J'ai emprunté cette BD pour le nom de l'auteur, j'aime beaucoup Isabelle Dethan.
Mais ce coup-ci ce n'est pas passé, je me suis ennuyé, rien ne m'a intéressé.
Dommage, cette BD n'était pas faite pour moi. Je pense qu'elle correspondra plus à un public féminin.
Pour résumer : beau dessin mais scénario insignifiant pour le mec que je suis...
Première chose : le titre est assez mal trouvé. Ca peut faire penser, de même que les premières pages, à un titre racoleur voire érotique ce qui n'est pas du tout le cas. François est en quelque sorte un amoureux des bêtes qui décide de libérer tout les occupants d'un zoo pour leur rendre leur liberté. Et en chemin il va trouver pas mal d'embûches.
Le dessin est vraiment moyen, noir et blanc avec pas mal d'hachures, mais sur un papier qui au bout de 25 ans n'aidait pas à apprécier non plus. C'est un style assez éloigné des réalisations plus récentes de l'auteur, dans la collection Aire Libre par exemple.
Facilement dispensable.
Difficile de juger une bd qui fait partie de notre plus tendre enfance. Je l'avais presque totalement oubliée lorsqu'une de mes connaissances a offert plusieurs volumes à mon plus jeune fils.
En me replongeant avec lui dans cette lecture, je me suis aperçu à quel point, elle faisait partie d'une époque bien révolue. Cela fait même un peu "mormons"... Il faut dire que je les lisais chez mon cousin qui faisait partie d'une famille très pieuse.
C'est politiquement bien correct et surtout très niais dans les dialogues. Sylvain et Sylvette servent surtout de faire valoir aux pitreries des compères.
Ah, les leçons de morale... "S'il y en avait, il y aurait moins de problème" diront les plus vieux. Je n'entrerai pas dans ce débat. Si ce conte populaire peut permettre aux jeunes lecteurs de tirer une leçon dans un cadre drôle et touchant, pourquoi pas après tout ?
L'histoire est celle de la quête d'un homme mystérieusement disparu, dans l'Italie des années 40. Une période trouble de l'histoire...
Le dessin est d'une maladresse sophistiquée. Par ailleurs, on retrouve tous les clichés de l'Italie au fil de ce récit.
La conclusion se veut fracassante mais on n'éprouve finalement pas grand chose. C'est même du grand guignolesque !
Cette quête pour retrouver un amour disparu se heurte au postulat suivant : cet amour a-t'il seulement été consommé ? On ne vibre pas car on n'y croit pas...
Je retrouve avec plaisir le fameux style de Richelle qui est incomparable. Visiblement, il a beaucoup l'air de tenir à cette relation entre le commissaire et son inspecteur qu'il développera plus tard dans Les coulisses du pouvoir.
Mais ici, il y a beaucoup de dialogues parasitant le fil de l'histoire. Des scènes auraient pu être raccourcies pour dynamiser cette histoire qui se perd... Les longueurs semblent insupportables. C'est dommage.
Shang-Shi est un de ces héros de comics sans superpouvoirs qui est apparu suite au succès des films de Bruce Lee et la popularité internationale des arts martiaux venus d'Asie dans les années 1970.
Tombé en désuétude depuis, il profite de la résurgence de la culture asiatique pour revenir dans la collection Max (pour adultes avertis) de Panini.
Première interrogation : pourquoi ce label ?
Cette histoire est tout à fait destinée à un public adolescent (13/19 ans) de par son scénario conventionnel au possible, son propos relativement immature et sa violence édulcorée par un graphisme très typé "comics".
Contrairement aux histoires crues du Punisher, rien ici ne justifie cette initiative.
Concernant la qualité de l'album, c'est de l'ordre du correct... Dans un genre déjà hyper fourni aux E-U comme en Europe. L'Opération Feu du Ciel est une histoire banale de services secrets cherchant à mettre fin aux agissements d'un comploteur extrémiste. Ce fanatique veut faire table rase de la civilisation actuelle et rebâtir un monde "plus pur" et à son image. Il dispose bien sûr d'une arme surpuissante bientôt opérationelle, le compte à rebours a commencé, Shang-Shi sort de sa retraite... La suite est tout aussi balisée. Rien ne surprend.
Les dessins assurent l'essentiel en terme d'action. Ils sont dynamiques et retouchés numériquement pour obtenir un rendu lisse qui hélas gomme toute trace de caractère chez les personnages. Ceux-ci ont bien du mal à se développer à cause du rythme excessivement trépidant.
Bref un album fort dispensable. J'en ai d'ailleurs trop dit.
Voici la déclinaison sur papier d'une série animée qui a l'air de pas mal marcher à la télévision, sur France 3.
on suit donc les aventures trépidantes d'une bande d'écoliers spécialisés dans les arts martiaux. Cette publication chez une émanation de Dargaud suit à la lettre les enchaînements du dessin animé. Ca saute dans tous les coins, on suit des personnages qui réagissent de façon très primaire, et la résolution du problème se fait de façon abrupte le plus souvent. Graphiquement les personnages sont réussis, on les différencie assez bien, même s'ils sont simplistes, ce qui est normal pour une série destinée à la jeunesse. A noter que la fédération française de Judo parraine la série.
Bref, c'est à réserver aux bambins amateurs d'émotions fortes, avis aux parents.
Je suis déçu...
Je trouve la couverture plutôt rebutante, avec son ton froid, le personnage principal posant avec un oiseau de nuit devant une ville immense. Un cliché parfait à mes yeux.
J'ai apprécié le combat entre Hel et le minotaure dans son ensemble, une scène d'action prenante, parfaitement découpée, dynamique tout en restant très lisible. Et les dessins sont bons.
Malheureusement ce genre de scénario, tentant de mélanger les genres SF et Fantastiques, tout en y incluant des aspects d'autres genres sont souvent si chargés qu'ils ne passionnent pas. Et puis... l'héroïne aux formidables pouvoirs se mettant à nu pour se cacher, évoluant dans une ville immense, une ville à l'architecture à la fois high-tech et presque baroque, les deux étranges frères et soeurs aux buts énigmatiques, le mystérieux monsieur Damanos et son organisation... autant d'éléments qui s'entassent et me lassent. C'est un peu trop, c'est un peu gros, je perd le fil en lisant, barbant!
J'ai trouvé cet album indigeste, je n'ai pas réussi à entrer dans cette BD pour l'apprécier, à mon avis cela aurait gagné à être épuré. Dommage.
JJJ
Un bon postulat de départ et une mise en place de l'intrigue impeccable : "Lune de guerre" est un album qui s'annonce très bon. Van Hamme possède une maitrise du découpage exemplaire et la collaboration avec Hermann semble fonctionner.
Mais au fil du récit, le solide métier des auteurs finit par devenir froid et mécanique. Des facilités dans les dialogues et des rebondissements en cascade sur la fin finissent par compromettre les promesses du début, où tout semblait criant de vérité, y compris le basculement dans le conflit des différents protagonistes.
Malgré quelques personnages bien cernés, certains semblent déplacés (le grand-père) ou sacrifiés. La description du monde paysan n'évite aucun poncif, et c'est bien ce qui empêche cette histoire d'avoir cette petite pointe de folie qui aurait pu la transformer en plongée angoissante dans les tourments violents de l'âme humaine. On reste au niveau d'un drame paysan classique.
Hermann est à son affaire pour décrire une galerie de tordus ou de "monsieur-tout-le-monde" vraiment pas sublimés. Son style convient parfaitement aux décors de cet album, et les scènes de violences sont traduites avec force. Son graphisme est le grand point fort de cette histoire.
On peut trouver "Lune de guerre" décevant car trop convenu et distant. Reste du travail de professionnels, techniquement bien fait mais sans âme.
J'ai profité de la réédition récente de cette BD en format poche chez Casterman, qui l'a renommée au passage "L'Homme du Sertão" au lieu de l'ancien titre "La Macumba du Gringo". C'est la première BD de la tant décriée édition poche des albums de Pratt que je lis et ce n'est pas très concluant.
Je n'ai pas grand chose à redire sur l'édition en elle-même : sa petite taille implique un prix sympathique et, n'ayant pas lu l'original en grand format, je ne sais pas s'il y a eu de vraies pertes (pagination, coupe de cases, etc.) lors du changement de format. Seule chose que je puis dire, c'est que la couleur, qui était sûrement absente de l'édition originale, n'est ici pas moche mais elle me parait assez inutile si ce n'est pour ne pas faire peur aux allergiques au noir et blanc.
Mais pour le reste, j'ai assez le sentiment de voir déterrée là une oeuvre très mineure de Pratt, datant de 1977 et qui était sans doute peu connue car elle n'a rien d'exceptionnelle.
J'avais l'espoir de retrouver l'ambiance de l'album "Sous le Signe du Capricorne" de Corto Maltese qui a un décor très proche et la même touche de magie. Mais le récit ici présent ne m'a vraiment pas enthousiasmé. Combats entre policiers et bandits un peu révolutionnaires, une dose de magie noire locale et pour le reste ça ressemble à un jeu de "qui va tuer qui ?" tant les morts s'accumulent les unes après les autres de la première à la dernière page.
Quant au dessin, même si on retrouve le trait lâché et à la fois simple et beau de Pratt, il est trop souvent d'aspect baclé, avec des décors vides. Du coup, autant certaines images sont très esthétiques dans leur sobriété, autant d'autres sont assez moches, vides ou encore répétitives.
Au final, je n'ai pas pris plaisir à lire cet album et je l'ai refermé sur une note fade et inintéressé.
Plutôt décevant de la part de Conrad, ces deux tomes se basant sur une intrigue assez sordide. D'un coté, une vision de l'Inde originale, dont les moeurs semble avoir été solidement étudiées, mais de l'autre, un style d'écriture certes nerveux, mais qui finit par passer à coté de son sujet.
Les digressions sont nombreuses, les rebondissements ne s'embarassent d'aucune logique, et l'histoire piétine franchement parfois, ce que le rythme éffréné de la narration ne masque absolument pas. D'ailleurs, les scènes d'action se conjuguent assez mal avec des pages de récits comportant beaucoup de textes, brisant ainsi également le rythme. Reste un vrai travail sur le climat, une histoire qui reste troublante et des moments très forts et originaux qui s'avérent assez marquants.
Le dessin humoristique, très vif et justement un peu trop rapide mais relevé de couleurs originales, donne un ton décidément déroutant à ce dyptique, auquel il offre une certaine lisibilité.
Un récit qui posséde d'indéniables qualités, comme effectivement une ambiance originale, des moments étranges et une fin sans concessions, mais le traitement déçoit en enlevant beaucoup de sa force à cette intrigue en la cernant difficilement, s'égarant souvent dans des facilités ou des voies sans issues qui alourdissent ces albums.
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Eva aux Mains Bleues
J'ai emprunté cette BD pour le nom de l'auteur, j'aime beaucoup Isabelle Dethan. Mais ce coup-ci ce n'est pas passé, je me suis ennuyé, rien ne m'a intéressé. Dommage, cette BD n'était pas faite pour moi. Je pense qu'elle correspondra plus à un public féminin. Pour résumer : beau dessin mais scénario insignifiant pour le mec que je suis...
Cours tout nu
Première chose : le titre est assez mal trouvé. Ca peut faire penser, de même que les premières pages, à un titre racoleur voire érotique ce qui n'est pas du tout le cas. François est en quelque sorte un amoureux des bêtes qui décide de libérer tout les occupants d'un zoo pour leur rendre leur liberté. Et en chemin il va trouver pas mal d'embûches. Le dessin est vraiment moyen, noir et blanc avec pas mal d'hachures, mais sur un papier qui au bout de 25 ans n'aidait pas à apprécier non plus. C'est un style assez éloigné des réalisations plus récentes de l'auteur, dans la collection Aire Libre par exemple. Facilement dispensable.
Sylvain et Sylvette
Difficile de juger une bd qui fait partie de notre plus tendre enfance. Je l'avais presque totalement oubliée lorsqu'une de mes connaissances a offert plusieurs volumes à mon plus jeune fils. En me replongeant avec lui dans cette lecture, je me suis aperçu à quel point, elle faisait partie d'une époque bien révolue. Cela fait même un peu "mormons"... Il faut dire que je les lisais chez mon cousin qui faisait partie d'une famille très pieuse. C'est politiquement bien correct et surtout très niais dans les dialogues. Sylvain et Sylvette servent surtout de faire valoir aux pitreries des compères. Ah, les leçons de morale... "S'il y en avait, il y aurait moins de problème" diront les plus vieux. Je n'entrerai pas dans ce débat. Si ce conte populaire peut permettre aux jeunes lecteurs de tirer une leçon dans un cadre drôle et touchant, pourquoi pas après tout ?
Le Wagon rouge
L'histoire est celle de la quête d'un homme mystérieusement disparu, dans l'Italie des années 40. Une période trouble de l'histoire... Le dessin est d'une maladresse sophistiquée. Par ailleurs, on retrouve tous les clichés de l'Italie au fil de ce récit. La conclusion se veut fracassante mais on n'éprouve finalement pas grand chose. C'est même du grand guignolesque ! Cette quête pour retrouver un amour disparu se heurte au postulat suivant : cet amour a-t'il seulement été consommé ? On ne vibre pas car on n'y croit pas... Je retrouve avec plaisir le fameux style de Richelle qui est incomparable. Visiblement, il a beaucoup l'air de tenir à cette relation entre le commissaire et son inspecteur qu'il développera plus tard dans Les coulisses du pouvoir. Mais ici, il y a beaucoup de dialogues parasitant le fil de l'histoire. Des scènes auraient pu être raccourcies pour dynamiser cette histoire qui se perd... Les longueurs semblent insupportables. C'est dommage.
Shang-Chi Maître du Kung-Fu - Opération feu du ciel
Shang-Shi est un de ces héros de comics sans superpouvoirs qui est apparu suite au succès des films de Bruce Lee et la popularité internationale des arts martiaux venus d'Asie dans les années 1970. Tombé en désuétude depuis, il profite de la résurgence de la culture asiatique pour revenir dans la collection Max (pour adultes avertis) de Panini. Première interrogation : pourquoi ce label ? Cette histoire est tout à fait destinée à un public adolescent (13/19 ans) de par son scénario conventionnel au possible, son propos relativement immature et sa violence édulcorée par un graphisme très typé "comics". Contrairement aux histoires crues du Punisher, rien ici ne justifie cette initiative. Concernant la qualité de l'album, c'est de l'ordre du correct... Dans un genre déjà hyper fourni aux E-U comme en Europe. L'Opération Feu du Ciel est une histoire banale de services secrets cherchant à mettre fin aux agissements d'un comploteur extrémiste. Ce fanatique veut faire table rase de la civilisation actuelle et rebâtir un monde "plus pur" et à son image. Il dispose bien sûr d'une arme surpuissante bientôt opérationelle, le compte à rebours a commencé, Shang-Shi sort de sa retraite... La suite est tout aussi balisée. Rien ne surprend. Les dessins assurent l'essentiel en terme d'action. Ils sont dynamiques et retouchés numériquement pour obtenir un rendu lisse qui hélas gomme toute trace de caractère chez les personnages. Ceux-ci ont bien du mal à se développer à cause du rythme excessivement trépidant. Bref un album fort dispensable. J'en ai d'ailleurs trop dit.
Shuriken School
Voici la déclinaison sur papier d'une série animée qui a l'air de pas mal marcher à la télévision, sur France 3. on suit donc les aventures trépidantes d'une bande d'écoliers spécialisés dans les arts martiaux. Cette publication chez une émanation de Dargaud suit à la lettre les enchaînements du dessin animé. Ca saute dans tous les coins, on suit des personnages qui réagissent de façon très primaire, et la résolution du problème se fait de façon abrupte le plus souvent. Graphiquement les personnages sont réussis, on les différencie assez bien, même s'ils sont simplistes, ce qui est normal pour une série destinée à la jeunesse. A noter que la fédération française de Judo parraine la série. Bref, c'est à réserver aux bambins amateurs d'émotions fortes, avis aux parents.
Hel
Je suis déçu... Je trouve la couverture plutôt rebutante, avec son ton froid, le personnage principal posant avec un oiseau de nuit devant une ville immense. Un cliché parfait à mes yeux. J'ai apprécié le combat entre Hel et le minotaure dans son ensemble, une scène d'action prenante, parfaitement découpée, dynamique tout en restant très lisible. Et les dessins sont bons. Malheureusement ce genre de scénario, tentant de mélanger les genres SF et Fantastiques, tout en y incluant des aspects d'autres genres sont souvent si chargés qu'ils ne passionnent pas. Et puis... l'héroïne aux formidables pouvoirs se mettant à nu pour se cacher, évoluant dans une ville immense, une ville à l'architecture à la fois high-tech et presque baroque, les deux étranges frères et soeurs aux buts énigmatiques, le mystérieux monsieur Damanos et son organisation... autant d'éléments qui s'entassent et me lassent. C'est un peu trop, c'est un peu gros, je perd le fil en lisant, barbant! J'ai trouvé cet album indigeste, je n'ai pas réussi à entrer dans cette BD pour l'apprécier, à mon avis cela aurait gagné à être épuré. Dommage. JJJ
Lune de guerre
Un bon postulat de départ et une mise en place de l'intrigue impeccable : "Lune de guerre" est un album qui s'annonce très bon. Van Hamme possède une maitrise du découpage exemplaire et la collaboration avec Hermann semble fonctionner. Mais au fil du récit, le solide métier des auteurs finit par devenir froid et mécanique. Des facilités dans les dialogues et des rebondissements en cascade sur la fin finissent par compromettre les promesses du début, où tout semblait criant de vérité, y compris le basculement dans le conflit des différents protagonistes. Malgré quelques personnages bien cernés, certains semblent déplacés (le grand-père) ou sacrifiés. La description du monde paysan n'évite aucun poncif, et c'est bien ce qui empêche cette histoire d'avoir cette petite pointe de folie qui aurait pu la transformer en plongée angoissante dans les tourments violents de l'âme humaine. On reste au niveau d'un drame paysan classique. Hermann est à son affaire pour décrire une galerie de tordus ou de "monsieur-tout-le-monde" vraiment pas sublimés. Son style convient parfaitement aux décors de cet album, et les scènes de violences sont traduites avec force. Son graphisme est le grand point fort de cette histoire. On peut trouver "Lune de guerre" décevant car trop convenu et distant. Reste du travail de professionnels, techniquement bien fait mais sans âme.
L'Homme du Sertão (La Macumba du Gringo)
J'ai profité de la réédition récente de cette BD en format poche chez Casterman, qui l'a renommée au passage "L'Homme du Sertão" au lieu de l'ancien titre "La Macumba du Gringo". C'est la première BD de la tant décriée édition poche des albums de Pratt que je lis et ce n'est pas très concluant. Je n'ai pas grand chose à redire sur l'édition en elle-même : sa petite taille implique un prix sympathique et, n'ayant pas lu l'original en grand format, je ne sais pas s'il y a eu de vraies pertes (pagination, coupe de cases, etc.) lors du changement de format. Seule chose que je puis dire, c'est que la couleur, qui était sûrement absente de l'édition originale, n'est ici pas moche mais elle me parait assez inutile si ce n'est pour ne pas faire peur aux allergiques au noir et blanc. Mais pour le reste, j'ai assez le sentiment de voir déterrée là une oeuvre très mineure de Pratt, datant de 1977 et qui était sans doute peu connue car elle n'a rien d'exceptionnelle. J'avais l'espoir de retrouver l'ambiance de l'album "Sous le Signe du Capricorne" de Corto Maltese qui a un décor très proche et la même touche de magie. Mais le récit ici présent ne m'a vraiment pas enthousiasmé. Combats entre policiers et bandits un peu révolutionnaires, une dose de magie noire locale et pour le reste ça ressemble à un jeu de "qui va tuer qui ?" tant les morts s'accumulent les unes après les autres de la première à la dernière page. Quant au dessin, même si on retrouve le trait lâché et à la fois simple et beau de Pratt, il est trop souvent d'aspect baclé, avec des décors vides. Du coup, autant certaines images sont très esthétiques dans leur sobriété, autant d'autres sont assez moches, vides ou encore répétitives. Au final, je n'ai pas pris plaisir à lire cet album et je l'ai refermé sur une note fade et inintéressé.
Le Piège Malais
Plutôt décevant de la part de Conrad, ces deux tomes se basant sur une intrigue assez sordide. D'un coté, une vision de l'Inde originale, dont les moeurs semble avoir été solidement étudiées, mais de l'autre, un style d'écriture certes nerveux, mais qui finit par passer à coté de son sujet. Les digressions sont nombreuses, les rebondissements ne s'embarassent d'aucune logique, et l'histoire piétine franchement parfois, ce que le rythme éffréné de la narration ne masque absolument pas. D'ailleurs, les scènes d'action se conjuguent assez mal avec des pages de récits comportant beaucoup de textes, brisant ainsi également le rythme. Reste un vrai travail sur le climat, une histoire qui reste troublante et des moments très forts et originaux qui s'avérent assez marquants. Le dessin humoristique, très vif et justement un peu trop rapide mais relevé de couleurs originales, donne un ton décidément déroutant à ce dyptique, auquel il offre une certaine lisibilité. Un récit qui posséde d'indéniables qualités, comme effectivement une ambiance originale, des moments étranges et une fin sans concessions, mais le traitement déçoit en enlevant beaucoup de sa force à cette intrigue en la cernant difficilement, s'égarant souvent dans des facilités ou des voies sans issues qui alourdissent ces albums. Cela mérite tout de même d'être lu.