Le scénario de Beinex est une adaptation du roman de Marc Behm, « La Vierge de glace ».
J’ai eu droit à quoi ?… Deux jeunes vampires qui vont se rencontrer après avoir vécu quelques péripéties dont celle, entre autres, d’avoir volé un gros paquet de fric à un mafioso local ; et ce dans le but d’acheter un château…
Ca aurait pu être pas mal… ça aurait pu…
Mais qu’est-ce que c’est lourd !… Qui plus est, cette adaptation ne me semble pas du tout a voir bénéficié d’une quelconque finition ; c’est assez bâclé dans l’ensemble, un peu comme un carnet d’esquisses.
Le dessin ?… est-ce du « dessin » ?… (merci l’ordinateur !…)
Les couleurs ?… merci l’ordinateur !…
La mise en pages ?… d’une réelle platitude ; des cases mises bout à bout qui n’attirent vraiment pas l’attention du lecteur potentiel.
Tout ça pour ?.. je me le demande vraiment. L’idée de départ est bonne, mais les développements sont si ténus, si prévisibles que je n’en ai tiré aucun réel plaisir de lecture.
Grande joie quand même : cet opus m’avait été prêté. Je n’ai donc pas gâché d’argent pour son acquisition.
Moi-aussi, je vais me séparer de cette série… d’ailleurs, je ne comprends pas comment j’ai pu être amené à acheter les deux premiers tomes des « éternels ». Ah si, c’était le thème des diamants qui m’intéressait…
Car en dehors de ce cadre, le scénario ne m’est pas apparu très folichon. Le lecteur suit les péripéties d’Uma, une jeune héroïne paumée qui va malgré elle imprégner le milieu des diamantaires suite au décès de sa sœur.
Mais qu’apprenons-nous vraiment du monde des diamants ? Franchement, pas grand’chose !
En fait, l’histoire ressemble à une banale enquête policière teintée de scènes d’action, cela aurait été divertissant si les personnages n’étaient pas –à mon avis- trop stéréotypés.
En effet, suivant la mode du moment, les lecteurs pourront apercevoir, dans cette bd, un homosexuel qui n’apporte rien à l’histoire à part jouer le rôle du comique de service et d’ange gardien d’Uma…
De plus, l’héroïne se balade souvent à poil et les méchants sont vraiment des méchants… bref, « Les éternels » accumulent tellement les poncifs que ça m’a gêné la lecture.
Graphiquement, je n’ai pas de reproches particuliers à émettre, le dessin de Félix Meynet me plait moyennement. Son coup de crayon tout en rondeur m’est apparu agréable sans plus et sa mise en page est correcte. Bref, j’ai eu l’impression de me retrouver face à une bd dessinée par un auteur peu inspiré.
« Les éternels » m’est apparue comme une série dispensable. Le monde des diamants qui m’intéressait est abordé d’une façon trop quelconque pour que le lecteur s’y passionne. De plus, les personnages m’ont semblé trop caricaturaux. Au final, la bd n’est ni plaisante ni déplaisante à feuilleter. Bof…
Une Bd de science-fiction au graphisme très épuré. Je n'ai pas aimé pour différentes raisons combinées.
Tout d'abord l'évocation de ce conflit entre les USA et le Brésil m'a paru totalement incrédule d'autant qu'aucune explication n'est donnée dans un premier temps. On nous balance ceci comme cela et on doit faire avec. Or, cette démarche est loin de me satisfaire.
Par ailleurs, j'ai l'impression que les cases sont vides... et surtout vides de sens. Cette science-fiction est aujourd'hui révolue ce qui fait que ce manga à la française apparaît comme totalement désuète.
Les errances mouvementées de ce jeune homme au pouvoir incommensurable ne m'ont pas convaincu.
Une histoire noire qui aurait mérité un meilleur traitement graphique.
Au niveau scénario, c'est globalement intéressant, les personnages sont sans concessions.
Niveau dessin, c'est autre chose, dessin ultra gras, pour ne pas dire "sale" par moments.
La colorisation est très fade et sombre. Elle ne donne pas l'impression d'être maîtrisée. On devine le pourquoi des choix des couleurs mais elles ne sont pas bien exploitées.
Je retiendrai surtout de cette BD l'histoire inverse des productions classiques, ou le mauvais prend le dessus sur le bon, fait assez rare pour être souligné.
Il y avait matière à fournir un meilleur rendu...
Note approximative : 2.5/5
Je suis assez indulgent avec cet album car j'aime les BDs historiques et celle-ci remplit bien son office. Elle m'a en effet réellement permis de découvrir un pan de l'histoire de ce qui n'était pas encore la France à l'époque dont j'ignorais tout. Je sais effectivement bien peu de choses de tous ces changements et conflits qui ont été engendrés par la vague de la Réforme et des écrits Luthériens à l'époque du grand empire romain germanique et de la renaissance. Je ne savais pas notamment que le petit peuple voyait surtout dans cette réforme une possibilité d'échapper au carcan féodal imposé par le catholicisme et les seigneurs. On comprend mieux du coup les motivations de la révolte des Rustauds et la cruauté de la répression sanglante opérée par l'armée de métier du Duc de Lorraine et ses soudards.
Seulement, hormis le message historique qui est bien transmis, cette BD présente de vrais défauts majeurs qui la feront être rejetée par les lecteurs qui ne sauront passer outre. En fait, tout en elle suinte l'amateurisme.
La narration est simple et heureusement relativement efficace, mais elle présente des défauts tant dans la naïveté de certains dialogues et la clarté du récit que dans la narration graphique qui y est associée.
Le dessin quant à lui est très amateur, avec des défauts qui sautent aux yeux dès qu'on s'attarde sur une case. Certains personnages, réalisés par Carmona, sont radicalement moches. Les couleurs, réalisées par Claude Guth, sont le plus souvent laides. Seule la couverture m'a bien plu mais elle est dans un style très différent donc peut-être pas réalisée par le même dessinateur.
Je reconnais cependant une qualité à ce graphisme et c'est le soin apporté au réalisme historique des décors et des costumes. La documentation est manifeste et ajoute à l'intérêt historique du récit car il permet de bien mettre en image les évènements et décors de l'époque. C'est Claude Guth qui se charge des décors urbains notamment les maisons de Strasbourg et, même s'ils jurent un peu avec le style des personnages et semblent parfois fâchés avec la perspective, on sent qu'il a mis du coeur et du soin à l'ouvrage.
Je ne suis donc pas fâché d'avoir lu cette BD car elle m'a appris des choses mais, sur un plan purement objectif, elle pêche par trop d'amateurisme à tous les niveaux.
Les dessins sont splendides !
Malheureusement, c'est le seul intérêt de cette série.
L'histoire avance à la vitesse d'un escargot. Les personnages sont inintéressants.
On a vraiment l'impression que Frezzato sait bien dessiner mais n'a absolument rien à raconter. Dommage : il aurait dû savoir s'entourer d'un scénariste...
...une oeuvre digne de rentrer au panthéon des comics aux côtés de Watchmen et Maus..., cet extrait du Comics Buyer's Guide bien visible en 4e de couverture me fait rire assez jaune après lecture de cet album. Car nous avons là un comics qui se laisse lire mais qui n'est franchement pas terrible en définitive. Un gros coup de pub de Marvel, rien d'autre. Un bon coup dans l'eau en ce qui me concerne.
Déjà le graphisme n'est pas terrible. Le dessinateur est le même que pour la série 1602 que j'avais relativement appréciée mais son style de même que ses couleurs informatiques ne me plaisent pas vraiment.
Ensuite l'histoire m'a paru fade. Les origines de Wolverine, il y avait de quoi faire quelque chose d'assez grandiose pour peu qu'on ait de l'idée. Mais là, le résultat est presque déjà-vu, une histoire un peu banale qui ne nous apprend pas grand chose de plus sur le canadien poilu et griffu.
Après un début pas très palpitant, j'ai bien apprécié le coup de théâtre du premier tiers de l'album, coup de théâtre bien sûr très voulu par les auteurs et même un peu artificiel tant on sent que ces derniers ont tout fait, jusqu'à tricher graphiquement, pour tromper le lecteur. Seulement, passé ce bouleversement du récit, le reste de l'histoire devient assez facile et prévisible.
Jusqu'à une scène finale, artificiellement tragique, dont j'ai trouvé le moment dramatique crucial affligeant de nullité et de facilité scénaristique. Impressionnant que des scénaristes en principe compétents et sachant qu'ils travaillent sur un récit destiné à devenir majeur dans la mythologie Marvel osent user d'une telle pirouette scénaristique "oh, on m'a poussé, je tombe, oh attention les griffes !... Ah, pas de chance...". Quoiqu'on dise du reste de l'histoire, ça restait un récit correct mais cette fin plombe vraiment la qualité du récit à mon goût car je trouve son moment clé tout simplement minable.
Les fans de Wolverine devraient être assez intéressés par cet album mais de là à le trouver vraiment bon, j'en doute...
Très déçu par cette bande dessinée ! Peut-être en attendais-je beaucoup (on ne m'en avait dit que du bien) mais je ne suis pas du tout rentré dans l'ambiance. Quelques passages sont bien trouvés, notamment les moments où le héros communique avec sa mère ou encore lorsque les enfants prennent conscience de leur "mission". Mais sinon à part ça... les évènements s'enchaînent trop vite, sans réels liens, les situations sont rocambolesque et les réactions des enfants (de 4 à 10 ans) sont limites surréalistes. Et puis, c'est toujours le même schéma au fil des pages et au fil des tomes : une catastrophe arrive, moment de panique, solution et finalement qu'importe la résolution, il y a beaucoup de morts.
Je trouve aussi que le dessin ne rehausse pas l'ensemble. Le côté figé nuit au récit qui fait pourtant une place belle à l'action. De même, je trouve mal retranscrit les expressions du visage. Il y a un côté Tezuka dans le dessin mais moins bien réussi. Ce dernier réussi à donner une réelle consistance à ses personnages et à modeler son récit graphiquement permettant une lisibilité plus importante, ce qu'à mon goût Umezu ne parvient pas à reproduire.
J'ai été jusqu'au bout des 6 tomes (étant persuadé que je trouverais quelque chose me plaisant), mais laborieusement !
J'avoue qu'il y a un truc qui m'amène souvent à lire ou à feuilleter du J-C Denis période années 80, c'est son côté gentiment racoleur, avec des femmes souvent dénudées et le sujet du sexe facilement abordé. C'est le cas dans la série Luc Leroi et c'est aussi le cas dans ce one-shot qui partage avec cette première série une ambiance assez similaire.
Le dessin de Denis me plait aussi. J'aime sa ligne claire. Et même si son style n'est pas aussi esthétique dans cet album que dans ses créations plus récentes, je le trouve plaisant à lire et à regarder.
Je n'ai cependant pas été emballé par cet album.
Pourtant chaque petite histoire avait des points d'intérêt qui m'ont amené presque à chaque fois à être relativement captivé (du moins au début car j'ai lâché vers la fin). Les personnages sont assez originaux, les situations incongrues et parfois marrantes ou légèrement érotiques. Et je trouve intéressante la façon dont les sept histoires abordent chacune une thématique et du coup une histoire assez indépendante, tout en s'organisant en une longue histoire complète.
Cependant, à chaque fois, j'ai trouvé la chute de ces histoires décevantes. Ce n'est pas drôle et cela se termine bien souvent en queue de poisson frustrante. En outre, au fil des pages, je me suis rapidement lassé pour décrocher presque complètement vers la fin de l'album. Les personnages perdaient de leur intérêt et les situations devenaient trop rocambolesques et confuses.
Avis un peu plus nuancé pour ce polar, certes assez noir comme je les aime mais....
Mais peut-être que ce genre d’album est moins accessible à moi, lecteur né en 1981.
Peut-être également que je préfère des histoires un peu moins tortueuses et plus perverses dans la psychologie des personnages (je pense à Berceuse assassine).
Les références qui y sont sans doute faites, à la lecture des autres avis, ne font pas partie de mon humble culture BD / cinéma.
En bref, si j’ai pu relativement apprécier certaines parties du roman, je l’ai trouvé dans l’ensemble assez long. Pour une fois, les dessins ne me conviennent pas vraiment.
J’aurais préféré un trait plus réaliste, en gardant le noir et blanc, tellement adapté à ce genre d’histoire.
A chacun de voir, moi j’ai été déçu...
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L'Affaire du siècle
Le scénario de Beinex est une adaptation du roman de Marc Behm, « La Vierge de glace ». J’ai eu droit à quoi ?… Deux jeunes vampires qui vont se rencontrer après avoir vécu quelques péripéties dont celle, entre autres, d’avoir volé un gros paquet de fric à un mafioso local ; et ce dans le but d’acheter un château… Ca aurait pu être pas mal… ça aurait pu… Mais qu’est-ce que c’est lourd !… Qui plus est, cette adaptation ne me semble pas du tout a voir bénéficié d’une quelconque finition ; c’est assez bâclé dans l’ensemble, un peu comme un carnet d’esquisses. Le dessin ?… est-ce du « dessin » ?… (merci l’ordinateur !…) Les couleurs ?… merci l’ordinateur !… La mise en pages ?… d’une réelle platitude ; des cases mises bout à bout qui n’attirent vraiment pas l’attention du lecteur potentiel. Tout ça pour ?.. je me le demande vraiment. L’idée de départ est bonne, mais les développements sont si ténus, si prévisibles que je n’en ai tiré aucun réel plaisir de lecture. Grande joie quand même : cet opus m’avait été prêté. Je n’ai donc pas gâché d’argent pour son acquisition.
Les Eternels
Moi-aussi, je vais me séparer de cette série… d’ailleurs, je ne comprends pas comment j’ai pu être amené à acheter les deux premiers tomes des « éternels ». Ah si, c’était le thème des diamants qui m’intéressait… Car en dehors de ce cadre, le scénario ne m’est pas apparu très folichon. Le lecteur suit les péripéties d’Uma, une jeune héroïne paumée qui va malgré elle imprégner le milieu des diamantaires suite au décès de sa sœur. Mais qu’apprenons-nous vraiment du monde des diamants ? Franchement, pas grand’chose ! En fait, l’histoire ressemble à une banale enquête policière teintée de scènes d’action, cela aurait été divertissant si les personnages n’étaient pas –à mon avis- trop stéréotypés. En effet, suivant la mode du moment, les lecteurs pourront apercevoir, dans cette bd, un homosexuel qui n’apporte rien à l’histoire à part jouer le rôle du comique de service et d’ange gardien d’Uma… De plus, l’héroïne se balade souvent à poil et les méchants sont vraiment des méchants… bref, « Les éternels » accumulent tellement les poncifs que ça m’a gêné la lecture. Graphiquement, je n’ai pas de reproches particuliers à émettre, le dessin de Félix Meynet me plait moyennement. Son coup de crayon tout en rondeur m’est apparu agréable sans plus et sa mise en page est correcte. Bref, j’ai eu l’impression de me retrouver face à une bd dessinée par un auteur peu inspiré. « Les éternels » m’est apparue comme une série dispensable. Le monde des diamants qui m’intéressait est abordé d’une façon trop quelconque pour que le lecteur s’y passionne. De plus, les personnages m’ont semblé trop caricaturaux. Au final, la bd n’est ni plaisante ni déplaisante à feuilleter. Bof…
Nomad
Une Bd de science-fiction au graphisme très épuré. Je n'ai pas aimé pour différentes raisons combinées. Tout d'abord l'évocation de ce conflit entre les USA et le Brésil m'a paru totalement incrédule d'autant qu'aucune explication n'est donnée dans un premier temps. On nous balance ceci comme cela et on doit faire avec. Or, cette démarche est loin de me satisfaire. Par ailleurs, j'ai l'impression que les cases sont vides... et surtout vides de sens. Cette science-fiction est aujourd'hui révolue ce qui fait que ce manga à la française apparaît comme totalement désuète. Les errances mouvementées de ce jeune homme au pouvoir incommensurable ne m'ont pas convaincu.
Bloody Winter
Une histoire noire qui aurait mérité un meilleur traitement graphique. Au niveau scénario, c'est globalement intéressant, les personnages sont sans concessions. Niveau dessin, c'est autre chose, dessin ultra gras, pour ne pas dire "sale" par moments. La colorisation est très fade et sombre. Elle ne donne pas l'impression d'être maîtrisée. On devine le pourquoi des choix des couleurs mais elles ne sont pas bien exploitées. Je retiendrai surtout de cette BD l'histoire inverse des productions classiques, ou le mauvais prend le dessus sur le bon, fait assez rare pour être souligné. Il y avait matière à fournir un meilleur rendu...
La Guerre des Rustauds
Note approximative : 2.5/5 Je suis assez indulgent avec cet album car j'aime les BDs historiques et celle-ci remplit bien son office. Elle m'a en effet réellement permis de découvrir un pan de l'histoire de ce qui n'était pas encore la France à l'époque dont j'ignorais tout. Je sais effectivement bien peu de choses de tous ces changements et conflits qui ont été engendrés par la vague de la Réforme et des écrits Luthériens à l'époque du grand empire romain germanique et de la renaissance. Je ne savais pas notamment que le petit peuple voyait surtout dans cette réforme une possibilité d'échapper au carcan féodal imposé par le catholicisme et les seigneurs. On comprend mieux du coup les motivations de la révolte des Rustauds et la cruauté de la répression sanglante opérée par l'armée de métier du Duc de Lorraine et ses soudards. Seulement, hormis le message historique qui est bien transmis, cette BD présente de vrais défauts majeurs qui la feront être rejetée par les lecteurs qui ne sauront passer outre. En fait, tout en elle suinte l'amateurisme. La narration est simple et heureusement relativement efficace, mais elle présente des défauts tant dans la naïveté de certains dialogues et la clarté du récit que dans la narration graphique qui y est associée. Le dessin quant à lui est très amateur, avec des défauts qui sautent aux yeux dès qu'on s'attarde sur une case. Certains personnages, réalisés par Carmona, sont radicalement moches. Les couleurs, réalisées par Claude Guth, sont le plus souvent laides. Seule la couverture m'a bien plu mais elle est dans un style très différent donc peut-être pas réalisée par le même dessinateur. Je reconnais cependant une qualité à ce graphisme et c'est le soin apporté au réalisme historique des décors et des costumes. La documentation est manifeste et ajoute à l'intérêt historique du récit car il permet de bien mettre en image les évènements et décors de l'époque. C'est Claude Guth qui se charge des décors urbains notamment les maisons de Strasbourg et, même s'ils jurent un peu avec le style des personnages et semblent parfois fâchés avec la perspective, on sent qu'il a mis du coeur et du soin à l'ouvrage. Je ne suis donc pas fâché d'avoir lu cette BD car elle m'a appris des choses mais, sur un plan purement objectif, elle pêche par trop d'amateurisme à tous les niveaux.
Les Gardiens du Maser
Les dessins sont splendides ! Malheureusement, c'est le seul intérêt de cette série. L'histoire avance à la vitesse d'un escargot. Les personnages sont inintéressants. On a vraiment l'impression que Frezzato sait bien dessiner mais n'a absolument rien à raconter. Dommage : il aurait dû savoir s'entourer d'un scénariste...
Wolverine - Les Origines
...une oeuvre digne de rentrer au panthéon des comics aux côtés de Watchmen et Maus..., cet extrait du Comics Buyer's Guide bien visible en 4e de couverture me fait rire assez jaune après lecture de cet album. Car nous avons là un comics qui se laisse lire mais qui n'est franchement pas terrible en définitive. Un gros coup de pub de Marvel, rien d'autre. Un bon coup dans l'eau en ce qui me concerne. Déjà le graphisme n'est pas terrible. Le dessinateur est le même que pour la série 1602 que j'avais relativement appréciée mais son style de même que ses couleurs informatiques ne me plaisent pas vraiment. Ensuite l'histoire m'a paru fade. Les origines de Wolverine, il y avait de quoi faire quelque chose d'assez grandiose pour peu qu'on ait de l'idée. Mais là, le résultat est presque déjà-vu, une histoire un peu banale qui ne nous apprend pas grand chose de plus sur le canadien poilu et griffu. Après un début pas très palpitant, j'ai bien apprécié le coup de théâtre du premier tiers de l'album, coup de théâtre bien sûr très voulu par les auteurs et même un peu artificiel tant on sent que ces derniers ont tout fait, jusqu'à tricher graphiquement, pour tromper le lecteur. Seulement, passé ce bouleversement du récit, le reste de l'histoire devient assez facile et prévisible. Jusqu'à une scène finale, artificiellement tragique, dont j'ai trouvé le moment dramatique crucial affligeant de nullité et de facilité scénaristique. Impressionnant que des scénaristes en principe compétents et sachant qu'ils travaillent sur un récit destiné à devenir majeur dans la mythologie Marvel osent user d'une telle pirouette scénaristique "oh, on m'a poussé, je tombe, oh attention les griffes !... Ah, pas de chance...". Quoiqu'on dise du reste de l'histoire, ça restait un récit correct mais cette fin plombe vraiment la qualité du récit à mon goût car je trouve son moment clé tout simplement minable. Les fans de Wolverine devraient être assez intéressés par cet album mais de là à le trouver vraiment bon, j'en doute...
L'Ecole emportée
Très déçu par cette bande dessinée ! Peut-être en attendais-je beaucoup (on ne m'en avait dit que du bien) mais je ne suis pas du tout rentré dans l'ambiance. Quelques passages sont bien trouvés, notamment les moments où le héros communique avec sa mère ou encore lorsque les enfants prennent conscience de leur "mission". Mais sinon à part ça... les évènements s'enchaînent trop vite, sans réels liens, les situations sont rocambolesque et les réactions des enfants (de 4 à 10 ans) sont limites surréalistes. Et puis, c'est toujours le même schéma au fil des pages et au fil des tomes : une catastrophe arrive, moment de panique, solution et finalement qu'importe la résolution, il y a beaucoup de morts. Je trouve aussi que le dessin ne rehausse pas l'ensemble. Le côté figé nuit au récit qui fait pourtant une place belle à l'action. De même, je trouve mal retranscrit les expressions du visage. Il y a un côté Tezuka dans le dessin mais moins bien réussi. Ce dernier réussi à donner une réelle consistance à ses personnages et à modeler son récit graphiquement permettant une lisibilité plus importante, ce qu'à mon goût Umezu ne parvient pas à reproduire. J'ai été jusqu'au bout des 6 tomes (étant persuadé que je trouverais quelque chose me plaisant), mais laborieusement !
Les Sept Péchés capitaux
J'avoue qu'il y a un truc qui m'amène souvent à lire ou à feuilleter du J-C Denis période années 80, c'est son côté gentiment racoleur, avec des femmes souvent dénudées et le sujet du sexe facilement abordé. C'est le cas dans la série Luc Leroi et c'est aussi le cas dans ce one-shot qui partage avec cette première série une ambiance assez similaire. Le dessin de Denis me plait aussi. J'aime sa ligne claire. Et même si son style n'est pas aussi esthétique dans cet album que dans ses créations plus récentes, je le trouve plaisant à lire et à regarder. Je n'ai cependant pas été emballé par cet album. Pourtant chaque petite histoire avait des points d'intérêt qui m'ont amené presque à chaque fois à être relativement captivé (du moins au début car j'ai lâché vers la fin). Les personnages sont assez originaux, les situations incongrues et parfois marrantes ou légèrement érotiques. Et je trouve intéressante la façon dont les sept histoires abordent chacune une thématique et du coup une histoire assez indépendante, tout en s'organisant en une longue histoire complète. Cependant, à chaque fois, j'ai trouvé la chute de ces histoires décevantes. Ce n'est pas drôle et cela se termine bien souvent en queue de poisson frustrante. En outre, au fil des pages, je me suis rapidement lassé pour décrocher presque complètement vers la fin de l'album. Les personnages perdaient de leur intérêt et les situations devenaient trop rocambolesques et confuses.
Tue-moi à en crever
Avis un peu plus nuancé pour ce polar, certes assez noir comme je les aime mais.... Mais peut-être que ce genre d’album est moins accessible à moi, lecteur né en 1981. Peut-être également que je préfère des histoires un peu moins tortueuses et plus perverses dans la psychologie des personnages (je pense à Berceuse assassine). Les références qui y sont sans doute faites, à la lecture des autres avis, ne font pas partie de mon humble culture BD / cinéma. En bref, si j’ai pu relativement apprécier certaines parties du roman, je l’ai trouvé dans l’ensemble assez long. Pour une fois, les dessins ne me conviennent pas vraiment. J’aurais préféré un trait plus réaliste, en gardant le noir et blanc, tellement adapté à ce genre d’histoire. A chacun de voir, moi j’ai été déçu...