Les derniers avis (20732 avis)

Couverture de la série Les Caméléons
Les Caméléons

Je suis peut-être un peu sévère, car cet album se laisse lire sans problème. Mais il m’a quand même laissé sur ma faim. Le dessin est très inégal. Il y a de belles planches, mais j’ai trouvé que cela se dégradait, et que, essentiellement dans le dernier tiers, Le Henanff était moins précis, son dessin étant moins « beau ». L’intrigue se laisse lire donc, mais souffre d’un air de déjà-vu. En effet, cette histoire d’usurpation d’identité (en tout cas vol de l'oeuvre d'un autre) d’un soldat par un de ses compagnons à la fin de la première guerre mondiale, voilà un thème assez rebattu. Et, hélas, j’ai vainement attendu quelque chose qui aurait pu dynamiter, dynamiser ce récit, me surprendre. De plus, la narration est un peu molle, avec quelques longueurs. Une lecture pas désagréable, mais très facilement oubliable.

02/02/2024 (modifier)
Couverture de la série Panique organique
Panique organique

Lue entre deux cours en BU, le synopsis m’a attiré mais je n’ai pas été conquise par la narration. L’idée est bonne, un jouet sous-marin se retrouve mangé lors d’un petit déjeuner, par un garçon de 13 ans. Deux bactéries se retrouvent alors dans une aventure au sein du corps humain. Là où ça pose soucis, la narration est très décousue, très peu claire et finalement on s’y perd. L’humour est inégal mais ça va, le coup du cerveau m’a fait rire, il est d’ailleurs le seul organe que j’ai trouvé facilement reconnaissable. Les dessins sont assez corrects. Une idée bonne mais que j’ai trouvé mal amenée.

02/02/2024 (MAJ le 02/02/2024) (modifier)
Couverture de la série Les Marrons du feu
Les Marrons du feu

Vraiment étrange cette série (du moins l’album paru). Un peu fourre-tout et bancale en tout cas. Guy Pouks (dont je découvre le nom et le travail avec cet album) s’est documenté pour sa série. L’album commence ainsi par six pages (photos, archives, dossier historique) présentant les derniers instants de la guerre et la situation particulière de Berlin dans les premiers temps de la guerre froide (jusqu’en 1949). Ce dossier se finit par « L’aventure commence… », et la BD commence. Mais inexplicablement elle ne commence pas là où finit le dossier, mais dans les derniers temps d’avril/mai 1945, dans l’Est de l’Allemagne en déconfiture, nous suivons des soldats français de la division SS « Charlemagne » qui tentent de défendre Berlin en ruines. Ce passage est bien trop long par rapport à son « utilité » dans le récit (Pouks perd aussi du temps à présenter plusieurs SS, les raisons de leur engagement – certains passages assez nauséeux, alors même qu’ils meurent l’instant d’après). Une douzaine de pages auraient pu être économisées sans que le récit n’en souffre je pense. Toujours est-il que nous suivons après le seul rescapé, d’Orgueil. Le récit prend ensuite une autre tournure, passant du récit de guerre à celui d’espionnage, dans le cadre du Berlin de la Guerre froide (avec le Blocus de 1948-49 comme arrière-plan). A ce récit d’espionnage s’ajoute – pour ensuite devenir semble-t-il le fil rouge de l’intrigue, une sorte de chasse au trésor, pour lequel d’Orgueil est rejoint par une Soviétique membre des Services secrets, un journaliste américain, tout ce beau monde étant surveillé par des services occidentaux et soviétiques. Cette chasse au trésor (les péripéties qui amènent à son « enterrement » à l’autre bout du monde sont franchement improbables !) tourne presque au récit de pirates vers la fin de l’album – l’histoire nous laissant hélas en plan, puisque l’album suivant, intitulé « L’ombre de la Svastika », n’a jamais paru. Fourre-tout et bancal ai-je dit. Ce récit manque de ligne directrice claire. Il est aussi un peu ampoulé, très vieille école dans sa narration, avec des facilités scénaristiques, et des personnages mal définis (comme cette soviétique, dont le comportement – de la première rencontre avec d’Orgueil dans le Berlin en ruine de mai 1945 à son ralliement et sa trahison plusieurs années plus tard – ne m’est pas apparu totalement crédible). Enfin, le dessin n’est pas exempt de défaut. Il est classique et réaliste, mais inégal – même s’il reste très lisible. Pouks a fait le choix d’une bichromie utilisant surtout un rouge orangé. Pourquoi pas ? Mais je ne suis pas fan du résultat. Mal diffusée et abandonnée (faillite de l'éditeur Deligne je crois), cette série n’est pas courante. Elle utilise un cadre chronologique intéressant mais, outre son abandon qui lui fait perdre pas mal d’intérêt (l’intrigue est très loin d’être close), elle part un peu dans tous les sens et Pouks n’a à mon goût pas assez cerné personnages et ressors scénaristiques.

02/02/2024 (modifier)
Par steve72
Note: 2/5
Couverture de la série Les Nouvelles Aventures de Ric Hochet
Les Nouvelles Aventures de Ric Hochet

Le premier album était fort intéressant, je regrette juste que vous faites dire à Bourdon qu'il avait participé à la rafle. Puis les autres albums n'ont plus de sens car on voit Nadine comme l'héroïne des albums, on est presque dans la série "L'amour du risque", j'aurais aimé continuer de notre temps au lieu des années 60. Au fil des albums le dessin de Van Liemt devient bon, mais je trouve que Zidrou n'a pas sa place dans Ric Hochet (avec tout mon respect monsieur Zidrou), car Ric Hochet doit revenir sur le devant de la scène qu'il occupait aux débuts du Lombard. Car pour moi Ric Hochet est un journaliste détective comme on l'appelait avant, donc un polar et non une série comique où on s'intéresse plus à la vie sexuelle de Ric et Nadine qu'à l'histoire en elle même. On devrait mettre un scénariste de polar comme Duchateau, même si les dernières histoires était faiblardes.

02/02/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Le Jardin - Paris
Le Jardin - Paris

Je suis passé à coté de cet album qui ne m'a pas du tout diverti. Le dessin m'a attiré vers cette BD et le trait est pas mal même si je ne suis pas trop fan des couleurs. Le scénario en revanche n'a pas réussi à m'intéresser. Il faut dire que je ne suis pas un grand fan de danse, mais pour moi c'est qu'un détail parce qu'on met surtout en avant le héros androgyne qui va découvrir sa sexuel avec un autre homme...Enfin c'est comme ça que j'ai compris la relation entre les deux. Heureusement que le résumé indique que le héros a 19 ans parce qu'on dirait que c'est un adolescent pré pubère, mais bon au moins ça explique pourquoi il a l'air de jamais grandir dans la BD. Le scénario ne m'a pas captivé. Je n'ai pas aimé comment tous les personnages acceptaient facilement la nature non-conforme du héros comme si l'action se passait de nos jours et pas dans les années 1920. J'imagine qu'il faut considérer le récit comme un conte et ne pas tenir compte de la réalité historique, mais cela ne change rien au fait qu'au final je me suis ennuyé du début jusqu'à la fin.

02/02/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Faut qu'on parle
Faut qu'on parle

Dans cet album, Hélène Bruller se lance pour la première fois dans des gags en une image, avec le texte en dessous, à la manière d'un Voutch. Cela lui permet de se faire un peu plus plaisir en terme de dessin, avec de grandes images peintes à la gouache, où l'on retrouve certes sa manière si personnelle (et pas très jolie) de représenter des visages et surtout des nez, mais où elle peut offrir quelque chose de plus travaillé dans le reste et dans la composition. C'est donc un peu plus joli que ses albums habituels mais... l'exercice du gag en une image ne lui réussit pas vraiment. On y retrouve ici et là sa thématique habituelle des relations hommes-femmes compliquées et autres gaffes de communications, mais les thématiques sont en réalité très variées, n'ayant parfois rien à voir, voire même ne mettant pas des êtres humains en scène, visiblement au gré de l'inspiration de l'autrice. Et ce n'est malheureusement pas vraiment drôle. Certains gags attirent le sourire, beaucoup d'autres tombent à plat, et certains gags sont mêmes un peu difficiles à comprendre. Sans la mise en scène sur plusieurs cases, Hélène Bruller semble ne pas arriver à s'exprimer aussi bien que dans ses BD habituelles. Bref, c'est très moyen.

01/02/2024 (modifier)
Par Alix
Note: 2/5
Couverture de la série Space Relic Hunters
Space Relic Hunters

Je me retrouve malheureusement complètement dans l’avis de Le Grand A, que j’avais pourtant lu mais sans trop y prêter attention, ayant adoré la dernière collaboration science-fiction des deux auteurs : On Mars. Et je tombe de haut. J’adore toujours le dessin de Grun, ses personnages bien dessinés, le design des véhicules, des planètes. Bon, je trouve que les couleurs en font parfois trop, que les palettes sont trop riches, et surchargent les planches. Rien de grave cependant, j’en ai quand même pris plein les mirettes. Mais que s’est-il passé avec le scenario de Runberg ? J’adore pourtant On Mars mais aussi son blockbuster Orbital. Le Grand A parle de « nanar », et c’est effectivement le terme parfait pour décrire ces aventures ridicules et improbables, ces personnages insupportables (à commencer par la protagoniste claquable au possible) et surtout ces dialogues niais qui m’ont complétement empêché de rentrer dans l’histoire. Ou alors s’agit-il de second degré ? Quoi qu’il en soit, j’ai eu un mal terrible à finir l’album, les 20 dernières pages furent un vrai calvaire, malgré des révélations finalement intéressantes et bien amenées. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas planté de la sorte en achetant une BD. Sa présence au catalogue de Daniel Maghen me parait incongrue, je la verrais plutôt chez Soleil, ou à la limite chez Delcourt dans la collection Neopolis. Je l’aurais sans doute mieux appréciée étant ado… en tant que vieux con, je mets 2 pour le dessin, mais de justesse.

01/02/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Tom-Tom et Nana
Tom-Tom et Nana

"Tom-tom et Nana", cette BD qui me rappelle les relations qu'on peut avoir quand on est jeune. En le vivant, c'est plaisant, plein de rebondissement et d'émotions, mais en le regardant avec plus d'expérience on se rend compte qu'on était quand même un peu con. Il est très difficile de juger de cette BD. Sans doute l'une des séries françaises les plus influentes, puisqu'elle sera passée entre les mains d'une majorité d'enfants qui ont pu suivre les aventures de deux enfants turbulents dans "J'aime lire" ou en albums dans la plupart des bibliothèques. Mais si je dois le juger avec le recul, c'est beaucoup moins bon : dessin pas franchement top, scénarios pas fameux et détails qui font tiquer avec le temps (la relation avec les parents, certains comportements éducatifs, etc …). Mais ces détails sont surtout visibles plus tardivement, avec l'expérience de lecture et des éléments de comparaison possible. Ce que j'avais retenu étant enfant, c'était l'importance de Tom-tom par rapport à sa petite sœur dans les récits, qui m'avait fait me demander pourquoi Nana était dans le titre. Comme dit plus haut, le jugement de cette BD est complexe : en tant que telle, c'est un monument de la BD, qui a fait lire des milliers d'enfants et sans doute à amené des intérêts pour le livre ou la BD. Pour autant, je ne pense pas qu'elle soit vraiment bonne. Niveau BD pour enfant, je pense que Boule et Bille s'en sort mieux, notamment grâce au dessin, et en tant qu'adulte Tom-tom et Nana reste trop simple dans son déroulé pour que j'apprécie. Après avoir relu quelques histoires pour faire une critique, je suis assez atterré des scénarios, pas crédible pour un sou dans bien des cas, et assez peu amusé par les pitreries des gamins qui ne m'ont pas arraché de sourire. Bref, une BD qui me semble aujourd'hui dépassé, bien d'autres publications jeunesse me semblent meilleures. Pour autant, je suis bien conscient de l'impact qu'elle a eut et à probablement encore sur les enfants. Mais ma note sera le reflet de mon appréciation : ça ne dépasse pas le bof.

01/02/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série La Route de la soie... en lambeaux
La Route de la soie... en lambeaux

Ce documentaire m'intéressait beaucoup mais après l'avoir eu en main, j'ai été déçu de découvrir qu'il s'agit bien plus d'un recueil d'articles avec des illustrations BD glissés au milieu. Je me suis cependant accroché pour voir ce qu'il en était et la lecture fut fastidieuse. C'est difficile de noter cette BD qui est maintenant plutôt ancienne et parlait d'un secteur du monde qui n'intéressait pas spécialement l'Occident à ce moment-là. Aujourd'hui la carte géopolitique a été bousculée et certaines de ces anciennes républiques du bloc soviétique sont un peu plus connues, notamment avec les nouveaux conflits qui ont émergé. On peut noter cependant que la majorité du monde continue de s'en fiche de l'Asie mineure, dont le nom semble ironiquement indiquer sa position dans les priorités mondiales… Maintenant, ce qui est présent dans la BD est certes intéressant, mais franchement lourd. La lecture est pénible, entrecoupées de BD qui font plus cartoon avec des gags sur l'administration lourde de ces pays, leur dangerosité, leur lois parfois absurdes ou leurs étranges histoires. Ce qui est dommage, c'est que l'ensemble fait déjà daté, mais aussi assez peu intéressant. Non pas parce que le sujet est ennuyeux, mais parce que le rendu final est trop lourd. Pour avoir lu plusieurs BD documentaires, je trouve qu'on est là dans la base pure : information en bloc donnée de façon assez brutale. Il manque un vrai rendu vulgarisateur, quelque chose qui permet de mieux assimiler le contenu. C'est un vrai blocage que j'ai eu à la lecture, me conduisant à l'étaler sur un bon nombre de semaines. Et la lourdeur a surtout provoqué une lassitude qui m'a fait retenir bien peu d'informations au regard de la densité du truc. En soi, c'est pas que la BD est une purge, elle est juste datée dans sa conception et sa forme. Si vous aimez les documentaires BD, celle-ci vous semblera bien trop factuelle et descriptive. D'autant que son sujet est maintenant daté dans le temps et qu'il y aurait sans doute beaucoup plus à en dire de nos jours, notamment avec Poutine et ses velléités d'empire. Pour ma part, je déconseille !

01/02/2024 (modifier)
Couverture de la série L'Homme est-il bon ?
L'Homme est-il bon ?

J’ai lu cet album dans une édition du tome 2 des œuvres complètes de Moebius publiées par les Humanos. La première moitié de l’album est occupée par des illustrations et histoires autour d’Arzach – c’est splendide, et donne à voir la force graphique de Moebius, que ce soit pour les histoires en Noir et Blanc, et surtout pour celles en couleur. Un talent fou ! Ensuite venait l’ensemble « L’Homme est-il Bon ? », 10 histoires courtes, signées Gir, ou Moebius. Les signatures comme les styles diffèrent, mais ça reste le plus souvent de petites choses proches de fonds de tiroir, qui n’atteignent pas le niveau évoqué précédemment. L’histoire qui donne son titre au recueil vaut surtout pour sa chute, amusante (graphisme et chute montrent une communauté de pensée et de travail avec ce que faisait Bilal à la même époque et dans les mêmes revues, voir Mémoires d'outre-espace par exemple). L’histoire la plus longue « The long tomorow » (qui donnera son titre à un autre recueil) est la seule qui possède un scénario réellement construit et complexe, et est plutôt intéressante. Le reste est plus anecdotique. Un Moebius mineur, dans lequel les amateurs (dont je suis !!!) peuvent quand même trouver quelques belles images et petites idées sympas. Les autres gagneront à se tourner vers d’autres séries du maître, qui a quand même produit quelques chefs d’œuvre. Note réelle 2,5/5.

31/01/2024 (modifier)