Après avoir lu et apprécié Ring Circus, j'ai tenté cette série en sachant très bien qu'elle était volontairement déjantée.
Dès le début de la lecture, on peut se rendre compte que les auteurs n'ont pas voulu se prendre au sérieux, et l'humour omniprésent est assez performant. Il semble y avoir un fond de scénario qui relie tout ça et qui le rend intéressant. Puis au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire, cela ne fonctionne plus. Les péripéties et les situations rocambolesques s'enchaînent à grande vitesse mais il n'y a plus de fil conducteur, plus rien qui justifie tout ces rebondissements. En fait, dans le dernier tome, ça devient vraiment n'importe quoi et c'est trop.
Pour le dessin, il n'y a rien à redire, le style de Pedrosa est très performant et sert parfaitement le côté « halluciné » de cette série. Contrairement au scénario, il est constant sur la durée.
Finalement le début m'a plu, mais la suite est vraiment très décevante et gâche l'ensemble.
De cette série, on était en droit d'attendre une ambiance angoissante, des frissons, mais en fait on ne trouve rien de cela.
La faute tout d'abord au dessin car il est bon mais beaucoup trop lisse pour donner une atmosphère "flippante", et malgré des couleurs informatiques bien utilisées, il manque quelque chose.
La faute ensuite au scénario qui est beaucoup trop convenu et pas très bien mené. On ne s'attache pas vraiment aux 3 jeunes filles au centre de cette histoire, et l'intrigue perd de l'intérêt.
Déçu, je n'ai pas trouvé ce que j'étais venu chercher.
Cet album est le premier d'une nouvelle collection de chez Soleil. Fusions, c'est son nom, se propose de prendre un scénariste de BD franco-belge et de lui adjoindre un dessinateur d'une autre culture. Dans le cas présent, nous avons d'un côté Ange et de l'autre Dohé qui est apparemment une "star" de la BD coréenne.
Ce qu'on peut dire dans un premier temps, c'est qu'Ange ne s'est pas tiraillé les méninges pour dégoter un scénario. Il a simplement repris les bases de La Geste des Chevaliers Dragons, c'est à dire : un dragon, des morts et un chevalier aux formes très avantageuses et très peu vêtu. Le scénario s'arrête ici, sans apporter de variante ou une petite touche d'originalité...
L'artiste coréen s'est donné un peu plus de mal et nous montre un talent certain. Les personnages et leurs habits (pour peu qu'il y en ait) sont très bien dessinés, les décors sont fouillés et agréables. Les couleurs rendent très bien les ambiances. Par contre, sur certaines planches, les cases s'enchaînent avec des couleurs complètement opposées sans réellement servir le récit, ce qui est un peu déroutant.
Au final, on obtient un ensemble vraiment bancal : un scénario inexistant, un bon travail d'illustration mais qui ne fait pas forcément un bon dessin de BD.
Allez, pour varier, j'ai choisi la lecture de cet album en me promenant tranquillement dans les rayons de mon libraire d'à coté du boulot…La couverture magnifique avec un grain très agréable du cartonnage, la mise en page et le découpage des éléments, le drapé de la robe de Mélina ont su attirer mon attention.
En ouvrant l'album j'ai tout de suite été séduit par les dessins fins, précis et détaillés. Rien n'est oublié, des visages aux décors en passant par les corps et les vêtements, l'auteur a pris son temps.
La mise en couleur sera peut être la plus controversée. Pour ma part, je la trouve très réussie. Avec de jolis dégradés et de belles nuances dans des tons qui renforcent l'ambiance froide et sombre de la ville et de l'histoire.
Le scénario en revanche, c'est là où le bât blesse. Trop classique à mon goût. Une sombre histoire qui rappelle Jack l'éventreur. Un homme pénètre dans les maisons afin d'assassiner à l'aide d'un étrange couteau aussi bien de jeunes hommes que des jeunes femmes. Que cherche-t'il ? Quelles sont ces motivations, pas le vol en tout cas car aucun objet précieux ne disparaît.
Mélina, la jeune, belle et candide héroïne débarque dans cet univers où la femme de son frère vient de subir l'ire du meurtrier. Son frère se retrouve alors confronté à des témoignages douteux (par ailleurs avec des témoins caricaturaux presque risibles) mais est accusé et enfermé en prison. Il risque simplement la guillotine si les chefs d'inculpation étaient retenus.
Mélina fera tout pour disculper son frère en menant l'enquête que les policiers ont bâclée.
La fraîcheur de l'héroïne fait du bien à cette histoire prévue en deux tomes. La maîtrise du scénario par Di Giorgio est palpable et il a un beau talent de conteur. Malheureusement, je le redis, le fond de l'intrigue est trop faible et la forme a beau être fort agréable, cela ne rattrape pas tout.
Puisque c'est prévu en deux tomes, on suivra la fin, mais j'espère fortement que l'auteur a blindé son final sinon Bruxelles Métropole ne restera pas dans les annales…
Je n'ai pas vraiment accroché à cette vision parodique des contes de fées. Sans doute parce qu'il était difficile de me sortir de la tête mes souvenirs de lecture du splendide Garulfo qui, avec les mêmes ingrédients faisait des étincelles.
Peut-être aussi parce que ce dessin tout en volutes m'a paru trop maniéré, et sans doute aussi parce que l'intrigue manque d'un fil conducteur solide, les "chapitres" s'enchaînant un peu au petit bonheur la chance, avec la nécessité un peu artificielle de relancer le suspense toutes les cinq planches avec de mini-enjeux narratifs d'un intérêt très variable. Pour une intrigue qui se réclame du conte, c'est à dire une forme narrative assez simple, on a affaire à un ensemble décidément trop erratique et fourre-tout.
Malgré les avis négatifs que j'avais pu lire sur cette série, je me suis lancé et finalement je rejoins un peu ce que tout le monde à dit.
La trame de fond du scénario est un conflit où les humains se sont incrustés sur une planète E.T., ces derniers n'étant pas vraiment d'accord. La paix aurait apparemment été signée dans un premier temps mais finalement 25 ans plus tard ceci n'a pas l'air d'être le cas mais on ne sait pas ce qui s'est passé entre les deux.
Toute l'intrigue est apparemment positionnée sur le rôle d'un certain Nirta Omirli, exécuté en 2976 par les humains, exécuté par les E.T. en 2999 et qui apparaît de nouveau vivant à la fin du 2ème tome. Ce personnage est vraiment intriguant.
Pour le traitement du scénario, le 1er tome est en effet un peu léger au niveau du fonds et son déroulement est très convenu avec des personnages particulièrement stéréotypés. Le 2ème tome est plus réussi même si Morvan aborde toujours des thèmes qui sont souvent très "dans l'actualité" et qu'il essaye d'y inclure un peu d'humanité.
J'ai trouvé les dessins très moyens, avec un trait épais, les expressions des personnages n'étant pas très bien maîtrisées. Le dessinateur n'a pas fait preuve de beaucoup d'imagination pour les E.T., la plupart étant très ressemblants à ce qui a été fait dans Sillage ...
Une série qui commence difficilement, mais qui pourrait s'avérer intéressante sur la durée. Il faudrait quand même que le prochain tome lance vraiment l'histoire et je pourrai alors peut-être relever ma note.
J'aurais voulu mettre "pas mal" mais je reste à "bof".
Attention, je ne veux surtout pas écrire que cette série est moche -pas du tout-, mais elle ne m'a pas attiré outre mesure.
Pourtant tout y est, ou presque : de l'exotisme bienvenu, l'intervention de légendes asiatiques, des histoires où le suspense n'est pas absent... MAIS il manque -avis perso- ce petit "crochet" qui s'accroche à vous et qui vous dit "reste avec moi".
Les histoires ?... une narration assez linéaire dans une mise en page classique où, parfois, Taymans exprime son savoir-faire graphique dans de grandes cases. Et là, c'est vraiment joli.
"Charlotte"... c'est pas fort connu, c'est vrai.
C'est pourtant une série assez charmante dans son postulat et ses développements, dotée d'un graphisme semi-réaliste vraiment agréable... mais qui ne m'a jamais tenu en haleine.
Dommage, c'était pourtant prometteur.
Voilà un album d'Andreas qui effectivement va nuancer les passions. Ces histoires sont souvent trop courtes. Cependant, je suis plutôt content de ma lecture.
Autant les histoires de Scholz, Goffaux, Cossu, Foerster ont su capter mon intérêt, autant les autres, Bezian et Yann, non. Nous avons donc un ratio de 2/3.
Bezian est extrèmement abscons, je n'y ai rien compris. Peut être le niveau de la lecture demandé était autre que celui avec lequel j'ai abordé cette histoire. Toujours est-il qu'elle m'est passée trois tonnes de kms sous la terre. Yann n'apporte rien de surprenant.
Quant aux autres, les histoires sont d'un bon niveau. Variant les plaisirs et les styles, allant de l'enquête policière au surnaturel complet.
Et une fois encore, avant tout, c'est le dessin d'Andreas qui m'a scotché. Je suis vraiment tombé amoureux de son style aussi varié et efficace que personnel et reconnaissable d'un seul coup d'œil. Un artiste incroyable dans le monde de la BD. On aime ou on n’aime pas, car malgré tout, son trait d'une précision diabolique est tortueux et tourmenté. Il ne pourra donc pas plaire à tout le monde.
Malgré tout, je ne recommanderais pas cet album à l'achat. L'intérêt général n'étant pas suffisant. Ca m'arrache le cœur, mais cet Andreas n'est vraiment pas le meilleur et ne mérite pas forcément votre attention.
Voilà une intro éditeur qui ne donne pas forcément la pleine mesure du contenu de cette BD.
En fait, je ne sais trop que penser de cette BD. Ce qui en soit n'est pas forcement un mauvais jugement.
L'idée de la BD et quelques idées sont sympathiques, amusantes, surprenantes, intéressantes.
Mais en même temps, le traitement ressemble trop à tout le reste de la production Soleil et cela perd de son caractère. Ce n'est donc pas dans le scénario que cela pêche, mais plus dans le traitement graphique qui, s'il est bien maîtrisé et de très bonne facture, manque cruellement de personnalité. Ce dessin à mi chemin entre BD francophone et manga est maintenant un grand classique. De plus, même si cela n'est pas désagréable pour les yeux, les personnages féminins aux attraits indéniables et aux tenues sexy et légères ont aujourd'hui tendance à me rebuter à me faisant penser que tout cela n'est là que
- pour attirer une clientèle jeune, d'adolescents moyens recherchant quelques pages pour leur jouissance
- pour essayer de masquer les défauts de scénarios en détournant notre attention et en l'attirant sur autre chose.
Malheureusement, je ne suis plus adolescent, je suis marié et heureux de l'être.
Malheureusement, je pardonne une BD aux dessins moyens mais au scénario intéressant mais pas l'inverse.
Alors, qu'en est-il vraiment ? Nous rentrons ici a priori dans la première catégorie. En effet, je ne peux décemment pas décrier le scénario, même si celui-ci dans ce premier tome est plutôt conventionnel. Seul l'emploi massif de charmantes demoiselles aux combi moulantes et réalisant des économies sur la quantité de tissu utilisé est à regretter (regarder la couv', il n'y a au moins aucune tromperie quant au contenu…).
Nous assistons donc à la rencontre entre Lilith, une vampire très très vieille épaulée par son compagnon, un jeune garçon et le diable en personne épaulé par son compagnon, une jeune démone.
Le plus gros mystère et la plus grande réussite de ce premier tome ne vient pas de Lilith, ni de son compagnon, ni de la petite démone, mais bien du diable qui ne ressemble vraiment pas, ni physiquement, ni et surtout ni mentalement. La psychologie du diable est bien étrange. Il s'agit indubitablement du point que maintenant je désire le plus comprendre. Il y a bien aussi quelques autres protagonistes sous-jacents qui mettent leur grain de sable dans tous les beaux rouages et même si leur lien semble assez clair avec la reine des enfers, l'histoire attire toute notre attention.
Quant au dessin, il n'y a réellement rien à dire. Clair, joli, bien mis en page avec de beaux découpages et de belles planches, l'auteur maîtrise le sujet et fait preuve d'une élégante imagination visuelle. Malheureusement, l'ensemble comme je l'ai déjà mentionné se fond trop dans la production trop connue des éditions Soleil.
Bref, à lire, sans pour autant s'attendre à une révolution. Les amateurs du genre en revanche seront pleinement satisfaits.
Le graphisme de cette BD détonne vraiment. Très inspiré des clips des Gorillaz, dont on retrouve d'ailleurs certains éléments visuels et narratifs au cours de la BD, il est maîtrisé, fun et très coloré. Ambiance 70s, couleurs flashy, persos cools... L'auteur fait une grande utilisation de l'informatique, des insertions d'images et d'une esthétique de designer de pub ou de pochette de disque. C'est réussi et assez amusant à regarder comme à lire.
Par contre, je ne suis pas convaincu par le scénario. Il présente dans un décor space-opera le road trip de deux loosers un peu shootés qui voyagent dans leur van-spatial pourri pour surfer sur l'onde d'une nova. Ces deux derniers vont jouer le rôle de corniauds car deux escrocs vont leur faire passer la douane en douce avec un oeuf mystérieux. S'ensuit course-poursuite pour récupérer l'oeuf, naufrage sur une planète où les indigènes les prennent pour des dieux, etc. Pas très novateur et pas très passionnant.
Et surtout, ce gros album que forme le tome 1 se termine finalement à la page 36 seulement, laissant ensuite la place à de nombreuses pages d'illustrations, sympas peut-être mais ce ne sont que des illustrations. 36 pages seulement, ça fait mal quand on croit payer une BD complète au prix tout à fait conséquent de 13€.
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Shaolin Moussaka
Après avoir lu et apprécié Ring Circus, j'ai tenté cette série en sachant très bien qu'elle était volontairement déjantée. Dès le début de la lecture, on peut se rendre compte que les auteurs n'ont pas voulu se prendre au sérieux, et l'humour omniprésent est assez performant. Il semble y avoir un fond de scénario qui relie tout ça et qui le rend intéressant. Puis au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire, cela ne fonctionne plus. Les péripéties et les situations rocambolesques s'enchaînent à grande vitesse mais il n'y a plus de fil conducteur, plus rien qui justifie tout ces rebondissements. En fait, dans le dernier tome, ça devient vraiment n'importe quoi et c'est trop. Pour le dessin, il n'y a rien à redire, le style de Pedrosa est très performant et sert parfaitement le côté « halluciné » de cette série. Contrairement au scénario, il est constant sur la durée. Finalement le début m'a plu, mais la suite est vraiment très décevante et gâche l'ensemble.
100 âmes
De cette série, on était en droit d'attendre une ambiance angoissante, des frissons, mais en fait on ne trouve rien de cela. La faute tout d'abord au dessin car il est bon mais beaucoup trop lisse pour donner une atmosphère "flippante", et malgré des couleurs informatiques bien utilisées, il manque quelque chose. La faute ensuite au scénario qui est beaucoup trop convenu et pas très bien mené. On ne s'attache pas vraiment aux 3 jeunes filles au centre de cette histoire, et l'intrigue perd de l'intérêt. Déçu, je n'ai pas trouvé ce que j'étais venu chercher.
Chevaliers dragons
Cet album est le premier d'une nouvelle collection de chez Soleil. Fusions, c'est son nom, se propose de prendre un scénariste de BD franco-belge et de lui adjoindre un dessinateur d'une autre culture. Dans le cas présent, nous avons d'un côté Ange et de l'autre Dohé qui est apparemment une "star" de la BD coréenne. Ce qu'on peut dire dans un premier temps, c'est qu'Ange ne s'est pas tiraillé les méninges pour dégoter un scénario. Il a simplement repris les bases de La Geste des Chevaliers Dragons, c'est à dire : un dragon, des morts et un chevalier aux formes très avantageuses et très peu vêtu. Le scénario s'arrête ici, sans apporter de variante ou une petite touche d'originalité... L'artiste coréen s'est donné un peu plus de mal et nous montre un talent certain. Les personnages et leurs habits (pour peu qu'il y en ait) sont très bien dessinés, les décors sont fouillés et agréables. Les couleurs rendent très bien les ambiances. Par contre, sur certaines planches, les cases s'enchaînent avec des couleurs complètement opposées sans réellement servir le récit, ce qui est un peu déroutant. Au final, on obtient un ensemble vraiment bancal : un scénario inexistant, un bon travail d'illustration mais qui ne fait pas forcément un bon dessin de BD.
Bruxelles Métropole
Allez, pour varier, j'ai choisi la lecture de cet album en me promenant tranquillement dans les rayons de mon libraire d'à coté du boulot…La couverture magnifique avec un grain très agréable du cartonnage, la mise en page et le découpage des éléments, le drapé de la robe de Mélina ont su attirer mon attention. En ouvrant l'album j'ai tout de suite été séduit par les dessins fins, précis et détaillés. Rien n'est oublié, des visages aux décors en passant par les corps et les vêtements, l'auteur a pris son temps. La mise en couleur sera peut être la plus controversée. Pour ma part, je la trouve très réussie. Avec de jolis dégradés et de belles nuances dans des tons qui renforcent l'ambiance froide et sombre de la ville et de l'histoire. Le scénario en revanche, c'est là où le bât blesse. Trop classique à mon goût. Une sombre histoire qui rappelle Jack l'éventreur. Un homme pénètre dans les maisons afin d'assassiner à l'aide d'un étrange couteau aussi bien de jeunes hommes que des jeunes femmes. Que cherche-t'il ? Quelles sont ces motivations, pas le vol en tout cas car aucun objet précieux ne disparaît. Mélina, la jeune, belle et candide héroïne débarque dans cet univers où la femme de son frère vient de subir l'ire du meurtrier. Son frère se retrouve alors confronté à des témoignages douteux (par ailleurs avec des témoins caricaturaux presque risibles) mais est accusé et enfermé en prison. Il risque simplement la guillotine si les chefs d'inculpation étaient retenus. Mélina fera tout pour disculper son frère en menant l'enquête que les policiers ont bâclée. La fraîcheur de l'héroïne fait du bien à cette histoire prévue en deux tomes. La maîtrise du scénario par Di Giorgio est palpable et il a un beau talent de conteur. Malheureusement, je le redis, le fond de l'intrigue est trop faible et la forme a beau être fort agréable, cela ne rattrape pas tout. Puisque c'est prévu en deux tomes, on suivra la fin, mais j'espère fortement que l'auteur a blindé son final sinon Bruxelles Métropole ne restera pas dans les annales…
Il y avait une fois
Je n'ai pas vraiment accroché à cette vision parodique des contes de fées. Sans doute parce qu'il était difficile de me sortir de la tête mes souvenirs de lecture du splendide Garulfo qui, avec les mêmes ingrédients faisait des étincelles. Peut-être aussi parce que ce dessin tout en volutes m'a paru trop maniéré, et sans doute aussi parce que l'intrigue manque d'un fil conducteur solide, les "chapitres" s'enchaînant un peu au petit bonheur la chance, avec la nécessité un peu artificielle de relancer le suspense toutes les cinq planches avec de mini-enjeux narratifs d'un intérêt très variable. Pour une intrigue qui se réclame du conte, c'est à dire une forme narrative assez simple, on a affaire à un ensemble décidément trop erratique et fourre-tout.
Clones en série (Nirta Omirli)
Malgré les avis négatifs que j'avais pu lire sur cette série, je me suis lancé et finalement je rejoins un peu ce que tout le monde à dit. La trame de fond du scénario est un conflit où les humains se sont incrustés sur une planète E.T., ces derniers n'étant pas vraiment d'accord. La paix aurait apparemment été signée dans un premier temps mais finalement 25 ans plus tard ceci n'a pas l'air d'être le cas mais on ne sait pas ce qui s'est passé entre les deux. Toute l'intrigue est apparemment positionnée sur le rôle d'un certain Nirta Omirli, exécuté en 2976 par les humains, exécuté par les E.T. en 2999 et qui apparaît de nouveau vivant à la fin du 2ème tome. Ce personnage est vraiment intriguant. Pour le traitement du scénario, le 1er tome est en effet un peu léger au niveau du fonds et son déroulement est très convenu avec des personnages particulièrement stéréotypés. Le 2ème tome est plus réussi même si Morvan aborde toujours des thèmes qui sont souvent très "dans l'actualité" et qu'il essaye d'y inclure un peu d'humanité. J'ai trouvé les dessins très moyens, avec un trait épais, les expressions des personnages n'étant pas très bien maîtrisées. Le dessinateur n'a pas fait preuve de beaucoup d'imagination pour les E.T., la plupart étant très ressemblants à ce qui a été fait dans Sillage ... Une série qui commence difficilement, mais qui pourrait s'avérer intéressante sur la durée. Il faudrait quand même que le prochain tome lance vraiment l'histoire et je pourrai alors peut-être relever ma note.
Les Aventures de Charlotte
J'aurais voulu mettre "pas mal" mais je reste à "bof". Attention, je ne veux surtout pas écrire que cette série est moche -pas du tout-, mais elle ne m'a pas attiré outre mesure. Pourtant tout y est, ou presque : de l'exotisme bienvenu, l'intervention de légendes asiatiques, des histoires où le suspense n'est pas absent... MAIS il manque -avis perso- ce petit "crochet" qui s'accroche à vous et qui vous dit "reste avec moi". Les histoires ?... une narration assez linéaire dans une mise en page classique où, parfois, Taymans exprime son savoir-faire graphique dans de grandes cases. Et là, c'est vraiment joli. "Charlotte"... c'est pas fort connu, c'est vrai. C'est pourtant une série assez charmante dans son postulat et ses développements, dotée d'un graphisme semi-réaliste vraiment agréable... mais qui ne m'a jamais tenu en haleine. Dommage, c'était pourtant prometteur.
Dérives
Voilà un album d'Andreas qui effectivement va nuancer les passions. Ces histoires sont souvent trop courtes. Cependant, je suis plutôt content de ma lecture. Autant les histoires de Scholz, Goffaux, Cossu, Foerster ont su capter mon intérêt, autant les autres, Bezian et Yann, non. Nous avons donc un ratio de 2/3. Bezian est extrèmement abscons, je n'y ai rien compris. Peut être le niveau de la lecture demandé était autre que celui avec lequel j'ai abordé cette histoire. Toujours est-il qu'elle m'est passée trois tonnes de kms sous la terre. Yann n'apporte rien de surprenant. Quant aux autres, les histoires sont d'un bon niveau. Variant les plaisirs et les styles, allant de l'enquête policière au surnaturel complet. Et une fois encore, avant tout, c'est le dessin d'Andreas qui m'a scotché. Je suis vraiment tombé amoureux de son style aussi varié et efficace que personnel et reconnaissable d'un seul coup d'œil. Un artiste incroyable dans le monde de la BD. On aime ou on n’aime pas, car malgré tout, son trait d'une précision diabolique est tortueux et tourmenté. Il ne pourra donc pas plaire à tout le monde. Malgré tout, je ne recommanderais pas cet album à l'achat. L'intérêt général n'étant pas suffisant. Ca m'arrache le cœur, mais cet Andreas n'est vraiment pas le meilleur et ne mérite pas forcément votre attention.
Le Bleu du Ciel
Voilà une intro éditeur qui ne donne pas forcément la pleine mesure du contenu de cette BD. En fait, je ne sais trop que penser de cette BD. Ce qui en soit n'est pas forcement un mauvais jugement. L'idée de la BD et quelques idées sont sympathiques, amusantes, surprenantes, intéressantes. Mais en même temps, le traitement ressemble trop à tout le reste de la production Soleil et cela perd de son caractère. Ce n'est donc pas dans le scénario que cela pêche, mais plus dans le traitement graphique qui, s'il est bien maîtrisé et de très bonne facture, manque cruellement de personnalité. Ce dessin à mi chemin entre BD francophone et manga est maintenant un grand classique. De plus, même si cela n'est pas désagréable pour les yeux, les personnages féminins aux attraits indéniables et aux tenues sexy et légères ont aujourd'hui tendance à me rebuter à me faisant penser que tout cela n'est là que - pour attirer une clientèle jeune, d'adolescents moyens recherchant quelques pages pour leur jouissance - pour essayer de masquer les défauts de scénarios en détournant notre attention et en l'attirant sur autre chose. Malheureusement, je ne suis plus adolescent, je suis marié et heureux de l'être. Malheureusement, je pardonne une BD aux dessins moyens mais au scénario intéressant mais pas l'inverse. Alors, qu'en est-il vraiment ? Nous rentrons ici a priori dans la première catégorie. En effet, je ne peux décemment pas décrier le scénario, même si celui-ci dans ce premier tome est plutôt conventionnel. Seul l'emploi massif de charmantes demoiselles aux combi moulantes et réalisant des économies sur la quantité de tissu utilisé est à regretter (regarder la couv', il n'y a au moins aucune tromperie quant au contenu…). Nous assistons donc à la rencontre entre Lilith, une vampire très très vieille épaulée par son compagnon, un jeune garçon et le diable en personne épaulé par son compagnon, une jeune démone. Le plus gros mystère et la plus grande réussite de ce premier tome ne vient pas de Lilith, ni de son compagnon, ni de la petite démone, mais bien du diable qui ne ressemble vraiment pas, ni physiquement, ni et surtout ni mentalement. La psychologie du diable est bien étrange. Il s'agit indubitablement du point que maintenant je désire le plus comprendre. Il y a bien aussi quelques autres protagonistes sous-jacents qui mettent leur grain de sable dans tous les beaux rouages et même si leur lien semble assez clair avec la reine des enfers, l'histoire attire toute notre attention. Quant au dessin, il n'y a réellement rien à dire. Clair, joli, bien mis en page avec de beaux découpages et de belles planches, l'auteur maîtrise le sujet et fait preuve d'une élégante imagination visuelle. Malheureusement, l'ensemble comme je l'ai déjà mentionné se fond trop dans la production trop connue des éditions Soleil. Bref, à lire, sans pour autant s'attendre à une révolution. Les amateurs du genre en revanche seront pleinement satisfaits.
Lizard Johnny
Le graphisme de cette BD détonne vraiment. Très inspiré des clips des Gorillaz, dont on retrouve d'ailleurs certains éléments visuels et narratifs au cours de la BD, il est maîtrisé, fun et très coloré. Ambiance 70s, couleurs flashy, persos cools... L'auteur fait une grande utilisation de l'informatique, des insertions d'images et d'une esthétique de designer de pub ou de pochette de disque. C'est réussi et assez amusant à regarder comme à lire. Par contre, je ne suis pas convaincu par le scénario. Il présente dans un décor space-opera le road trip de deux loosers un peu shootés qui voyagent dans leur van-spatial pourri pour surfer sur l'onde d'une nova. Ces deux derniers vont jouer le rôle de corniauds car deux escrocs vont leur faire passer la douane en douce avec un oeuf mystérieux. S'ensuit course-poursuite pour récupérer l'oeuf, naufrage sur une planète où les indigènes les prennent pour des dieux, etc. Pas très novateur et pas très passionnant. Et surtout, ce gros album que forme le tome 1 se termine finalement à la page 36 seulement, laissant ensuite la place à de nombreuses pages d'illustrations, sympas peut-être mais ce ne sont que des illustrations. 36 pages seulement, ça fait mal quand on croit payer une BD complète au prix tout à fait conséquent de 13€.