"Prince Lao" vise un public jeune.
Son seul atout est de mettre un certains nombre de valeurs en avant, telles que l’entraide, le courage, le respect envers les animaux, etc. Malgré cette intention louable, cette bd peine à m’intéresser. Le scénario manque de relief et surtout d’originalité : un orphelin qui vit et peut dialoguer avec des animaux sauvages, ça ne vous rappelle rien ? Certes, l'auteur situe leur récit dans la chaîne himalayenne avec un yéti en guise de nounours protecteur. Je sais que je ne fais pas partie du public visé mais quand même. On est bien loin du génial Gully ou encore de Hugo... des séries jeunesses plus toutes jeunes, certes, mais avec un scénario autrement plus intéressant ! Côté dessin, c’est correct. L’encrage est soigné mais on dirait que Philippe Gauckler a quelques soucis à dessiner les compagnons animaliers de Lao (vue de profil de l’oiseau, jamais de face ou de trois quart par exemple).
Bref, ce fut une lecture assez moyenne qui ne m’incitera pas à lire la suite.
Dubitatif je suis...
L'auteur a ici décidé de se moquer du bébé. Tant mieux MAIS : j'ai eu affaire à une sorte de non-sens de la réalité avec des dialogues décalés, des personnages dont l'apparence se modifie quasi tout le temps, des sortes de commentaires "hors champ".. BREF un univers personnel, vraiment hors catégorie qui joue constamment sur une sorte de distorsion générale du postulat et de ses développements.
Le dessin ?... j'aime pas trop bien que Goossens joue d'un graphisme qui "plante" bien ses personnages.
Dubitatif je reste.
Qu'aurait fait Gotlib avec un tel postulat ?... Y penser me fait marrer !...
Mais Goossens n'est pas Gotlib. Ce qui aurait pu être une farce "hénaurme" n'a provoqué en moi qu'une véritable incompréhension. Désolé, mais je ne "marche" pas. Et c'est plutôt rare.
Une BD atypique qui m'a laissé de marbre....
Quelques belles cases avec de belles couleurs, mais aussi des textures informatiques du plus mauvais goût (vêtements quadrillés...)
Le dessin m'a fait penser à South Park. Sur papier, ça ne passe pas aussi bien.
La raison me semble être le scénario : je n'ai pas compris où voulait en venir l'auteur.
C'est fouillis, sans tête ni queue.
Pour se démarquer graphiquement il aurait fallu un scénario béton, ce qui n'est pas le cas pour moi.
Il fallait s’y attendre. 9 ans après la vague « football », voici celle du rugby en BD.
Les séries se multiplient, et chacun donne son point de vue sur le phénomène. Pour ma part je ne suis pas vraiment un amateur du ballon ovale, et je me méfie beaucoup des séries d’humour. Pourtant le nom de Palluku avait de quoi attirer l’œil. Son Missy, publié chez La Boîte à Bulles avait été remarquable, graphiquement parlant, j’étais curieux de voir ce qu’il ferait dans le domaine de l’humour.
Eh bien c’est assez décevant. Son trait est moins fin, on pourrait même dire qu’il est grossier. Ok, c’est dans une veine humoristique, mais c’est quand même décevant. Quant au scénario, au bout d’un album il tourne déjà en rond. Troisième mi-temps, coups sur la tête de turc (qui me ressemble beaucoup, argh !).
Le rugby n’est pas qu’un sport de bourrins, mais cette BD n’aide pas à changer cette image… Ca sent l’œuvre de commande…
Old Boy, ou l'histoire d'un homme séquestré pendant plusieurs années pour on ne sait quelle raison (et lui non plus). Pendant huit tomes, il va essayer de remonter le temps et d'affronter son geôlier. S'ensuit alors un jeu du chat et de la souris, où le chat est connu de la souris, mais ne veut rien lui dire et papote avec lui jusqu'à ce qu'il trouve. Un peu invraisemblable (mais pourquoi pas), plutôt longuet par moment, et le "héros" est une vraie tête à claques.
Force est de constater que le film coréen qui a été tiré du manga japonais lui est nettement supérieur (notamment grâce à des changements bienvenus dans l'histoire).
C'est du Vuillemin, crade, gore. Comme dirait un autre post : Ca chie, ça s'encule, ça pète, ça dégueule. Mais certaines blagues m'ont vraiment fait rire même si elles ne sont pas toutes vraiment excellentes. Acheter un recueil de temps en temps, pourquoi pas. C'est selon l'humeur mais ce n'est pas une BD culte... loin de là.
Bref, tous les goûts sont dans la nature !!
Crisse a mis en « stand-by » le tome 4 d’Atalante pour réaliser le 1er album de cette série, et quand on voit le résultat graphique (et qu’on apprécie son travail), on se dit qu’on ne peut pas être déçu. Mais …
On retrouve ici tout ce qui fait son dessin : des personnages tout en rondeur, aux formes exagérées et très expressifs. Les dieux égyptiens qu’il a réalisés sont également très réussis. Mais ce qui apporte à la qualité graphique, c’est la mise en couleur de Besson qui donne du volume aux rondeurs de Crisse. Ceci pourra choquer et les couleurs pourront sembler un peu trop éclatantes, mais je trouve le résultat très réussi.
Mais à part ça, il n’y a pas grand-chose à retenir de cet album. Il y a une petite intrigue sur fonds d’Egypte des Pharaons, un peu d’humour et le tout se termine très vite. De plus, le personnage d’Ishanti semble complètement anecdotique dans le déroulement de l’histoire.
Je mets 2 car j’ai apprécié la qualité graphique, mais c’est tout.
J'ai aimé plusieurs choses dans cet album.
D'abord, l'originalité du graphisme, qui mélange les styles et les techniques pour un rendu assez particulier. Il y a de la maîtrise derrière cela. Mais ce n'est pas néanmoins un graphisme qui me séduit vraiment.
Ensuite, l'ambiance Afrique exilée en Europe. L'auteur est manifestement d'origine africaine ou connaît bien son sujet ; on sent dans ses textes la façon de parler et de penser d'Afrique noire telle que je la connais. On sent l'homme déraciné. On sent surtout le désespoir qui le gagne car, loin de ses racines, il a l'impression d'être "déjà mort", que sa famille l'oublie, que sa femme lointaine n'a plus besoin de lui comme un mari mais comme un apport d'argent, qu'il n'est plus rien et est condamné à s'effacer dans une Europe trop froide et grise pour lui.
Hélas, malgré ces bonnes impressions qui ressortent, je n'ai vraiment pas pris de plaisir à lire cet album. Trop décousue, la narration est franchement confuse. Il faut arracher des bribes de compréhension par-ci par-là, tenter de se forger une hypothèse de ce qui est raconté là, de qui peut bien parler parfois, de savoir si la mort dont parle le narrateur est à prendre au propre ou au figuré. Je n'aime pas ce type de récit fermé sur lui-même et que le lecteur doit tenter de décrypter sans jamais savoir s'il a bien su capter le message.
C'est noir, c'est désespéré, ce qui n'est déjà pas ma tasse de thé, mais en plus la narration est trop particulière, peut-être trop expérimentale mais en tout cas trop confuse pour moi.
Il m'a fallu deux lectures pour bien comprendre cette petite BD car sa narration est d'une confusion assez impressionnante.
Récit très haché, beaucoup d'éléments perturbateurs dans chaque case, dialogues inutiles de figurants en arrière plan, dessin obscur qui ne permet pas de bien reconnaître tous les personnages, ce n'est qu'à la toute fin de l'album que j'ai fini par bien comprendre de quoi il était question depuis le début. Je l'ai donc relu aussitôt et, comprenant cette fois comment séparer le bon grain de l'ivraie, j'ai vraiment pu constater à quel point les auteurs semblent tout faire pour perdre le lecteur. Et je n'aime pas ça : est-ce fait exprès ? Si oui, je trouve ça tout simplement nul.
Ce que je retiens de cet album, c'est un dessin que je n'aime pas, un récit quasiment incompréhensible en première lecture et, en seconde lecture, une histoire qui s'achève sans avoir vraiment pu montrer son potentiel. Dommage car l'idée du scénario et l'ambiance argentine ne sont pas mauvaises au demeurant.
Première vraie déception pour moi à la lecture d'un album du nouveau Futuropolis : je me suis ennuyé en lisant cette BD.
Le dessin de Masson est sympathique même s'il ne m'est pas apparu toujours très clair. J'ai eu du mal à observer les traits de certains personnages en début d'album notamment. Et je ne suis pas tellement fan des décors trop souvent vides. Mais c'est un dessin dynamique, au trait maîtrisé et assez plaisant à lire.
Le scénario derrière aurait pu être sympathique, la rencontre entre un serial-baiseur (un vrai connard en vérité) et une jolie crédule adepte de fengshui et de macrobiotique. Mais j'ai trouvé que tout cela manquait singulièrement de piment et à vrai dire d'intérêt.
J'ai suivi leur relation amoureuse sans passion ni vraiment d'amusement.
Tout d'abord, après le début purement sexuel de leur relation, j'ai eu du mal à comprendre comment leur couple pouvait tenir. De voir ce dragueur invétéré jouer soudain les amoureux pas transi mais au moins fidèle sur la longueur ne m'a pas paru crédible, surtout quand on voit comment il se fout discrètement d'elle et de sa façon de penser. Qu'est-ce qui les rapproche ? Comment croire qu'ils puissent s'aimer ?
Puis ces nombreux passages sur la façon de vivre de Peggy, ses conférences, sa crédulité, ses gourous de salon, j'ai trouvé que cela n'apportait pas suffisamment au récit pour être à ce point là abordé.
J'ai lu cette BD comme j'aurais regardé un de ces caricaturaux "films français chiants" qui parlent d'une relation entre un homme et une femme qui ne s'aiment pas vraiment, qui se font du mal, on ne sait pas pourquoi ils sont ensemble, ils s'ennuient souvent, ennuient souvent le lecteur/spectateur.
Bref, bien que ce soit assez bien raconté, j'ai trouvé que le récit tirait en longueur et n'apportait pas suffisamment de contenu pour être vraiment intéressant.
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Prince Lao
"Prince Lao" vise un public jeune. Son seul atout est de mettre un certains nombre de valeurs en avant, telles que l’entraide, le courage, le respect envers les animaux, etc. Malgré cette intention louable, cette bd peine à m’intéresser. Le scénario manque de relief et surtout d’originalité : un orphelin qui vit et peut dialoguer avec des animaux sauvages, ça ne vous rappelle rien ? Certes, l'auteur situe leur récit dans la chaîne himalayenne avec un yéti en guise de nounours protecteur. Je sais que je ne fais pas partie du public visé mais quand même. On est bien loin du génial Gully ou encore de Hugo... des séries jeunesses plus toutes jeunes, certes, mais avec un scénario autrement plus intéressant ! Côté dessin, c’est correct. L’encrage est soigné mais on dirait que Philippe Gauckler a quelques soucis à dessiner les compagnons animaliers de Lao (vue de profil de l’oiseau, jamais de face ou de trois quart par exemple). Bref, ce fut une lecture assez moyenne qui ne m’incitera pas à lire la suite.
L'Encyclopédie des Bébés
Dubitatif je suis... L'auteur a ici décidé de se moquer du bébé. Tant mieux MAIS : j'ai eu affaire à une sorte de non-sens de la réalité avec des dialogues décalés, des personnages dont l'apparence se modifie quasi tout le temps, des sortes de commentaires "hors champ".. BREF un univers personnel, vraiment hors catégorie qui joue constamment sur une sorte de distorsion générale du postulat et de ses développements. Le dessin ?... j'aime pas trop bien que Goossens joue d'un graphisme qui "plante" bien ses personnages. Dubitatif je reste. Qu'aurait fait Gotlib avec un tel postulat ?... Y penser me fait marrer !... Mais Goossens n'est pas Gotlib. Ce qui aurait pu être une farce "hénaurme" n'a provoqué en moi qu'une véritable incompréhension. Désolé, mais je ne "marche" pas. Et c'est plutôt rare.
Jazz Club
Une BD atypique qui m'a laissé de marbre.... Quelques belles cases avec de belles couleurs, mais aussi des textures informatiques du plus mauvais goût (vêtements quadrillés...) Le dessin m'a fait penser à South Park. Sur papier, ça ne passe pas aussi bien. La raison me semble être le scénario : je n'ai pas compris où voulait en venir l'auteur. C'est fouillis, sans tête ni queue. Pour se démarquer graphiquement il aurait fallu un scénario béton, ce qui n'est pas le cas pour moi.
Rugbill
Il fallait s’y attendre. 9 ans après la vague « football », voici celle du rugby en BD. Les séries se multiplient, et chacun donne son point de vue sur le phénomène. Pour ma part je ne suis pas vraiment un amateur du ballon ovale, et je me méfie beaucoup des séries d’humour. Pourtant le nom de Palluku avait de quoi attirer l’œil. Son Missy, publié chez La Boîte à Bulles avait été remarquable, graphiquement parlant, j’étais curieux de voir ce qu’il ferait dans le domaine de l’humour. Eh bien c’est assez décevant. Son trait est moins fin, on pourrait même dire qu’il est grossier. Ok, c’est dans une veine humoristique, mais c’est quand même décevant. Quant au scénario, au bout d’un album il tourne déjà en rond. Troisième mi-temps, coups sur la tête de turc (qui me ressemble beaucoup, argh !). Le rugby n’est pas qu’un sport de bourrins, mais cette BD n’aide pas à changer cette image… Ca sent l’œuvre de commande…
Old Boy
Old Boy, ou l'histoire d'un homme séquestré pendant plusieurs années pour on ne sait quelle raison (et lui non plus). Pendant huit tomes, il va essayer de remonter le temps et d'affronter son geôlier. S'ensuit alors un jeu du chat et de la souris, où le chat est connu de la souris, mais ne veut rien lui dire et papote avec lui jusqu'à ce qu'il trouve. Un peu invraisemblable (mais pourquoi pas), plutôt longuet par moment, et le "héros" est une vraie tête à claques. Force est de constater que le film coréen qui a été tiré du manga japonais lui est nettement supérieur (notamment grâce à des changements bienvenus dans l'histoire).
Les Sales Blagues de l'Echo
C'est du Vuillemin, crade, gore. Comme dirait un autre post : Ca chie, ça s'encule, ça pète, ça dégueule. Mais certaines blagues m'ont vraiment fait rire même si elles ne sont pas toutes vraiment excellentes. Acheter un recueil de temps en temps, pourquoi pas. C'est selon l'humeur mais ce n'est pas une BD culte... loin de là. Bref, tous les goûts sont dans la nature !!
Ishanti Danseuse sacrée
Crisse a mis en « stand-by » le tome 4 d’Atalante pour réaliser le 1er album de cette série, et quand on voit le résultat graphique (et qu’on apprécie son travail), on se dit qu’on ne peut pas être déçu. Mais … On retrouve ici tout ce qui fait son dessin : des personnages tout en rondeur, aux formes exagérées et très expressifs. Les dieux égyptiens qu’il a réalisés sont également très réussis. Mais ce qui apporte à la qualité graphique, c’est la mise en couleur de Besson qui donne du volume aux rondeurs de Crisse. Ceci pourra choquer et les couleurs pourront sembler un peu trop éclatantes, mais je trouve le résultat très réussi. Mais à part ça, il n’y a pas grand-chose à retenir de cet album. Il y a une petite intrigue sur fonds d’Egypte des Pharaons, un peu d’humour et le tout se termine très vite. De plus, le personnage d’Ishanti semble complètement anecdotique dans le déroulement de l’histoire. Je mets 2 car j’ai apprécié la qualité graphique, mais c’est tout.
Dyaa
J'ai aimé plusieurs choses dans cet album. D'abord, l'originalité du graphisme, qui mélange les styles et les techniques pour un rendu assez particulier. Il y a de la maîtrise derrière cela. Mais ce n'est pas néanmoins un graphisme qui me séduit vraiment. Ensuite, l'ambiance Afrique exilée en Europe. L'auteur est manifestement d'origine africaine ou connaît bien son sujet ; on sent dans ses textes la façon de parler et de penser d'Afrique noire telle que je la connais. On sent l'homme déraciné. On sent surtout le désespoir qui le gagne car, loin de ses racines, il a l'impression d'être "déjà mort", que sa famille l'oublie, que sa femme lointaine n'a plus besoin de lui comme un mari mais comme un apport d'argent, qu'il n'est plus rien et est condamné à s'effacer dans une Europe trop froide et grise pour lui. Hélas, malgré ces bonnes impressions qui ressortent, je n'ai vraiment pas pris de plaisir à lire cet album. Trop décousue, la narration est franchement confuse. Il faut arracher des bribes de compréhension par-ci par-là, tenter de se forger une hypothèse de ce qui est raconté là, de qui peut bien parler parfois, de savoir si la mort dont parle le narrateur est à prendre au propre ou au figuré. Je n'aime pas ce type de récit fermé sur lui-même et que le lecteur doit tenter de décrypter sans jamais savoir s'il a bien su capter le message. C'est noir, c'est désespéré, ce qui n'est déjà pas ma tasse de thé, mais en plus la narration est trop particulière, peut-être trop expérimentale mais en tout cas trop confuse pour moi.
Automne et printemps
Il m'a fallu deux lectures pour bien comprendre cette petite BD car sa narration est d'une confusion assez impressionnante. Récit très haché, beaucoup d'éléments perturbateurs dans chaque case, dialogues inutiles de figurants en arrière plan, dessin obscur qui ne permet pas de bien reconnaître tous les personnages, ce n'est qu'à la toute fin de l'album que j'ai fini par bien comprendre de quoi il était question depuis le début. Je l'ai donc relu aussitôt et, comprenant cette fois comment séparer le bon grain de l'ivraie, j'ai vraiment pu constater à quel point les auteurs semblent tout faire pour perdre le lecteur. Et je n'aime pas ça : est-ce fait exprès ? Si oui, je trouve ça tout simplement nul. Ce que je retiens de cet album, c'est un dessin que je n'aime pas, un récit quasiment incompréhensible en première lecture et, en seconde lecture, une histoire qui s'achève sans avoir vraiment pu montrer son potentiel. Dommage car l'idée du scénario et l'ambiance argentine ne sont pas mauvaises au demeurant.
Les Boules Vitales
Première vraie déception pour moi à la lecture d'un album du nouveau Futuropolis : je me suis ennuyé en lisant cette BD. Le dessin de Masson est sympathique même s'il ne m'est pas apparu toujours très clair. J'ai eu du mal à observer les traits de certains personnages en début d'album notamment. Et je ne suis pas tellement fan des décors trop souvent vides. Mais c'est un dessin dynamique, au trait maîtrisé et assez plaisant à lire. Le scénario derrière aurait pu être sympathique, la rencontre entre un serial-baiseur (un vrai connard en vérité) et une jolie crédule adepte de fengshui et de macrobiotique. Mais j'ai trouvé que tout cela manquait singulièrement de piment et à vrai dire d'intérêt. J'ai suivi leur relation amoureuse sans passion ni vraiment d'amusement. Tout d'abord, après le début purement sexuel de leur relation, j'ai eu du mal à comprendre comment leur couple pouvait tenir. De voir ce dragueur invétéré jouer soudain les amoureux pas transi mais au moins fidèle sur la longueur ne m'a pas paru crédible, surtout quand on voit comment il se fout discrètement d'elle et de sa façon de penser. Qu'est-ce qui les rapproche ? Comment croire qu'ils puissent s'aimer ? Puis ces nombreux passages sur la façon de vivre de Peggy, ses conférences, sa crédulité, ses gourous de salon, j'ai trouvé que cela n'apportait pas suffisamment au récit pour être à ce point là abordé. J'ai lu cette BD comme j'aurais regardé un de ces caricaturaux "films français chiants" qui parlent d'une relation entre un homme et une femme qui ne s'aiment pas vraiment, qui se font du mal, on ne sait pas pourquoi ils sont ensemble, ils s'ennuient souvent, ennuient souvent le lecteur/spectateur. Bref, bien que ce soit assez bien raconté, j'ai trouvé que le récit tirait en longueur et n'apportait pas suffisamment de contenu pour être vraiment intéressant.