorte le deuxième opus de cette série qui m’avait laissé malgré quelques défauts une très bonne impression. Première chose à noter, le changement d’éditeur : Le premier tome paru chez Tabou ressort donc à l’occasion de celle du second chez Graph Zeppelin. Si rien n’a changé du côté du format et de la maquette, le contenu a lui été corrigé ; exit les scènes de sexe trop explicites. Si je comprends que le changement d’éditeur implique des refontes, c’est toujours dommage pour un projet de se voir tailler dans le vif comme ça. Je me demande si cela n’explique pas mon ressenti global au sortir de cette lecture et une certaine frustration et « rattrapage au branches » d’Aurélien Guilbert pour boucler son projet. Celui-ci initialement annoncé en cinq tomes n’en comptera finalement que trois. Car oui, c’est plutôt déçu que j’ai refermé cet album. Autant le rythme et le graphisme du premier tome m’avaient agréablement surpris malgré quelques défauts, notamment au niveau de la narration éclatée. Mais du coup, on passe ici à une narration hypra linéaire qui enchaine les mois du calendrier pour nous distiller un récit qui malgré cette autoroute calendaire toute tracée reste nébuleux et confus. A cela s’ajoute des passages de textes trop longs à mon gout jouxtant des planches sans bulles et un long appendice explicatif qui précise le contexte et l’univers de la série… Ca m’a juste conforté dans l’impression que le fait de devoir réduire son projet à trois tomes avait plongé l’auteur dans un problème insoluble, ou comment faire en trois ce qui était prévu en cinq… C’est vraiment dommage, car cette série originale et riche avait pourtant de belles perspectives devant elle. Je lirais quand même le troisième pour voir comment cette noire saga prendra fin, plus par curiosité que par emballement. En attendant je passe ma note à 2/5

05/12/2012 (MAJ le 13/10/2015) (modifier)