Deux auteurs de BD célèbres qui se réunissaient sur une oeuvre d'aventure et d'humour, voilà qui attisait ma curiosité pour cette série que j'ignorais complètement. Mais je dois dire que cela a mal vieilli.
Déjà, au niveau du dessin, ce sont les débuts de Berck dans la bande dessinée. Strapontin est apparu 10 ans avant sa série phare, Sammy, et le dessin y est quelconque, complètement dans le style franco-belge gros-nez mais sans maîtrise, sans originalité... Ca se laisse lire mais on ne peut dire que c'est vraiment joli.
Quant aux scénarios, Goscinny y favorise un peu plus l'aventure que l'humour, ce qui est bien dommage. Ce sont des intrigues variées mais ultra-classiques dans le domaine de la BD franco-belge : voyages exotiques avec royaume à sauver d'un méchant complot, méchants malfaiteurs à combattre, personnes ou lieux à protéger, etc. C'est vrai que Strapontin se retrouve souvent dans des aventures qui sont bien loin de ce qu'on imagine de la vie d'un chauffeur de taxi mais pour autant aucune intrigue n'est vraiment palpitante à mes yeux. Quant à l'humour, il attire par-ci par-là quelques sourires mais parait également assez laborieux voire artificiel à certains moments. On est loin d'un bon Astérix.
Baudoin nous propose de plonger dans son passé en parcourant avec lui l’Espignole, petit ruisseau rappelant son adolescence. Cet album est emprunt d’une certaine nostalgie et se veut essentiellement contemplatif. Chaque page est constituée d’une case commentée en voix off par l’auteur. Si l’intention de partager un peu de son passé est louable, le résultat est plutôt hermétique et sans grand intérêt pour le lecteur. A noter que Baudoin a un style graphique propre qui n’éveille en moi aucune réprobation.
De cet auteur, j’ai préféré Made In US de la même collection.
"Vitr Le Mo" est une BD confidentielle de Brüno qui, parait-il, a été pensée et dessinée lors d’un trajet en train...
L’univers habituel de l’auteur est bien présent dans ce petit album, sans doute encre plus poussé dans ses derniers retranchements. On y retrouve Vitr Le Mo, un personnage à la gâchette facile et détestable à souhait. Ca baise et ça flingue pour un oui ou pour un non. Le récit est cru et décousu. Le découpage est "spécial" dans le sens qu’on sent qu’il a été improvisé... tout comme le dessin plutôt rudimentaire.
Bref, cet album sans prétention vaut la peine d’être découvert par tous ceux qui s’intéressent à cet auteur. Les autres passeront leur chemin...
En début de lecture de cette intégrale de 4 tomes, j'ai été légèrement charmé par le dessin, par l'ambiance, par l'atmosphère langoureuse qui se dégageait de ce café perdu au bout d'une plage déserte, une atmosphère très cinématographique. Je n'appréciais pas plus que cela les dialogues et les histoires de coeur et d'espoirs déçus que se racontaient les personnages mais je les ai lus en me laissant plus ou moins porté par la vague de l'ambiance particulière. Le dessin, sans être exceptionnel, me plaisait bien aussi par ses compositions épurées et esthétiques.
Mais avant la fin du premier tome, j'ai commencé à franchement me lasser. Les états d'âme des personnages m'ennuyaient, les péripéties hollywoodiennes de Rita m'ont lassé dès le début, les dialogues emplissant l'ensemble des planches m'ont parus rebutants et l'envie de zapper des pages et de feuilleter de plus en plus vite m'a prise. En outre, le dessin se faisait de moins en moins esthétique au fil des pages pour finir dans un style très moyen.
Je reconnais donc un certain charme et une certaine originalité à cette BD, à ses personnages bavards et à leurs dialogues et pensées, mais ce n'est clairement pas le genre de BD qui me passionne plus que quelques pages... Et là, des pages et de l'ennui, il y en a beaucoup trop pour moi.
Avis pour les tomes 1 & 2 (premier cycle) :
En allant acheter cette nouvelle série chez mon libraire préféré, je m'attendais à retrouver l'ambiance imaginaire de Blake et Mortimer et de revivre des grandes aventures... c'est loupé...
Après un début réussi : une découverte = un mystère = une énigme à découvrir, l'aventure plonge ensuite vers une banale course-poursuite entre méchants et gentils.
Ensuite, l'histoire manque d'originalité et j'ai tourné plusieurs fois des pages sans lire pour pouvoir revenir au cœur de l'intrigue initiale qui m'intéressait vraiment et pour enfin connaître le dénouement final.
Une fin justement qui m'a laissé sur ma faim... car **spoiler** l'énigme de l'Atlantide restera toujours une énigme...
Dommage car le dessin est bon même si quelques erreurs de découpage (dans les scènes d'action notamment celle de la course-poursuite en voiture) apparaissent. La mise en couleurs m'a semblé bonne et originale avec l'arrière plan flou comme si je regardais un film.
En conclusion, j'ai été très déçu de ces deux premiers albums de la série au point de ne pas m'intéresser aux cycles suivants. Personnellement, je serais plus volontiers à relire un Blake et Mortimer qu'un "Imago Mundi"...
Note finale : 2/5
Un album de Mattotti avec des jolies couleurs. Au niveau de l'histoire, c'est vraiment bizarre, onirique avec ces poupées qui parlent, un univers spécial. On ne sait pas trop si on est dans un rêve du personnage, celui-ci affublé d'une altération de son visage est peut-être en attente d'une opération. Bref on ne sait pas trop si c'est une métaphore et s'il y a un lien avec une réalité, ou un message sur la différence. En fait ça ne m'a pas passionné plus que cela alors j'ai mis 2/5
"Qui a tué l'idiot ?" m'a déçu à plusieurs titres. Ca faisait un petit moment que je l'avais repéré à la bibliothèque parce que les dessins m’attiraient pas mal et qu'il avait ici même des bonnes critiques.
L'histoire m'a intéressé au début, ce village rempli de gens bizarres, ces assassinats, bref une bonne accroche. Pourtant au fil de la lecture j'ai trouvé certaines pages trop chargées, un peu pénibles à lire. Et puis au fur et à mesure que j'avançais, j'ai trouvé que ça partait un peu n'importe comment et plus ça allait moins ça me passionnait.
C'est sans doute pour ça que cette BD est rangé dans le thème absurde, ben je n'ai pas accroché. Surtout je n'ai jamais ri, dans le meilleur des cas j'ai un peu souri.
Tout n'est pas mauvais, loin de là, mais je n'ai pas réussi à apprécier.
Note approximative : 2.5/5
Je n'ai pas trop accroché à cette BD que je trouve assez creuse par rapport à ce qu'elle laisse présager.
Dès le départ, j'ai eu un peu de mal avec le graphisme et la narration muette. Les décors sont relativement sympas mais par contre, je n'aime pas les personnages, trop simples et ronds, au physique du genre Fido Dido pas très maîtrisé, et surtout très peu expressifs.
L'auteur s'attache à raconter l'histoire sans paroles, hormis des lettres et documents officiels, et sa narration ne passe pas toujours pour moi, certains passages n'étant pas évidents à comprendre lors d'une lecture qu'on voudrait fluide.
Concernant l'histoire, il s'agit d'une autobiographie plus ou moins romancée où l'auteur raconte la quête de sa mère biologique. Ce sont des recherches silencieuses en bibliothèque et en offices municipaux, quelques déductions logiques, quelques contacts, et... voilà. Toute cette quête se fait sans réellement me captiver et la BD se termine ensuite assez abruptement. Je trouve cette lecture un peu rapide, l'histoire un peu creuse et courte comparée au prix de cet album. Je n'ai guère ressenti d'émotions, juste la chance de ne pas m'être trop ennuyé à la lecture.
Sujet original et traitement narratif assez original, mais le résultat ne m'a pas convaincu.
Mettre en bande dessinée un des plus vieux mythe du monde peut tenir de la gageure étant donné le fossé qui existe entre la logique du mythe et celle de l’histoire, ou encore entre les effets littéraires d’alors et d’aujourd’hui. Lire l’épopée de Gilgamesh est aussi amusant que de lire l’ancien testament – il faut être motivé pour en arriver à bout (surtout dans le second tome de cette série, qui est moins convaincant que le premier). L’illustration en BD est susceptible de rendre la lecture du mythe un petit peu plus digeste, mais cela requiert un sérieux travail d’adaptation, travail qui n’est pas poussé bien loin dans le cas présent. Rien à voir avec le tour de force réalisé par Rossi et Le tendre dans La Gloire d'Héra ou Tirésias qui montraient la grande modernité de mythes millénaires au prix de plusieurs digressions et réaménagements vis-à-vis de la version originale. Gilgamesh reste, quant à lui, assez fidèle à l’histoire originale à laquelle les beaux dessins de Duchazeau n’ajoutent finalement pas grand-chose. A lire pour la culture générale.
Voila un Michel Vaillant Féminin sur 2 roues. C'est très (trop) proche des Michel Vaillant de la même époque. C'est aussi bien fait, aussi bien pensant et aussi ennuyeux. Le genre de série ou qui sont construites sur une mécanique bien huilée mais qu'on n'a pas vraiment envie de lire. Les dessins sont, comme on peut s'y attendre avec jean Graton, efficace et bien fait mais font un peu vieillot aujourd'hui.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Strapontin
Deux auteurs de BD célèbres qui se réunissaient sur une oeuvre d'aventure et d'humour, voilà qui attisait ma curiosité pour cette série que j'ignorais complètement. Mais je dois dire que cela a mal vieilli. Déjà, au niveau du dessin, ce sont les débuts de Berck dans la bande dessinée. Strapontin est apparu 10 ans avant sa série phare, Sammy, et le dessin y est quelconque, complètement dans le style franco-belge gros-nez mais sans maîtrise, sans originalité... Ca se laisse lire mais on ne peut dire que c'est vraiment joli. Quant aux scénarios, Goscinny y favorise un peu plus l'aventure que l'humour, ce qui est bien dommage. Ce sont des intrigues variées mais ultra-classiques dans le domaine de la BD franco-belge : voyages exotiques avec royaume à sauver d'un méchant complot, méchants malfaiteurs à combattre, personnes ou lieux à protéger, etc. C'est vrai que Strapontin se retrouve souvent dans des aventures qui sont bien loin de ce qu'on imagine de la vie d'un chauffeur de taxi mais pour autant aucune intrigue n'est vraiment palpitante à mes yeux. Quant à l'humour, il attire par-ci par-là quelques sourires mais parait également assez laborieux voire artificiel à certains moments. On est loin d'un bon Astérix.
L'Espignole
Baudoin nous propose de plonger dans son passé en parcourant avec lui l’Espignole, petit ruisseau rappelant son adolescence. Cet album est emprunt d’une certaine nostalgie et se veut essentiellement contemplatif. Chaque page est constituée d’une case commentée en voix off par l’auteur. Si l’intention de partager un peu de son passé est louable, le résultat est plutôt hermétique et sans grand intérêt pour le lecteur. A noter que Baudoin a un style graphique propre qui n’éveille en moi aucune réprobation. De cet auteur, j’ai préféré Made In US de la même collection.
Vitr Le Mo - Maître du monde
"Vitr Le Mo" est une BD confidentielle de Brüno qui, parait-il, a été pensée et dessinée lors d’un trajet en train... L’univers habituel de l’auteur est bien présent dans ce petit album, sans doute encre plus poussé dans ses derniers retranchements. On y retrouve Vitr Le Mo, un personnage à la gâchette facile et détestable à souhait. Ca baise et ça flingue pour un oui ou pour un non. Le récit est cru et décousu. Le découpage est "spécial" dans le sens qu’on sent qu’il a été improvisé... tout comme le dessin plutôt rudimentaire. Bref, cet album sans prétention vaut la peine d’être découvert par tous ceux qui s’intéressent à cet auteur. Les autres passeront leur chemin...
Le Café de la plage
En début de lecture de cette intégrale de 4 tomes, j'ai été légèrement charmé par le dessin, par l'ambiance, par l'atmosphère langoureuse qui se dégageait de ce café perdu au bout d'une plage déserte, une atmosphère très cinématographique. Je n'appréciais pas plus que cela les dialogues et les histoires de coeur et d'espoirs déçus que se racontaient les personnages mais je les ai lus en me laissant plus ou moins porté par la vague de l'ambiance particulière. Le dessin, sans être exceptionnel, me plaisait bien aussi par ses compositions épurées et esthétiques. Mais avant la fin du premier tome, j'ai commencé à franchement me lasser. Les états d'âme des personnages m'ennuyaient, les péripéties hollywoodiennes de Rita m'ont lassé dès le début, les dialogues emplissant l'ensemble des planches m'ont parus rebutants et l'envie de zapper des pages et de feuilleter de plus en plus vite m'a prise. En outre, le dessin se faisait de moins en moins esthétique au fil des pages pour finir dans un style très moyen. Je reconnais donc un certain charme et une certaine originalité à cette BD, à ses personnages bavards et à leurs dialogues et pensées, mais ce n'est clairement pas le genre de BD qui me passionne plus que quelques pages... Et là, des pages et de l'ennui, il y en a beaucoup trop pour moi.
Imago Mundi
Avis pour les tomes 1 & 2 (premier cycle) : En allant acheter cette nouvelle série chez mon libraire préféré, je m'attendais à retrouver l'ambiance imaginaire de Blake et Mortimer et de revivre des grandes aventures... c'est loupé... Après un début réussi : une découverte = un mystère = une énigme à découvrir, l'aventure plonge ensuite vers une banale course-poursuite entre méchants et gentils. Ensuite, l'histoire manque d'originalité et j'ai tourné plusieurs fois des pages sans lire pour pouvoir revenir au cœur de l'intrigue initiale qui m'intéressait vraiment et pour enfin connaître le dénouement final. Une fin justement qui m'a laissé sur ma faim... car **spoiler** l'énigme de l'Atlantide restera toujours une énigme... Dommage car le dessin est bon même si quelques erreurs de découpage (dans les scènes d'action notamment celle de la course-poursuite en voiture) apparaissent. La mise en couleurs m'a semblé bonne et originale avec l'arrière plan flou comme si je regardais un film. En conclusion, j'ai été très déçu de ces deux premiers albums de la série au point de ne pas m'intéresser aux cycles suivants. Personnellement, je serais plus volontiers à relire un Blake et Mortimer qu'un "Imago Mundi"... Note finale : 2/5
Murmure
Un album de Mattotti avec des jolies couleurs. Au niveau de l'histoire, c'est vraiment bizarre, onirique avec ces poupées qui parlent, un univers spécial. On ne sait pas trop si on est dans un rêve du personnage, celui-ci affublé d'une altération de son visage est peut-être en attente d'une opération. Bref on ne sait pas trop si c'est une métaphore et s'il y a un lien avec une réalité, ou un message sur la différence. En fait ça ne m'a pas passionné plus que cela alors j'ai mis 2/5
Qui a tué l'idiot ?
"Qui a tué l'idiot ?" m'a déçu à plusieurs titres. Ca faisait un petit moment que je l'avais repéré à la bibliothèque parce que les dessins m’attiraient pas mal et qu'il avait ici même des bonnes critiques. L'histoire m'a intéressé au début, ce village rempli de gens bizarres, ces assassinats, bref une bonne accroche. Pourtant au fil de la lecture j'ai trouvé certaines pages trop chargées, un peu pénibles à lire. Et puis au fur et à mesure que j'avançais, j'ai trouvé que ça partait un peu n'importe comment et plus ça allait moins ça me passionnait. C'est sans doute pour ça que cette BD est rangé dans le thème absurde, ben je n'ai pas accroché. Surtout je n'ai jamais ri, dans le meilleur des cas j'ai un peu souri. Tout n'est pas mauvais, loin de là, mais je n'ai pas réussi à apprécier.
Peine perdue
Note approximative : 2.5/5 Je n'ai pas trop accroché à cette BD que je trouve assez creuse par rapport à ce qu'elle laisse présager. Dès le départ, j'ai eu un peu de mal avec le graphisme et la narration muette. Les décors sont relativement sympas mais par contre, je n'aime pas les personnages, trop simples et ronds, au physique du genre Fido Dido pas très maîtrisé, et surtout très peu expressifs. L'auteur s'attache à raconter l'histoire sans paroles, hormis des lettres et documents officiels, et sa narration ne passe pas toujours pour moi, certains passages n'étant pas évidents à comprendre lors d'une lecture qu'on voudrait fluide. Concernant l'histoire, il s'agit d'une autobiographie plus ou moins romancée où l'auteur raconte la quête de sa mère biologique. Ce sont des recherches silencieuses en bibliothèque et en offices municipaux, quelques déductions logiques, quelques contacts, et... voilà. Toute cette quête se fait sans réellement me captiver et la BD se termine ensuite assez abruptement. Je trouve cette lecture un peu rapide, l'histoire un peu creuse et courte comparée au prix de cet album. Je n'ai guère ressenti d'émotions, juste la chance de ne pas m'être trop ennuyé à la lecture. Sujet original et traitement narratif assez original, mais le résultat ne m'a pas convaincu.
Gilgamesh
Mettre en bande dessinée un des plus vieux mythe du monde peut tenir de la gageure étant donné le fossé qui existe entre la logique du mythe et celle de l’histoire, ou encore entre les effets littéraires d’alors et d’aujourd’hui. Lire l’épopée de Gilgamesh est aussi amusant que de lire l’ancien testament – il faut être motivé pour en arriver à bout (surtout dans le second tome de cette série, qui est moins convaincant que le premier). L’illustration en BD est susceptible de rendre la lecture du mythe un petit peu plus digeste, mais cela requiert un sérieux travail d’adaptation, travail qui n’est pas poussé bien loin dans le cas présent. Rien à voir avec le tour de force réalisé par Rossi et Le tendre dans La Gloire d'Héra ou Tirésias qui montraient la grande modernité de mythes millénaires au prix de plusieurs digressions et réaménagements vis-à-vis de la version originale. Gilgamesh reste, quant à lui, assez fidèle à l’histoire originale à laquelle les beaux dessins de Duchazeau n’ajoutent finalement pas grand-chose. A lire pour la culture générale.
Julie Wood
Voila un Michel Vaillant Féminin sur 2 roues. C'est très (trop) proche des Michel Vaillant de la même époque. C'est aussi bien fait, aussi bien pensant et aussi ennuyeux. Le genre de série ou qui sont construites sur une mécanique bien huilée mais qu'on n'a pas vraiment envie de lire. Les dessins sont, comme on peut s'y attendre avec jean Graton, efficace et bien fait mais font un peu vieillot aujourd'hui.