Deux frères s'égarent dans une vieille masure et y rencontrent une bande d'enfants qui occupe les lieux et y vit des aventures de pirates, des farandoles de carnaval et des moments magiques à la belle étoile. Cela survira-t-il à la destruction annoncée de la maison ?
On trouve dans cet album une série de personnages mignons, sympathiques et fort attachants, mais la trame de l'histoire est des plus minces et ne mène vraiment pas bien loin.
Je rejoins l'avis de Spooky. Il ne suffit pas de mélanger tout et n'importe quoi (des cow-boys, du steampunk, un sumo, un shaman à superpouvoirs, des zombies) pour accoucher d'un univers original ; encore faut-il que celui-ci soit cohérent et ce n'est pas du tout le cas ici, tant ce premier tome est confus et se termine en queue de poisson.
Je laisse cependant le bénéfice du doute à l'auteur, peut-être que l'histoire sera plus claire en lisant la suite.
Une BD racontant un drame d’enfance…
Arnaud Floc’h décide de donner sa variation sur ce thème déjà vu et revu… Ici la trame est bousculée, puisque le temps « présent » est entrecoupé de flashes-backs plus moins lointains, à tel point qu’on en vient parfois à douter du véritable positionnement temporel de ces passages. On est vite embrouillé, d’autant plus que père et fils se ressemblent grandement lorsqu’on fait un bond de 30 ans en arrière…
La style de Floc’h, tout en touches pastel, est vraiment sympa, bien travaillé, assez dynamique. Mais cela ne suffit pas à faire une bonne BD. On comparera ″Xavier″ à Week-end avec préméditation, qui est plus subtil et atteint son but plus facilement. Seule une subtilité parvient à sauver in extremis l’histoire du tout-venant. Mais je n’en dirai rien, lisez-la quand même si vous êtes fan du style de l’auteur…
L’accroche nous disait : cow-boys, zombies, robots et trains à vapeur un mélange des genres réussi pour ce western fantastique !
Moi je dirais plutôt qu’il s’agit d’un foutoir sans queue ni tête. Dans ce tome 1 d’ailleurs, on ne voit presque pas de zombies ni de robots. Quant aux cow-boys… Seule la période à laquelle se passe l’intrigue justifie ce terme. Pour le reste, c’est un récit qui manque de fluidité, dont l’intérêt est très limité, tant les personnages sont privés de charisme et l’histoire de maîtrise. On a un peu l’impression d’avoir affaire à un premier tome de débutant. Certes, le dessin mi-parodique (un peu à la Sentaï School) est agréable, mais guère plus. Les couleurs de Florence Torta sont, elles, plutôt bonnes, mais c’est presque le seul bon point de cette série à mettre dans la catégorie des oubliables sans regret.
L'ambition de l'auteur était-elle de donner une résonance poétique à un petit conte humoristique? A mon avis, c’est là qu’il pêche ! Proposer un postulat (la disparition de Simplet dans la montgolfière) prétexte à diverses théories alcoolisées et mystico-scientifiques des villageois, soit ! Mais nous balader tout au long du récit pour, au final, nous laisser dans l’interrogation, non ! Accordons que, si les délires (pseudo)comiques font quelquefois sourire, en revanche l’absence de réponse à l’énigme de départ irrite. Il semble bien que le procédé soit utilisé pour apporter une tonalité onirique à l’ensemble. Je trouve cela beaucoup trop facile et surtout carrément raté. Et quant à savoir s’il faut discerner une quelconque parabole ou autre message subliminal? Moi, ça m’est largement passé au dessus du cigare. Je suis peut-être trop bête ou mauvais client (ou les deux). Alors, si quelqu’un a les clefs…
Juste un petit mot du graphisme, qui est assez plaisant. Avec de bonnes trognes pour les personnages. C’est un noir & blanc plutôt épuré. J’aime.
Je pense que mon « deux » est sévère. Mais hormis les raisons ci-dessus, il est également motivé par le fait que l’album est un petit format genre roman, d’une trentaine de pages, qu’il se lit en à peine dix minutes et qu’il coûte, quand même, 10 euros. C’est peu être très matérialiste, mais ça fait cher la minute !
On m’avait dit tellement de bien de cette oeuvre…Hou la la ! Grosse déception. Ça me donne envie de (vraie) poésie, je retourne lire un peu de Nancy…
Petit post-scriptum pour signaler ce petit commentaire au début de l’ouvrage : cette triste histoire s’inspire d’un passage du « troisième policier » de Flann O'Brien.
Fallait-il lire le roman avant ?…
Bof, bof. J’avoue que je me suis ennuyée ferme à la lecture de ces 2 tomes. Certes, la vie d’une petite fille dans la Pologne des années 70-80 avait, a priori, peu de chance de se révéler palpitante, mais je comptais au moins y trouver un intérêt documentaire. Et bien, là aussi, je reste sur ma faim. On assiste davantage aux banales aventures enfantines d’une gamine et de sa bande, qu’à un témoignage sur un pays et une époque. De fait, la narratrice passe son temps à nous dire qu’elle ne comprend rien de ce qu’il se passe ou de ce que disent les adultes entre eux. Du coup, nous non plus, n’en apprenons pas plus.
Donc, il reste quoi ? Les jeux dans la cage d’escalier avec l’ascenseur et le vide-ordures, la première communion, les visites à la famille et les queues devant les magasins.
J’ai découvert cette série quelques jours seulement avant de relire les 4 tomes de “Persepolis” d’une autre Marji (amusant d’ailleurs, cette coïncidence :) ) mais les souvenirs que j’avais gardé de l’histoire de la jeune Iranienne étaient autrement plus forts que ce que j’ai pu ressentir à la lecture de Marzi.
Alors certes, on découvre le quotidien des Polonais dans les années 80, mais, là où une Marjane Satrapi sait émouvoir et faire rire avec Persepolis, là où l’on sent un vrai regard, une vraie malice parfois, Marjena Sowa livre un récit plat, sans tension car noyé sous des détails sans intérêt, et sans la petite étincelle qui m’aurait émue ou ne serait-ce que fait sourire.
En fait, ce qui me gêne, je crois, c’est que je n’ai pas vu d’angle d’attaque, de fil conducteur, d’intention autre que celle -que je me garderais bien de juger- de régler ses comptes avec sa mère.
De plus, Marzi semble être une enfant très peureuse, et peu ouverte, je l’ai donc plutôt trouvée agaçante qu’attachante.
Ajoutez à cela un dessin vraiment pas terrible, et une mise en couleurs peu inspirée, à de rares exceptions près. C’est bien simple, une seule case m’a plu : la toute dernière du 2ème tome !
Conclusion : grosse déception, et pas de tome 3 pour moi.
2.5/5 en fait.
Une série devant laquelle je reste sceptique. Autant le dessinateur Masbou me séduit et même, me laisse bouche bée, autant le scénariste ne me convainc pas outre mesure. Le scénario est plutôt bien ficelé, mais je ne l’ai pas trouvé d’une grande originalité. De plus, dans le premier tome, je trouve que les dialogues manquent singulièrement de naturel, et que l’auteur alterne les registres, entre comique et polar fantastique, de façon pas toujours très heureuse. Le tome 2 me paraît plus abouti, mais je dois avouer que je ne suis pas impatiente de connaître la suite.
Le dessin, quant à lui, me semble honnête, la seule chose que je puisse lui reprocher étant un contour un peu gras.
En conclusion, je ne voudrais pas que la scénarisation de cette série retarde le dessin et la mise en couleur du tome 8 de De Cape et de Crocs.
Voilà un album qui titilla mon intérêt par le simple fait que l'histoire se déroule à St Etienne, ma ville natale et où j'ai moi-même effectué quelques années d'études…
Bon, la vision qu'il donne de MA ville est caricaturale et bien grisonnante. J'ai l'impression que l'auteur est arrivé avec bien des a priori et que cela ressort dans sa description. Cependant, je dois avouer que certains passages sont croqués avec humour et sagacité et que j'ai malgré tout reconnu les qualités et les défauts de cette ville.
J'ai notamment adoré la visite du musée d'art moderne et principalement la phrase assassine concernant les monochromes. Je n'ai pas fait d'étude Beaux Arts, mais de physique et je suis rassuré de voir que notre compréhension de ce monde n'est pourtant pas si éloignée !!!
Pour le reste, j'ai trouvé cela agréable, mais vraiment axé Beaux Arts. N'ayant pas baigné dans cet univers, j'ai un peu de mal à l'appréhender. Pourtant, là encore, la caricature (si elle existe !) est proche de ce que l'on peut imaginer se dérouler au sein des murs de cette école. Les mésaventures culturelles des deux zouaves étant sympathiquement contées. Ah, juste pour éclaircir le mystère de ce titre, cela correspond au régime auquel s'est astreint l'auteur pendant sa période scolaire…
La narration en voix off est bien menée. Moi qui suis tendance allergique aux voix Off, ici elle passe très bien accompagnant un dessin lui aussi caricatural mais s'intégrant bien dans ce type de narration et de scénario sans prétention.
La mise en page est simplissime sans originalité. Dommage.
Au final, Stéphanois, cet ouvrage n'apporte finalement pas beaucoup d'eau au moulin.
Cette BD est vraiment destiné aux étudiants en Beaux Arts et accessoirement à St Etienne.
Achille talon est très nul pour moi. Je ne ris pas, je ne comprends pas tout.
C’est tout de même une série très connue de pratiquement tout le monde, je ne vois pas ce qu'elle a de si particulier.
Pour moi, Achille Talon est à oublier très vite !!!! En plus, je ne trouve pas le dessin splendide. Je ne mets pas 1/5 car Le personnage Achille Talon est bien, mais pas l'histoire (j'adore son nez).
Placer un roman graphique typé Harlequin dans des contextes d'anticipation, il fallait le faire ! Comment ça, "Harlequin l'a fait" ? Oui, eh bien figurez-vous qu'en Corée on n'a pas Harlequin, alors on croit faire original.
En tout cas c'est sur ces arguments que Soleil essaie de promouvoir "Real Lies", un recueil de trois variations sur le mensonge. Et sur l'écriture aussi.
Je dois dire que ces trois histoires fleur bleue me sont passées au-dessus de la tête. J'ai presque oublié deux des trois histoires juste après les avoir lues. Ceci dit, il y a quand même quelques points à retenir. La manhwaka (oui, j'invente des néologismes) Lee Si Young a une écriture poétique assez agréable, bien que typiquement fleur-bleue quand même. Son dessin, très proche des canons nippons, n'est pas exceptionnel. Et ses histoires se déroulent sur un rythme très lent, voire soporifique.
Bref, c'est loin d'être inoubliable (au contraire !), mais ce n'est pas foncièrement mauvais.
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L'Empire des hauts murs
Deux frères s'égarent dans une vieille masure et y rencontrent une bande d'enfants qui occupe les lieux et y vit des aventures de pirates, des farandoles de carnaval et des moments magiques à la belle étoile. Cela survira-t-il à la destruction annoncée de la maison ? On trouve dans cet album une série de personnages mignons, sympathiques et fort attachants, mais la trame de l'histoire est des plus minces et ne mène vraiment pas bien loin.
Post-Mortem Pacific !!!
Je rejoins l'avis de Spooky. Il ne suffit pas de mélanger tout et n'importe quoi (des cow-boys, du steampunk, un sumo, un shaman à superpouvoirs, des zombies) pour accoucher d'un univers original ; encore faut-il que celui-ci soit cohérent et ce n'est pas du tout le cas ici, tant ce premier tome est confus et se termine en queue de poisson. Je laisse cependant le bénéfice du doute à l'auteur, peut-être que l'histoire sera plus claire en lisant la suite.
Xavier - Un film entre nous
Une BD racontant un drame d’enfance… Arnaud Floc’h décide de donner sa variation sur ce thème déjà vu et revu… Ici la trame est bousculée, puisque le temps « présent » est entrecoupé de flashes-backs plus moins lointains, à tel point qu’on en vient parfois à douter du véritable positionnement temporel de ces passages. On est vite embrouillé, d’autant plus que père et fils se ressemblent grandement lorsqu’on fait un bond de 30 ans en arrière… La style de Floc’h, tout en touches pastel, est vraiment sympa, bien travaillé, assez dynamique. Mais cela ne suffit pas à faire une bonne BD. On comparera ″Xavier″ à Week-end avec préméditation, qui est plus subtil et atteint son but plus facilement. Seule une subtilité parvient à sauver in extremis l’histoire du tout-venant. Mais je n’en dirai rien, lisez-la quand même si vous êtes fan du style de l’auteur…
Post-Mortem Pacific !!!
L’accroche nous disait : cow-boys, zombies, robots et trains à vapeur un mélange des genres réussi pour ce western fantastique ! Moi je dirais plutôt qu’il s’agit d’un foutoir sans queue ni tête. Dans ce tome 1 d’ailleurs, on ne voit presque pas de zombies ni de robots. Quant aux cow-boys… Seule la période à laquelle se passe l’intrigue justifie ce terme. Pour le reste, c’est un récit qui manque de fluidité, dont l’intérêt est très limité, tant les personnages sont privés de charisme et l’histoire de maîtrise. On a un peu l’impression d’avoir affaire à un premier tome de débutant. Certes, le dessin mi-parodique (un peu à la Sentaï School) est agréable, mais guère plus. Les couleurs de Florence Torta sont, elles, plutôt bonnes, mais c’est presque le seul bon point de cette série à mettre dans la catégorie des oubliables sans regret.
La Montgolfière
L'ambition de l'auteur était-elle de donner une résonance poétique à un petit conte humoristique? A mon avis, c’est là qu’il pêche ! Proposer un postulat (la disparition de Simplet dans la montgolfière) prétexte à diverses théories alcoolisées et mystico-scientifiques des villageois, soit ! Mais nous balader tout au long du récit pour, au final, nous laisser dans l’interrogation, non ! Accordons que, si les délires (pseudo)comiques font quelquefois sourire, en revanche l’absence de réponse à l’énigme de départ irrite. Il semble bien que le procédé soit utilisé pour apporter une tonalité onirique à l’ensemble. Je trouve cela beaucoup trop facile et surtout carrément raté. Et quant à savoir s’il faut discerner une quelconque parabole ou autre message subliminal? Moi, ça m’est largement passé au dessus du cigare. Je suis peut-être trop bête ou mauvais client (ou les deux). Alors, si quelqu’un a les clefs… Juste un petit mot du graphisme, qui est assez plaisant. Avec de bonnes trognes pour les personnages. C’est un noir & blanc plutôt épuré. J’aime. Je pense que mon « deux » est sévère. Mais hormis les raisons ci-dessus, il est également motivé par le fait que l’album est un petit format genre roman, d’une trentaine de pages, qu’il se lit en à peine dix minutes et qu’il coûte, quand même, 10 euros. C’est peu être très matérialiste, mais ça fait cher la minute ! On m’avait dit tellement de bien de cette oeuvre…Hou la la ! Grosse déception. Ça me donne envie de (vraie) poésie, je retourne lire un peu de Nancy… Petit post-scriptum pour signaler ce petit commentaire au début de l’ouvrage : cette triste histoire s’inspire d’un passage du « troisième policier » de Flann O'Brien. Fallait-il lire le roman avant ?…
Marzi
Bof, bof. J’avoue que je me suis ennuyée ferme à la lecture de ces 2 tomes. Certes, la vie d’une petite fille dans la Pologne des années 70-80 avait, a priori, peu de chance de se révéler palpitante, mais je comptais au moins y trouver un intérêt documentaire. Et bien, là aussi, je reste sur ma faim. On assiste davantage aux banales aventures enfantines d’une gamine et de sa bande, qu’à un témoignage sur un pays et une époque. De fait, la narratrice passe son temps à nous dire qu’elle ne comprend rien de ce qu’il se passe ou de ce que disent les adultes entre eux. Du coup, nous non plus, n’en apprenons pas plus. Donc, il reste quoi ? Les jeux dans la cage d’escalier avec l’ascenseur et le vide-ordures, la première communion, les visites à la famille et les queues devant les magasins. J’ai découvert cette série quelques jours seulement avant de relire les 4 tomes de “Persepolis” d’une autre Marji (amusant d’ailleurs, cette coïncidence :) ) mais les souvenirs que j’avais gardé de l’histoire de la jeune Iranienne étaient autrement plus forts que ce que j’ai pu ressentir à la lecture de Marzi. Alors certes, on découvre le quotidien des Polonais dans les années 80, mais, là où une Marjane Satrapi sait émouvoir et faire rire avec Persepolis, là où l’on sent un vrai regard, une vraie malice parfois, Marjena Sowa livre un récit plat, sans tension car noyé sous des détails sans intérêt, et sans la petite étincelle qui m’aurait émue ou ne serait-ce que fait sourire. En fait, ce qui me gêne, je crois, c’est que je n’ai pas vu d’angle d’attaque, de fil conducteur, d’intention autre que celle -que je me garderais bien de juger- de régler ses comptes avec sa mère. De plus, Marzi semble être une enfant très peureuse, et peu ouverte, je l’ai donc plutôt trouvée agaçante qu’attachante. Ajoutez à cela un dessin vraiment pas terrible, et une mise en couleurs peu inspirée, à de rares exceptions près. C’est bien simple, une seule case m’a plu : la toute dernière du 2ème tome ! Conclusion : grosse déception, et pas de tome 3 pour moi.
L'Ombre de l'échafaud
2.5/5 en fait. Une série devant laquelle je reste sceptique. Autant le dessinateur Masbou me séduit et même, me laisse bouche bée, autant le scénariste ne me convainc pas outre mesure. Le scénario est plutôt bien ficelé, mais je ne l’ai pas trouvé d’une grande originalité. De plus, dans le premier tome, je trouve que les dialogues manquent singulièrement de naturel, et que l’auteur alterne les registres, entre comique et polar fantastique, de façon pas toujours très heureuse. Le tome 2 me paraît plus abouti, mais je dois avouer que je ne suis pas impatiente de connaître la suite. Le dessin, quant à lui, me semble honnête, la seule chose que je puisse lui reprocher étant un contour un peu gras. En conclusion, je ne voudrais pas que la scénarisation de cette série retarde le dessin et la mise en couleur du tome 8 de De Cape et de Crocs.
Comme un poisson dans l'huile
Voilà un album qui titilla mon intérêt par le simple fait que l'histoire se déroule à St Etienne, ma ville natale et où j'ai moi-même effectué quelques années d'études… Bon, la vision qu'il donne de MA ville est caricaturale et bien grisonnante. J'ai l'impression que l'auteur est arrivé avec bien des a priori et que cela ressort dans sa description. Cependant, je dois avouer que certains passages sont croqués avec humour et sagacité et que j'ai malgré tout reconnu les qualités et les défauts de cette ville. J'ai notamment adoré la visite du musée d'art moderne et principalement la phrase assassine concernant les monochromes. Je n'ai pas fait d'étude Beaux Arts, mais de physique et je suis rassuré de voir que notre compréhension de ce monde n'est pourtant pas si éloignée !!! Pour le reste, j'ai trouvé cela agréable, mais vraiment axé Beaux Arts. N'ayant pas baigné dans cet univers, j'ai un peu de mal à l'appréhender. Pourtant, là encore, la caricature (si elle existe !) est proche de ce que l'on peut imaginer se dérouler au sein des murs de cette école. Les mésaventures culturelles des deux zouaves étant sympathiquement contées. Ah, juste pour éclaircir le mystère de ce titre, cela correspond au régime auquel s'est astreint l'auteur pendant sa période scolaire… La narration en voix off est bien menée. Moi qui suis tendance allergique aux voix Off, ici elle passe très bien accompagnant un dessin lui aussi caricatural mais s'intégrant bien dans ce type de narration et de scénario sans prétention. La mise en page est simplissime sans originalité. Dommage. Au final, Stéphanois, cet ouvrage n'apporte finalement pas beaucoup d'eau au moulin. Cette BD est vraiment destiné aux étudiants en Beaux Arts et accessoirement à St Etienne.
Achille Talon
Achille talon est très nul pour moi. Je ne ris pas, je ne comprends pas tout. C’est tout de même une série très connue de pratiquement tout le monde, je ne vois pas ce qu'elle a de si particulier. Pour moi, Achille Talon est à oublier très vite !!!! En plus, je ne trouve pas le dessin splendide. Je ne mets pas 1/5 car Le personnage Achille Talon est bien, mais pas l'histoire (j'adore son nez).
Real Lies
Placer un roman graphique typé Harlequin dans des contextes d'anticipation, il fallait le faire ! Comment ça, "Harlequin l'a fait" ? Oui, eh bien figurez-vous qu'en Corée on n'a pas Harlequin, alors on croit faire original. En tout cas c'est sur ces arguments que Soleil essaie de promouvoir "Real Lies", un recueil de trois variations sur le mensonge. Et sur l'écriture aussi. Je dois dire que ces trois histoires fleur bleue me sont passées au-dessus de la tête. J'ai presque oublié deux des trois histoires juste après les avoir lues. Ceci dit, il y a quand même quelques points à retenir. La manhwaka (oui, j'invente des néologismes) Lee Si Young a une écriture poétique assez agréable, bien que typiquement fleur-bleue quand même. Son dessin, très proche des canons nippons, n'est pas exceptionnel. Et ses histoires se déroulent sur un rythme très lent, voire soporifique. Bref, c'est loin d'être inoubliable (au contraire !), mais ce n'est pas foncièrement mauvais.