L'histoire ?... c'est celle d'un saxophoniste de jass professionnel.
J'ai ici eu affaire à ce que j'appelle une "bd narrative" avec le texte explicatif et/ou dialogues sous les cases.
J'aime plus trop. Ca m'avait bien plu du temps des premiers Timour et autres "Epervier Bleu", mais ce style -bel effort pour le renouveler quand même- ne m'interpelle plus.
Néanmoins, je reconnais cette belle complémentarité entre les deux auteurs.
Paringaux, scénariste, met en avant la description d'une situation par rapport au textuel et Loustal propose de belles illustrations avec le souci du détail qu'on lui connaît (bien que son style ne soit pas ma tasse de thé).
Seulement voilà, j'arrive toujours pas à me décider : est-ce une BD ou un roman que l'on a illustré ?...
Dubitatif je suis.
Alors, cette vie de Barney ?... ben, une belle histoire composée surtout d'ambiances mais pour laquelle -avis personnel- je n'ai pas ressenti d'atomes crochus.
Une série qui m'a présenté un aventurier moderne.
Oh, ce n'est pas un baroudeur ; non, plutôt un gars qui se retrouve embarqué dans des histoires qu'il n'a pas souhaitées.
Bien qu'il paraisse souvent désabusé, Dieter fait quand même souvent preuve d'un humour décalé.
Et c'est ce qui, pour moi, sauve un peu la série. C'est vrai, elle est assez originale, cynique même, mais il n'y a pas ce "petit quelque chose" qui pourrait la faire se démarquer dans la production.
Le dessin ?... beau trait réaliste où pointe quand même ce style, cet esprit de l'école espagnole.
Les couleurs ?... aaahhh les couleurs !.... c'est vraiment du n'importe quoi !... à côté de ça, la colorisation des "Gentlemen" fait figure d'oeuvre d'art !...
Euh, chers auteurs, pourriez-vous éventuellement m'envoyer vos planches en noir et blanc ?... je vais vous montrer ce qu'un ancien coloriste peut vous réaliser !...
In fine : une bonne série réaliste, à l'humour parfois caustique, que j'ai lu, appréciée sur le moment... et puis c'est tout.
1968... ses révoltes estudiantines et prolétariennes...
Il s'appelle Lacrymo. Eugène Lacrymo. Il est sous-officier dans une compagnie de CRS.
Son job ?... ben... à l'aide de sa matraque, pourfendre n'importe quel type de manifestants...
Un chouette métier qu'il aime vraiment bien et qu'il applique avec un réel plaisir !...
Ben, tant mieux pour lui !
Les histoires sont formées de gags en une ou plusieurs planches.
Les scénarios ?... c'est quand même bien vu ; Achdé nous croque la vie quotidienne d'un mec qui exerce un métier par fort aimé. Amusant, car tous ses intervenants, qu'ils soient "bons" ou "mauvais", sont quand même de bien braves gars.
Maintenant, comme pour Les Profs, "les femmes en blancs" et autres "psy" le ton devient répétitif -je n'ai pas écrit lassant- après une dizaine d'albums.
Plus d'effet de surprise éventuel. Ca se lit (vite) mais on n'en retient pas grand chose.
Allez : 2,5/5.
Mpppfff...
Dubitatif je suis, dubitatif je reste....
Ma belle-fille m'a passé cette série voici peu.
OOOOOHHHH les belles couvertures !... J'ouvre, pagine d'abord. Le contenu ne reflète absolument pas son emballage.
Le dessin ?... il me fait penser à ces bons vieux Goldorak et autres "Albator".
Curieux. Je vérifie. Gloups ! Cette série a débuté voici 35 ans !...
Mon intérêt s'éveille. Donc je lis. Enfin j'essaie.
C'est vrai que le postulat est attirant : des démons s'apprêtent à reprendre possession de notre bonne vieille Terre. Mais, heureusement, un archéologue a légué à son fils un masque de pierre trouvé dans la région de l'Himalaya. Akira -c'est le fils- met le masque et -boum!- acquiert une seconde identité. Homme, il est aussi devenu le démon Amon. Chic, il va pouvoir combattre ces derniers sur leur terrain...
Mwouais... bon scénarios mais dessin "à-la-va-vite" (et ça, j'aime pas !...)
J'ai pas tout lu, j'avoue ; sauf qu'ici, j'ai eu affaire au combat du Mal contre le Mal. Et ça change... un peu...
Salut "Devilman". Tu es venu. Je t'ai (un peu) lu. Tu es reparti. Je ne m'en porte pas plus mal.
Mpppfff...
Parue dès 1982 dans "L'écho des savanes", une histoire qui se veut érotique et -aussi- comique.
Mwouais... je veux bien mais cette sorte de caricature de milieux dits "branchés" du début des années 80 ne m'a pas réellement apporté un plaisir de lecture.
Le postulat ?... un personnage (qui -tiens donc- ressemble à l'auteur) est à la recherche de la plus forte zone érogène de la femme : le "point G".
Une tranche de vie qui se lit mais, pour moi, sans grand intérêt. Ca bla-blate assez bien ; ce qui permet ainsi de remplir les cases de textuel sans avoir à faire des décors et/ou arrière-plans.
Agréable de lecture, mais peu attachant. N'est pas Lauzier qui veut.
Je reconnais quand même que cela a 25 ans, que c'était le premier vrai succès "bédéesque" de Veyron. Veyron que j'ai beaucoup plus apprécié par la suite.
Avis portant sur le premier cycle uniquement : 5 premiers tomes (après j'ai laissé tomber...)
Force est de constater que les séries Soleil des années 90 ont toutes le même problème, elles débutent relativement bien mais finissent relativement mal...
Autre constat, qui bien sûr s'applique à "Marlysa", la cible des lecteurs est principalement adolescente et l'on retrouve comme toujours des sculpturales héroïnes.....
Je ne déconseillerai pas la lecture mais bien l'achat. "Marlysa" est le type de série qui ne donne pas envie d'être relue, et pourtant on l'oublie vite...
Je mets 2 car il existe pire...
Deuxième lecture d'une oeuvre du duo Ruppert/Mulot, et toujours le même faible intérêt poli.
Je reconnais leurs mérites à rechercher de nouvelles voies formelles. Ici ils prennent des simples passants pour en faire les acteurs de leurs histoires. Idée de base intéressante, mais dont l'application, à savoir l'utilisation d'un gag en une planche, me semble très limitée. Rien de particulier à dire sur le dessin, c'est un style assez typique de la "nouvelle BD", pas exceptionnel, pas remarquable, pas mauvais non plus.
Bref, cela ne m'a que très moyennement intéressé.
Ouais.
Ouais ouais ouais.
Ouais ouais ouais ouais ouais ouais ouais ouais ouais.
En fait, non.
Comme Ro, je n'adhère pas vraiment à ce type d'humour. Ou alors, très peu. Seules une ou deux situations m'ont un peu fait sourire, comme le sketch sur la main dans le ventre du lion. Pour le reste, ce sont de fausses bonnes idées, qui ne reposent, malheureusement, sur pas grand chose, simplement une situation donnée. On met deux journalistes dans un bateau, plein de mecs, il se passe quoi ? La réponse est : "rien". On s'emmerde à cent sous de l'heure. Et quand je dis on, il ne s'agit pas que des protagonistes de l'album, mais aussi des lecteurs.
Côté forme, on est en plein dans l'OuBaPo, cette expérience lancée depuis pas mal d'années maintenant par Trondheim, Lécroart et consorts. Mais la direction prise par Ruppert et Mulot ne me semble pas vraiment intéressante, mise à part le "ping-pong" des dialogues.
Pour le reste, je passe mon chemin.
Pour cette note j’hésite vraiment entre un 2/5 et un 3/5. Un 2 serait un peu sévère car je n’ai pas grand-chose à reprocher à cette BD qui n’a pas de défaut. Un 3 serait un peu généreux car je ne peux pas dire que je l’ai trouvé pas mal.
Je trouve une certaine originalité aux dessins, qui ne sont pas trop mal, quoiqu'un peu inégaux parfois. L’histoire se lit bien, mais elle ne m’a pas transcendé ou ému, alors que certains évènements sont plutôt tragiques. C’est d’ailleurs peut-être le point faible de cette BD. Raconter une histoire dure et triste sans parvenir à émouvoir le lecteur. Clairement il manque quelque chose qui en ferait une BD à laquelle on s’accroche. Lue en 10 minutes elle risque malheureusement de très vite se faire oublier…
Parue pour la première fois en 1985, "Blackstar" est l'adaptation directe en bandes dessinées de la célèbre série télévisée que Filmation -productrice entre autres des célèbres "Maîtres de l'univers"-, créa en 1981.
"Blackstar" est l'archétype de ces BDs bas de gamme fantastiques ou de super-héros, qui proliféraient dans les années 80, et dont les éditions SEMIC feront leur pain dans la collection Top BD, avec des séries telles "le surfer d'argent", "Superboxeurs", "les nouveaux mutants", "Dark Crystal", et j'en passe et des meilleurs.
"Blackstar" fera par ailleurs l'objet d'une parution dans le périodique "Pif gadget", et il semble que les éditions "Orli jouet" aient aussi publié la série pour appuyer le lancement d'une marque de jouets dédiés, comme l'indique la publicité dans le "Picsou Magazine" n° 160 (juin 1985).
Le plus étonnant, c'est qu'on a confié l'élaboration de cette BD à un futur "grand" de la bande-dessinée, j'ai nommé Mitton, le génial créateur des fameuses Chroniques Barbares et de Vae Victis, en tête de gondole dans tous les hypermarchés.
Mais pour en venir à la bande-dessinée en elle-même, rien à dire ou si peu: 13 épisodes télé, autant en BD, et autant d'aventures aussi rocambolesques les unes que les autres. Ca se rapproche fortement des "Maîtres de l'univers", tout en étant pire. Les personnages déambulent dans un univers aux confins du fantastique, du fantasy, de la science-fiction, une sorte de mélange de "Conan le barbare" et de "Bioman" complètement indigeste.
Le dessin de Mitton n'a pas encore atteint (c'est peu de le dire) la qualité qu'il atteindra dans ses oeuvres ultérieures.
Enfin, le tout respire un côté "kitsch" et un humour involontaire salutaire, ce qui évite la note minimale pour cette production commerciale.
Je conseille l'achat car, vu que les exemplaires sont devenus presque introuvables, ce serait vraiment de la chance si vous tombez dessus (mais ne payez pas plus de deux euros sinon c'est de l'arnaque).
Bonne lecture !
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Barney et la note bleue
L'histoire ?... c'est celle d'un saxophoniste de jass professionnel. J'ai ici eu affaire à ce que j'appelle une "bd narrative" avec le texte explicatif et/ou dialogues sous les cases. J'aime plus trop. Ca m'avait bien plu du temps des premiers Timour et autres "Epervier Bleu", mais ce style -bel effort pour le renouveler quand même- ne m'interpelle plus. Néanmoins, je reconnais cette belle complémentarité entre les deux auteurs. Paringaux, scénariste, met en avant la description d'une situation par rapport au textuel et Loustal propose de belles illustrations avec le souci du détail qu'on lui connaît (bien que son style ne soit pas ma tasse de thé). Seulement voilà, j'arrive toujours pas à me décider : est-ce une BD ou un roman que l'on a illustré ?... Dubitatif je suis. Alors, cette vie de Barney ?... ben, une belle histoire composée surtout d'ambiances mais pour laquelle -avis personnel- je n'ai pas ressenti d'atomes crochus.
Dieter Lumpen
Une série qui m'a présenté un aventurier moderne. Oh, ce n'est pas un baroudeur ; non, plutôt un gars qui se retrouve embarqué dans des histoires qu'il n'a pas souhaitées. Bien qu'il paraisse souvent désabusé, Dieter fait quand même souvent preuve d'un humour décalé. Et c'est ce qui, pour moi, sauve un peu la série. C'est vrai, elle est assez originale, cynique même, mais il n'y a pas ce "petit quelque chose" qui pourrait la faire se démarquer dans la production. Le dessin ?... beau trait réaliste où pointe quand même ce style, cet esprit de l'école espagnole. Les couleurs ?... aaahhh les couleurs !.... c'est vraiment du n'importe quoi !... à côté de ça, la colorisation des "Gentlemen" fait figure d'oeuvre d'art !... Euh, chers auteurs, pourriez-vous éventuellement m'envoyer vos planches en noir et blanc ?... je vais vous montrer ce qu'un ancien coloriste peut vous réaliser !... In fine : une bonne série réaliste, à l'humour parfois caustique, que j'ai lu, appréciée sur le moment... et puis c'est tout.
CRS = Détresse
1968... ses révoltes estudiantines et prolétariennes... Il s'appelle Lacrymo. Eugène Lacrymo. Il est sous-officier dans une compagnie de CRS. Son job ?... ben... à l'aide de sa matraque, pourfendre n'importe quel type de manifestants... Un chouette métier qu'il aime vraiment bien et qu'il applique avec un réel plaisir !... Ben, tant mieux pour lui ! Les histoires sont formées de gags en une ou plusieurs planches. Les scénarios ?... c'est quand même bien vu ; Achdé nous croque la vie quotidienne d'un mec qui exerce un métier par fort aimé. Amusant, car tous ses intervenants, qu'ils soient "bons" ou "mauvais", sont quand même de bien braves gars. Maintenant, comme pour Les Profs, "les femmes en blancs" et autres "psy" le ton devient répétitif -je n'ai pas écrit lassant- après une dizaine d'albums. Plus d'effet de surprise éventuel. Ca se lit (vite) mais on n'en retient pas grand chose. Allez : 2,5/5.
Devilman
Mpppfff... Dubitatif je suis, dubitatif je reste.... Ma belle-fille m'a passé cette série voici peu. OOOOOHHHH les belles couvertures !... J'ouvre, pagine d'abord. Le contenu ne reflète absolument pas son emballage. Le dessin ?... il me fait penser à ces bons vieux Goldorak et autres "Albator". Curieux. Je vérifie. Gloups ! Cette série a débuté voici 35 ans !... Mon intérêt s'éveille. Donc je lis. Enfin j'essaie. C'est vrai que le postulat est attirant : des démons s'apprêtent à reprendre possession de notre bonne vieille Terre. Mais, heureusement, un archéologue a légué à son fils un masque de pierre trouvé dans la région de l'Himalaya. Akira -c'est le fils- met le masque et -boum!- acquiert une seconde identité. Homme, il est aussi devenu le démon Amon. Chic, il va pouvoir combattre ces derniers sur leur terrain... Mwouais... bon scénarios mais dessin "à-la-va-vite" (et ça, j'aime pas !...) J'ai pas tout lu, j'avoue ; sauf qu'ici, j'ai eu affaire au combat du Mal contre le Mal. Et ça change... un peu... Salut "Devilman". Tu es venu. Je t'ai (un peu) lu. Tu es reparti. Je ne m'en porte pas plus mal.
L'Amour Propre (Ne le reste ...)
Mpppfff... Parue dès 1982 dans "L'écho des savanes", une histoire qui se veut érotique et -aussi- comique. Mwouais... je veux bien mais cette sorte de caricature de milieux dits "branchés" du début des années 80 ne m'a pas réellement apporté un plaisir de lecture. Le postulat ?... un personnage (qui -tiens donc- ressemble à l'auteur) est à la recherche de la plus forte zone érogène de la femme : le "point G". Une tranche de vie qui se lit mais, pour moi, sans grand intérêt. Ca bla-blate assez bien ; ce qui permet ainsi de remplir les cases de textuel sans avoir à faire des décors et/ou arrière-plans. Agréable de lecture, mais peu attachant. N'est pas Lauzier qui veut. Je reconnais quand même que cela a 25 ans, que c'était le premier vrai succès "bédéesque" de Veyron. Veyron que j'ai beaucoup plus apprécié par la suite.
Marlysa
Avis portant sur le premier cycle uniquement : 5 premiers tomes (après j'ai laissé tomber...) Force est de constater que les séries Soleil des années 90 ont toutes le même problème, elles débutent relativement bien mais finissent relativement mal... Autre constat, qui bien sûr s'applique à "Marlysa", la cible des lecteurs est principalement adolescente et l'on retrouve comme toujours des sculpturales héroïnes..... Je ne déconseillerai pas la lecture mais bien l'achat. "Marlysa" est le type de série qui ne donne pas envie d'être relue, et pourtant on l'oublie vite... Je mets 2 car il existe pire...
Gogo Club
Deuxième lecture d'une oeuvre du duo Ruppert/Mulot, et toujours le même faible intérêt poli. Je reconnais leurs mérites à rechercher de nouvelles voies formelles. Ici ils prennent des simples passants pour en faire les acteurs de leurs histoires. Idée de base intéressante, mais dont l'application, à savoir l'utilisation d'un gag en une planche, me semble très limitée. Rien de particulier à dire sur le dessin, c'est un style assez typique de la "nouvelle BD", pas exceptionnel, pas remarquable, pas mauvais non plus. Bref, cela ne m'a que très moyennement intéressé.
Safari Monseigneur
Ouais. Ouais ouais ouais. Ouais ouais ouais ouais ouais ouais ouais ouais ouais. En fait, non. Comme Ro, je n'adhère pas vraiment à ce type d'humour. Ou alors, très peu. Seules une ou deux situations m'ont un peu fait sourire, comme le sketch sur la main dans le ventre du lion. Pour le reste, ce sont de fausses bonnes idées, qui ne reposent, malheureusement, sur pas grand chose, simplement une situation donnée. On met deux journalistes dans un bateau, plein de mecs, il se passe quoi ? La réponse est : "rien". On s'emmerde à cent sous de l'heure. Et quand je dis on, il ne s'agit pas que des protagonistes de l'album, mais aussi des lecteurs. Côté forme, on est en plein dans l'OuBaPo, cette expérience lancée depuis pas mal d'années maintenant par Trondheim, Lécroart et consorts. Mais la direction prise par Ruppert et Mulot ne me semble pas vraiment intéressante, mise à part le "ping-pong" des dialogues. Pour le reste, je passe mon chemin.
Les Cris de Nortso
Pour cette note j’hésite vraiment entre un 2/5 et un 3/5. Un 2 serait un peu sévère car je n’ai pas grand-chose à reprocher à cette BD qui n’a pas de défaut. Un 3 serait un peu généreux car je ne peux pas dire que je l’ai trouvé pas mal. Je trouve une certaine originalité aux dessins, qui ne sont pas trop mal, quoiqu'un peu inégaux parfois. L’histoire se lit bien, mais elle ne m’a pas transcendé ou ému, alors que certains évènements sont plutôt tragiques. C’est d’ailleurs peut-être le point faible de cette BD. Raconter une histoire dure et triste sans parvenir à émouvoir le lecteur. Clairement il manque quelque chose qui en ferait une BD à laquelle on s’accroche. Lue en 10 minutes elle risque malheureusement de très vite se faire oublier…
Blackstar
Parue pour la première fois en 1985, "Blackstar" est l'adaptation directe en bandes dessinées de la célèbre série télévisée que Filmation -productrice entre autres des célèbres "Maîtres de l'univers"-, créa en 1981. "Blackstar" est l'archétype de ces BDs bas de gamme fantastiques ou de super-héros, qui proliféraient dans les années 80, et dont les éditions SEMIC feront leur pain dans la collection Top BD, avec des séries telles "le surfer d'argent", "Superboxeurs", "les nouveaux mutants", "Dark Crystal", et j'en passe et des meilleurs. "Blackstar" fera par ailleurs l'objet d'une parution dans le périodique "Pif gadget", et il semble que les éditions "Orli jouet" aient aussi publié la série pour appuyer le lancement d'une marque de jouets dédiés, comme l'indique la publicité dans le "Picsou Magazine" n° 160 (juin 1985). Le plus étonnant, c'est qu'on a confié l'élaboration de cette BD à un futur "grand" de la bande-dessinée, j'ai nommé Mitton, le génial créateur des fameuses Chroniques Barbares et de Vae Victis, en tête de gondole dans tous les hypermarchés. Mais pour en venir à la bande-dessinée en elle-même, rien à dire ou si peu: 13 épisodes télé, autant en BD, et autant d'aventures aussi rocambolesques les unes que les autres. Ca se rapproche fortement des "Maîtres de l'univers", tout en étant pire. Les personnages déambulent dans un univers aux confins du fantastique, du fantasy, de la science-fiction, une sorte de mélange de "Conan le barbare" et de "Bioman" complètement indigeste. Le dessin de Mitton n'a pas encore atteint (c'est peu de le dire) la qualité qu'il atteindra dans ses oeuvres ultérieures. Enfin, le tout respire un côté "kitsch" et un humour involontaire salutaire, ce qui évite la note minimale pour cette production commerciale. Je conseille l'achat car, vu que les exemplaires sont devenus presque introuvables, ce serait vraiment de la chance si vous tombez dessus (mais ne payez pas plus de deux euros sinon c'est de l'arnaque). Bonne lecture !