Un scénario que j'ai cru d'inspiration sataniste mais qui s'en tire par une pirouette à la fin. L'auteur aurait-il inventé le genre du satanisme faux-jeton?
Des décors intéressants au début, mais qui se répètent par la suite. Des visages intéressants au début, mais qui aussi se répètent par la suite. Un petit peu trop de plumes et peut-être pas assez d'action spectaculaire. Des disparitions en fondu-enchaîné comme seul pouvoir surhumain, c'est un peu chiche pour des archanges. On aimerait bien entendre le bruissement des conversations des anges, parfois on y est presque, mais elle font vraiment trop collégiennes à la récré. Il faut se forcer pour ne pas y voir des pisseuses pré-adolescentes qui se prennent pour des anges parce qu'elles ont trop de temps libre et pas assez d'imagination.
Une grosse erreur de théologie, me semble-t-il, entre l'Eden et le Paradis. Des "dagues sacrées" qui font un peu bateau et jeu vidéo. Des archanges qui ont besoin de leur "dague sacrée" pfffff c'est limite une blague...
Des dialogues à la limite du crétin par moment :
- "Seul le néant nous accueillera avec la folie pour toute récompense". Encore faudrait-il continuer à exister pour être fou dans le néant...
- "Il ne nous reste plus qu'à effacer toute forme de conscience et d'humanité qui réside en nous". Euh mouais mais justement c'est pas des humains...
Et ainsi de suite presque à chaque page.
Le tout laisse une désagréable impression de trop simple, d'enfermement dans un univers adolescent un peu prétentieux, un peu grandiloquent, un peu renfermé sur soi. On se demande si c'est de l'art ou de la rumination un peu stupide. Le truc de la catastrophe au Paradis m'a semblé un peu facile, peu expliqué.
Il n'y a que deux trucs qui relèvent un peu le niveau, premièrement le fait qu'on ne comprend l'importance de la végétation qu'à la fin, deuxièmement certaines expressions sans paroles qui sont effectivement angéliques. On ne peut donc que regretter que le personnage principal ne se taise pas plus souvent...
Mais les symboles architecturaux sont vraiment trop grossiers. Ouais ouais on a compris qu'il faut qu'on voie que c'est des murs d'église oh la la pffff...
Erma ?... cette sorte de nouvelle "Diane chasseresse" s'offre (!) aux lecteurs dans le n° 58 de l'Echo des savanes de Février 1988.
De quoi rêve-t-elle, Erma ?.. d'être quelqu'un mi-ange, mi-démon, femme et homme, de vivre à plein temps sa bisexualité.
Varenne tente ici -par une belle maîtrise du noir et blanc quand même- d'initier le lecteur aux (ses) fantasmes divers, à une sorte d'érotisme un peu pervers aux travers de cases à la sensualité torride...
Et puis quoi encore ?!...
Sincèrement, y a pas de quoi fouetter (oh oui, oh oui...) un chat. On se fout carrément de ce qui peut advenir à cette Erma, à ce qu'elle pense, ce qu'elle fait.
J'ai eu peine à finir les deux premiers tomes. Tout ça pour quoi ?... je n'en sais rien. Et Varenne le sait-il lui-même ?... Déçu que j'ai été de ces histoires (?) vraiment peu intéressantes.
Restent le graphisme et les belles couvertures d'albums. C'est peu.
C'est l'histoire d'un flic métis -aux USA- que ses supérieurs chargent d'infiltrer le gang des Jaguars, une terrible bande de Noirs.
C'est tout ?... ben, en quelque sorte...
Je reconnais quand même que les histoires -réalisées d'après un postulat et des développements quand même assez simples- sont violentes et efficaces.
Le dessin ?... un bon graphisme servi par un trait semi-réaliste précis.
Et tout ça pour ?... une série que j'ai pris un léger plaisir à lire (vite), bien construite, mais où j'ai senti la suite de chaque page tournée.
Une bonne série, qui m'a permis de découvrir deux auteurs que je ne connais pour ainsi dire pas.
Une bonne série à la fin de laquelle je me suis posé la question "...et tout ça pour quoi ?.." Je n'ai pas su y répondre. Et je ne me suis plus posé la question par la suite...
Frustration. Voilà qui résume parfaitement mon état esprit.
Partant sur les bases d’un thriller vulgaro-scientifique dans la veine de ces séries TV américaines de nouvelle génération (Heroes, Lost…), ce scénario détient tout le potentiel pour accrocher le chaland et le tenir efficacement en haleine. Plutôt bon client, et malgré un sujet relativement classique pour ce genre, j’étais prêt à me laisser balader par un divertissement dont les ingrédients semblaient si alléchants. Des manipulations génétiques, des complots, des assassinats, de l’action et du suspens, du fantastique… Un tout manifestement bien ficelé et cohérent. Sauf que j’ai dû me faire violence pour terminer ce premier tome. Je n’ai jamais été pleinement pris par le récit, totalement perturbé par son style graphique.
Sans réelle connaissance artistique, je n’ai pas la compétence pour juger de la qualité du dessin, décider s’il est bon ou mauvais. En général, j’ai d’ailleurs tendance à m’adapter au trait d’un créateur, cherchant plutôt à profiter de ce qui l’apporte à l’harmonie de l’œuvre. Dans le cas présent, je n’y suis pas arrivé et je pense savoir pourquoi.
Dans une bande dessinée au trait « classique », j’accepte inconsciemment l’aspect exagéré des caractères des protagonistes. Ils demeurent des personnages à part entière, même si la composante émotionnelle de certaines situations est volontairement suramplifiée. Ça ne me pose aucun problème. Dans Genetiks, cet aspect ultra réaliste de la ligne, confinant quasiment au roman-photo, m’a fortement déstabilisé. J’avais l’impression de voir des comédiens tenir les rôles des personnages. Sauf que l’on n’est pas au cinéma. Ce manque de mouvement, ces postures figées truquent les émotions. Ces acteurs surjouent ! Un surjeu qui parasite malheureusement la trame et me donne la sensation que toute cette histoire sonne faux. Et pour ne rien arranger, cet « immobilisme » créé une certaine perception de rupture entre les cases, une hachure du tempo qui nuit à la fluidité de la narration. C’est vraiment dommage.
Je ne sais pas si j’ai été assez clair, alors je poserai simplement la question. Faut-il systématiquement adopter le style réaliste pour donner de la crédibilité à un récit ? En tout cas, le résultat est là : je n’achèterai pas la suite. 2,5/5
Je reste sur ma faim, autant le dessin est sympa voire même très beau sur certaines cases, autant le scénario ne m'a pas convaincu. Celui-ci se veut décalé, humoristique et burlesque. Un peu trop pour moi, ça part dans tous les sens sans être maîtrisé. On y retrouve un certain côté Monty Pythons sans le brio.
Reste le joli dessin monochrome, intéressant, mais qui aurait mérité d'être associé à un bon scénario.
C'est lu mais je ne pense pas remettre le couvert d'ici longtemps...
Histoire gentillette, heros classique, le dessin est pas mal, mais pas "exceptionnelle", ça reste agréable à voir malgré tout.
L'histoire, pour ce que j'ai pu en juger a la vue de ce seul est unique tome, est sympa ; je demande à la voir évoluer, mais j'ai quand même du mal à accrocher pour le moment.
J'ai du mal à trouver les mots, cette BD ne mérite en rien d'être cassée, mais elle n'a rien de transcendant non plus pour le moment, je considère que pour moi, le tome 2 sera décisif.
Le milieu des artistes, celui des intellectuels "branchés", m'emmerde...
Et lorsque j'en lis un portait dans une BD, un film ou un autre roman, ça rejoint l'image que je m'en fais : des branleurs qui passent leur temps à déféquer et uriner, au propre comme au figuré, sur les autres...
Moynot rentre donc pile dans le club des auteurs qui renforcent ma conviction. Cependant on aurait pu trouver du plaisir dans cette histoire. Mais en ce qui me concerne, je n'y arrive pas. certes, le portrait de Whales ne manque pas de causticité, de "justesse", et peut prêter à sourire. Mais je n'ai pas ressenti vraiment d'intérêt pour l'histoire dans sa globalité. Et quand l'histoire est illustrée par un trait aussi gras, ce n'est pas vraiment encourageant...
Seul le plaisir de voir un peu les rues de Bordeaux et de Paris est affleuré au cours de ma lecture.
Pour être cons, ils sont vraiment cons !...
Ces deux gugusses font leur première apparition dans l'hebdo "Vaillant" n° 710 du 21 Décembre 1958. Ils y terminent leur carrière dans le n° 906 du 23 Septembre 1962.
Pour l'époque, Tabary faisait preuve d'un esprit créatif. J'apprécie son sens de la dérision, sa causticité... mais pas trop son style graphique.
N'empêche ; les (més)aventures de ce deux "n'importe quoi" m'ont parfois tiré quelques bons sourires. Car il est vrai que leur auteur a régulièrement le don de leur faire endosser des situations invraisemblables.
Qu'en reste-t-il quasi 50 ans plus tard ?... Ben, une série qui n'a pas pris trop de rides, sympathique, mais ô combien oubliée du lectorat actuel. Et même des "anciens" car parue dans un seul hebdo.
Mais, bon, que cela ne vous empêche de paginer l'album de ces deux corniauds -parfois en occasion dans une bourse BD- et d'éventuellement apprécier leurs histoires. Mais sans plus.
Bof bof.
Je vois bien l'intention d'Ayroles : mener une grosse farce autour d'un gros benêt, complètement ignorant des mystères féminins.
L'absurde est présent du début à la fin, c'est vraiment une farce, mais hélas, on s'ennuie assez vite. Certes c'est très mouvementé, il se passe toujours quelque chose, mais... je me suis vite lassé. Les personnages n'ont aucun charisme, et malgré le talent graphique de l'auteur, c'est un album qui s'oublie très vite.
BB Project est le prototype du manga de baston à la française.
Cette série dispose de deux qualités :
- son contexte original, celui d'un Français émigré au Japon qui va se retrouver dans un conflit entre jeunes japonais nationalistes qui veulent voir disparaitre les Gaijin de leur pays et ceux plus ouverts qui veulent qu'ils puissent rester. Ce contexte est intéressant puisqu'il se base sur les réalités, passées ou actuelles, du racisme qui sévit plus ou moins au Japon, et qu'il rappelle que la vie n'est pas toujours rose pour les étrangers qui veulent s'installer là-bas. Malheureusement, cet aspect sociologique est vite mis en arrière-plan pour laisser la place à une suite de combats opposant gentils accueillants et méchants racistes.
- son dessin, ensuite, qui est clairement maîtrisé. Les personnages sont réussis et détaillés. Le trait est fin et plutôt élégant. Le tout a l'aspect d'illustrations au talent assez professionnel. L'auteur se paie même le luxe d'ajouter de nombreuses références visuelles et personnages en second plan issus de l'univers des jeux vidéos et des mangas. Malheureusement, là où un dessinateur peut être un bon illustrateur, il n'est pas toujours un bon dessinateur de BD. En effet, le découpage de ce manga n'est pas terrible. A cela s'ajoute une narration très confuse et un rythme chaotique qui rendent la lecture très inégale, avec certains passages fluides et d'autres hachés et peu compréhensibles.
Chacune de ces qualités est donc tempérée par des défauts.
Mais l'impression qui ressort de la lecture de ce manga ne m'a en tout cas pas convaincu. Le scénario, outre sa confusion, n'est en effet pas terrible. Le personnage principal n'est guère attachant, d'une part, mais surtout l'intrigue se résume vite à une suite de combats avec de trop nombreux clichés du genre shonen de baston. Ca se bastonne, les méchants sont vraiment arrogants, le héros va devoir évoluer et maîtriser des pouvoirs surnaturels avec leurs règles bien précises (eau, feu, air, terre plus leurs spécialisations), et ce seront ensuite des enfilades de provocations et autres combats de rue ou sur un ring. Ca aurait pu être prenant comme peuvent l'être certains mangas de baston mais là je n'ai pas accroché, peut-être du fait de la confusion du récit, de l'antipathie que j'éprouvais pour certains personnages ou simplement parce que c'est un schéma d'intrigue vraiment trop éculé pour m'intéresser encore.
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Gabrielle
Un scénario que j'ai cru d'inspiration sataniste mais qui s'en tire par une pirouette à la fin. L'auteur aurait-il inventé le genre du satanisme faux-jeton? Des décors intéressants au début, mais qui se répètent par la suite. Des visages intéressants au début, mais qui aussi se répètent par la suite. Un petit peu trop de plumes et peut-être pas assez d'action spectaculaire. Des disparitions en fondu-enchaîné comme seul pouvoir surhumain, c'est un peu chiche pour des archanges. On aimerait bien entendre le bruissement des conversations des anges, parfois on y est presque, mais elle font vraiment trop collégiennes à la récré. Il faut se forcer pour ne pas y voir des pisseuses pré-adolescentes qui se prennent pour des anges parce qu'elles ont trop de temps libre et pas assez d'imagination. Une grosse erreur de théologie, me semble-t-il, entre l'Eden et le Paradis. Des "dagues sacrées" qui font un peu bateau et jeu vidéo. Des archanges qui ont besoin de leur "dague sacrée" pfffff c'est limite une blague... Des dialogues à la limite du crétin par moment : - "Seul le néant nous accueillera avec la folie pour toute récompense". Encore faudrait-il continuer à exister pour être fou dans le néant... - "Il ne nous reste plus qu'à effacer toute forme de conscience et d'humanité qui réside en nous". Euh mouais mais justement c'est pas des humains... Et ainsi de suite presque à chaque page. Le tout laisse une désagréable impression de trop simple, d'enfermement dans un univers adolescent un peu prétentieux, un peu grandiloquent, un peu renfermé sur soi. On se demande si c'est de l'art ou de la rumination un peu stupide. Le truc de la catastrophe au Paradis m'a semblé un peu facile, peu expliqué. Il n'y a que deux trucs qui relèvent un peu le niveau, premièrement le fait qu'on ne comprend l'importance de la végétation qu'à la fin, deuxièmement certaines expressions sans paroles qui sont effectivement angéliques. On ne peut donc que regretter que le personnage principal ne se taise pas plus souvent... Mais les symboles architecturaux sont vraiment trop grossiers. Ouais ouais on a compris qu'il faut qu'on voie que c'est des murs d'église oh la la pffff...
Erma Jaguar
Erma ?... cette sorte de nouvelle "Diane chasseresse" s'offre (!) aux lecteurs dans le n° 58 de l'Echo des savanes de Février 1988. De quoi rêve-t-elle, Erma ?.. d'être quelqu'un mi-ange, mi-démon, femme et homme, de vivre à plein temps sa bisexualité. Varenne tente ici -par une belle maîtrise du noir et blanc quand même- d'initier le lecteur aux (ses) fantasmes divers, à une sorte d'érotisme un peu pervers aux travers de cases à la sensualité torride... Et puis quoi encore ?!... Sincèrement, y a pas de quoi fouetter (oh oui, oh oui...) un chat. On se fout carrément de ce qui peut advenir à cette Erma, à ce qu'elle pense, ce qu'elle fait. J'ai eu peine à finir les deux premiers tomes. Tout ça pour quoi ?... je n'en sais rien. Et Varenne le sait-il lui-même ?... Déçu que j'ai été de ces histoires (?) vraiment peu intéressantes. Restent le graphisme et les belles couvertures d'albums. C'est peu.
Rails
C'est l'histoire d'un flic métis -aux USA- que ses supérieurs chargent d'infiltrer le gang des Jaguars, une terrible bande de Noirs. C'est tout ?... ben, en quelque sorte... Je reconnais quand même que les histoires -réalisées d'après un postulat et des développements quand même assez simples- sont violentes et efficaces. Le dessin ?... un bon graphisme servi par un trait semi-réaliste précis. Et tout ça pour ?... une série que j'ai pris un léger plaisir à lire (vite), bien construite, mais où j'ai senti la suite de chaque page tournée. Une bonne série, qui m'a permis de découvrir deux auteurs que je ne connais pour ainsi dire pas. Une bonne série à la fin de laquelle je me suis posé la question "...et tout ça pour quoi ?.." Je n'ai pas su y répondre. Et je ne me suis plus posé la question par la suite...
Genetiks
Frustration. Voilà qui résume parfaitement mon état esprit. Partant sur les bases d’un thriller vulgaro-scientifique dans la veine de ces séries TV américaines de nouvelle génération (Heroes, Lost…), ce scénario détient tout le potentiel pour accrocher le chaland et le tenir efficacement en haleine. Plutôt bon client, et malgré un sujet relativement classique pour ce genre, j’étais prêt à me laisser balader par un divertissement dont les ingrédients semblaient si alléchants. Des manipulations génétiques, des complots, des assassinats, de l’action et du suspens, du fantastique… Un tout manifestement bien ficelé et cohérent. Sauf que j’ai dû me faire violence pour terminer ce premier tome. Je n’ai jamais été pleinement pris par le récit, totalement perturbé par son style graphique. Sans réelle connaissance artistique, je n’ai pas la compétence pour juger de la qualité du dessin, décider s’il est bon ou mauvais. En général, j’ai d’ailleurs tendance à m’adapter au trait d’un créateur, cherchant plutôt à profiter de ce qui l’apporte à l’harmonie de l’œuvre. Dans le cas présent, je n’y suis pas arrivé et je pense savoir pourquoi. Dans une bande dessinée au trait « classique », j’accepte inconsciemment l’aspect exagéré des caractères des protagonistes. Ils demeurent des personnages à part entière, même si la composante émotionnelle de certaines situations est volontairement suramplifiée. Ça ne me pose aucun problème. Dans Genetiks, cet aspect ultra réaliste de la ligne, confinant quasiment au roman-photo, m’a fortement déstabilisé. J’avais l’impression de voir des comédiens tenir les rôles des personnages. Sauf que l’on n’est pas au cinéma. Ce manque de mouvement, ces postures figées truquent les émotions. Ces acteurs surjouent ! Un surjeu qui parasite malheureusement la trame et me donne la sensation que toute cette histoire sonne faux. Et pour ne rien arranger, cet « immobilisme » créé une certaine perception de rupture entre les cases, une hachure du tempo qui nuit à la fluidité de la narration. C’est vraiment dommage. Je ne sais pas si j’ai été assez clair, alors je poserai simplement la question. Faut-il systématiquement adopter le style réaliste pour donner de la crédibilité à un récit ? En tout cas, le résultat est là : je n’achèterai pas la suite. 2,5/5
Rencontres du 3e sale type
Je reste sur ma faim, autant le dessin est sympa voire même très beau sur certaines cases, autant le scénario ne m'a pas convaincu. Celui-ci se veut décalé, humoristique et burlesque. Un peu trop pour moi, ça part dans tous les sens sans être maîtrisé. On y retrouve un certain côté Monty Pythons sans le brio. Reste le joli dessin monochrome, intéressant, mais qui aurait mérité d'être associé à un bon scénario. C'est lu mais je ne pense pas remettre le couvert d'ici longtemps...
Soulhunters
Histoire gentillette, heros classique, le dessin est pas mal, mais pas "exceptionnelle", ça reste agréable à voir malgré tout. L'histoire, pour ce que j'ai pu en juger a la vue de ce seul est unique tome, est sympa ; je demande à la voir évoluer, mais j'ai quand même du mal à accrocher pour le moment. J'ai du mal à trouver les mots, cette BD ne mérite en rien d'être cassée, mais elle n'a rien de transcendant non plus pour le moment, je considère que pour moi, le tome 2 sera décisif.
Pourquoi les baleines bleues viennent-elles s'échouer sur nos rivages ?
Le milieu des artistes, celui des intellectuels "branchés", m'emmerde... Et lorsque j'en lis un portait dans une BD, un film ou un autre roman, ça rejoint l'image que je m'en fais : des branleurs qui passent leur temps à déféquer et uriner, au propre comme au figuré, sur les autres... Moynot rentre donc pile dans le club des auteurs qui renforcent ma conviction. Cependant on aurait pu trouver du plaisir dans cette histoire. Mais en ce qui me concerne, je n'y arrive pas. certes, le portrait de Whales ne manque pas de causticité, de "justesse", et peut prêter à sourire. Mais je n'ai pas ressenti vraiment d'intérêt pour l'histoire dans sa globalité. Et quand l'histoire est illustrée par un trait aussi gras, ce n'est pas vraiment encourageant... Seul le plaisir de voir un peu les rues de Bordeaux et de Paris est affleuré au cours de ma lecture.
Grabadu et Gabaliouchtou
Pour être cons, ils sont vraiment cons !... Ces deux gugusses font leur première apparition dans l'hebdo "Vaillant" n° 710 du 21 Décembre 1958. Ils y terminent leur carrière dans le n° 906 du 23 Septembre 1962. Pour l'époque, Tabary faisait preuve d'un esprit créatif. J'apprécie son sens de la dérision, sa causticité... mais pas trop son style graphique. N'empêche ; les (més)aventures de ce deux "n'importe quoi" m'ont parfois tiré quelques bons sourires. Car il est vrai que leur auteur a régulièrement le don de leur faire endosser des situations invraisemblables. Qu'en reste-t-il quasi 50 ans plus tard ?... Ben, une série qui n'a pas pris trop de rides, sympathique, mais ô combien oubliée du lectorat actuel. Et même des "anciens" car parue dans un seul hebdo. Mais, bon, que cela ne vous empêche de paginer l'album de ces deux corniauds -parfois en occasion dans une bourse BD- et d'éventuellement apprécier leurs histoires. Mais sans plus.
Le Jeu des Dames
Bof bof. Je vois bien l'intention d'Ayroles : mener une grosse farce autour d'un gros benêt, complètement ignorant des mystères féminins. L'absurde est présent du début à la fin, c'est vraiment une farce, mais hélas, on s'ennuie assez vite. Certes c'est très mouvementé, il se passe toujours quelque chose, mais... je me suis vite lassé. Les personnages n'ont aucun charisme, et malgré le talent graphique de l'auteur, c'est un album qui s'oublie très vite.
BB Project
BB Project est le prototype du manga de baston à la française. Cette série dispose de deux qualités : - son contexte original, celui d'un Français émigré au Japon qui va se retrouver dans un conflit entre jeunes japonais nationalistes qui veulent voir disparaitre les Gaijin de leur pays et ceux plus ouverts qui veulent qu'ils puissent rester. Ce contexte est intéressant puisqu'il se base sur les réalités, passées ou actuelles, du racisme qui sévit plus ou moins au Japon, et qu'il rappelle que la vie n'est pas toujours rose pour les étrangers qui veulent s'installer là-bas. Malheureusement, cet aspect sociologique est vite mis en arrière-plan pour laisser la place à une suite de combats opposant gentils accueillants et méchants racistes. - son dessin, ensuite, qui est clairement maîtrisé. Les personnages sont réussis et détaillés. Le trait est fin et plutôt élégant. Le tout a l'aspect d'illustrations au talent assez professionnel. L'auteur se paie même le luxe d'ajouter de nombreuses références visuelles et personnages en second plan issus de l'univers des jeux vidéos et des mangas. Malheureusement, là où un dessinateur peut être un bon illustrateur, il n'est pas toujours un bon dessinateur de BD. En effet, le découpage de ce manga n'est pas terrible. A cela s'ajoute une narration très confuse et un rythme chaotique qui rendent la lecture très inégale, avec certains passages fluides et d'autres hachés et peu compréhensibles. Chacune de ces qualités est donc tempérée par des défauts. Mais l'impression qui ressort de la lecture de ce manga ne m'a en tout cas pas convaincu. Le scénario, outre sa confusion, n'est en effet pas terrible. Le personnage principal n'est guère attachant, d'une part, mais surtout l'intrigue se résume vite à une suite de combats avec de trop nombreux clichés du genre shonen de baston. Ca se bastonne, les méchants sont vraiment arrogants, le héros va devoir évoluer et maîtriser des pouvoirs surnaturels avec leurs règles bien précises (eau, feu, air, terre plus leurs spécialisations), et ce seront ensuite des enfilades de provocations et autres combats de rue ou sur un ring. Ca aurait pu être prenant comme peuvent l'être certains mangas de baston mais là je n'ai pas accroché, peut-être du fait de la confusion du récit, de l'antipathie que j'éprouvais pour certains personnages ou simplement parce que c'est un schéma d'intrigue vraiment trop éculé pour m'intéresser encore.