Raconter des histoires politiquement incorrectes avec des personnages de cartoon, ce n'est pas très nouveau, ni original. Kaz a réalisé une série de gags en quatre cases avec un certain nombre de ses personnages. Déjà, la contrainte de quatre cases est difficile à tenir, et il vaut mieux s'appeler Trondheim pour en faire quelque chose d'intéressant. Kaz, lui, ne réussit qu'à enchaîner des gags sans rapport les uns avec les autres, à la limite de la private joke ou du dessin d'actualité. Et c'en est très vite lassant. Pour tout dire, et malgré un graphisme pas si mal que ça, j'ai dû un peu me forcer pour finir l'album. Au final, seuls une dizaine de gags m'a fait sourire. C'est peu.
Note approximative : 2.5/5
Juste après avoir lu la série Rouletabille du même scénariste réédité par le même éditeur, j'espérais avoir une bonne surprise avec Arsène Lupin, autre grand classique de la littérature policière Française que j'espérais pouvoir enfin vraiment découvrir car jusque là je n'avais lu de Maurice Leblanc que l'Aiguille Creuse, et encore qu'à moitié.
Ca partait plutôt bien car j'aime bien le dessin. Globalement ligne claire, assez figé mais pas moche du tout, j'appréciais surtout sa colorisation simple mais assez esthétique. Seul réel soucis à mes yeux, de nombreux visages se ressemblent assez, et quand on sait que les récits d'Arsène Lupin sont emplis de déguisements et de personnages mystérieux, ça n'aide pas à la compréhension quand on confond facilement les personnages ou quand on a sans arrêt l'impression qu'untel est en réalité Arsène Lupin déguisé de manière trop évidente alors que ce n'est pas toujours le cas.
Malheureusement, je ferais le même reproche pour cette série que pour Rouletabille : A-P Duchâteau n'a pas réussi l'adaptation en BD !
Dans mes souvenirs, l'Aiguille Creuse était effectivement assez complexe, pas toujours facile à suivre car le lecteur devait deviner une bonne part des choses. Mais ici, cette adaptation en BD de chaque histoire d'Arsène Lupin est un vrai casse-tête pour réussir à comprendre. A croire qu'il faut lire obligatoirement chaque livre avant de lire la BD pour bien comprendre de quoi parle chacun à chaque instant. La somme de noms et d'intervenants est très rapidement saoûlante. On se perd à chaque instant à essayer de comprendre qui est qui et pourquoi l'enquête ou le récit se dirige soudain dans telle direction. La narration est véritablement pénible car il faut réfléchir en permanence pour comprendre le récit. Et après vérification, il manque vraiment des données pour comprendre, données pour lesquelles la Bd est un support trop court comparé au livre. Les personnages de la BD en savent plus que nous et nous affirment des évidences qui ne nous ont pas été fournies auparavant.
C'est pénible, pénible à lire, pénible à comprendre.
Dommage car j'apprécie le dessin et l'idée d'adapter de telles oeuvres de Maurice Leblanc.
Je reste indulgent car tout n'est pas mauvais et incompréhensible, mais pas loin, hélas.
La vie d'un saint en BD... Il doit y en avoir d'autres. Cette BD est assez courte (une trentaine de pages), mais suivie d'un important dossier sur la vie de Thérèse, sur le carmel, sur des Carmélites et des saints célèbres. Cela intéressera certainement les fervents praticants, ce qui n'est pas mon cas. Cependant, l'histoire de Thérèse est racontée de façon un peu trop succincte dans l'album, et le dessin est loin d'être merveilleux... Dommage.
"Marseille en BD" exposait fièrement le bandeau, comme si cela suffisait à en faire un chef-d'oeuvre...
En abordant ce premier tome, "Mistral noir", j'avais un peu peur d'y voir un peu trop de clichés, comme ce fut souvent le cas, avec par exemple des films prenant pour cadre la ville.
En fait non, dans la représentation des gens ou de leur comportement il n'y a pas d'exagération trop génante, même si il y a quelques utilisations parfois un peu facile d'un mode d'expression dit "de Marseille".
Pour ce qui est de la représentation de la ville même, le tout reste plutôt flou, au sujet de la situation des lieux, c'est : prés de... entre Fos et Marseille etc. Même si certains endroits, déja maintes fois visités au travers d'oeuvres se servant de la ville comme cadre, sont ici représentés de façon assez fidèle, comme par exemple les fameux escaliers d'un célèbre quartier populaire.
En fait c'est là que le bât blesse, cette BD nous est proposée comme si on allait sentir une ambiance particulière, liée viscéralement à l'âme de la ville de Marseille. Or ici la ville n'est qu'un cadre, un décor réussi certes, mais qui ne reste qu'un décor.
L'intrigue n'est pas des plus extraordinaires, autant dire que dans ce tome, cela part tellement en tous sens que l'on n'avance pas trop dans l'histoire. Pour une histoire prévue en trois tomes c'est un peu inquiétant pour la suite. En clair c'est une histoire de mafieux réglant leurs comptes, dans laquelle une bande de jeunes se trouve embringuée.
Les dessins sont réussis. Quoique de facture très classique, ils flattent l'oeil et nous proposent des personnages très (trop?) typiques.
Pour l'instant, ce tome n'a pas assez d'arguments pour séduire. A voir ensuite si l'histoire réussit à donner de l'épaisseur à cette douce noirceur.
J'ai été très déçu par cette BD.
Peut-être m'en étais-je fait une idée trop forte, préconçue, à cause du prix Pullitzer sans doute, et de tous les avis que l'on peut glaner ici et ailleurs et qui en font une BD géniale, voire LA Bd du millénaire.
Personnellement je n'ai même pas réussi à atteindre la dernière page.
Franchement je ne comprends pas ; il me semble que j'ai un esprit ouvert, critique, que je ne suis pas complètement demeuré, mais là, franchement, j'ai du me forcer.
Le traitement du sujet n'est évidemment pas en cause, encore qu'on n'y apprenne rien de vraiment nouveau (du moins en ce qui me concerne)
Je ne vois vraiment pas quelles sont les qualités de cette BD.
Je pense que ce n'est pas parce que l'on écrit quelque chose sur la shoah, que ce quelque chose doive forcément être porté aux nues.
2/5 par respect pour le sujet, mais pour moi, Maus est très décevant.
Je n'ai pas aimé cette série.
Peut-être certains tomes sortent-ils du lot (je ne sais plus lesquels), mais je crois que quand j'ai attaqué la lecture j'ai fait une overdose de religion-mystère et vas-y que je te remette une couche d'histoire secrète et de mensonges et de malédictions et de machins.
Bd trop commerciale à mon goût, à réserver aux inconditionnels.
Un titre accrocheur, et un sous-titre intéressant à chaque tome, c'est bien, mais c'est insuffisant. Le dessin n'est pas trop mal, mais l'histoire est un vrai fouillis, et en plus elle est cousue de fil blanc.
Et puis je n'ai pas du tout accroché à cette histoire nationaliste.
Mis à part la partie graphique que j'ai trouvé intéressante, tant au niveau des dessins qui sont vraiment agréables à regarder que des cadrages impeccables et du choix des couleurs qui est idéal, pour le reste je ne suis pas convaincu.
Le début m'a laissé dubitatif, cette histoire commence de façon bien légère et l'action s'installe plutôt mollement. De manière générale, si les tomes un et deux ont des côtés plaisants avec un suspense qui s'installe au fil de la lecture, le troisième m'a déçu avec sa fin un peu facile et assez abrupte.
Il est vrai que la reconstitution historique à l'air d'avoir été travaillée, mais ce n'est pas suffisant pour élever cette BD au rang d'oeuvre réussie.
Très très moyen, une BD qui se fera rapidement oublier.
Les dessins de Risso, si particuliers, sont ici plutôt réussis, les angles sont (comme souvent avec Risso) bien choisis.
Pour ce qui est du scénario, le début est des plus prometteurs, on se demande qui est cet enfant jetté aux ordures pour être recueilli par un voyou, "le Gitan", afin de servir à de bien sombres taches, avant d'échouer en maison de correction jusqu'à sa majorité. A la sortie, Caïn se trouvera doté de capacités particulières, il aura un but, il connaitra ses origines...
Mais tout cela n'aura plus d'importance, car on aura décroché en route, l'histoire de Caïn s'essouffle bien vite et les rebondissements trop nombreux ne sauvent pas cette BD.
Les invraisemblances s'accumulent, les facilités aussi, le background axé SF n'est pas vraiment fouillé, d'ailleurs le côté SF n'a été utilisé que pour une facilté scénaristique, le tout est bien léger au final.
Dommage, d'autant qu'il y avait quelques bonnes idées au départ et qu'à la fin il ne reste rien. Une BD qui se lit sans conviction et qui se laisse oublier sans peine.
Ca ressemble à du Dupuy et Berbérian, ça en a la couleur et l’odeur, mais pas la saveur. Rien à faire, pour ma part, j’ai la sensation de ne plus avoir assez de mémoire pour compter les suiveurs et les « copieurs » du style Dupuy et Berberian. « Copieurs », je devrais dire « pâles copieurs », parce que Monsieur Jean n’a, à mon sens, jamais été dépassé et reste loin au-dessus de la mêlée, à la fois l’initiateur et le modèle du genre. On me dira qu’ici les protagonistes sont moins âgés que Monsieur Jean et que Dupuy et Berberian n’ont jamais abordé la question de la colocation, soit… Mais il suffit de regarder le dessin dans cette bd pour constater à quel point Monsieur Jean a servi de modèle. La différence ici, c’est que le dessin est presque moche, sans grande expression, alors que chez Dupuy et Berberian, les expressions sont infiniment plus justes et le dessin mille fois plus élégant. D’un point de vue narratif, la différence est du même ordre, là où chez Dupuy et Berbérian l’accumulation d’anecdotes forme au final un véritable tableau de vie, révélateur de la psychologie de personnages, ici, c’est juste une série de faits pas très passionnants dont la plupart pourraient être purement et simplement retirés de l’album sans en atténuer la substance. Et puis… de manière générale, je trouve qu’il y a un vrai manque d’authenticité dans cette bd. Traiter du quotidien, ça oblige à chercher dans la réalité les détails véridiques qui vont faire exister ce qu’on invente. Une fois que ces détails sont bidons, ça marche moins bien. Un exemple ? Une scène nous fait entrer dans un magasin de bd, dans cette scène, on voit non seulement que trois personnes travaillent dans cette petite boutique (complètement irréaliste) mais aussi qu’un des vendeurs se montre complètement odieux envers un client : un jeune gamin demande quel Dragon Ball est le meilleur et le vendeur répond : « Le meilleur, ça sera le dernier, parce que ça voudra dire que cette merde s’arrêtera ! » phrase lapidaire et inexacte, (la publication de la série est terminée depuis 5 ans) à laquelle est ajouté un très délicat « Morveux… »… Ce libraire-là, il peut fermer sa boutique demain…
On peut sérieusement se demander quel intérêt avait Dupuis à publier du sous-Monsieur Jean alors qu’il le publie déjà…
Bon, là, je suis assez méchant, car il faut reconnaître qu’il y a tout de même du rythme dans cette bd, on la lit du début à la fin sans vraiment décrocher… On passe d’un personnage à l’autre avec une certaine efficacité narrative (d’un cliché à l’autre avec une certaine complaisance, devrais-je dire…), mais ça ne suffit pas à faire une bonne bd, juste un produit assez moyen.
Je suis assez d’accord avec Yannick sur les coïncidences un peu trop forcées de la fin de l’album. C’est un peu n’importe quoi…
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Terrain vague
Raconter des histoires politiquement incorrectes avec des personnages de cartoon, ce n'est pas très nouveau, ni original. Kaz a réalisé une série de gags en quatre cases avec un certain nombre de ses personnages. Déjà, la contrainte de quatre cases est difficile à tenir, et il vaut mieux s'appeler Trondheim pour en faire quelque chose d'intéressant. Kaz, lui, ne réussit qu'à enchaîner des gags sans rapport les uns avec les autres, à la limite de la private joke ou du dessin d'actualité. Et c'en est très vite lassant. Pour tout dire, et malgré un graphisme pas si mal que ça, j'ai dû un peu me forcer pour finir l'album. Au final, seuls une dizaine de gags m'a fait sourire. C'est peu.
Arsène Lupin
Note approximative : 2.5/5 Juste après avoir lu la série Rouletabille du même scénariste réédité par le même éditeur, j'espérais avoir une bonne surprise avec Arsène Lupin, autre grand classique de la littérature policière Française que j'espérais pouvoir enfin vraiment découvrir car jusque là je n'avais lu de Maurice Leblanc que l'Aiguille Creuse, et encore qu'à moitié. Ca partait plutôt bien car j'aime bien le dessin. Globalement ligne claire, assez figé mais pas moche du tout, j'appréciais surtout sa colorisation simple mais assez esthétique. Seul réel soucis à mes yeux, de nombreux visages se ressemblent assez, et quand on sait que les récits d'Arsène Lupin sont emplis de déguisements et de personnages mystérieux, ça n'aide pas à la compréhension quand on confond facilement les personnages ou quand on a sans arrêt l'impression qu'untel est en réalité Arsène Lupin déguisé de manière trop évidente alors que ce n'est pas toujours le cas. Malheureusement, je ferais le même reproche pour cette série que pour Rouletabille : A-P Duchâteau n'a pas réussi l'adaptation en BD ! Dans mes souvenirs, l'Aiguille Creuse était effectivement assez complexe, pas toujours facile à suivre car le lecteur devait deviner une bonne part des choses. Mais ici, cette adaptation en BD de chaque histoire d'Arsène Lupin est un vrai casse-tête pour réussir à comprendre. A croire qu'il faut lire obligatoirement chaque livre avant de lire la BD pour bien comprendre de quoi parle chacun à chaque instant. La somme de noms et d'intervenants est très rapidement saoûlante. On se perd à chaque instant à essayer de comprendre qui est qui et pourquoi l'enquête ou le récit se dirige soudain dans telle direction. La narration est véritablement pénible car il faut réfléchir en permanence pour comprendre le récit. Et après vérification, il manque vraiment des données pour comprendre, données pour lesquelles la Bd est un support trop court comparé au livre. Les personnages de la BD en savent plus que nous et nous affirment des évidences qui ne nous ont pas été fournies auparavant. C'est pénible, pénible à lire, pénible à comprendre. Dommage car j'apprécie le dessin et l'idée d'adapter de telles oeuvres de Maurice Leblanc. Je reste indulgent car tout n'est pas mauvais et incompréhensible, mais pas loin, hélas.
Thérèse de Lisieux - La Petite Voie
La vie d'un saint en BD... Il doit y en avoir d'autres. Cette BD est assez courte (une trentaine de pages), mais suivie d'un important dossier sur la vie de Thérèse, sur le carmel, sur des Carmélites et des saints célèbres. Cela intéressera certainement les fervents praticants, ce qui n'est pas mon cas. Cependant, l'histoire de Thérèse est racontée de façon un peu trop succincte dans l'album, et le dessin est loin d'être merveilleux... Dommage.
Sans Pitié
"Marseille en BD" exposait fièrement le bandeau, comme si cela suffisait à en faire un chef-d'oeuvre... En abordant ce premier tome, "Mistral noir", j'avais un peu peur d'y voir un peu trop de clichés, comme ce fut souvent le cas, avec par exemple des films prenant pour cadre la ville. En fait non, dans la représentation des gens ou de leur comportement il n'y a pas d'exagération trop génante, même si il y a quelques utilisations parfois un peu facile d'un mode d'expression dit "de Marseille". Pour ce qui est de la représentation de la ville même, le tout reste plutôt flou, au sujet de la situation des lieux, c'est : prés de... entre Fos et Marseille etc. Même si certains endroits, déja maintes fois visités au travers d'oeuvres se servant de la ville comme cadre, sont ici représentés de façon assez fidèle, comme par exemple les fameux escaliers d'un célèbre quartier populaire. En fait c'est là que le bât blesse, cette BD nous est proposée comme si on allait sentir une ambiance particulière, liée viscéralement à l'âme de la ville de Marseille. Or ici la ville n'est qu'un cadre, un décor réussi certes, mais qui ne reste qu'un décor. L'intrigue n'est pas des plus extraordinaires, autant dire que dans ce tome, cela part tellement en tous sens que l'on n'avance pas trop dans l'histoire. Pour une histoire prévue en trois tomes c'est un peu inquiétant pour la suite. En clair c'est une histoire de mafieux réglant leurs comptes, dans laquelle une bande de jeunes se trouve embringuée. Les dessins sont réussis. Quoique de facture très classique, ils flattent l'oeil et nous proposent des personnages très (trop?) typiques. Pour l'instant, ce tome n'a pas assez d'arguments pour séduire. A voir ensuite si l'histoire réussit à donner de l'épaisseur à cette douce noirceur.
Maus
J'ai été très déçu par cette BD. Peut-être m'en étais-je fait une idée trop forte, préconçue, à cause du prix Pullitzer sans doute, et de tous les avis que l'on peut glaner ici et ailleurs et qui en font une BD géniale, voire LA Bd du millénaire. Personnellement je n'ai même pas réussi à atteindre la dernière page. Franchement je ne comprends pas ; il me semble que j'ai un esprit ouvert, critique, que je ne suis pas complètement demeuré, mais là, franchement, j'ai du me forcer. Le traitement du sujet n'est évidemment pas en cause, encore qu'on n'y apprenne rien de vraiment nouveau (du moins en ce qui me concerne) Je ne vois vraiment pas quelles sont les qualités de cette BD. Je pense que ce n'est pas parce que l'on écrit quelque chose sur la shoah, que ce quelque chose doive forcément être porté aux nues. 2/5 par respect pour le sujet, mais pour moi, Maus est très décevant.
Le Décalogue
Je n'ai pas aimé cette série. Peut-être certains tomes sortent-ils du lot (je ne sais plus lesquels), mais je crois que quand j'ai attaqué la lecture j'ai fait une overdose de religion-mystère et vas-y que je te remette une couche d'histoire secrète et de mensonges et de malédictions et de machins. Bd trop commerciale à mon goût, à réserver aux inconditionnels.
De Profundis
Un titre accrocheur, et un sous-titre intéressant à chaque tome, c'est bien, mais c'est insuffisant. Le dessin n'est pas trop mal, mais l'histoire est un vrai fouillis, et en plus elle est cousue de fil blanc. Et puis je n'ai pas du tout accroché à cette histoire nationaliste.
Les Ailes de Plomb
Mis à part la partie graphique que j'ai trouvé intéressante, tant au niveau des dessins qui sont vraiment agréables à regarder que des cadrages impeccables et du choix des couleurs qui est idéal, pour le reste je ne suis pas convaincu. Le début m'a laissé dubitatif, cette histoire commence de façon bien légère et l'action s'installe plutôt mollement. De manière générale, si les tomes un et deux ont des côtés plaisants avec un suspense qui s'installe au fil de la lecture, le troisième m'a déçu avec sa fin un peu facile et assez abrupte. Il est vrai que la reconstitution historique à l'air d'avoir été travaillée, mais ce n'est pas suffisant pour élever cette BD au rang d'oeuvre réussie. Très très moyen, une BD qui se fera rapidement oublier.
Caïn
Les dessins de Risso, si particuliers, sont ici plutôt réussis, les angles sont (comme souvent avec Risso) bien choisis. Pour ce qui est du scénario, le début est des plus prometteurs, on se demande qui est cet enfant jetté aux ordures pour être recueilli par un voyou, "le Gitan", afin de servir à de bien sombres taches, avant d'échouer en maison de correction jusqu'à sa majorité. A la sortie, Caïn se trouvera doté de capacités particulières, il aura un but, il connaitra ses origines... Mais tout cela n'aura plus d'importance, car on aura décroché en route, l'histoire de Caïn s'essouffle bien vite et les rebondissements trop nombreux ne sauvent pas cette BD. Les invraisemblances s'accumulent, les facilités aussi, le background axé SF n'est pas vraiment fouillé, d'ailleurs le côté SF n'a été utilisé que pour une facilté scénaristique, le tout est bien léger au final. Dommage, d'autant qu'il y avait quelques bonnes idées au départ et qu'à la fin il ne reste rien. Une BD qui se lit sans conviction et qui se laisse oublier sans peine.
Les Colocataires
Ca ressemble à du Dupuy et Berbérian, ça en a la couleur et l’odeur, mais pas la saveur. Rien à faire, pour ma part, j’ai la sensation de ne plus avoir assez de mémoire pour compter les suiveurs et les « copieurs » du style Dupuy et Berberian. « Copieurs », je devrais dire « pâles copieurs », parce que Monsieur Jean n’a, à mon sens, jamais été dépassé et reste loin au-dessus de la mêlée, à la fois l’initiateur et le modèle du genre. On me dira qu’ici les protagonistes sont moins âgés que Monsieur Jean et que Dupuy et Berberian n’ont jamais abordé la question de la colocation, soit… Mais il suffit de regarder le dessin dans cette bd pour constater à quel point Monsieur Jean a servi de modèle. La différence ici, c’est que le dessin est presque moche, sans grande expression, alors que chez Dupuy et Berberian, les expressions sont infiniment plus justes et le dessin mille fois plus élégant. D’un point de vue narratif, la différence est du même ordre, là où chez Dupuy et Berbérian l’accumulation d’anecdotes forme au final un véritable tableau de vie, révélateur de la psychologie de personnages, ici, c’est juste une série de faits pas très passionnants dont la plupart pourraient être purement et simplement retirés de l’album sans en atténuer la substance. Et puis… de manière générale, je trouve qu’il y a un vrai manque d’authenticité dans cette bd. Traiter du quotidien, ça oblige à chercher dans la réalité les détails véridiques qui vont faire exister ce qu’on invente. Une fois que ces détails sont bidons, ça marche moins bien. Un exemple ? Une scène nous fait entrer dans un magasin de bd, dans cette scène, on voit non seulement que trois personnes travaillent dans cette petite boutique (complètement irréaliste) mais aussi qu’un des vendeurs se montre complètement odieux envers un client : un jeune gamin demande quel Dragon Ball est le meilleur et le vendeur répond : « Le meilleur, ça sera le dernier, parce que ça voudra dire que cette merde s’arrêtera ! » phrase lapidaire et inexacte, (la publication de la série est terminée depuis 5 ans) à laquelle est ajouté un très délicat « Morveux… »… Ce libraire-là, il peut fermer sa boutique demain… On peut sérieusement se demander quel intérêt avait Dupuis à publier du sous-Monsieur Jean alors qu’il le publie déjà… Bon, là, je suis assez méchant, car il faut reconnaître qu’il y a tout de même du rythme dans cette bd, on la lit du début à la fin sans vraiment décrocher… On passe d’un personnage à l’autre avec une certaine efficacité narrative (d’un cliché à l’autre avec une certaine complaisance, devrais-je dire…), mais ça ne suffit pas à faire une bonne bd, juste un produit assez moyen. Je suis assez d’accord avec Yannick sur les coïncidences un peu trop forcées de la fin de l’album. C’est un peu n’importe quoi…