Anna est un thriller psychologique noir et glauque dans lequel il est difficile d'entrer en première lecture.
Graphiquement parlant, l'ensemble de l'histoire a été tournée en vidéo et ce sont les images de la vidéo qui ont ensuite été reprises et redessinées. Le résultat est un ensemble de planches au style photo-réaliste en noir et blanc, mais surtout en noir. Les personnages s'en retrouvent très réalistes mais dans des poses souvent figées et manquant d'expressivité. La majorité des cases sont très noires, avec juste quelques touches de blanc. Le résultat en est techniquement maîtrisé mais souvent difficilement déchiffrable. Même après inspection, je dois admettre ne tout simplement pas réussir à comprendre le contenu de certaines cases, ce qui est un peu gênant en lecture.
Mais cette noirceur et cette ambiguité du dessin ajoutent à l'ambiance voulue et un peu malsaine du récit. Et c'est presque avec déception que j'ai découvert que le chapitre le plus important, le tournant de l'histoire, n'était pas raconté en images mais directement en texte, peut-être pour rendre plus compréhensible et plus fort le moment en question.
Ici tout est rapports de domination-soumission, pensées perverses, rapports artificiels et cruels entre personnes, relations conflictuelles et pernicieuses. Les personnages ont été rendus sciemment détestables par les auteurs.
Mais tout cela joue pour forger le récit, son ambiance et son final. Après peut-être une relecture des premiers chapitres, un peu trop hermétiques quand on n'est pas encore entré dans le scénario, on se rend compte que tout est bien monté, que les personnages sont justes tout en étant haïssables. L'aspect psychologique du récit est extrême mais crédible. Même si on en vient très vite à se demander comment des personnes peuvent être aussi égocentriques et connards que les héros de cette BD, artistes contemporains (photographes dans notre cas) imbus d'eux-mêmes et ne vivant que pour haïr et mépriser leur prochain.
Un récit psychologique noir et glauque, qui pêche juste par son dessin peu intelligible. Même si personnellement je ne suis pas friand de ce type de récit, je pense qu'il devrait plaire aux amateurs du genre.
Bon voilà le type de BD qu'on lit une fois et qu'on oublie aussi vite. Avec Les Tuniques Bleues, c'est l'une des plus vieilles séries de l'inusable Cauvin.
Le contexte aurait pu être sympa : la prohibition, les années 20 aux Etats-Unis. Mais les histoires sont souvent empreintes d'un humour assez lourd. Je n'arrive pas à m'intéresser à ces gorilles.
Un seul album me semble encore relativement correct c'est le Gorille à Cinq Pattes. Sinon dans le genre série répétitive et interminable, il n'y a pas mieux.
Personnellement, je ne garde pas un excellent souvenir de cette série humoristique. Les gags étaient souvent prévisibles et je m'ennuyais fermement en lisant cette bd.
Pourtant, tout comme Narvik, la nostalgie me guette. Ah ! l'enfance et ses mystères....!
Trop vite lu pour être inoubliable ! C'est un triste constat pour un album qui n'est pas désagréable au demeurant mais qui déçoit au fil des pages. Tout s'enchaîne à une vitesse digne d'un feuilleton télé. Des idées sont certes présentes mais camouflées dans le but de titiller l'imagination du lecteur (?). Lui qui aurait plutôt préféré certains éclaircissements d'emblée plutôt qu'une succession de points d'interrogation noyés entre des scènes d'actions teintées d'hémoglobine...
Alléché par les articles élogieux lus dans la presse ou sur internet qui présentent Kevin Huizenga comme le nouveau petit génie de la BD indépendante, j'ai bêtement laissé ma curiosité l'emporter sur ma réticence à l'égard du genre "roman graphique intimiste". Hélas ! Je n'ai pas réussi à voir en quoi ses pauvres petites expérimentations graphiques sur le passage du temps (et qui ne représentent qu'une toute petite partie de ce court album de toutes façons) étaient si brillantes, et pour le reste, bah, on est vraiment dans ce que le genre peut nous donner de pire : de plates anecdotes sur un gentil petit couple de lisses tentenaires mous, qui dissertent sur les chansons des Beatles ou se demandent ce qui peut bien se passer dans la tête des autres couples du monde. Bon, y a un public pour ce genre de choses je suppose, mais j'en fais pas partie.
Quelques passages ont un minimum de saveur et rappelleraient presque même un Trondheim en petite forme (quand Glenn s'indigne contre le gamin qu'il a cru voir jeter des ordures dans la rue), mais le gros du bouquin est d'une fadeur a faire passer les textes de Vincent Delerm pour du Bukowski. Vraiment, à mes yeux il n'y a pas la moindre trace d'originalité dans le travail de Kevin Huizenga : une énième exploration du quotidien d'un jeune gars vaguement névrosé, comme il y en a des milliards sur le marché de la "BD d'auteur". Au final, c'est pas vraiment consternant, donc je ne mets pas la note minimale, mais c'est quand même une énorme déception par rapport à la réputation qui précède l'auteur en France.
Beurk, que c'est moche ! De Metter est capable de tellement mieux ! En effet son dessin "rapide" et ses couleurs qui donnent des tournis à l'estomac n'incitent pas à la lecture... On peut se consoler avec une histoire relativement prenante, une plongée au coeur du Swinging London des années 1960-75. Le rythme de narration et les dialogues sont plutôt bons, et sauvent l'ensemble du rejet.
A réserver aux amateurs de ce type de dessin, presqu'exclusivement...
Bon, ben, "Les phalanges de l'ordre noir", je l'ai lu en trois fois, c'est pour dire... J'ai eu beaucoup de mal à la finir, mais je me suis forcé, parce que je me suis dit qu'il y aurait peut-être un sursaut vers la fin comme dans Partie de chasse. Il y en a un, mais ça ne m'a plu autant que ça...
2/5 quand même pour le dessin, qui est vraiment soigné et très réussi...
Mon avis rejoint en grande partie celui de steamboy13, sauf qu'en plus, moi je n'aime pas non plus le dessin.
Ca démarre bien, puis ça retombe. Le mystère du début ne nous laisse pas longtemps dans le doute et on bascule vite dans une histoire assez classique de règlement de comptes entre truands, dans laquelle le personnage supposé être sympathique est un menteur, un assassin et un voleur dont on doit admettre qu'il est, au fond, un bon gars, simplement parce qu'il a une femme, des gosses et a donné des sous à sa mémé.
L'outrance de certaines scènes ne colle pas avec le caractère pseudo-réaliste du reste. Les personnages n'ont, pour la plupart, aucune épaisseur. Ainsi la famille de Tom n'a aucune consistance, ce ne sont pas de vrais personnages, juste des prétextes, ils sont là pour servir d'otages ou de preuves que le héros de l'histoire est devenu un brave type rangé ; à part ça, on n'y croit pas. Difficile de gober que sa femme accepte sans trop sourciller le fait que
1) son mari lui ment depuis le début de leur relation
2) alors même qu'elle est en train de comprendre la vérité, il s'obstine à nier l'évidence encore et encore, alors que cela met en danger sa famille (la scène suivante se répète environ 117 fois dans la première partie de la BD : "Tom, ces gens de la Mafia ont l'air de te connaître et d'avoir fait le déplacement depuis New York jusqu'ici dans le but de tous nous tuer, tu es bien sûr que tu ne les connais pas ?" -Oui oui, chérie, c'est sûr." "Vraiment, tu ne t'appelles pas Joey comme ils le prétendent et tu n'es pas cet ex-truand que ces gens de la Mafia veulent abattre, ainsi que toute sa famille, dans les heures qui viennent, malgré tes dénégations répétées ?" -Non vraiment chérie, je t'assure, je ne comprends pas, c'est une méprise. Ils vont s'en apercevoir et tout va s'arranger." "Bon, d'accord chéri, je te crois.")
3) son mari a tué plein de gens pour du pognon
4) en cas de danger, son mari tue sans sourciller
Alors, parfois je chipote pour un détail du scénario que je trouve peu crédible et on peut penser que c'est du pinaillage facile : là, c'est quand même la crédibilité d'un des personnages principaux qui est en cause et c'est assez agaçant.
Ca finit assez platement comme un téléfilm de deuxième partie de soirée sur M6, sans qu'on sache trop si l'auteur voulait faire passer un message sur la rédemption, la violence, le mensonge, l'instinct de survie, ou simplement raconter une histoire de gangsters dont la moralité serait que, si c'est pour le bien de sa famille, le meurtre est excusable. Sans être foncièrement nul, ce n'est quand même pas très bon et, comme Alix, je me demande si Delcourt se serait donné la peine de publier ce bouquin très dispensable s'il n'avait pas été adapté au cinéma.
Cette BD se révèle être une biographie de Marylin Monroe racontée sous la forme de nombreux petits épisodes de sa vie, racontés de manière pas forcément chronologiques.
Au dessin, Kas me déçoit quand je compare le résultat à celui de Halloween Blues. Oh, ce n'est pas moche. C'est même techniquement réussi, un dessin réaliste, des couleurs directes de belle qualité, le tout donnant un aspect de peinture réaliste et travaillée aux planches. Mais l'apparence globale n'en parait pas moins désuette à mes yeux, avec des personnages trop réalistes et trop figés. En outre, les personnages ne sont pas excellents, notamment Marylin elle-même qui ne dégage pas la beauté qu'elle dégageait autrement à l'écran et dont le visage ressemble plus à celui de Sharon Stone à mes yeux qu'à celui de la vraie Marylin.
Ceci dit, c'est davantage la narration qui m'a déplu dans cet album. On ne suit la vie de Marylin que par petites touches, petites anecdotes et moments de sa vie. Les sauts temporels sont légions, presque à chaque page. Et loin de suivre la chronologie, le récit évolue en avant et en arrière à loisir dans le temps sans que j'ai su y trouver un vrai fil narratif. Je n'ai accroché à aucune scénette, pas su faire ressortir de cet ensemble de moments de la vie de Marylin ce qui a vraiment fait sa vie et mené de son succès à sa déchénce. Ce sont le plus souvent de simples constats, des moments pris sur le fait sans qu'on voit bien leur interêt dans la trame globale. et surtout cette narration aléatoire dans le temps n'arrange rien du tout.
Bref, voilà à mes yeux une biographie qui ne m'a pas appris grand chose tant le tout m'a paru confus et qui n'est pas particulièrement agréable à lire.
Série que je préfère à Buck Danny, l'atmosphère française me plaît un peu plus. J'aurai peut-être mis 2,5/5. Mais à part ça, les histoires d'aviation ne sont vraiment pas ma tasse de thé.
Pour ceux qui veulent se faire une idée de la série, je conseille l'achat de la période Uderzo au dessin ou celle de Jijé. On peut trouver quelques-uns des meilleurs scénarios, le diptyque lieutenant double bang ou les vampires attaquent de nuit. Le charme désuet des années 70 se retrouve dans ces albums. Par contre, la suite de la série est à mon avis sans intérêt.
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Anna (Hotel particulier)
Anna est un thriller psychologique noir et glauque dans lequel il est difficile d'entrer en première lecture. Graphiquement parlant, l'ensemble de l'histoire a été tournée en vidéo et ce sont les images de la vidéo qui ont ensuite été reprises et redessinées. Le résultat est un ensemble de planches au style photo-réaliste en noir et blanc, mais surtout en noir. Les personnages s'en retrouvent très réalistes mais dans des poses souvent figées et manquant d'expressivité. La majorité des cases sont très noires, avec juste quelques touches de blanc. Le résultat en est techniquement maîtrisé mais souvent difficilement déchiffrable. Même après inspection, je dois admettre ne tout simplement pas réussir à comprendre le contenu de certaines cases, ce qui est un peu gênant en lecture. Mais cette noirceur et cette ambiguité du dessin ajoutent à l'ambiance voulue et un peu malsaine du récit. Et c'est presque avec déception que j'ai découvert que le chapitre le plus important, le tournant de l'histoire, n'était pas raconté en images mais directement en texte, peut-être pour rendre plus compréhensible et plus fort le moment en question. Ici tout est rapports de domination-soumission, pensées perverses, rapports artificiels et cruels entre personnes, relations conflictuelles et pernicieuses. Les personnages ont été rendus sciemment détestables par les auteurs. Mais tout cela joue pour forger le récit, son ambiance et son final. Après peut-être une relecture des premiers chapitres, un peu trop hermétiques quand on n'est pas encore entré dans le scénario, on se rend compte que tout est bien monté, que les personnages sont justes tout en étant haïssables. L'aspect psychologique du récit est extrême mais crédible. Même si on en vient très vite à se demander comment des personnes peuvent être aussi égocentriques et connards que les héros de cette BD, artistes contemporains (photographes dans notre cas) imbus d'eux-mêmes et ne vivant que pour haïr et mépriser leur prochain. Un récit psychologique noir et glauque, qui pêche juste par son dessin peu intelligible. Même si personnellement je ne suis pas friand de ce type de récit, je pense qu'il devrait plaire aux amateurs du genre.
Sammy
Bon voilà le type de BD qu'on lit une fois et qu'on oublie aussi vite. Avec Les Tuniques Bleues, c'est l'une des plus vieilles séries de l'inusable Cauvin. Le contexte aurait pu être sympa : la prohibition, les années 20 aux Etats-Unis. Mais les histoires sont souvent empreintes d'un humour assez lourd. Je n'arrive pas à m'intéresser à ces gorilles. Un seul album me semble encore relativement correct c'est le Gorille à Cinq Pattes. Sinon dans le genre série répétitive et interminable, il n'y a pas mieux.
Max l'explorateur
Personnellement, je ne garde pas un excellent souvenir de cette série humoristique. Les gags étaient souvent prévisibles et je m'ennuyais fermement en lisant cette bd. Pourtant, tout comme Narvik, la nostalgie me guette. Ah ! l'enfance et ses mystères....!
Poser mon sac
Trop vite lu pour être inoubliable ! C'est un triste constat pour un album qui n'est pas désagréable au demeurant mais qui déçoit au fil des pages. Tout s'enchaîne à une vitesse digne d'un feuilleton télé. Des idées sont certes présentes mais camouflées dans le but de titiller l'imagination du lecteur (?). Lui qui aurait plutôt préféré certains éclaircissements d'emblée plutôt qu'une succession de points d'interrogation noyés entre des scènes d'actions teintées d'hémoglobine...
Ganges
Alléché par les articles élogieux lus dans la presse ou sur internet qui présentent Kevin Huizenga comme le nouveau petit génie de la BD indépendante, j'ai bêtement laissé ma curiosité l'emporter sur ma réticence à l'égard du genre "roman graphique intimiste". Hélas ! Je n'ai pas réussi à voir en quoi ses pauvres petites expérimentations graphiques sur le passage du temps (et qui ne représentent qu'une toute petite partie de ce court album de toutes façons) étaient si brillantes, et pour le reste, bah, on est vraiment dans ce que le genre peut nous donner de pire : de plates anecdotes sur un gentil petit couple de lisses tentenaires mous, qui dissertent sur les chansons des Beatles ou se demandent ce qui peut bien se passer dans la tête des autres couples du monde. Bon, y a un public pour ce genre de choses je suppose, mais j'en fais pas partie. Quelques passages ont un minimum de saveur et rappelleraient presque même un Trondheim en petite forme (quand Glenn s'indigne contre le gamin qu'il a cru voir jeter des ordures dans la rue), mais le gros du bouquin est d'une fadeur a faire passer les textes de Vincent Delerm pour du Bukowski. Vraiment, à mes yeux il n'y a pas la moindre trace d'originalité dans le travail de Kevin Huizenga : une énième exploration du quotidien d'un jeune gars vaguement névrosé, comme il y en a des milliards sur le marché de la "BD d'auteur". Au final, c'est pas vraiment consternant, donc je ne mets pas la note minimale, mais c'est quand même une énorme déception par rapport à la réputation qui précède l'auteur en France.
Swinging London
Beurk, que c'est moche ! De Metter est capable de tellement mieux ! En effet son dessin "rapide" et ses couleurs qui donnent des tournis à l'estomac n'incitent pas à la lecture... On peut se consoler avec une histoire relativement prenante, une plongée au coeur du Swinging London des années 1960-75. Le rythme de narration et les dialogues sont plutôt bons, et sauvent l'ensemble du rejet. A réserver aux amateurs de ce type de dessin, presqu'exclusivement...
Les Phalanges de l'ordre noir
Bon, ben, "Les phalanges de l'ordre noir", je l'ai lu en trois fois, c'est pour dire... J'ai eu beaucoup de mal à la finir, mais je me suis forcé, parce que je me suis dit qu'il y aurait peut-être un sursaut vers la fin comme dans Partie de chasse. Il y en a un, mais ça ne m'a plu autant que ça... 2/5 quand même pour le dessin, qui est vraiment soigné et très réussi...
A History of Violence
Mon avis rejoint en grande partie celui de steamboy13, sauf qu'en plus, moi je n'aime pas non plus le dessin. Ca démarre bien, puis ça retombe. Le mystère du début ne nous laisse pas longtemps dans le doute et on bascule vite dans une histoire assez classique de règlement de comptes entre truands, dans laquelle le personnage supposé être sympathique est un menteur, un assassin et un voleur dont on doit admettre qu'il est, au fond, un bon gars, simplement parce qu'il a une femme, des gosses et a donné des sous à sa mémé. L'outrance de certaines scènes ne colle pas avec le caractère pseudo-réaliste du reste. Les personnages n'ont, pour la plupart, aucune épaisseur. Ainsi la famille de Tom n'a aucune consistance, ce ne sont pas de vrais personnages, juste des prétextes, ils sont là pour servir d'otages ou de preuves que le héros de l'histoire est devenu un brave type rangé ; à part ça, on n'y croit pas. Difficile de gober que sa femme accepte sans trop sourciller le fait que 1) son mari lui ment depuis le début de leur relation 2) alors même qu'elle est en train de comprendre la vérité, il s'obstine à nier l'évidence encore et encore, alors que cela met en danger sa famille (la scène suivante se répète environ 117 fois dans la première partie de la BD : "Tom, ces gens de la Mafia ont l'air de te connaître et d'avoir fait le déplacement depuis New York jusqu'ici dans le but de tous nous tuer, tu es bien sûr que tu ne les connais pas ?" -Oui oui, chérie, c'est sûr." "Vraiment, tu ne t'appelles pas Joey comme ils le prétendent et tu n'es pas cet ex-truand que ces gens de la Mafia veulent abattre, ainsi que toute sa famille, dans les heures qui viennent, malgré tes dénégations répétées ?" -Non vraiment chérie, je t'assure, je ne comprends pas, c'est une méprise. Ils vont s'en apercevoir et tout va s'arranger." "Bon, d'accord chéri, je te crois.") 3) son mari a tué plein de gens pour du pognon 4) en cas de danger, son mari tue sans sourciller Alors, parfois je chipote pour un détail du scénario que je trouve peu crédible et on peut penser que c'est du pinaillage facile : là, c'est quand même la crédibilité d'un des personnages principaux qui est en cause et c'est assez agaçant. Ca finit assez platement comme un téléfilm de deuxième partie de soirée sur M6, sans qu'on sache trop si l'auteur voulait faire passer un message sur la rédemption, la violence, le mensonge, l'instinct de survie, ou simplement raconter une histoire de gangsters dont la moralité serait que, si c'est pour le bien de sa famille, le meurtre est excusable. Sans être foncièrement nul, ce n'est quand même pas très bon et, comme Alix, je me demande si Delcourt se serait donné la peine de publier ce bouquin très dispensable s'il n'avait pas été adapté au cinéma.
Shooting star
Cette BD se révèle être une biographie de Marylin Monroe racontée sous la forme de nombreux petits épisodes de sa vie, racontés de manière pas forcément chronologiques. Au dessin, Kas me déçoit quand je compare le résultat à celui de Halloween Blues. Oh, ce n'est pas moche. C'est même techniquement réussi, un dessin réaliste, des couleurs directes de belle qualité, le tout donnant un aspect de peinture réaliste et travaillée aux planches. Mais l'apparence globale n'en parait pas moins désuette à mes yeux, avec des personnages trop réalistes et trop figés. En outre, les personnages ne sont pas excellents, notamment Marylin elle-même qui ne dégage pas la beauté qu'elle dégageait autrement à l'écran et dont le visage ressemble plus à celui de Sharon Stone à mes yeux qu'à celui de la vraie Marylin. Ceci dit, c'est davantage la narration qui m'a déplu dans cet album. On ne suit la vie de Marylin que par petites touches, petites anecdotes et moments de sa vie. Les sauts temporels sont légions, presque à chaque page. Et loin de suivre la chronologie, le récit évolue en avant et en arrière à loisir dans le temps sans que j'ai su y trouver un vrai fil narratif. Je n'ai accroché à aucune scénette, pas su faire ressortir de cet ensemble de moments de la vie de Marylin ce qui a vraiment fait sa vie et mené de son succès à sa déchénce. Ce sont le plus souvent de simples constats, des moments pris sur le fait sans qu'on voit bien leur interêt dans la trame globale. et surtout cette narration aléatoire dans le temps n'arrange rien du tout. Bref, voilà à mes yeux une biographie qui ne m'a pas appris grand chose tant le tout m'a paru confus et qui n'est pas particulièrement agréable à lire.
Tanguy et Laverdure
Série que je préfère à Buck Danny, l'atmosphère française me plaît un peu plus. J'aurai peut-être mis 2,5/5. Mais à part ça, les histoires d'aviation ne sont vraiment pas ma tasse de thé. Pour ceux qui veulent se faire une idée de la série, je conseille l'achat de la période Uderzo au dessin ou celle de Jijé. On peut trouver quelques-uns des meilleurs scénarios, le diptyque lieutenant double bang ou les vampires attaquent de nuit. Le charme désuet des années 70 se retrouve dans ces albums. Par contre, la suite de la série est à mon avis sans intérêt.