Les derniers avis (20750 avis)

Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série Cruel Thing
Cruel Thing

La première chose marquante et qui m'a fait prendre cette bd parmi les piles d'autres bds c'est son graphisme magnifique, avec juste trois couleurs, rouge, noir et blanc, les contrastes sont sublimes, le trait est fin et on reste scotché à chaque planche, le format n'est pas très grand et c'est bien dommage. Mais… Malheureusement le scénario est bien trop hermétique, des histoires courtes dont je n'ai pas souvent saisi la chute. Il s'agit de vampires, de démons, de fous ? Là encore ce n'est pas très clair. Par ailleurs la narration se veut percutante avec ses petites phrases qui parfois n'ont pas de rapport entre elles, mais cela donne juste un effet saccadé et décousu. Bien que le dessin soit très beau, la narration a fini par me fatiguer au point que je suis arrivée à la fin pleine de lassitude. La note va essentiellement au dessin.

19/02/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Henri Désiré Landru
Henri Désiré Landru

Carrément déçu par cette version de l'un des plus célèbres serial killers du XXème siècle. En effet, au-delà de l'histoire elle-même, qui est plutôt ambitieuse dans son idée, le traitement me semble quand même bien léger. La machination dans laquelle est embarqué Landru est tellement épurée que le one shot tire, tire, tire en longueur. Quelle est l'utilité de répéter 5 ou 6 fois la séquence se passant dans la villa de Gambais ? Comme pour Construire un feu, j'ai senti un vide dans la narration. C'est dommage, car j'aime bien le dessin de Chabouté. Son découpage cinématographique, son style si particulier ne servent malheureusement pas à grand chose, et cet ouvrage est malheureusement un soufflé. Mineur dans l'oeuvre de l'auteur, même si la version de cette page sanglante de notre Histoire est audacieuse.

18/02/2009 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série Veillée funèbre
Veillée funèbre

Veillée funèbre est un voyage dans les terres froides d'Ukraine, rythmé par les prières du jeune philosophe Thomas Brutus qui doit veiller sur la jeune fille mourante d'un riche seigneur. D'un coté ce voyage est superbement mis en image par le trait précis de Jérôme Lereculey et d'un autre coté il est assez difficile d'en profiter pleinement car les aventures de notre jeune premier sont assez poussives. La jeune fille est en faite une méchante sorcière et Thomas va prier 3 nuits durant pour tenter de lutter contre les forces maléfiques qui tentent de se réveiller. J'ai eu l'impression de subir une suite d'événements mais sans les vivre avec émotion. Je n'ai pas tremblé avec lui quand il s'apprête à affronter la vilaine sorcière. Je n'ai pas été touché par le coté tragique de cette histoire. Et c'est finalement l'impression d'un ensemble assez peu captivant qui me reste à la sortie de cette lecture. Cet album plaira sans doute aux inconditionnels de ce genre d'histoire fantastique de lutte contre le mal et d'exorcisme. Pour moi, avis mitigé, car autant le dessin m'a plu, autant je ne suis jamais arrivé à rentrer dans l'histoire.

18/02/2009 (modifier)
Par Ubrald
Note: 2/5
Couverture de la série L'Irlandais
L'Irlandais

Un polar de qualité moyenne mais dont je n'ai pas regretté la lecture car : - le rythme est léger, l'histoire prend son temps, ce qui donne un certain charme et en fait une bd facile à lire. - l'intrigue se passe à Paris sous la canicule et met face à face une cartomancienne, une famille de gitans, quelques amis irlandais (ex IRA), de petits mafieux italiens et un gang de chinois. Toutefois, cette lecture n'est pas indispensable et possède quelques défauts (il doit s'agir d'une première bd) de cadrage, de dessin, de couleurs (pas très attirantes) et de dialogues (un peu simplistes par moment). Je conseille donc d'en commencer la lecture avant de l'acheter et précise que cette série de 3 tomes peut facilement se trouver d’occasion. Note : 2.5/5

18/02/2009 (modifier)
Par Altaïr
Note: 2/5
Couverture de la série Othello
Othello

J'adore "Othello". Enfin, le "vrai" Othello, celui de Shakespeare, une pièce remarquable et riche sur la jalousie, l'altérité, et même le racisme, ce qui pour une pièce de 1600 et des brouettes n'est pas un mince exploit. La lanque y est magnifique (si tant est qu'on aime les grandes tirades), l'histoire poignante, les personnages magnifiques : Iago est unanimement reconnu comme le "méchant" shakespearien le plus réussi, et le couple Othello/Desdémone est fascinant... Aussi, quand j'ai vu les bonnes critiques sur cette BD, et le dessin qui avait l'air fort beau, je me suis dit que ce serait une BD pour moi. J'ai eu tort, et pour tout dire, je regrette mon achat. Oui, le dessin est beau. Enfin, pas toujours : les visages sont très changeants, et parfois vraiment grimaçants. Mais, certaines cases sont, effectivement, très belles. Pourtant, Deprez fait des choix qui a mon avis ne "collent" pas à l'histoire : il ne met quasiment aucun décor, fait de Cassio un sombre barbu "à la Raspoutine" alors qu'il est censé être un sémillant lieutenant, fait de Desdémone une sévère brune à cheveux courts alors qu'elle est sensée être une opulente blonde à la peau éclatante de blancheur (offrant un contraste saisissant avec son maure de mari, ce qui est à peine exploité dans cet album toujours dans l'ombre, quasiment jamais dans la lumière), ne représente quasiment que des visages (quelle monotonie sur tout un album)... En plus, les cases ont manifestement été composées sans réfléchir à l'emplacement des phylactères, qui s'y insèrent très, très mal. Ils sont laids, et rendent finalement la lecture pénible. Reste le texte. C'est du Shakespeare, me direz-vous, donc c'est forcément beau ! Hélas, non... Deprez reprend quelques répliques de Shakespeare (très peu), en rajoute de son cru (notamment avec Iago narrateur), et laisse la large part aux silences... des moments magnifiques de la pièce sont occultés (notamment la fameuse scène où Iago réussit à faire douter Othello en se faisant le simple écho de ses interrogations), et il me semble que l'histoire devient incompréhensible. Là, c'est "hop Iago dit à Othello que Desdémone le trompe avec Cassio, Othello la voit parler avec Cassio, et paf il la tue, et pif il se tue" (désolée pour le spoiler mais bon l'histoire est connue quand même). Il ne reste rien du lent basculement d'Othello dans le doute, puis la jalousie, la certitude de l'infidélité de sa femme causée par un malheureux mouchoir oublié au mauvais endroit, et finalement la chute lente mais inexorable ( (c) Pasukare) dans la folie, et le meurtre. Il ne reste donc pour moi de ce livre que quelques très beaux dessins à sauver (mais bon, Deprez n'est quand même pas Mattotti), ce qui aurait pu faire l'affaire dans une édition de la pièce de Shakespeare qu'il aurait illustrée, mais pas dans une "BD" qui n'est finalement qu'une suite de cases mal fichues et mal reliées entre elles.

18/02/2009 (modifier)
Par Tetsuo
Note: 2/5
Couverture de la série Sept prisonniers
Sept prisonniers

Intéressant ce Sept prisonniers c'est vrai mais également très confus par moment. Les trouvailles sont présentes, mais Gabella a voulu faire tenir un scénario aux multiples rebondissements dans un simple tome (oui je sais c'est la contrainte de la collection "Sept"). Et le résultat se révèle donc moyen en définitive. Les personnages ne font pas état d'une psychologie développée à part peut-être le chef de l'expédition, Laroche Galouseau, une belle crevure au passage. Enfin, dans cette histoire pas d'état d'âme non plus, on se trahit à qui mieux mieux, on ébauche des plans à la va-vite et on ne s'embarrasse pas de sentiments. Bon le contexte est plutôt dur, la prison étant aux mains des prisonniers divisés en factions et se combattant les uns les autres... Le graphisme m'a moyennement accroché lui aussi, je n'ai pas été convaincu. Les décors sont bien rendus, mais les personnages sont parfois ratés. Bref, je ne saurais dire pourquoi mais le dessin ne me laissera pas un souvenir impérissable. En définitive encore un titre dispensable de la collection Sept. Globalement les idées de scénario sont bonnes, mais leur réalisation parait parfois bâclée d'où un sentiment de petite déception. Quelques titres sont néanmoins une réussite mais trois sur sept cela fait trop peu...

18/02/2009 (modifier)
Par herve
Note: 2/5
Couverture de la série Sept prisonniers
Sept prisonniers

7, la collection dirigée par David Chauvel prend fin avec ce dernier tome, Sept prisonniers. Si l'idée de départ de cette dernière aventure est plaisante et intrigante, j'ai regretté le parti pris par le scénariste, Matthieu Gabella, vers un final "fantastique" complètement délirant, qui j'avoue m'a quelque peu rebuté. Toutefois, beaucoup d'idées originales sont très bien exploitées : la lune transformée en prison, la guerre des clans... Et, le dessin de Patrick Tandiang, auteur que je ne connaissais pas du tout, m'a vraiment emballé. Bref, une bd de science-fiction qui dérape, un peu trop à mon goût, vers du fantastique peu crédible.

18/02/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Chien Rouge Chien Noir
Chien Rouge Chien Noir

Voilà une BD qui m'aura fait réfléchir. J'apprécie les oeuvres de Bézian et leur originalité. Et comme je sais que c'est un proche d'Andreas, je m'attendais avec cet album à devoir élucider sa signification par la reflexion, attentif aux moindres indices et à la construction de l'oeuvre. Car, effectivement, Chien rouge, chien noir est un album hermétique. D'ors-et-déjà, le dessin de Bezian n'est pas à même de plaire à tout le monde. Même si j'affectionne son style très personnel, il est ici poussé à son paroxysme, assemblage de courbes pas toujours facile à déchiffrer. Presque impressionniste dans son rendu, je m'en suis rendu à regarder les cases de loin pour ressentir leur contenu plutôt que de les regarder en détail car elles devenaient alors trop embrouillées pour mes yeux. Son récit tourne autour d'une personne disparue que les personnages recherchent sans trop savoir ce qu'il est devenu. Alors ils parlent de lui, s'interrogent, fouillent ses affaires, en apprennent bien peu sur lui finalement. Pas une vraie enquête, plutôt un tour en rond dont il ne se dégage presque rien. A cela s'ajoutent des cases vides et cerclées de rouge au cours de la bande dessinée, comme des espaces temporels laissés vides. Il m'a fallu un temps de réflexion et quelques vérifications pour comprendre comment combler ces vides mais ça ne m'a pas apporté davantage de compréhension sur leur utilité. Et puis, au moment où l'on espère que l'auteur va enfin révéler la clé de son oeuvre, arrive ce final très abscons, avec ces scènes en rouge aussi (évidemment), oniriques, étranges. Et, hop, en une planche, le récit se termine comme si de rien était. Un tel récit impose la réflexion pour celui qui veut prendre la peine d'essayer de comprendre son message manifestement caché. Et j'y ai réfléchi, j'ai relu les passages clés, j'ai comparé et tenté de mettre en ordre certaines cases, certains dialogues. Le résultat de ma réflexion ne m'a hélas pas mené bien loin. Alors j'ai lu ce que je trouvais sur le net, surpris par la ferveur de certaines critiques. Il y est fait mention dans certaines de nombreuses références littéraires qui me manquent : Sarraute, Appolinaire et essentiellement James Joyce et son Ulysse. Malheureusement, hormis les clins d'oeil, je ne vois guère le rapport entre le contenu de ces oeuvres et la signification possible de cette BD. A la rigueur, je comprends le rapport avec "la Disparition" de Perec mais ça ne m'en éclaircit pas davantage l'oeuvre. Et moi de mon côté, ce personnage absent qui accapare tellement l'esprit du personnage principal me fait davantage penser à "En attendant Godot" de Beckett. Alors je vous donne ici mon interprétation de ce que j'ai compris de cette oeuvre, libre à vous de la lire avant ou après avoir lu la BD. Ce que j'ai retenu de Chien rouge, chien noir, c'est un double message. Le premier concerne les multiples interprétations ou opinions autour d'un même personnage. Suivant l'avis de chaque personne interrogée, la personne manquante est vue différemment, parfois aimée, parfois détestée, parfois moquée, parfois respectée. Et dans le rêve de cette dernière, elle se voit respectivement comme un chien, un homme, une plante, une femme, de l'eau et la roche. Et toutes ces visions d'une personne finissent par former un homme unique, celui recherché par les personnages et le lecteur. Le second message concerne la possibilité qu'ont tous les esprits humains de s'évader. L'esprit qui s'évade au cours d'une conversation, comme l'explique le vieil homme en fin d'album. La narration BD qui s'évade en cours de lecture en laissant des cases blanches dans cette BD. Et finalement, un homme à l'imaginaire débordant, Lou, qui a su s'évader dans ses propres rêves pendant plusieurs semaines alors que les autres le recherchaient. Ce dernier message, plus poétique, me touche davantage. Néanmoins, pour en revenir à la BD elle-même, je n'ai pas pris plaisir à la lire. Cette réflexion qu'elle m'a imposée ne m'a pas satisfait car c'est typiquement un livre qui vous dit "pensez ce que vous en voulez, il n'y a pas de réponse figée". C'est comme une oeuvre d'art moderne qui vous plaira si vous avez la chance qu'elle vous touche et que vous pourrez trouver pénible et sans intérêt autrement. Très loin d'un Andreas comme je les aime par exemple, dont la réflexion sur le contenu de ses albums amène toujours le plaisir de pouvoir être vérifiée par leur observation en détail. Je suis trop cartésien pour apprécier ce genre d'ouvrage littéraire abstrait, en roman comme en bande dessinée. J'ai eu le sentiment de lire une bande dessinée vaine et décevante. Je ne suis pas ravi de mon achat.

18/02/2009 (modifier)
Couverture de la série Wendigo
Wendigo

Après le merveilleux MangeCoeur, Andreae et Gallié se retrouvaient réunis pour un nouvel opus. Wendigo traite d’une légende indienne dont j’ignorais tout. Un mangeur d’âmes, ami des loups, rôde dans la plaine du Yukon à la recherche de nouvelles proies. Le premier tome présente les différents protagonistes en s’attardant principalement sur les origines de la légende. Nous accompagnons donc deux trappeurs et un chien-loup qu’ils ont élevé. Ils recueillent un indien plus que frigorifié après un bain forcé dans les eaux glacées. Le rythme est assez lent, le dessin d’Andreae toujours aussi magnifique amplifie l’impression de froid et d’isolement auxquels sont confrontés les héros. Avec le second tome, on rentre définitivement dans le mythe du Wendigo. L’histoire devient nettement plus fantastique et perd en lisibilité car trop d’informations arrivent en même temps. Le rythme narratif explose. A se demander si ce récit n’était pas prévu à l’origine en trois tomes mais que, par manque de succès, les éditeurs ont décidé d’en réduire la longueur. J’avais été extrêmement déçu à ma première lecture, car j’attendais beaucoup d’Andreae et Gallié après Mangecoeur. Après relecture, mon jugement est moins sévère. L’œuvre reste cependant inaboutie à mon goût, malgré un dessin de toute beauté. A emprunter dans une bibliothèque, mais sans doute pas à acheter. J'hésite vraiment entre le 2 et le 3. Mais, bon, parce qu'ils sont capables de beaucoup mieux, je serai sévère. Na !

18/02/2009 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série Blues...
Blues...

L'homme solitaire de cette petit bd m'a rappelé celui de Matière fantôme, mais la ressemblance s'arrête là. Le dessin est assez joli, jouant avec le sépia mêlé de noir, blanc et divers gris ; ça donne tout de suite une ambiance particulière à l'histoire, qui est pour le moins déroutante. La représentation de la solitude est très bien pensée, une maison dans le désert… Le scénario ? J'aurais aimé savoir à quoi pensait précisément l'auteur. Un homme face à sa solitude extrême… mais n'est-il pas un peu déprimé ou fou peut-être ? Je n'ai pas bien saisi ce qu'il s'est passé dans sa vie, de la maltraitance dans son enfance ? Un récit trop intimiste qui contient beaucoup trop de zones d'ombre… Il n'y a pas la moindre introduction qui nous mettrait sur la voie et la chute est encore plus nébuleuse. Bref, à lire si vous tombez dessus, histoire de nous faire savoir si ça vous parle.

18/02/2009 (modifier)