Mince, voilà une BD dont je ne dois vraiment pas être la cible.
En effet, elle raconte en quelques pages la sortie en boite d'une paire de copines, une bien dans sa peau et l'autre plus casanière mais qui va finir par réussir à se "lâcher". Histoire de filles avec petites anecdotes de filles.
Le dessin est simple et sympathique.
Mais je n'ai pas accroché du tout au récit qui ne m'a pas fait rire et m'a assez indifféré.
En outre, le bonus sur le net lui aussi est strictement destiné aux filles, façon test-quizz de magazine féminin.
Bref, je ne sais pas si une fille, d'autant plus une jeune fille qui aime sortir en boite et s'éclater, aimera plus cette BD que moi, mais en tout cas, moi, bof...
Nouvelle série du label « Série B » de chez les éditions Delcourt, « Le grand jeu » met en scène une vision de ce qu'aurait pu être le monde dans les années 1940-1950 si l'Allemagne avait signé l'armistice avec les alliés (la France et l'Angleterre).
En concevant cette série prévue en 3 tomes, le scénariste a voulu rendre hommage à Jacques Bergier coauteur de Le Matin des magiciens (réalisé avec Louis Pauwels). Ce livre fut par la suite un phénomène de société qui a revitalisé l'intérêt des lecteurs (et des écrivains) pour l'imaginaire, l'irrationnel et l'étrange.
C'est justement cet essai sur ce qu'aurait pu être l'Europe de l'après deuxième guerre mondiale qui a éveillé mon attention envers « Le grand jeu », de la même façon que je me souviens d'avoir eu des conversations avec des historiens sur les conséquences en France si l'ex-U.R.S.S. avait vaincu à elle seule le régime nazi. Sachez, amis lecteurs, que Winston Churchill, premier ministre britannique pendant cette période avait régulièrement évoqué l'idée d'une paix séparée avec l'Allemagne nazie.
Seulement voilà, dans ce scénario de Jean-Pierre Pécau, l'aspect fantastique semble prendre le dessus sur la géopolitique, ce qui a eu l'effet de me décevoir quant aux attentes que je plaçais sur cette série.
A la décharge du scénariste, à cette époque, les nazis friands de récits ésotériques/bibliques avaient apparemment mené des expéditions aux quatre coins de la planète dans l'espoir d'y trouver des avancées qui leur permettraient de dominer le reste du monde. Ce genre de récits, le lecteur peut le retrouver dans les séries comme Je suis légion ou Luger et paix des éditions « Les Humanoïdes associés ».
En dehors de ce scénario qui tend vers le fantastique, le premier tome du « Grand Jeu » (« Ultima Thulé ») ne m'a pas captivé également par sa narration. En effet, j'ai été gêné par les brusques changements de situations, comme si on passait d'une scène à l'autre, d'un lieu à l'autre rapidement alors que je ressentais souvent le besoin de souffler, d'autant plus que les personnages me sont apparus très bavards (le héros m'a semblé très pénible à suivre avec sa façon de nommer les autres personnages « lapin » ceci, « lapin » cela... je pense que la plupart des lecteurs me comprendront...). A propos des personnages justement, aucun ne sort réellement du lot, le héros par exemple n'est pas vraiment charismatique et m'a agacé très souvent avec sa façon de parler.
Graphiquement, j'aime le trait de Leo Pilipovic. Je le trouve assez dynamique (les scènes d'action sont très réussies car dynamiques) et ses personnages sont facilement reconnaissables. Les décors sont travaillés et propres.
Avec un dessin réussi et un scénario mettant en scène un après deuxième guerre mondiale probable si l'armistice avait été signé entre l'Allemagne et les alliés en 1941, « Le grand jeu » avait beaucoup d'atouts pour me plaire. Hélas, ma lecture fut entachée par le basculement du récit vers le fantastique et par la faute d'une narration qui change brutalement de lieux et de scènes sans laisser le temps aux lecteurs de « respirer » un peu.
A mon avis, « Le Grand Jeu » est à réserver aux fans de récits ésotériques...
Une série qui semble, de prime abord, lorgner sur les plates-bandes de Giacomo C. mais avec une touche d’ésotérisme histoire de pimenter un peu plus l’érotisme qui l’habite. Des intrigues, des liaisons secrètes, des meurtres en séries, tout cela dans le sublime et très pictural cadre de Venise, tels en sont les ingrédients.
J’avoue être restée assez indifférente à ce scénario, et après lecture du tome 3, j’ai décidé de passer à autre chose. Tout simplement, je n’ai pas accroché.
Le dessin est bien, dans un style classique assez élégant, mais sans être non plus exceptionnel.
Bref, je ne peux conseiller cette série, à vous de voir si le genre et le dessin vous plaisent.
Quel dommage! C'est un bien singulier univers qui est créé. L'originalité est présente mais elle est gâchée par de nombreuses péripéties inutiles.
L'action est entrecoupée de scènes prévisibles qui alternent un côté dramatico-sentimental pathétique. Par ailleurs, le dessin est ce qui choque le plus car il alterne le meilleur comme le pire. L'amateurisme n'est pas loin.
Dans le second volume, le rythme général est ainsi brisé par une audace de cases du plus mauvais goût. Et puis, les erreurs qui se multiplient. Par exemple, le petit garçon connaît le prénom de la chauve-souris avant même que celle-ci le lui donne. Précisons que la chauve-souris parle comme vous et moi.
C'est une déception car il y avait de la potentialité. Mais à force de mélanger les genres et les inspirations...
L'histoire est assez basique. Un homme mauvais meurt, est réincarné et doit se racheter de ses erreurs passées.
Cet homme est Zed, officiellement une célébrité du catch, en réalité Zed est un luchadore sans scrupules, alcoolique et vicieux. Pour avoir gloire et fortune il n'hésite pas à tricher, accepter les basses combines comme se coucher sur le ring. Quand il se fait assassiner (à cause d'un de ses coups tordus), on lui propose un deal : Revenir sur Terre et protéger une gamine. Bien sûr cette dernière est une petite peste et Zed / El Zombo, pense surtout à se venger... l'histoire se déroule sans surprises, ça pète beaucoup, quelques passages tentent de faire sourire et puis c'est tout.
Si du point de vue scénaristique cette BD n'est pas la pire qu'il m'ait été donné de lire, ce qui m'a déplu au point de carrément me déranger en est son dessin : Un dessin que je ne qualifierai même pas comme tel d'ailleurs, c'est excessivement carton, cela ressemble à de l'animation aux traits très épais... El Zombo a beau avoir l'air cool, dans un dessin animé qui ne bouge pas ça ne lui sert pas à grand chose.
Au final, un album moyen vraiment trop particulier graphiquement pour que j'adhère.
Ah : Le CD de la « Bande Originale » n'apporte pas grand chose à cette lecture...
JJJ
DELIRANT !... POILANT !... A SE FENDRE LES MACHOIRES !... A HURLER DE RIRE !... à... oups... euh... j'étais en train de lire Les Dingodossiers !...
De quoi dois-je parler ?... des potiches ?... pardon ?... ah oui, des "pastiches"...
Voilà voilà....
Roger Brunel (un bon dessinateur quand même) a pris plaisir de faire vivre une importante partie des héros de la BD dans des histoires inédites. Ces péripéties d'ailleurs, font l'objet de scénarios (?) parfois osés.
Problème : si l'auteur a pris le parti de faire rire... ben il n'y a que lui, je pense, qui s'est marré !...
Les "pastiches" ?... c'est une sorte de vie privée de ces "stars de papiers" que Brunel a décidé d'exposer à un lectorat qui, je pense, ne doit être composé que de boutonneux en mal de vivre leur crise d'adolescence.
C'est vrai, voici bientôt 30 ans, cela pouvait paraître inédit, "osé" d'une certaine manière, mais le tout ne me tire qu'un long baîllement d'ennui. Ca aurait pu être drôle. Très drôle même. Mais ça ne l'est pas.
Si le dessin est bon, les "gags" mis en scène sont d'une profonde platitude. Seul vrai "gag" : la chute de chaque historiette en est une vraie. Boum !...
Un pastiche est, par définition, l'imitation du style d'un auteur. Ben comme imitateur, Brunel a vraiment beaucoup à apprendre.
Il a du me manquer une clé pour lire le premier tome.
Cela m'a donné l'impression d'être un récit autobiographique, et qu'il faille en avoir vécu soi-même les peurs et les souffrances pour en saisir l'importance. Du genre "moi j'ai vécu ça et c'est mon trauma", si vous voyez. Autrement dit, on se demande à chaque page si le personnage est vraiment fictif, si c'est une fiction ou une auto-thérapie.
Parce que sinon, ça m'a paru une histoire d'enfant vraiment autocentrée, et tellement banale, ou inondée de lieux communs, qu'elle m'a paru sans aucun intérêt. Il y a quelques trouvailles dans le dessin, mais ça n'empêche pas qu'il est assez peu agréable, quand-même. Voir bâclé.
C'est presque incroyable comme c'est dénué d'originalité. Le coup de la nouvelle du collège qui est toute seule à la cafète, le coup des bad boys du collège qui harcèlent la nouvelle, le coup de la fille qui monte une stratégie pour séduire le beau garçon du collège, le coup de la porte qui ouvre en une bibliothèque magique, le coup du mentor qui sait tout....
En tant qu’aficionado du travail de Turf sur La Nef des fous, j’ai voulu tenter l’expérience de ce one-shot qu’il a écrit entre 2 tomes de sa série phare, et comme la plupart des avis précédents le résultat est plutôt mitigé.
Au niveau des points positifs, on retrouve ici toute l’originalité dont il peut faire preuve : suivre les péripéties d’un gribouillis fait à la va vite sur une page d’un catalogue n’est pas chose courante. Il fait preuve d’ingéniosité pour la mise en page et même si le dessin est ramené à sa plus simple expression (quelques traits et quelques trames), on pourra apprécier sa qualité innovante. On pourra également aimer l’évolution du Gribouillis pour finalement retourner à son état premier.
Malheureusement, derrière cette originalité se cache une histoire banale de princesse enfermée dans un château, et le tout a beaucoup de mal à démarrer. En effet, le début de cet album est particulièrement long, il se passe très peu de choses et l’humour que Turf essaye d’instaurer ne fonctionne pas. Le meilleur passage est sans conteste lorsque Gribouillis s’approche du château et y pénètre pour découvrir la princesse, mais c’est trop court et l’ennui a déjà gagné le lecteur.
Il me reste donc un goût de déception à la fermeture de cet album dont les bonnes idées sont trop éparses pour combler le vide qui s’installe à la lecture.
Sans l'avoir connue au préalable par son blog, je n'aurais sans doute jamais entendu parler de cette BD dessinée par Capucine. J'aime bien son style dans les illustrations qu'elle offre sur le web. Mais je suis moins convaincu sur la longueur d'une BD.
Ses personnages ne manquent pas de classe et de beauté dans certaines cases et planches de cet album. Elle réussit notamment de très bons profils, dont les grands yeux donnent vraiment une âme à ses personnages. Mais il y a aussi trop souvent des plans ratés à mes yeux, les mêmes personnages qui (sans être enlaidis exprès comme à la fin du récit) se retrouvent déformés, moches, grossis sans raison. Bref, j'ai le sentiment que le passage de l'illustration pure au graphisme séquentiel, avec des personnages dont les postures changent sans arrêt et à qui il faut donner de la vie, n'est pas encore maîtrisé dans cette BD.
Mais c'est surtout le scénario qui m'a désintéressé. Bon, j'ai vaguement compris la parabole autour de Philibert et ses semblables qui seraient la personnification des complexes, des frustrations et des tourments de l'âme de leurs "propriétaires". Mais l'ensemble du récit m'a ennuyé. Il ne se passe pas grand chose et la conclusion n'amène rien de nouveau. Et j'ai vite trouvé agaçante l'héroïne qui passe son temps à se morfondre, à se replier sur elle-même. C'est justement le sujet du récit mais je réalise que je me serais bien passé d'un tel type de récit sur un tel sujet car il m'indiffère et m'ennuie.
Bref, je n'ai pas été touché.
PS : Je viens de lire dans l'avis de Quentin ci-dessous que Capucine et Olivier Ka avaient su représenter la dépression en image et en métaphore avec cette histoire de Philibert, permettant ainsi à chacun de comprendre un peu mieux cet état tel que ressenti de l'intérieur. Présenté ainsi, c'est vrai que le résultat est assez réussi. Mais je n'accroche pas pour autant car c'est typiquement le genre de récit qui m'ennuie comme dit plus haut.
Cette oeuvre est une grosse déception pour moi. Graphiquement, je la trouve moche. Les personnages sembles difformes et n'ont aucune profondeur, les cases sont statiques, la mise en page inexistante... Les qualités du dessin animé issu de cette série sont bien loin...
Mais surtout c'est le scénario qui me laisse pantois. Il ne se passe rien, tout est traité avec une lenteur agaçante. Et de nombreux éléments de scénario du dessin animé, voire des personnages, ne sont pas présents dans cette oeuvre (comme la petite fille qu'Albator traitait comme sa fille sur terre). Il ne reste que l'équipage et les Sylvidres... qui ne combattent pas vraiment (juste des éclaireurs) et qui ne progressent pas dans l'intrigue... C'est lent et ennuyeux. Pour terminer le tableau, la fin de cette oeuvre n'est que la fin d'une introduction, ne répondant à aucune question et n'apportant aucune "fin" à ce cycle (on ne sait même pas pourquoi l'ordinateur central de l'Arcadia possède une volonté propre, ni pourquoi les Sylvidres veulent s'emparer de la Terre !!)
Bref, sans suite, cette première partie n'a aucun intérêt, même pas par nostalgie (snif)...
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Mince, voilà une BD dont je ne dois vraiment pas être la cible. En effet, elle raconte en quelques pages la sortie en boite d'une paire de copines, une bien dans sa peau et l'autre plus casanière mais qui va finir par réussir à se "lâcher". Histoire de filles avec petites anecdotes de filles. Le dessin est simple et sympathique. Mais je n'ai pas accroché du tout au récit qui ne m'a pas fait rire et m'a assez indifféré. En outre, le bonus sur le net lui aussi est strictement destiné aux filles, façon test-quizz de magazine féminin. Bref, je ne sais pas si une fille, d'autant plus une jeune fille qui aime sortir en boite et s'éclater, aimera plus cette BD que moi, mais en tout cas, moi, bof...
Le Grand Jeu
Nouvelle série du label « Série B » de chez les éditions Delcourt, « Le grand jeu » met en scène une vision de ce qu'aurait pu être le monde dans les années 1940-1950 si l'Allemagne avait signé l'armistice avec les alliés (la France et l'Angleterre). En concevant cette série prévue en 3 tomes, le scénariste a voulu rendre hommage à Jacques Bergier coauteur de Le Matin des magiciens (réalisé avec Louis Pauwels). Ce livre fut par la suite un phénomène de société qui a revitalisé l'intérêt des lecteurs (et des écrivains) pour l'imaginaire, l'irrationnel et l'étrange. C'est justement cet essai sur ce qu'aurait pu être l'Europe de l'après deuxième guerre mondiale qui a éveillé mon attention envers « Le grand jeu », de la même façon que je me souviens d'avoir eu des conversations avec des historiens sur les conséquences en France si l'ex-U.R.S.S. avait vaincu à elle seule le régime nazi. Sachez, amis lecteurs, que Winston Churchill, premier ministre britannique pendant cette période avait régulièrement évoqué l'idée d'une paix séparée avec l'Allemagne nazie. Seulement voilà, dans ce scénario de Jean-Pierre Pécau, l'aspect fantastique semble prendre le dessus sur la géopolitique, ce qui a eu l'effet de me décevoir quant aux attentes que je plaçais sur cette série. A la décharge du scénariste, à cette époque, les nazis friands de récits ésotériques/bibliques avaient apparemment mené des expéditions aux quatre coins de la planète dans l'espoir d'y trouver des avancées qui leur permettraient de dominer le reste du monde. Ce genre de récits, le lecteur peut le retrouver dans les séries comme Je suis légion ou Luger et paix des éditions « Les Humanoïdes associés ». En dehors de ce scénario qui tend vers le fantastique, le premier tome du « Grand Jeu » (« Ultima Thulé ») ne m'a pas captivé également par sa narration. En effet, j'ai été gêné par les brusques changements de situations, comme si on passait d'une scène à l'autre, d'un lieu à l'autre rapidement alors que je ressentais souvent le besoin de souffler, d'autant plus que les personnages me sont apparus très bavards (le héros m'a semblé très pénible à suivre avec sa façon de nommer les autres personnages « lapin » ceci, « lapin » cela... je pense que la plupart des lecteurs me comprendront...). A propos des personnages justement, aucun ne sort réellement du lot, le héros par exemple n'est pas vraiment charismatique et m'a agacé très souvent avec sa façon de parler. Graphiquement, j'aime le trait de Leo Pilipovic. Je le trouve assez dynamique (les scènes d'action sont très réussies car dynamiques) et ses personnages sont facilement reconnaissables. Les décors sont travaillés et propres. Avec un dessin réussi et un scénario mettant en scène un après deuxième guerre mondiale probable si l'armistice avait été signé entre l'Allemagne et les alliés en 1941, « Le grand jeu » avait beaucoup d'atouts pour me plaire. Hélas, ma lecture fut entachée par le basculement du récit vers le fantastique et par la faute d'une narration qui change brutalement de lieux et de scènes sans laisser le temps aux lecteurs de « respirer » un peu. A mon avis, « Le Grand Jeu » est à réserver aux fans de récits ésotériques...
Les Suites Vénitiennes
Une série qui semble, de prime abord, lorgner sur les plates-bandes de Giacomo C. mais avec une touche d’ésotérisme histoire de pimenter un peu plus l’érotisme qui l’habite. Des intrigues, des liaisons secrètes, des meurtres en séries, tout cela dans le sublime et très pictural cadre de Venise, tels en sont les ingrédients. J’avoue être restée assez indifférente à ce scénario, et après lecture du tome 3, j’ai décidé de passer à autre chose. Tout simplement, je n’ai pas accroché. Le dessin est bien, dans un style classique assez élégant, mais sans être non plus exceptionnel. Bref, je ne peux conseiller cette série, à vous de voir si le genre et le dessin vous plaisent.
Racines
Quel dommage! C'est un bien singulier univers qui est créé. L'originalité est présente mais elle est gâchée par de nombreuses péripéties inutiles. L'action est entrecoupée de scènes prévisibles qui alternent un côté dramatico-sentimental pathétique. Par ailleurs, le dessin est ce qui choque le plus car il alterne le meilleur comme le pire. L'amateurisme n'est pas loin. Dans le second volume, le rythme général est ainsi brisé par une audace de cases du plus mauvais goût. Et puis, les erreurs qui se multiplient. Par exemple, le petit garçon connaît le prénom de la chauve-souris avant même que celle-ci le lui donne. Précisons que la chauve-souris parle comme vous et moi. C'est une déception car il y avait de la potentialité. Mais à force de mélanger les genres et les inspirations...
El Zombo Fantasma
L'histoire est assez basique. Un homme mauvais meurt, est réincarné et doit se racheter de ses erreurs passées. Cet homme est Zed, officiellement une célébrité du catch, en réalité Zed est un luchadore sans scrupules, alcoolique et vicieux. Pour avoir gloire et fortune il n'hésite pas à tricher, accepter les basses combines comme se coucher sur le ring. Quand il se fait assassiner (à cause d'un de ses coups tordus), on lui propose un deal : Revenir sur Terre et protéger une gamine. Bien sûr cette dernière est une petite peste et Zed / El Zombo, pense surtout à se venger... l'histoire se déroule sans surprises, ça pète beaucoup, quelques passages tentent de faire sourire et puis c'est tout. Si du point de vue scénaristique cette BD n'est pas la pire qu'il m'ait été donné de lire, ce qui m'a déplu au point de carrément me déranger en est son dessin : Un dessin que je ne qualifierai même pas comme tel d'ailleurs, c'est excessivement carton, cela ressemble à de l'animation aux traits très épais... El Zombo a beau avoir l'air cool, dans un dessin animé qui ne bouge pas ça ne lui sert pas à grand chose. Au final, un album moyen vraiment trop particulier graphiquement pour que j'adhère. Ah : Le CD de la « Bande Originale » n'apporte pas grand chose à cette lecture... JJJ
Pastiches
DELIRANT !... POILANT !... A SE FENDRE LES MACHOIRES !... A HURLER DE RIRE !... à... oups... euh... j'étais en train de lire Les Dingodossiers !... De quoi dois-je parler ?... des potiches ?... pardon ?... ah oui, des "pastiches"... Voilà voilà.... Roger Brunel (un bon dessinateur quand même) a pris plaisir de faire vivre une importante partie des héros de la BD dans des histoires inédites. Ces péripéties d'ailleurs, font l'objet de scénarios (?) parfois osés. Problème : si l'auteur a pris le parti de faire rire... ben il n'y a que lui, je pense, qui s'est marré !... Les "pastiches" ?... c'est une sorte de vie privée de ces "stars de papiers" que Brunel a décidé d'exposer à un lectorat qui, je pense, ne doit être composé que de boutonneux en mal de vivre leur crise d'adolescence. C'est vrai, voici bientôt 30 ans, cela pouvait paraître inédit, "osé" d'une certaine manière, mais le tout ne me tire qu'un long baîllement d'ennui. Ca aurait pu être drôle. Très drôle même. Mais ça ne l'est pas. Si le dessin est bon, les "gags" mis en scène sont d'une profonde platitude. Seul vrai "gag" : la chute de chaque historiette en est une vraie. Boum !... Un pastiche est, par définition, l'imitation du style d'un auteur. Ben comme imitateur, Brunel a vraiment beaucoup à apprendre.
Courtney Crumrin
Il a du me manquer une clé pour lire le premier tome. Cela m'a donné l'impression d'être un récit autobiographique, et qu'il faille en avoir vécu soi-même les peurs et les souffrances pour en saisir l'importance. Du genre "moi j'ai vécu ça et c'est mon trauma", si vous voyez. Autrement dit, on se demande à chaque page si le personnage est vraiment fictif, si c'est une fiction ou une auto-thérapie. Parce que sinon, ça m'a paru une histoire d'enfant vraiment autocentrée, et tellement banale, ou inondée de lieux communs, qu'elle m'a paru sans aucun intérêt. Il y a quelques trouvailles dans le dessin, mais ça n'empêche pas qu'il est assez peu agréable, quand-même. Voir bâclé. C'est presque incroyable comme c'est dénué d'originalité. Le coup de la nouvelle du collège qui est toute seule à la cafète, le coup des bad boys du collège qui harcèlent la nouvelle, le coup de la fille qui monte une stratégie pour séduire le beau garçon du collège, le coup de la porte qui ouvre en une bibliothèque magique, le coup du mentor qui sait tout....
Les Incroyables Aventures de Gribouillis
En tant qu’aficionado du travail de Turf sur La Nef des fous, j’ai voulu tenter l’expérience de ce one-shot qu’il a écrit entre 2 tomes de sa série phare, et comme la plupart des avis précédents le résultat est plutôt mitigé. Au niveau des points positifs, on retrouve ici toute l’originalité dont il peut faire preuve : suivre les péripéties d’un gribouillis fait à la va vite sur une page d’un catalogue n’est pas chose courante. Il fait preuve d’ingéniosité pour la mise en page et même si le dessin est ramené à sa plus simple expression (quelques traits et quelques trames), on pourra apprécier sa qualité innovante. On pourra également aimer l’évolution du Gribouillis pour finalement retourner à son état premier. Malheureusement, derrière cette originalité se cache une histoire banale de princesse enfermée dans un château, et le tout a beaucoup de mal à démarrer. En effet, le début de cet album est particulièrement long, il se passe très peu de choses et l’humour que Turf essaye d’instaurer ne fonctionne pas. Le meilleur passage est sans conteste lorsque Gribouillis s’approche du château et y pénètre pour découvrir la princesse, mais c’est trop court et l’ennui a déjà gagné le lecteur. Il me reste donc un goût de déception à la fermeture de cet album dont les bonnes idées sont trop éparses pour combler le vide qui s’installe à la lecture.
Le Philibert de Marilou
Sans l'avoir connue au préalable par son blog, je n'aurais sans doute jamais entendu parler de cette BD dessinée par Capucine. J'aime bien son style dans les illustrations qu'elle offre sur le web. Mais je suis moins convaincu sur la longueur d'une BD. Ses personnages ne manquent pas de classe et de beauté dans certaines cases et planches de cet album. Elle réussit notamment de très bons profils, dont les grands yeux donnent vraiment une âme à ses personnages. Mais il y a aussi trop souvent des plans ratés à mes yeux, les mêmes personnages qui (sans être enlaidis exprès comme à la fin du récit) se retrouvent déformés, moches, grossis sans raison. Bref, j'ai le sentiment que le passage de l'illustration pure au graphisme séquentiel, avec des personnages dont les postures changent sans arrêt et à qui il faut donner de la vie, n'est pas encore maîtrisé dans cette BD. Mais c'est surtout le scénario qui m'a désintéressé. Bon, j'ai vaguement compris la parabole autour de Philibert et ses semblables qui seraient la personnification des complexes, des frustrations et des tourments de l'âme de leurs "propriétaires". Mais l'ensemble du récit m'a ennuyé. Il ne se passe pas grand chose et la conclusion n'amène rien de nouveau. Et j'ai vite trouvé agaçante l'héroïne qui passe son temps à se morfondre, à se replier sur elle-même. C'est justement le sujet du récit mais je réalise que je me serais bien passé d'un tel type de récit sur un tel sujet car il m'indiffère et m'ennuie. Bref, je n'ai pas été touché. PS : Je viens de lire dans l'avis de Quentin ci-dessous que Capucine et Olivier Ka avaient su représenter la dépression en image et en métaphore avec cette histoire de Philibert, permettant ainsi à chacun de comprendre un peu mieux cet état tel que ressenti de l'intérieur. Présenté ainsi, c'est vrai que le résultat est assez réussi. Mais je n'accroche pas pour autant car c'est typiquement le genre de récit qui m'ennuie comme dit plus haut.
Capitaine Albator
Cette oeuvre est une grosse déception pour moi. Graphiquement, je la trouve moche. Les personnages sembles difformes et n'ont aucune profondeur, les cases sont statiques, la mise en page inexistante... Les qualités du dessin animé issu de cette série sont bien loin... Mais surtout c'est le scénario qui me laisse pantois. Il ne se passe rien, tout est traité avec une lenteur agaçante. Et de nombreux éléments de scénario du dessin animé, voire des personnages, ne sont pas présents dans cette oeuvre (comme la petite fille qu'Albator traitait comme sa fille sur terre). Il ne reste que l'équipage et les Sylvidres... qui ne combattent pas vraiment (juste des éclaireurs) et qui ne progressent pas dans l'intrigue... C'est lent et ennuyeux. Pour terminer le tableau, la fin de cette oeuvre n'est que la fin d'une introduction, ne répondant à aucune question et n'apportant aucune "fin" à ce cycle (on ne sait même pas pourquoi l'ordinateur central de l'Arcadia possède une volonté propre, ni pourquoi les Sylvidres veulent s'emparer de la Terre !!) Bref, sans suite, cette première partie n'a aucun intérêt, même pas par nostalgie (snif)...