Eva aux Mains Bleues

Note: 3.04/5
(3.04/5 pour 23 avis)

Eva a les yeux gris, les cheveux noirs et la peau claire de ses ancêtres nordiques. En vacances d'été rituelles chez sa grand-mère, elle passe son temps à traquer les bizarreries que recèlent les objets et les gens : c'est une activité agréable quand on attend avec impatience une puberté qui tarde un peu...


Adolescence BDs controversées La BD au féminin Mirages

Comme chaque année, Eva passe ses vacances à la campagne chez sa grand-mère. Ses passe-temps favoris: dresser des listes des objets qu'elle trouve repoussants, et voir ses amis Lucy et Tobias. Mais cet été sera différent. Eva a douze ans et attend avec impatience que ses seins poussent et que le sang coule pour la première fois entre ses jambes. "Le petit répertoire des horreurs quotidiennes" est le premier tome retraçant le portrait tout en douceur et en subtilité d'une jeune adolescente en vacances parmi ses proches.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 2004
Statut histoire Une histoire par tome 1 tome paru
Couverture de la série Eva aux Mains Bleues
Les notes (23)
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23/04/2004 | Kael
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Par Gaston
Note: 2/5
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C'est le moins bon Isabelle Dethan que je lis jusqu'à présent. L'histoire est censé être poétique et sympathique, mais ça n'a pas marché avec moi. J'ai trouvé l'histoire creuse, tellement il ne se passait rien. Je n'ai rien contre les romans graphiques qui ne font que raconter la vie de tous les jours, mais pour que j'accroche il faut que les thèmes soient intéressants et que les personnages soient attachants. Dans cet album, j'ai trouvé que les thèmes étaient à peine survolés et le personnages d'Eva me laisse indifférent. Je ne m'identifie pas à elle. Il faut dire que je ne me souviens pas trop du jour où j'ai eu mes premières règles.

10/05/2012 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5

Ça on peut dire que c'est un roman graphique vraiment réussi. Le dessin est plutôt joli et frais. Alors certes, comme souvent, il n'est pas aussi beau que celui qui sert de couverture (qui est tout simplement magnifique). A l'intérieur, le dessin est très poétique, sensible, coloré, doux, agréable à l’œil, mais aussi assez immature et manquant de maîtrise (il faut le dire, certaines cases sont un peu ratées) ! Et pourtant Isabelle DETHIAN n'est pas une débutante en BD (mais du peu que j'en ai vu, je trouve le dessin de ses autres BDs plus maîtrisé). Mais bon, dans l'ensemble, la partie graphique de l'album est plutôt réussi. Le scénario est juste génial. L'héroïne est une petit gamine rigolote, vraiment sympathique à suivre... Il ne lui arrivera pas grand chose de plus que les enfants de son âge lorsqu'ils sont en vacances chez leur grand-parents (mais c'est vrai que sa famille est un peu timbrée). Mais I. Dethian a vraiment un vrai talent pour raconter de jolies aventures pleines de bonne humeur (et la métaphore de la puberté est superbement bien trouvée). Pour tous les amateurs de roman graphique traitant du bonheur (et non des futilités) ; un rayon de soleil :) !

09/03/2012 (modifier)
Par Arno
Note: 3/5

Je suis vraiment bien embarrassé, tant je trouve cette oeuvre excellente et médiocre à la fois. Pour le positif, il y a le dessin et le rythme, le décor, les personnages, qui contribuent admirablement à créer une ambiance de vacances d'enfants, et je trouve que de ce point de vue là Eva aux mains bleues est proche du chef d'oeuvre. C'est un genre que beaucoup n'apprécient pas, car il manque d'action, mais moi j'aime bien, je trouve que ça vaut largement une aventure des neuneus dans l'espace de chez Soleil. Enfin un univers où les émotions humaines sont autorisées, où l'on ne ressent pas cette chape de plomb d'autocensure de l'intelligence qui règne chez un certain public garçons. Maintenant, il y a quand même deux choses qui me gênent. Premièrement, il y a cette tentative d'apporter quand même une intrigue avec cette histoire de mains bleues. J'ai trouvé que son dénouement casse complètement le rythme à la fin du livre, précipite la fin en fait. J'ai aussi trouvé que la solution rabaisse le personnage à un âge mental de 3/4 ans. Je veux bien que ce soit le début de la puberté pour Eva, m'enfin il me semble que tous les enfants qui ont pratiqué (je ne dévoile pas quoi) ont déjà les mains bleues bien avant. Ensuite, et plus important, plus inquiétant, ce n'est pas un roman d'ouverture sur le monde, mais de "fermeture sur le monde". Tout ce qui devrait être découverte est classé au musée des petites horreurs domestiques. Il y a un malaise car on ne sait pas si Eva est un train de devenir une adulte d'un charme supérieur, ou un personnage entièrement fermé et méfiant, un peu un mélange de sa mère et de la tati, si vous voyez. Bref, j'ai ressenti un doute pendant toute la lecture. Je ne savais pas si j'étais entré dans un univers poétique réussi, ou si je me faisais arnaquer par des personnages d'une médiocrité inouïe. L'oeuvre resplendit de l'émerveillement de l'enfance, mais frôle constamment le récit d'horreur, et l'horreur réside précisément, non dans la transformation en monstre du personnage principal, mais dans son repli décevant face au monde, dans l'horreur qu'elle se construit gratuitement. C'est dommage à cet âge.

08/11/2007 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5

J'ai emprunté cette BD pour le nom de l'auteur, j'aime beaucoup Isabelle Dethan. Mais ce coup-ci ce n'est pas passé, je me suis ennuyé, rien ne m'a intéressé. Dommage, cette BD n'était pas faite pour moi. Je pense qu'elle correspondra plus à un public féminin. Pour résumer : beau dessin mais scénario insignifiant pour le mec que je suis...

01/10/2007 (modifier)

Lecture rafraîchissante. On plonge dans l’esprit d’une enfant au moment de son passage à l’adolescence. Ambiance champêtre en période de vacance scolaire. Le dessin est fin et les couleurs pastelles font bien ressortir la douceur d’un été à la campagne. Le ton et les dialogues sonnent justes. Les personnages, malgré leurs travers, restent crédibles. On se laisse doucement embarquer par cette histoire individuelle et familiale intimiste. Cette histoire ne révolutionne rien au mode de narration, au graphisme ou à la réflexion philosophique en BD, mais ce n’est pas son but. Cela reste une lecture agréable, sensible et divertissante même si un peu trop rapide… Note : 3,5/5

01/01/2007 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 2/5

Autant vous le dire tout de suite, ce genre de BD n'est pas du tout ma tasse de thé. J'ai lu (rapidement parce que de toute façon il n'y a pas beaucoup de matière) ce bouquin à la bibliothèque et je n'en garde pas vraiment un souvenir ému. Le récit des vacances chez sa grand-mère de cette gamine n'a pas vraiment d'intérêt en soi. Il n'y a pas à proprement parler d'intrigue (tout au plus une vague allusion aux transformations liées à la puberté, et un mystère - très, très relatif - quant aux fameuses 'mains bleues' ). Je me suis ennuyé en lisant cet album, bien conscient qu'il est censé apporter une 'émotion' , ou une certaine forme de nostalgie, à laquelle je suis demeuré insensible. Et puis j'en ai un peu marre de cet air du temps qui nous vend le passé, le retour aux choses essentielles et simples de la vie à toutes les sauces, et je trouve qu'Eva s'inscrit en droite ligne dans cette tendance. Cette BD ne m'a pas fait réfléchir sur son sujet, ne m'a pas ému et ne m'a pas impressionné de par sa réalisation. J'ai trouvé cela un peu mou et fade, sans ambition et donc sans grand intérêt.

14/02/2005 (modifier)
Par elveen
Note: 2/5

Pas fameux. J'aime en général le trait d'Isabelle Dethan, mais là, l'histoire ne m'a pas transportée. C'est une petite fille qui raconte ses vacances chez sa grand-mère, avec sa mamy et sa tante, avec ses copains, avec ses petites manies, ses attentes... Oui, mais ça ne m'a pas touchée du tout. La lecture n'était pas désagréable, mais en refermant cette BD, je me suis dit que ça ne m'avait rien apporté et que ce serait très vite oublié. Je n'en retire rien. Mais peut-être serez-vous plus sensibles à ce récit que je l'ai été...

29/01/2005 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
L'avatar du posteur Pierig

Tout comme Cassidy et Doña Hermine, j’ai été déçu par cet album empli d’anecdotes sans grand intérêt formant une succession de faits anodins. Ca reste très descriptif, voire trop. La sensibilité de la fillette au monde qui l’entoure ne suffit pas pour rendre cet album touchant. Album dont l’histoire m’indiffère car il n’apporte rien mais dont le dessin me plaît. Je précise que j’apprécie le travail d’Isabelle Dethan mais c’est la bd en question que je note et non mon capital sympathie envers l’auteur.

28/01/2005 (modifier)

Je ne serai pas aussi lyrique et mordante que Cassidy, mais je n'en pense pas moins ! Je n'ai pas du tout été touchée ni par les persos, ni par ce qu'il leur arrive ou pas. Probable que je ne me suis pas reconnue dans le perso d'Eva, d'où ma relative indifférence, mais ce n'est pas tout : le dessin, lui-même ne m'a pas rallié à la cause de cette BD. Tout (y compris le scénario) me paraît figé, artificiel, improbable voire un peu énervant. Dans le genre peinture sensible du quotidien et des rapports humains, je préfère très nettement le Davodeau de Chute de Vélo.

07/10/2004 (modifier)
Par Cassidy
Note: 1/5

Bon, le moins que l’on puisse dire, c’est que cet album ne fasse pas l’unanimité : il y a ceux aux réactions extatiques, qui le trouvent magnifiquement émouvant et beau et poétique et touchant et tout et tout, et il y a ceux que cette abondance de bons sentiments n’a pas franchement transportés d’enthousiasme. Ca ne devrait pas surprendre grand’monde si je vous dis que je suis plutôt dans le deuxième groupe. Eva aux mains bleues, c’est un peu l’équivalent BD des bouquins façons Philippe Delerm (pas le fifils qui chante le quotidien des bobos trentenaires, mais le papa qui boit la bière à petites gorgées pour se donner du plaisir minuscule). Ce que l’Excellent Pierre Jourde appelle la " littérature de confort " dans son bouquin la Littérature sans estomac. C’est-à-dire que c’est certes fabriqué avec un certain savoir-faire, mais ça reste de la lecture pour mamies, de la tisane en BD. De la BD décorative, qui n’a rien à dire, d’où l’on a évacué toute espèce de conflit, toute méchanceté, et où les soucis, dérisoires, sont vite réglés. Et que voulez-vous que je vous dise : dans un monde comme le nôtre, dans une époque comme la nôtre, je peux comprendre que des gens aient besoin de s’anesthésier avec ce genre de lecture où tout est tout-gentil-tout-beau-tout-mignon, avec ce genre d’ambiance knaki-herta-ne-passons-pas-à-côté-des-choses-simples, où il convient de s’émerveiller parce que les confitures de mémé sont drôlement bonnes ou parce que les Anglais ont débarqué chez Eva et que donc ça y est c’est une femme maintenant. Mais bon, voilà, moi, personnellement, je trouve ça trop sucré, les petites douceurs comme Eva aux mains bleues. Le mélange guimauve-sirop-caramel-barbapapa-chantilly, j’ai du mal à digérer. J’ai lu jusqu’au bout, en espérant qu’à un moment donné, il finirait par se passer quelque chose, qu’on ne resterait pas simplement dans la molle et fade chronique rurale anecdotique, mais non, hélas, ça ne décolle jamais, et dans l’ensemble, on est assez loin de Tchékhov, même si les plus fins lettrés reconnaîtront dans la conclusion de l’album un clin d’œil évident à l’oncle Vania. Avant de conclure, un mot sur le dessin : je ne trouve pas exceptionnel. Pour un peu, je dirais presque que ça ressemble aux aquarelles insipides qui ornent les boîtes de pâtisseries. Bref, tout ça pour vous dire que moi, les petites-bédés-bonbonnières-à-sa-mémère dans le genre de celle-ci, ça me gave vite !

29/09/2004 (modifier)