Note approximative : 1.5/5
J'écoute avec plaisir du Goth Rock et j'aime l'esthétique goth, aussi est-ce avec curiosité et un peu d'espoir que j'ai lu cette BD. Mais j'ai très vite déchanté.
Pour commencer, je trouve le dessin médiocre. C'est du franco-belge à gros nez ultra typique, avec un encrage épais et des détails souvent inexistants. Trop basique, trop commercial. Ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.
Quant aux gags... J'espérais, comme dans la plupart des bonnes séries d'humour, que l'on rigolerait AVEC les goths, et non pas qu'on se moquerait d'eux. A la lecture, j'ai vraiment eu le sentiment que les auteurs se plaçaient en permanence avec un oeil totalement extérieur, se gaussant de "ces adolescents immatures qui ne jurent que par le noir, la poésie sordide et la mélancolie artificielle". J'espérais des gags de gens qui connaîtraient bien le thème abordé, ou qui le regarderaient au moins avec une tendresse amusée. Au lieu de ça, j'ai eu l'impression de voir des adultes réac qui n'y connaissent pas grand chose et se moquerait de jeunes qu'ils ne comprennent pas.
Il en ressort une tonne de clichés, de gags bateaux et répétitifs, de personnages caricaturaux et sans âme.
A mon coeur défendant, je dois avouer m'être surpris à sourire maigrement par-ci par-là tant et si bien que je ne peux pas dire avoir détesté cet album, mais ce n'est pas à mes yeux une BD qui fait honneur à l'humour en général et elle aurait pu tout aussi bien traiter de n'importe quel autre sujet que les goths avec le même résultat.
Bon bah c’est vraiment moyen, comme on pouvait s’y attendre.
Arleston nous déballe ce qu’il a eu la flemme de résumer dans Lanfeust Des Etoiles : la colonisation de Troy. Donc on va se taper une nouvelle série à rallonge (de compet’ quand même, parce que ça fait un bail qu’on attend un second tome, ça sent un peu "Les Feux d’Askell" tout ça).
Sinon ça se lit comme un Lanfeust, la surprise en moins ; un groupe, composé d’un héros, un animal et d’un gros benêt, qui va sauver le monde bla bla bla…
Graphiquement, j’avais déjà une certaine rancœur envers Tota pour avoir sabordé Aquablue, alors forcément je suis réticent. En plus ils prennent un héros féminin et il peut pas s’empêcher de lui faire une tronche plus large que celle d’un troll.
Pas 1 juste parce qu’on retrouve Troy sous un autre angle.
Dans la "production" Corbeyran, il y a du très bon, du bon, du moyen et du mauvais, il en faut pour tous les goûts. Ici, je dirais qu'on entre dans la catégorie du moyen.
J'étais quand même plutôt confiant après le 1er tome. Certes, il ne se passait pas grand chose, mais l'intrigue était bien mise en place et le mystère était bien entretenu. Le monde présenté semblait intéressant, les personnages commençaient à avoir un certain charme.
On avait envie d'en savoir un peu plus, mais finalement le déroulement qui nous est offert dans les 2 tomes suivants est basique et sans saveur. Plus aucune originalité, les albums sont plutôt vides.
On se rattrape avec les dessins qui, dans un style très tranché, comblent les lacunes scénaristiques. Une mention spéciale pour la couverture du tome 3.
Après un début plutôt accrocheur, la suite n'est pas au niveau. Corbeyran est un scénariste de qualité, espérons qu'il se reprenne sur la suite.
C'est un brouillon ou une oeuvre achevée ?? Sérieusement, si le coup de crayon est maîtrisé (on regrettera juste les protubérances mammaires hypertrophiées trop souvent "mises en valeurs" par de fréquentes vues en contre-plongée (cf jaquette du tome 1)), en revanche la mise en page est désastreuse et la narration difficile. Bref une oeuvre un peu lourde à parcourir mais pas complètement ratée d'un point de vue graphique.
En revanche l'histoire... Bah, c'est simple il n'y en a pas, l'auteur invente son quotidien au fur et à mesure. L'oeuvre dans sa globalité n'a pas de cohérence et ne nous raconte rien, se contentant de nous présenter des scènes de baston à peine justifiées et des nibards. Ce manga se découpe en 4 grandes parties, correspondant pour chacune à la découverte d'une nouvelle "amitié" avec un nouveau personnage. Amitié obtenue à coup de poings. Mais il n'y a aucun lien entre ces 4 parties, les nouvelles amies disparaissant du scénario dans les parties suivantes... De la même façon, la fin de l'oeuvre n'en est pas une et n'a donc aucun intérêt.
Bref, passez votre chemin...
Je suis généralement un fervent amateur de ce type de recueils d'histoires courtes, de plus je pense qu'Abuli fait partie des auteurs plutôt doués pour ce type d'exercice. Torpedo démontre parfaitement combien l'auteur est à la fois rôdé, et talentueux pour la chose.
Pourtant ce "Sombres Destins" déçoit, les histoires dont il est ici question sont plus ennuyeuses qu'inquiétantes, plus légèrement tristounettes que profondément noires. Même l'humour très second degré dont Abuli use habituellement brille ici par son absence.
Seule l'histoire du dragon a quelque peu suscité de l'intérêt en moi, pour le reste...
Et ce n'est pas le coup de crayon vif mais souvent approximatif d'Oswal qui suffit à renverser la vapeur. Si ce style est loin d'être désagréable, il manque parfois de clarté, dommage.
Une lecture dont on peut se passer sans regret.
JJJ
L'idée de base est quand même bonne : pour sauver une partie de l'humanité victime d'un terrible virus qui ravage la Terre, un immense vaisseau-cité a été construit. Mais le dernier commandant en date est le chef d'une bande de pirates. Un jour, la fille de l'ancien commandant assassiné arrive à bord....
Et c'est parti pour une histoire de vengeance. Ce que j'aime bien, c'est que l'histoire le scénario -et les autres- partent d'un seul lieu, gigantesque, comme une immense scène de théâtre d'où les acteurs ne savent s'échapper.
Problème : c'est quand même une sorte de fourre-tout ! J'ai ainsi trouvé un mélange d'une sorte de moyen-âge mâtiné d'engins motorisés, de personnages issus de différentes époques. J'aurais préféré une structure plus nette dans les composantes des intervenants ; d'une seule époque, quoi.
L'univers de l'auteur est quand même baroque, et où domine ce que l'on peut appeler "la loi de la jungle" ou "oeil pour oeil, dent pour dent".
Les histoires sont dynamiques, oui, le graphisme réaliste assez attirant, oui... MAIS j'ai l'impression d'un tas d'idées balancées dans un cocktail assez fade et où tous les ingrédients tentent de tirer la couverture à soi ; ce sans qu'aucun parfum général ne donne vraiment l'envie de le goûter.
Dommage. Ca aurait pu être vraiment bien.
Le déclic ?... les (més)aventures d'une femme, une bourgeoise, assez séduisante. Problème avec cette femme : lorsqu'un personnage s'amuse à tourner le bouton d'une petite boîte, elle se livre -la femme, pas la boîte !- à tous les mecs qu'elle rencontre.
C'est tout ?... c'est tout !...
C'est vrai que le scénario (?) tient sur un confetti. Heureusement, le dessin de Manara rachète le tout. Une vraie patte, cet auteur ; qui y va d'un trait sensuel, caressant, réaliste.
Tout ça pour quoi ?... ben je me le demande encore...
C'est vrai qu'en 1983 il fallait oser. La BD érotique était plutôt confinée dans un genre tout à fait à part ; le plus souvent sous forme de "petits formats". Je me souviens de "Fulvia" et autres héroïnes déshabillées; mais tout cela était encore bien sage.
Manara, lui, développe par son trait des fantasmes troublants, n'a pas de retenue, expose la féminité intime aux regards.
Très gros succès, si je m'en souviens bien, qui a catapulté Manara en tant que maître de la BD érotique.
Mais pour ce qui est de cette série, elle ne me tire plus qu'un léger bâillement d'ennui. Vraiment osée pour l'époque elle a, je trouve, un peu trop mal vieilli ; mais reste comme le témoignage d'un moment où ce style confidentiel a eu droit de cité parmi le lectorat.
Mais, sincèrement, une fois l'effet de surprise passé, les déboires de la dadame se sont vite estompés dans un pan de ma mémoire.
Je vais être moins lapidaire que chris.24, même si mon avis va le rejoindre en substance. J'avais été charmé par le talent de John Vink pour sa série Le Moine fou. J'étais curieux de voir ce qu'il pourrait faire avec un cadre contemporain et des personnages semblent-ils européens. Eh bien la réponse est : pas grand-chose !
L'histoire est bien indigente, les personnages sans aucun charisme, et l'on s'ennuie très vite. Avec une atmosphère de mystère, il faut un minimum d'histoire. Là, rien de rien. Restent les dessins, fort sympathiques, mais curieusement moins réussis que dans sa série vedette...
Vraiment dommage, car avec une bonne histoire, ça aurait pu être intéressant...
Je n'aime pas beaucoup ce manga. Les seules choses que j'aime c'est les personnages d'Eve, Kyoko et Saya (D'ailleurs, j'aime beaucoup lorsqu'on conte son histoire. C'est la meilleure partie du manga), qui sont les seuls que j'aime.
*SPOILER*
Les dessins sont bien, mais le problème est le scénario qui semble être du sous-"Kenshin" : Héros qui passait son temps à tuer avant qu'une rencontre vienne changer tout, la fille qu'il aime meurt, l'ennemi principal vient du passé, etc. C'est rempli de trucs qu'on a vu 10 fois !
*FIN SPOILER*
Et je déteste Rinslet Walker. Quelle tête à claque ! J'ai envie de la frapper.
Steve Niles et Scott Hampton, un duo prometteur... qui en l'occurrence déçoit.
Scénariste aimant conter histoires de zombies et bizarreries occultes, Niles développe l'intrigue de son Batman sur les bases qu'il affectionne. Que cette BD soit truffée d'éléments bancals, empreinte d'un délire mystique décrit avec un peu trop de lourdeur et remplie d'idées farfelues... sont autant de défauts sur lesquels on peut être indulgent quand l'histoire tient la route. Or pour moi ce n'est pas le cas. J'ai trouvé ce récit compliqué, parfois incohérent et pour tout dire assez peu intéressant. Et ce n'est pas l'apparition de Deadman, un troisième couteau exhumé à l'occasion, qui va porter de l'intérêt à l'histoire. Ni Batman apparaissant en vol affublé d'un réacteur dans le dos, dans une scène aussi mémorable que ridicule.
Les dessins de Hampton, il n'y a rien à en dire, c'est du bon. Même si son style est assez statique.
Une aventure de Batman qui ne restera pas dans les mémoires.
Quand à lire une BD de Niles, il vaut mieux lire Criminal Macabre, plus décomplexée, plus amusante, plus divertissante que ce Batman.
JJJ
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Gothic Girl
Note approximative : 1.5/5 J'écoute avec plaisir du Goth Rock et j'aime l'esthétique goth, aussi est-ce avec curiosité et un peu d'espoir que j'ai lu cette BD. Mais j'ai très vite déchanté. Pour commencer, je trouve le dessin médiocre. C'est du franco-belge à gros nez ultra typique, avec un encrage épais et des détails souvent inexistants. Trop basique, trop commercial. Ce n'est vraiment pas ma tasse de thé. Quant aux gags... J'espérais, comme dans la plupart des bonnes séries d'humour, que l'on rigolerait AVEC les goths, et non pas qu'on se moquerait d'eux. A la lecture, j'ai vraiment eu le sentiment que les auteurs se plaçaient en permanence avec un oeil totalement extérieur, se gaussant de "ces adolescents immatures qui ne jurent que par le noir, la poésie sordide et la mélancolie artificielle". J'espérais des gags de gens qui connaîtraient bien le thème abordé, ou qui le regarderaient au moins avec une tendresse amusée. Au lieu de ça, j'ai eu l'impression de voir des adultes réac qui n'y connaissent pas grand chose et se moquerait de jeunes qu'ils ne comprennent pas. Il en ressort une tonne de clichés, de gags bateaux et répétitifs, de personnages caricaturaux et sans âme. A mon coeur défendant, je dois avouer m'être surpris à sourire maigrement par-ci par-là tant et si bien que je ne peux pas dire avoir détesté cet album, mais ce n'est pas à mes yeux une BD qui fait honneur à l'humour en général et elle aurait pu tout aussi bien traiter de n'importe quel autre sujet que les goths avec le même résultat.
Les Conquérants de Troy
Bon bah c’est vraiment moyen, comme on pouvait s’y attendre. Arleston nous déballe ce qu’il a eu la flemme de résumer dans Lanfeust Des Etoiles : la colonisation de Troy. Donc on va se taper une nouvelle série à rallonge (de compet’ quand même, parce que ça fait un bail qu’on attend un second tome, ça sent un peu "Les Feux d’Askell" tout ça). Sinon ça se lit comme un Lanfeust, la surprise en moins ; un groupe, composé d’un héros, un animal et d’un gros benêt, qui va sauver le monde bla bla bla… Graphiquement, j’avais déjà une certaine rancœur envers Tota pour avoir sabordé Aquablue, alors forcément je suis réticent. En plus ils prennent un héros féminin et il peut pas s’empêcher de lui faire une tronche plus large que celle d’un troll. Pas 1 juste parce qu’on retrouve Troy sous un autre angle.
Archipel
Dans la "production" Corbeyran, il y a du très bon, du bon, du moyen et du mauvais, il en faut pour tous les goûts. Ici, je dirais qu'on entre dans la catégorie du moyen. J'étais quand même plutôt confiant après le 1er tome. Certes, il ne se passait pas grand chose, mais l'intrigue était bien mise en place et le mystère était bien entretenu. Le monde présenté semblait intéressant, les personnages commençaient à avoir un certain charme. On avait envie d'en savoir un peu plus, mais finalement le déroulement qui nous est offert dans les 2 tomes suivants est basique et sans saveur. Plus aucune originalité, les albums sont plutôt vides. On se rattrape avec les dessins qui, dans un style très tranché, comblent les lacunes scénaristiques. Une mention spéciale pour la couverture du tome 3. Après un début plutôt accrocheur, la suite n'est pas au niveau. Corbeyran est un scénariste de qualité, espérons qu'il se reprenne sur la suite.
Peridot
C'est un brouillon ou une oeuvre achevée ?? Sérieusement, si le coup de crayon est maîtrisé (on regrettera juste les protubérances mammaires hypertrophiées trop souvent "mises en valeurs" par de fréquentes vues en contre-plongée (cf jaquette du tome 1)), en revanche la mise en page est désastreuse et la narration difficile. Bref une oeuvre un peu lourde à parcourir mais pas complètement ratée d'un point de vue graphique. En revanche l'histoire... Bah, c'est simple il n'y en a pas, l'auteur invente son quotidien au fur et à mesure. L'oeuvre dans sa globalité n'a pas de cohérence et ne nous raconte rien, se contentant de nous présenter des scènes de baston à peine justifiées et des nibards. Ce manga se découpe en 4 grandes parties, correspondant pour chacune à la découverte d'une nouvelle "amitié" avec un nouveau personnage. Amitié obtenue à coup de poings. Mais il n'y a aucun lien entre ces 4 parties, les nouvelles amies disparaissant du scénario dans les parties suivantes... De la même façon, la fin de l'oeuvre n'en est pas une et n'a donc aucun intérêt. Bref, passez votre chemin...
Sombres Destins
Je suis généralement un fervent amateur de ce type de recueils d'histoires courtes, de plus je pense qu'Abuli fait partie des auteurs plutôt doués pour ce type d'exercice. Torpedo démontre parfaitement combien l'auteur est à la fois rôdé, et talentueux pour la chose. Pourtant ce "Sombres Destins" déçoit, les histoires dont il est ici question sont plus ennuyeuses qu'inquiétantes, plus légèrement tristounettes que profondément noires. Même l'humour très second degré dont Abuli use habituellement brille ici par son absence. Seule l'histoire du dragon a quelque peu suscité de l'intérêt en moi, pour le reste... Et ce n'est pas le coup de crayon vif mais souvent approximatif d'Oswal qui suffit à renverser la vapeur. Si ce style est loin d'être désagréable, il manque parfois de clarté, dommage. Une lecture dont on peut se passer sans regret. JJJ
Hispañola
L'idée de base est quand même bonne : pour sauver une partie de l'humanité victime d'un terrible virus qui ravage la Terre, un immense vaisseau-cité a été construit. Mais le dernier commandant en date est le chef d'une bande de pirates. Un jour, la fille de l'ancien commandant assassiné arrive à bord.... Et c'est parti pour une histoire de vengeance. Ce que j'aime bien, c'est que l'histoire le scénario -et les autres- partent d'un seul lieu, gigantesque, comme une immense scène de théâtre d'où les acteurs ne savent s'échapper. Problème : c'est quand même une sorte de fourre-tout ! J'ai ainsi trouvé un mélange d'une sorte de moyen-âge mâtiné d'engins motorisés, de personnages issus de différentes époques. J'aurais préféré une structure plus nette dans les composantes des intervenants ; d'une seule époque, quoi. L'univers de l'auteur est quand même baroque, et où domine ce que l'on peut appeler "la loi de la jungle" ou "oeil pour oeil, dent pour dent". Les histoires sont dynamiques, oui, le graphisme réaliste assez attirant, oui... MAIS j'ai l'impression d'un tas d'idées balancées dans un cocktail assez fade et où tous les ingrédients tentent de tirer la couverture à soi ; ce sans qu'aucun parfum général ne donne vraiment l'envie de le goûter. Dommage. Ca aurait pu être vraiment bien.
Le Déclic
Le déclic ?... les (més)aventures d'une femme, une bourgeoise, assez séduisante. Problème avec cette femme : lorsqu'un personnage s'amuse à tourner le bouton d'une petite boîte, elle se livre -la femme, pas la boîte !- à tous les mecs qu'elle rencontre. C'est tout ?... c'est tout !... C'est vrai que le scénario (?) tient sur un confetti. Heureusement, le dessin de Manara rachète le tout. Une vraie patte, cet auteur ; qui y va d'un trait sensuel, caressant, réaliste. Tout ça pour quoi ?... ben je me le demande encore... C'est vrai qu'en 1983 il fallait oser. La BD érotique était plutôt confinée dans un genre tout à fait à part ; le plus souvent sous forme de "petits formats". Je me souviens de "Fulvia" et autres héroïnes déshabillées; mais tout cela était encore bien sage. Manara, lui, développe par son trait des fantasmes troublants, n'a pas de retenue, expose la féminité intime aux regards. Très gros succès, si je m'en souviens bien, qui a catapulté Manara en tant que maître de la BD érotique. Mais pour ce qui est de cette série, elle ne me tire plus qu'un léger bâillement d'ennui. Vraiment osée pour l'époque elle a, je trouve, un peu trop mal vieilli ; mais reste comme le témoignage d'un moment où ce style confidentiel a eu droit de cité parmi le lectorat. Mais, sincèrement, une fois l'effet de surprise passé, les déboires de la dadame se sont vite estompés dans un pan de ma mémoire.
Une luciole dans la ville
Je vais être moins lapidaire que chris.24, même si mon avis va le rejoindre en substance. J'avais été charmé par le talent de John Vink pour sa série Le Moine fou. J'étais curieux de voir ce qu'il pourrait faire avec un cadre contemporain et des personnages semblent-ils européens. Eh bien la réponse est : pas grand-chose ! L'histoire est bien indigente, les personnages sans aucun charisme, et l'on s'ennuie très vite. Avec une atmosphère de mystère, il faut un minimum d'histoire. Là, rien de rien. Restent les dessins, fort sympathiques, mais curieusement moins réussis que dans sa série vedette... Vraiment dommage, car avec une bonne histoire, ça aurait pu être intéressant...
Black Cat
Je n'aime pas beaucoup ce manga. Les seules choses que j'aime c'est les personnages d'Eve, Kyoko et Saya (D'ailleurs, j'aime beaucoup lorsqu'on conte son histoire. C'est la meilleure partie du manga), qui sont les seuls que j'aime. *SPOILER* Les dessins sont bien, mais le problème est le scénario qui semble être du sous-"Kenshin" : Héros qui passait son temps à tuer avant qu'une rencontre vienne changer tout, la fille qu'il aime meurt, l'ennemi principal vient du passé, etc. C'est rempli de trucs qu'on a vu 10 fois ! *FIN SPOILER* Et je déteste Rinslet Walker. Quelle tête à claque ! J'ai envie de la frapper.
Batman - Gotham county line
Steve Niles et Scott Hampton, un duo prometteur... qui en l'occurrence déçoit. Scénariste aimant conter histoires de zombies et bizarreries occultes, Niles développe l'intrigue de son Batman sur les bases qu'il affectionne. Que cette BD soit truffée d'éléments bancals, empreinte d'un délire mystique décrit avec un peu trop de lourdeur et remplie d'idées farfelues... sont autant de défauts sur lesquels on peut être indulgent quand l'histoire tient la route. Or pour moi ce n'est pas le cas. J'ai trouvé ce récit compliqué, parfois incohérent et pour tout dire assez peu intéressant. Et ce n'est pas l'apparition de Deadman, un troisième couteau exhumé à l'occasion, qui va porter de l'intérêt à l'histoire. Ni Batman apparaissant en vol affublé d'un réacteur dans le dos, dans une scène aussi mémorable que ridicule. Les dessins de Hampton, il n'y a rien à en dire, c'est du bon. Même si son style est assez statique. Une aventure de Batman qui ne restera pas dans les mémoires. Quand à lire une BD de Niles, il vaut mieux lire Criminal Macabre, plus décomplexée, plus amusante, plus divertissante que ce Batman. JJJ