Les derniers avis (20733 avis)

Par Cosme
Note: 2/5
Couverture de la série Black Mary
Black Mary

Quelle déception, cette petite série avait tout pour me plaire. Chauvel au scénario qui m’a déjà régulièrement séduit sur plusieurs de ses séries, l’ambiance de l’Angleterre au XIX ème siècle, des dessins agréable typique des années 90 et de la collection Grafica. Et elle a réussi à beaucoup me décevoir. La faute à un trop plein d’éléments mis en vrac, comme si l’auteur avait eu de nombreuses idées, avait voulu toutes les caser, et au final n’en a approfondi aucune. On a droit à des guerres de gangs, des grèves musclées d’ouvriers, la misère des rues des villes anglaises de l’ère victorienne, de la magie, bref, tout ce qui fait un peu le cliché de cette période, mais sans jamais pousser en profondeur le scénario. Du coup on reste en surface en permanence et on passe à autre chose. La lecture ce fait très rapidement, et sans vraiment de plaisir. De plus la fin… on voit que 12 ans ce sont écoulés avant la sortie du dernier tome, et que c’était bien pour boucler la série, car c’est une fin sans être une fin, elle est sans intérêt. J’espère que Chauvel a l’origine voulait vraiment développer son histoire, mais que les mauvaises ventes lui ont fait abréger la série comme il le pouvait. En tout cas cette série me laisse sur ma faim et avec un goût amer.

01/01/2024 (modifier)
Couverture de la série Supermarket
Supermarket

Mouais. Voilà un petit album qui ne m’a pas convaincu. La lecture n’est pas forcément désagréable (elle est rapide en tout cas), mais je n’y ai pas trouvé grand intérêt. Une jeune femme, Pella, un peu rebelle (elle vit dans les beaux quartiers, mais critique le système hyper-capitaliste d’une société américaine futuriste, travaille sans en avoir besoin) apprend lorsque ses parents sont assassinés qu’ils étaient d’anciens chefs de gangs, et qu’elle va devoir lutter pour sa survie face aux gangs (Yakuzas japonais – dont est issu son père et « Porn Suède » - dont est issue sa mère) qui cherchent à mettre la main sur la fortune familiale. Au passage, Pella fait vraiment office de rebelle de pacotille, sorte de super bobo futuriste. S’ensuit une longue course poursuite (qui occupe presque tout l’album). C’est rythmé, mais peu crédible et peu intéressant. Pella va être aidée par un jeune Yakuza (improbable, comme l’est la façon qu’il a de toujours trouver la solution, ou le fait que lui aussi sort avec une « Porn-Suède » du clan rival !). Et surtout, sur la fin, la façon avec laquelle Pella s’en sort, alors qu’elle est à la merci des deux clans est proche du n’importe quoi tant c’est peu crédible et relevant d’une facilité scénaristique que je n’aime pas. Le dessin est lisible, mais pas vraiment mon truc. Bref, un album dispensable.

31/12/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Ombres du Styx
Les Ombres du Styx

Une enquête sur un serial killer durant le règne de Septime Sévère en Afrique et à Rome qui se laisse lire mais qui ne m'a pas emballé outre mesure... Si la période durant laquelle se déroule l'histoire confère une certaine originalité au récit, j'ai parfois eu l'impression que l'auteure nous glissait ça et là, parfois maladroitement, quelques us et coutumes de l'époque (lien entre esclave et noble, place de la femme, etc.). L'enquête sur une série de meurtres perpétrés à l'encontre de jeunes issus de familles aisées reste très classique et aboutit au démasquage du meurtrier à la fin du triptyque. Enfin, j'ai eu beaucoup de mal à avoir de l'empathie pour le héros malgré les nombreuses tragédies qu'il traverse... Côté dessin, ce n'est guère mieux avec un trait bien souvent peu détaillé, des décors trop vides et une mise en couleur relativement classique. Une BD à emprunter si on est fan de l'époque romaine. Originalité : 3/5 - Histoire : 3/5 Dessin : 2/5 - Mise en couleurs : 2/5 NOTE GLOBALE : 10/20

29/12/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Ant-Man - L'intégrale
Ant-Man - L'intégrale

Ant-Man est un des premiers super-héros de l'ère Marvel des années 60, lorsque l'éditeur américain va lancer un nouveau genre de super-héros qui a révolutionné l'industrie. En fait, le personnage de Henry Pym était apparu dans une simple histoire de science-fiction au coté d'autres histoires du même genre comme Marvel en sortait tous les mois durant les années 50 et débuts des années 60. Le personnage aurait pu disparaitre comme bien d'autres après ce simple one-shot, mais ensuite on ne sait trop pourquoi quelques mois plus tard il revient et devient un super-héros ! Entre temps, d'autres personnages comme Hulk sont apparus, mais techniquement Pym est le second super-héros du Marvel moderne apparu après les Quatre Fantastiques même si dans sa première aventure il est juste un humain et pas un super-héros. On est au début de l'ère Marvel qui a vu l'apparition de la plupart des personnages les plus connus de la firme et cela se voit ici. Le ton est encore enfantin et très naïf comme dans les premières histoires des Quatre Fantastiques, sauf que si cette série s'est améliorée, pour l'instant ce n'est pas trop le cas d'Ant-Man et comme sa série a été une des premières annulées dans les années 60 par Marvel. J'aime bien le personnage de Pym, mais je pense qu'il est mieux comme simple scientifique qui aide les autre super-héros parce que lorsqu'il est lui-même super-héros, il est moins intéressant. Il faut dire qu'il va plusieurs fois changer d'identité au fil des années, ce qui donne l'impression que Marvel ne savait pas trop quoi faire avec lui. Et c'est malheureusement l'impression que j'ai eu en lisant cette première intégrale. On dirait que Stan Lee ne savait pas trop quoi faire avec ce personnage et essaye plusieurs choses pour voir ce qui marche ou non. On était encore dans une phase d'expérimentation chez Marvel et Pym va en être victime: il change d'identité, il va avoir une coéquipière, après plusieurs mois d'aventures on apprend soudainement qu'il a un passé tragique et a eu une épouse dont on n'avait jamais entendu parler avant.... Le pire s'est que la plupart des histoires ne sont pas fameuses. Le style comics du début des années 60 est daté de base pour un lecteur moderne, mais là c'est encore pire que les débuts de héros comme Thor ou Iron Man. Il faut dire qu'Ant-Man est victime de son pouvoir de rétrécir. Voir un super-héros toujours se faire bêtement enfermer, cela détruit sa crédibilité. La plupart des méchants sont génériques: des méchants communistes, des méchants extraterrestres, des méchants bandits....J'aime bien Crane d'Oeuf et la Toupie Humaine (qui sont d'ailleurs les deux méchants d'Ant-Man qui ont eu la plus longue longévité) et c'est à peu près tout. Au niveau du dessin, c'est sympa lorsque Jack Kirby dessine et très daté lorsque c'est dessiné par Don Heck.

28/12/2023 (modifier)
Couverture de la série Hellfest Metal
Hellfest Metal

Euh ouais, bof, en vrai je n’ai vraiment pas aimé, juste envie que l’album se termine au plus vite. J’ai mis la deuxième étoile parce que bon, j’ai une dédicace sympa avec James Hetfield le leader de Metallica. Mais en vrai c’est d’une lourdeur, mais d’une lourdeur !… Entre les jeux de mots pourris qui parsèment l’album de bout en bout, humour de daron « tire sur mon doigt » ras des pâquerettes, vas-y que je te fais rimer « couille » avec « prout », tout ce qui se fini en « hell » on le case… J’en passe des pires et des pires encore, mes ancêtres, c’est insupportable. Et les références de boomers où on cite une kyrielle d’émissions et chansons has been : tourner les manèges, la croisière s’amuse, la chenille qui redémarre, etc. Le côté ultra « beauf » est volontaire j’imagine mais je vois pas bien le rapport avec le métal, hormis une volonté de créer justement un décalage qui se veut drôle entre les clichés du fan bourrin de métal, et le côté sage ou inoffensif de la variété. Mais ça ne marche décidément pas. Désolé je ne voulais pas écrire un avis à charge mais je ne vois pas trop quoi tirer de positif de ma lecture. Et je survole l’histoire (pas lu le premier tome mais je ne pense pas que ce soit indispensable à la compréhension du deuxième, la tête de mort qui fait office de voix off brise suffisamment de fois le quatrième mur pour dire aux lecteurs « hein vous avez la réf, hein, hein, hein ? C’est dans le tome 1 ») ; ça part dans tous les sens, ça n’a ni queue ni tête, on a l’impression que les auteurs se sentent obligés de placer du « gag » dans chaque case de peur que le lecteur ne décroche, tellement qu’ils n’ont rien à raconter au final. Je dis « gag » parce que les aliens qui traversent la galaxie à la recherche d’un son, « broooh », j’ai pas compris. C’est drôle ? Ouais, non… une fois c’est déjà lourd mais sur plus de 70 pages c’est carrément pénible. Des blagues de cul pas très finaux, des jeux de mots datés de papa, et un synopsis pas très engageant de base, voilà à quoi ça se résume. Le dessin est bon cela dit. Rien d’exceptionnel ni de chatoyant pour les yeux mais il fait le taf pour une bd humoristique. Le Hellfest méritait mieux, non ? T’aimes le métal ? Investis tes brousoufles ailleurs franchement. Je vois pas l’hommage. Il y a des QR code à flasher pour écouter de la zik en même qu’on lit, ça c’est plutôt cool.

28/12/2023 (modifier)
Par Cosme
Note: 2/5
Couverture de la série Les Artilleuses
Les Artilleuses

Lorsque ma compagne (qui ne connaît absolument rien en BD, n’en lit pas et ne s’y intéresse pas, elle voit juste les albums que j’achète mais ça s’arrête là) a vu la série Artilleuses que j’ai ramené, elle m’a dit très innocemment : « c’est Ekhö, monde miroir ? » Voilà je crois qu’avec cette seule phrase elle a réussi à résumer cette maison d’édition et ses séries. C’est du Soleil dans sa période la plus mauvaise, où ils publiaient en masse des séries d’héroïque fantasy, au détriment de la qualité. Donc cette petite maison d’édition, mené par Arleston évidement, qu’on ne présente plus, est un sous Soleil. Du moins c’est le sentiment que j’ai eu en lisant cette série. L’histoire se laisse lire, le pitch m’a énormément fait pensé à Les Arcanes du Midi-minuit, ambiance fin XIX eme début XX eme. Un monde presque comme le nôtre mais avec un soupçon de magie, de créature fabuleuse et féerique. Et on suit une bande de trois filles cambrioleuses ce voulant sexy dans une aventure à la croisée des mondes. Alors c’est sympathique à lire, ça passe le temps, mais il y a tellement mieux à lire que ça. Très vite le scénario et les pseudos rebondissements deviennent lourds et confus, gâchant le peu de plaisir de lecture qu’il y a. J’ai tenu les 2 premiers tomes avec facilité, le troisième album m’a paru interminable et pénible au possible à lire. Les dessins sont eux très respectables, ils sont claires, lisibles, pour ce genre de scénarii on en demande pas plus. En bref, une série qui sera vite oubliée, et qui souffre des mêmes défauts que ses grandes sœurs (si je peux dire ça) des éditions Soleil.

28/12/2023 (modifier)
Par Pharise
Note: 2/5
Couverture de la série Blake et Mortimer - L'Art de la guerre
Blake et Mortimer - L'Art de la guerre

Je ne suis pas certain du cheminement qui a amené à ce choix esthétique, mais de la même façon que d'autres plus bas, je dois avouer que j'en suis déçu. Simplification du trait, simplification du décor, simplification du texte, après tout c'est un choix, mais il ne marche pas avec moi. L'histoire est sympathique mais on sent que le texte se simplifie en comparaison avec ses aînés, et ce ressenti est renforcé par la simplification, elle, flagrante, des dessins. Ce sont des décisions qui auraient pu passer sur d'autres séries, ça ne m'aurait pas emballé, mais sans plus. Hélas, là, cela m'empêche de retrouver l'ambiance si particulière de Blake et Mortimer. Dommage pour moi !

28/12/2023 (modifier)
Par Nolar
Note: 2/5
Couverture de la série Les Conquérants de Troy
Les Conquérants de Troy

Je ne vais pas revenir sur le contenu des albums. Perso j'avais plutôt apprécié la lecture avec moins de références à des publicités commerciales que dans Troll ou Lanfeust. Par contre, on est sur une série en 4 tomes avec une "intégrale", alors que le tome 4 n'est pas la fin de l'histoire et que le titre du tome 5 est donné... Et c'était en 2014. Depuis plus rien. C'est une marque de fabrique de Soleil de ne pas finir les séries ? (On attend encore le tome 4 des feux d'Askell depuis plusieurs décennies) Peut-être que l'IA nous permettrait d'avoir une fin à cette série...

26/12/2023 (modifier)
Par karibou79
Note: 2/5
Couverture de la série Gunnm Last Order
Gunnm Last Order

La note serait plus haute si on n'avait pas goûté à l'excellente série-mère Gunnm, chef-d'oeuvre du cyberpunk nippon au trait renversant. D'un graphisme flamboyant et précis, on passe à un informatisé entouré de beaucoup de vide. D'un univers s'attachant à créer de l'empathie pour les protagonistes, on passe à des pelletés de persos lambdas. D'une série manga dense et prenante de "seulement" 9 tomes, on passe à une augmentation de 50% sans valeur ajoutée (l'arc du rollerball de Gunnm qui paraissait un peu longuet faisait moins de 3 tomes, ici on a un tournoi sur 7-8 tomes). Bref, dur dur de faire un saut d'aussi haut vers du moyen. Mais j'ai pu me consoler avec les sympatoches histoires de Gunnm Other stories.

25/12/2023 (modifier)
Couverture de la série Cher dictateur
Cher dictateur

Mouais. Je n’ai vraiment pas été convaincu par cet album. Toulmé m’intéresse davantage sur des séries qui, si elles jouent parfois sur un humour plus léger et fin, relèvent davantage du roman graphique. Ici, c’est un humour lourdingue. Pourquoi pas ? Mais très rapidement j’ai compris que je ne rirai pas. Nous suivons un dictateur aussi con que violent, et son conseiller, qui cherche lui à échapper à la révolte populaire, à la cacher à dictateur de patron, en s’envolant vers la France, où, à la suite d’une série d’imbroglio, ils se retrouvent dans un camp de gitans. La partie dictateur beauf et con est très moyenne, la partie chez les gitans l’est tout autant, et les clichés les concernant ne sont pas dépassés pour faire rire. Le dessin de Caloucalou passe pour ce genre d’humour (il y a un peu du Larcenet première époque dans son trait). C’est à l’histoire et à l’humour que je n’ai pas accroché.

25/12/2023 (modifier)