Je vais faire court car le constat est assez simple.
Le dessin N&B est très gras et difficile à décrypter.
Le scénario malgré de bonnes idées est difficile à suivre, la narration manque de fluidité, certains passages sont limites pénibles.
Je n'ai pas réussi à rentrer réellement dans l'histoire, pourtant ma curiosité était active et me poussait à aller au bout.
Il y avait mieux à faire.
L’œuvre majeure de Maurice Leblanc adaptée par André-Paul Duchâteau. Curieux je suis, curieux je lis.
C’est vrai qu’adapter des romans –ici certains de cet illustre gentleman-cambrioleur- fait souvent oublier la magie, l’imagination créative qu’a un esprit à LIRE un livre.
Déçu je suis. Pourtant j’ai rencontré à diverses occasions Monsieur Duchâteau et, comme auteur de romans, de récits, d’histoires et de nouvelles policière il s’y connaît quand même plus que bien. Etait-il –d’une certaine façon- « tenu en laisse » par cette transposition destinée à la BD ? Je le pense.
Le graphisme est ici réalisé par Géron. Ben, l’air de rien quand même, j’ai relevé un bien beau trait réaliste, net, bien lisible, qui donne ainsi une sorte de vrai raffinement tant à ses personnages qu’aux décors joliment réalisés.
Mais le problème est que l’esprit des romans n’y est pas, autant qu’était le charme de les lire.
Arsène Lupin ?… à y repenser je préfère encore le revoir dans ces bons vieux films ou séries télés qui, eux, m’avaient convaincu.
Bien fait dans l’ensemble MAIS : était-ce utile ?…
L’histoire de Maigret est quand même assez paradoxale. Simenon, ce grand romancier belge, a créé un personnage de commissaire de police parisien avec, en fond, une origine issue de la « province » française.
Ce seront 102 romans qui donneront une véritable célébrité au personnage.
Et c’est ce qui a donné l’envie à certains de le « mettre sur papier ». Ca m’embête souvent, car l’idée que l’on se fait d’un héros de roman correspond très rarement à celui dessiné devant vous.
C’est le cas ici. L’adaptation signée d’Odile Reynaud n’est pas mauvaise, mais résumer un roman en histoire dessinée oblige à des coupes, des raccourcis. Pour ceux ou celles qui n’ont jamais lu un « Maigret », passe encore. Mais j’en ai lu pas mal. Et je n’ai pas retrouvé dans cette série les « gueules » que j’imaginais, les ambiances, les non-dits…
Je me suis repassé un soir la cassette de « Maigret tend un piège » avec Jean Gabin dans le rôle titre. J’ai relu –du moins tenté- un des cinq albums qui conte cette histoire. Y a vraiment pas photo.
Non pas que le dessin de Wurm (et le dernier de Brichaud) soit mauvais MAIS il ne m’a pas attiré outre mesure.
Une série « pour rien » ?… oui et non.
Non car elle pourrait permettre à certains, après lecture, d’entrer par la suite dans l’univers d’un roman (mais ça m’étonnerait).
Oui car ceux qui ont une petite connaissance de Maigret au travers des romans ou des films n’y trouveront pas ici matière à un éventuel plaisir de lecture.
Alors ?… bof…
Une bonne idée pour un tome qui m’a laissé sur ma faim.
L’idée ?… parodier en images trois films connus : « Pirates des Caraïbes », « Kill Bill » et « Resident Evil ».
Ca aurait pu être bien MAIS : ce qui –pour moi- s’annonçait comme une parodie, loufoque par moments, ne l’est pas. Et pourtant… on y trouve un peu de tout comme personnages (dont certains ne font que passer) : Michael Scofield (de Prison Break), les Schtroumpfs (si, si !), Dingo (le copain à Mickey) et quelques super héros de ma Marvel (qui font quand même de bons zombies).
Pourquoi ?… pas tant à cause du dessin. Vegas fait montre d’un graphisme assez épuré, aux traits surlignés, qui « appuie » sur les personnages et leur gestuelle. C’est plutôt du côté du texte qu’il manque beaucoup. Vegas « joue » l’humour sur le comique des situations MAIS cet humour ne fonctionne pas car il oublie la partie dialogue comme « support ».
J’ai lu… en m’ennuyant au fil des pages. Pourtant il y a des rebondissements, de l’action, des mises en situations intéressantes MAIS « lire » une BD avec une telle platitude dans le narratif, autant ne pas en mettre et ne « jouer » que sur le visuel.
Mais ça, c’est un autre concept.
Tout ça pour ?… une parodie qui en est une visuellement, mais au texte bien mince ; ce pour un album qui n’est pas drôle alors que c’est son but premier.
Un bon album MAIS : assez « costaud » à lire pour tout comprendre. Guéra, d’une certaine façon met ici le « paquet » dans des aventures de piraterie assez plaisante d’un premier abord. Pourtant, au fil des pages, j’ai parfois poussé de gros soupirs résultants d’une certaine exaspération.
Il y a d’abord le dessin. Un chouette graphisme réaliste où pointe également un vrai souci, une vraie précision du détail. Mais j’ai eu du mal à suivre le « pourquoi du comment » des intervenants. Et il y en a.
C’est ensuite la colorisation. Ca commence doucement à m’énerver, ces « covers » de toute beauté (cet album en est un exemple) annonciateurs de grandes choses à l’intérieur. Et puis… badaboum… déçu que suis (en tant qu’ancien coloriste) par la pauvreté des tons utilisés. Je me demande si un « noir et blanc » n’aurait pas fait plus d’effet.
La narration. Ben, à certains moments il m’a fallu du courage. A de très nombreux moments, les « bulles » sont fort petites et –qui plus est- surchargées de textuel. Chose rare de ma part, j’en ai survolé beaucoup car je ne me sentais pas l’âme d’un « Champollion de la BD » pour décrypter les textes. Comprend pas cette façon de faire, et ça m’énerve.
Tout ça pour ?… Un album qui aurait pu être vraiment bien en faisant preuve de limpidité dans le dessin, la couleur et le texte. Ca fait beaucoup ! Y aura-t-il une suite ? Ca m’étonnerait.
Le postulat de départ est quand même pas mal : une pendule qui se trouve dans la chambre de Marie-Antoinette raconte à sa façon la vie de celle qui –de jeune fille autrichienne- deviendra reine de France.
J’ai lu, mais sans passion réelle, la vie de la fille cadette de l’impératrice d’Autriche. Problème : fallait-il trois albums pour la raconter avant que la série ne soit abandonnée ?… Il faut dire que ce n’est guère passionnant.
Si le modus vivendi des principales cours européennes est bien rendu, celui-ci est –d’une certaine façon- un peu gâché par le graphisme. Non pas que ce dernier soit mauvais, mais le trait réaliste de Norma se perd un peu dans une colorisation signée « M, J » ( ?) de faible qualité.
Les personnages un peu raides, parfois en poses académiques n’ont pas de reliefs et « remplissent » des cases aux tons par trop « flashy ».
J’ai lu, enfin j’ai essayé. Et, en fin, je me suis posé la question de savoir : « trois albums, pour quoi ?… » Je n’ai pas trouvé de réponse. Classé. Point.
Elle s’appelle Rebecca Gioa dei Grigioni… mais on la surnomme La Louve. Ben… heureusement.
Et elle fait quoi ?… ben, c’est Gitane qui arpente routes et chemins de l’Italie du 15ème siècle. « Méchante » période car sévit alors l’Inquisition. Et il ne faisait pas bon d’être Gitane à l’époque, car vous étiez accusée de tous les maux possibles et imaginaires.
Ca aurait pu être bien. Ca aurait pu. Le dessin surtout. Un style graphique assez épuré, sans ombres, où les intervenants semblent plutôt des acteurs que des participants. Style curieux, un peu à part, qui –souvent- m’a fait penser à celui de Didier Comès dans La Belette ou La maison où rêvent les arbres. Mais n’est pas Comès qui veut… ou qui peut.
Bonne histoire générale, oui, mais peu passionnante à vrai dire. Heureusement des rencontres avec des personnages originaux, quelques rebondissements ci et là rendent l’ensemble un peu agréable.
Je résume ?… BDs reçues en prêt… et rapidement rendues. Rien de nouveau sous le soleil italien du 15ème siècle.
Ca aurait pu être bien… ça aurait pu…
L’histoire débute à la façon de « Little Big Man » (le fameux western avec Dustin Hoffman) : un centenaire qui raconte sa vie aventureuse.
Seulement voilà : j’ai eu du mal à apprécier cette histoire de Pierre de Saint-Fiacre car, au travers de lui, c’est plutôt de l’expansion coloniale en Indochine dont il est question. Le héros, lui, est une sorte de témoin qui vivra des choses insolites en cette fin du 19ème siècle.
Autant j’avais apprécié –dans un même genre- le « Lys Noir » et la guerre des boxers en Chine, autant ce triptyque m’a laissé un peu de marbre. Le postulat est quand même bon mais les personnages –à leur façon- ne m’ont pas fait ce « clin d’œil » graphique qui m’a permis de les apprécier. Pourquoi ?… à vrai dire, je n’en sais rien. C’est comme ça.
Qu’ai-je retenu ?… un beau trait réaliste qui met bellement en scène décors et arrière-plans MAIS où « jouent » des personnages par trop académiques qui, parfois, se demandent ce qu’ils font là.
Il y a des moments, comme ça, où une BD plaît ou pas. Ce n’est pas le cas car, classant quelques jours plus tard les albums, je ne savais même plus trop de quoi ça parlait.
Dommage car le potentiel narratif et le dessin sont là. Mais l’alchimie des deux n’a, pour moi, pas fonctionné.
Nero ?… donnez-lui une enquête difficile : il enverra Archie, se calera ensuite dans son fauteuil et –les yeux fermés, comme en transe- il parviendra à vous la résoudre juste par la réflexion et la déduction.
Nero Wolfe ?… voici pas mal années, j’ai essayé de lire quelques romans de son auteur, Rex Stout. Avais-je choisi les mauvaises éditions ?… (écrits en très petits caractères)… toujours est-il que je les ai pas terminés.
Et puis, début des années 90, je suis « tombé » sur deux bonnes adaptations BD réalisées par De la Royère au scénario.
J’avoue ne pas en avoir tiré un fort agréable plaisir de lecture même si le dessin a été réalisé par André Taymans.
Il est vrai qu’avec les romans je m’étais imaginé, « dessiné » même, Nero Wolfe dans la tête. Et celui représenté dans cette série n’a vraiment rien à voir avec « mon » Nero.
A la limite, du moins dans cette série, j’ai plus suivi le personnage d’Archie Goodwin dans sa recherche d’indices, de personnes, de la façon dont il travaille aux fins –quand même- de « manger le travail » à Nero.
Une bonne série MAIS peu attirante en ce qui me concerne, même si le travail graphique de Taymans est –comme d’habitude- net et sans bavures.
Une petite chose : Rex Stout –le romancier- a prénommé l’adjoint de Nero « Archie Goodwin ».
Le vrai Archie Goodwin naîtra en 1937 (3 ans après le premier roman de Nero Wolfe) et deviendra un des créateurs/dessinateurs de : Batman, Blade Runner, Hulk, La Guerre des Etoiles, Wolverine, Spiderman, et d’autres encore. Une fameuse carte de visite, non ?…
Avant toutes choses, je tiens à dire que j’ai mis 2 étoiles uniquement en l’honneur de Masami Kurumada le créateur de la première série.
J’ai acheté le premier volume que j’ai lu puis je me suis dit non ce n’est pas possible, il faut que je sache et heureusement j’ai trouvé dans un vide grenier les sept suivants pour 10 euros (pas la ruine).
Et j’ai su - enfin je n’ai pas terminé le troisième livre - : cette série et vraiment nulle et n’a absolument rien à voir avec l’originale. Si elle avait eu un autre nom, peut-être aurait-elle fait un succès à la Naruto ou autre... Non je déconne c’est vraiment plat aussi au niveau du scénar.
Les dessins, quoiqu’un peu trop efféminés à mon goût, ne sont pas trop mal, si l’on reste dans l’optique de s’affranchir de l’original. Il y a de jolies pages en couleurs au début…… C’est pour dire un peu de bien quand même.
Je me suis rencardé : il y a 16 volumes au japon, la série est toujours en court et visiblement ça a du succès. Bref pour en finir disons qu’il s’agit juste d’un faux pas de Masami.
Il y a cependant la série Saint Seiya - The lost canvas qui colle bien plus à l’original et certains spécialistes des milieux autorisés s’autorisent à dire que c’est pas mal du tout, ceci fera l’objet d’investigation de ma part pour vous en dire plus.
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Amstergow en 8 jours
Je vais faire court car le constat est assez simple. Le dessin N&B est très gras et difficile à décrypter. Le scénario malgré de bonnes idées est difficile à suivre, la narration manque de fluidité, certains passages sont limites pénibles. Je n'ai pas réussi à rentrer réellement dans l'histoire, pourtant ma curiosité était active et me poussait à aller au bout. Il y avait mieux à faire.
Arsène Lupin
L’œuvre majeure de Maurice Leblanc adaptée par André-Paul Duchâteau. Curieux je suis, curieux je lis. C’est vrai qu’adapter des romans –ici certains de cet illustre gentleman-cambrioleur- fait souvent oublier la magie, l’imagination créative qu’a un esprit à LIRE un livre. Déçu je suis. Pourtant j’ai rencontré à diverses occasions Monsieur Duchâteau et, comme auteur de romans, de récits, d’histoires et de nouvelles policière il s’y connaît quand même plus que bien. Etait-il –d’une certaine façon- « tenu en laisse » par cette transposition destinée à la BD ? Je le pense. Le graphisme est ici réalisé par Géron. Ben, l’air de rien quand même, j’ai relevé un bien beau trait réaliste, net, bien lisible, qui donne ainsi une sorte de vrai raffinement tant à ses personnages qu’aux décors joliment réalisés. Mais le problème est que l’esprit des romans n’y est pas, autant qu’était le charme de les lire. Arsène Lupin ?… à y repenser je préfère encore le revoir dans ces bons vieux films ou séries télés qui, eux, m’avaient convaincu. Bien fait dans l’ensemble MAIS : était-ce utile ?…
Maigret
L’histoire de Maigret est quand même assez paradoxale. Simenon, ce grand romancier belge, a créé un personnage de commissaire de police parisien avec, en fond, une origine issue de la « province » française. Ce seront 102 romans qui donneront une véritable célébrité au personnage. Et c’est ce qui a donné l’envie à certains de le « mettre sur papier ». Ca m’embête souvent, car l’idée que l’on se fait d’un héros de roman correspond très rarement à celui dessiné devant vous. C’est le cas ici. L’adaptation signée d’Odile Reynaud n’est pas mauvaise, mais résumer un roman en histoire dessinée oblige à des coupes, des raccourcis. Pour ceux ou celles qui n’ont jamais lu un « Maigret », passe encore. Mais j’en ai lu pas mal. Et je n’ai pas retrouvé dans cette série les « gueules » que j’imaginais, les ambiances, les non-dits… Je me suis repassé un soir la cassette de « Maigret tend un piège » avec Jean Gabin dans le rôle titre. J’ai relu –du moins tenté- un des cinq albums qui conte cette histoire. Y a vraiment pas photo. Non pas que le dessin de Wurm (et le dernier de Brichaud) soit mauvais MAIS il ne m’a pas attiré outre mesure. Une série « pour rien » ?… oui et non. Non car elle pourrait permettre à certains, après lecture, d’entrer par la suite dans l’univers d’un roman (mais ça m’étonnerait). Oui car ceux qui ont une petite connaissance de Maigret au travers des romans ou des films n’y trouveront pas ici matière à un éventuel plaisir de lecture. Alors ?… bof…
Le Rebelle des Caraïbes
Une bonne idée pour un tome qui m’a laissé sur ma faim. L’idée ?… parodier en images trois films connus : « Pirates des Caraïbes », « Kill Bill » et « Resident Evil ». Ca aurait pu être bien MAIS : ce qui –pour moi- s’annonçait comme une parodie, loufoque par moments, ne l’est pas. Et pourtant… on y trouve un peu de tout comme personnages (dont certains ne font que passer) : Michael Scofield (de Prison Break), les Schtroumpfs (si, si !), Dingo (le copain à Mickey) et quelques super héros de ma Marvel (qui font quand même de bons zombies). Pourquoi ?… pas tant à cause du dessin. Vegas fait montre d’un graphisme assez épuré, aux traits surlignés, qui « appuie » sur les personnages et leur gestuelle. C’est plutôt du côté du texte qu’il manque beaucoup. Vegas « joue » l’humour sur le comique des situations MAIS cet humour ne fonctionne pas car il oublie la partie dialogue comme « support ». J’ai lu… en m’ennuyant au fil des pages. Pourtant il y a des rebondissements, de l’action, des mises en situations intéressantes MAIS « lire » une BD avec une telle platitude dans le narratif, autant ne pas en mettre et ne « jouer » que sur le visuel. Mais ça, c’est un autre concept. Tout ça pour ?… une parodie qui en est une visuellement, mais au texte bien mince ; ce pour un album qui n’est pas drôle alors que c’est son but premier.
Howard Blake
Un bon album MAIS : assez « costaud » à lire pour tout comprendre. Guéra, d’une certaine façon met ici le « paquet » dans des aventures de piraterie assez plaisante d’un premier abord. Pourtant, au fil des pages, j’ai parfois poussé de gros soupirs résultants d’une certaine exaspération. Il y a d’abord le dessin. Un chouette graphisme réaliste où pointe également un vrai souci, une vraie précision du détail. Mais j’ai eu du mal à suivre le « pourquoi du comment » des intervenants. Et il y en a. C’est ensuite la colorisation. Ca commence doucement à m’énerver, ces « covers » de toute beauté (cet album en est un exemple) annonciateurs de grandes choses à l’intérieur. Et puis… badaboum… déçu que suis (en tant qu’ancien coloriste) par la pauvreté des tons utilisés. Je me demande si un « noir et blanc » n’aurait pas fait plus d’effet. La narration. Ben, à certains moments il m’a fallu du courage. A de très nombreux moments, les « bulles » sont fort petites et –qui plus est- surchargées de textuel. Chose rare de ma part, j’en ai survolé beaucoup car je ne me sentais pas l’âme d’un « Champollion de la BD » pour décrypter les textes. Comprend pas cette façon de faire, et ça m’énerve. Tout ça pour ?… Un album qui aurait pu être vraiment bien en faisant preuve de limpidité dans le dessin, la couleur et le texte. Ca fait beaucoup ! Y aura-t-il une suite ? Ca m’étonnerait.
Les Souvenirs de la pendule
Le postulat de départ est quand même pas mal : une pendule qui se trouve dans la chambre de Marie-Antoinette raconte à sa façon la vie de celle qui –de jeune fille autrichienne- deviendra reine de France. J’ai lu, mais sans passion réelle, la vie de la fille cadette de l’impératrice d’Autriche. Problème : fallait-il trois albums pour la raconter avant que la série ne soit abandonnée ?… Il faut dire que ce n’est guère passionnant. Si le modus vivendi des principales cours européennes est bien rendu, celui-ci est –d’une certaine façon- un peu gâché par le graphisme. Non pas que ce dernier soit mauvais, mais le trait réaliste de Norma se perd un peu dans une colorisation signée « M, J » ( ?) de faible qualité. Les personnages un peu raides, parfois en poses académiques n’ont pas de reliefs et « remplissent » des cases aux tons par trop « flashy ». J’ai lu, enfin j’ai essayé. Et, en fin, je me suis posé la question de savoir : « trois albums, pour quoi ?… » Je n’ai pas trouvé de réponse. Classé. Point.
Rebecca
Elle s’appelle Rebecca Gioa dei Grigioni… mais on la surnomme La Louve. Ben… heureusement. Et elle fait quoi ?… ben, c’est Gitane qui arpente routes et chemins de l’Italie du 15ème siècle. « Méchante » période car sévit alors l’Inquisition. Et il ne faisait pas bon d’être Gitane à l’époque, car vous étiez accusée de tous les maux possibles et imaginaires. Ca aurait pu être bien. Ca aurait pu. Le dessin surtout. Un style graphique assez épuré, sans ombres, où les intervenants semblent plutôt des acteurs que des participants. Style curieux, un peu à part, qui –souvent- m’a fait penser à celui de Didier Comès dans La Belette ou La maison où rêvent les arbres. Mais n’est pas Comès qui veut… ou qui peut. Bonne histoire générale, oui, mais peu passionnante à vrai dire. Heureusement des rencontres avec des personnages originaux, quelques rebondissements ci et là rendent l’ensemble un peu agréable. Je résume ?… BDs reçues en prêt… et rapidement rendues. Rien de nouveau sous le soleil italien du 15ème siècle.
Mémoires d'un aventurier
Ca aurait pu être bien… ça aurait pu… L’histoire débute à la façon de « Little Big Man » (le fameux western avec Dustin Hoffman) : un centenaire qui raconte sa vie aventureuse. Seulement voilà : j’ai eu du mal à apprécier cette histoire de Pierre de Saint-Fiacre car, au travers de lui, c’est plutôt de l’expansion coloniale en Indochine dont il est question. Le héros, lui, est une sorte de témoin qui vivra des choses insolites en cette fin du 19ème siècle. Autant j’avais apprécié –dans un même genre- le « Lys Noir » et la guerre des boxers en Chine, autant ce triptyque m’a laissé un peu de marbre. Le postulat est quand même bon mais les personnages –à leur façon- ne m’ont pas fait ce « clin d’œil » graphique qui m’a permis de les apprécier. Pourquoi ?… à vrai dire, je n’en sais rien. C’est comme ça. Qu’ai-je retenu ?… un beau trait réaliste qui met bellement en scène décors et arrière-plans MAIS où « jouent » des personnages par trop académiques qui, parfois, se demandent ce qu’ils font là. Il y a des moments, comme ça, où une BD plaît ou pas. Ce n’est pas le cas car, classant quelques jours plus tard les albums, je ne savais même plus trop de quoi ça parlait. Dommage car le potentiel narratif et le dessin sont là. Mais l’alchimie des deux n’a, pour moi, pas fonctionné.
Nero Wolfe
Nero ?… donnez-lui une enquête difficile : il enverra Archie, se calera ensuite dans son fauteuil et –les yeux fermés, comme en transe- il parviendra à vous la résoudre juste par la réflexion et la déduction. Nero Wolfe ?… voici pas mal années, j’ai essayé de lire quelques romans de son auteur, Rex Stout. Avais-je choisi les mauvaises éditions ?… (écrits en très petits caractères)… toujours est-il que je les ai pas terminés. Et puis, début des années 90, je suis « tombé » sur deux bonnes adaptations BD réalisées par De la Royère au scénario. J’avoue ne pas en avoir tiré un fort agréable plaisir de lecture même si le dessin a été réalisé par André Taymans. Il est vrai qu’avec les romans je m’étais imaginé, « dessiné » même, Nero Wolfe dans la tête. Et celui représenté dans cette série n’a vraiment rien à voir avec « mon » Nero. A la limite, du moins dans cette série, j’ai plus suivi le personnage d’Archie Goodwin dans sa recherche d’indices, de personnes, de la façon dont il travaille aux fins –quand même- de « manger le travail » à Nero. Une bonne série MAIS peu attirante en ce qui me concerne, même si le travail graphique de Taymans est –comme d’habitude- net et sans bavures. Une petite chose : Rex Stout –le romancier- a prénommé l’adjoint de Nero « Archie Goodwin ». Le vrai Archie Goodwin naîtra en 1937 (3 ans après le premier roman de Nero Wolfe) et deviendra un des créateurs/dessinateurs de : Batman, Blade Runner, Hulk, La Guerre des Etoiles, Wolverine, Spiderman, et d’autres encore. Une fameuse carte de visite, non ?…
Saint Seiya - Episode G
Avant toutes choses, je tiens à dire que j’ai mis 2 étoiles uniquement en l’honneur de Masami Kurumada le créateur de la première série. J’ai acheté le premier volume que j’ai lu puis je me suis dit non ce n’est pas possible, il faut que je sache et heureusement j’ai trouvé dans un vide grenier les sept suivants pour 10 euros (pas la ruine). Et j’ai su - enfin je n’ai pas terminé le troisième livre - : cette série et vraiment nulle et n’a absolument rien à voir avec l’originale. Si elle avait eu un autre nom, peut-être aurait-elle fait un succès à la Naruto ou autre... Non je déconne c’est vraiment plat aussi au niveau du scénar. Les dessins, quoiqu’un peu trop efféminés à mon goût, ne sont pas trop mal, si l’on reste dans l’optique de s’affranchir de l’original. Il y a de jolies pages en couleurs au début…… C’est pour dire un peu de bien quand même. Je me suis rencardé : il y a 16 volumes au japon, la série est toujours en court et visiblement ça a du succès. Bref pour en finir disons qu’il s’agit juste d’un faux pas de Masami. Il y a cependant la série Saint Seiya - The lost canvas qui colle bien plus à l’original et certains spécialistes des milieux autorisés s’autorisent à dire que c’est pas mal du tout, ceci fera l’objet d’investigation de ma part pour vous en dire plus.