Un jeune sociologue en criminologie enquête et donne son point de vue pour aider la police…
A la vue de la première histoire en deux tomes, je m’étais dit : " pas de doute, mon gars, t'es tombé sur une très bonne série ". En effet, même si le dessin laissait à désirer, le scénario quant à lui était fichtrement bien pensé et occupait ces deux tomes de très bonnes manières. Je me réjouissais d’avoir encore bon nombre de tomes à emprunter à ma bibliothèque.
Malheureusement dés la deuxième histoire (tome 3 et 4) le scénario tombe en quenouille et fait ressortir par la même occasion les défauts très visibles de ce dessin. Car il faut l'admettre : sans un scénario à la hauteur un dessin pas génial, se repère d’autant plus, dommage.
Espoir… Hélas : la troisième histoire (tome 5 et 6) là je déconnecte complètement. L’intrigue est correcte pourtant, mais c’est fini, je n’adhère plus à cette série. Le dessin grossier ne m'aide guère, il me déconcentre vraiment trop dans ma lecture, ce qui n’était pas le cas dans la première histoire. Le scénario est moins bon tout simplement.
La suite sera sans moi malheureusement ou alors puisque les tomes ne sont jamais empruntés à la bibliothèque, si j’ai plus rien d’autre, j’y reviendrais
Scénario très bien pour la première histoire
Dessin : vraiment trop juste
Univers ou atmosphère crée : bon dans les 2 premiers tomes, quelques bonnes trouvailles.
Développements et psychologie des personnages : il y a des essais mais ils ne sont pas très concluants.
(9.5/20)
La BD franco-belge la plus connue (Steven Spielberg en personne planche pour une adaptation en animation 3D) dont j'ai lu l'intégralité.
Et pourtant je n'ai jamais vraiment accroché. Ces héros trop lisses, ce trait trop délimitateur, ses bulles trop carrées, ses dialogues trop bavards, ... Si j'étais projeté 50 ans dans le passé je l'aurais vivement conseillé à tout le monde mais depuis beaucoup d'eau a coulé sous les ponts.
A lire jeune à la bibliothèque si tous les Astérix ont déjà été emprunté.
Ralala, pourquoi je suis allé lire un truc comme ça... Typiquement le genre de lecture que j'ai du mal à supporter. En fait si je comprends bien, c'est du shojo pour les plus grands, avec un peu de sexe et beaucoup de réflexions insipides ("Plus j'y pense plus ça me semble absurde... et sans importance" : voilà le genre de phrase que l'on retrouve systématiquement dans toutes les pages). Ah, j'ai omis de préciser quand même que ce manga s'adresse à un lectorat féminin donc normalement raccord avec les pensées féminines. Ouais je veux bien, toujours est-il que pour moi, ça me tombe des mains.
Ce one-shot est composé de 8 petites histoires mettant en scène de jeunes femmes se posant toutes des questions existentielles sur l'amour :"Je suis déjà avec un mec mais je me tape un autre gars, c'est difficile de concilier les deux, comment je dois faire, oh je réfléchis trop, oh j'ai mal au cerveau..." Précisé en 4e de couverture : "Sans compromis est un livre sur la quête du bonheur, le désir de liberté et le besoin d'amour", personnellement on dirait des réactions de gamines de 13 ans, sans aucune liberté d'esprit. Elles sont sensées être un peu paumées, mal dans leur peau, en quête d'identité... elles cumulent les tares sans vraiment chercher à changer. Les héroïnes se laissent porter par les événements, subissant très souvent ce qui leur arrive. Ca me dépasse cette manière de raconter une histoire, je trouve qu'il n'y a pas de profondeur, pas d'intelligence.
Reste le dessin pas trop mauvais (jolie couverture au passage), mais les grands yeux inexpressifs restent un frein énorme à la lecture de shojo (avec les thèmes souvent mielleux). Et puis comme bien souvent, pas de décors, trait minimaliste se concentrant sur le principal, cela fait un peu vide parfois.
Pas aimé.
Une série sur la piraterie sans surprise. En trois tomes, tous les clichés du genre nous sont assénés, mais avec un certain talent. Le dessin est par contre plus hésitant. Dans le premier volume, les personnages « en pied » me donnent même l’impression de ne pas toucher un sol aux contours on ne peut plus flou. A la fin, le travail d’Olivier Martin me fait penser à celui de Jean-Luc Hiettre pour Le Grand fleuve, un dessin accessible donc mais pas des plus aboutis. Et nettement inférieur à ses pages de garde.
Au final, Sang et Encre m’a procuré un agréable moment de lecture dans un style que j’affectionne (et ceci aura beaucoup aidé cela). Dispensable mais pas désagréable.
Je ne vais pas reprendre tous les points positifs de cette série, dessins géniaux, univers fouillé, scénario intéressant, etc. etc. etc.
Malgré tout cela, il y a une chose qui m'a empêchée de rentrer dans l'histoire - encore que le terme exact soit plutôt "rebutée" - ce sont les personnages. Stéréotypés à souhait, on les rencontre depuis des années dans tous les films américains, avec le temps ils sont devenus lassants voire agaçants.
Une énième version des héros au passé trouble, ayant fait des choses inavouables et culpabilisantes, et c'est justement eux qui vont sauver la planète, ils donneront leur vie pour l'humanité et bla bla bla... Je suis lassée de ce genre d'individus, repentants mais que l'on sent tout de même fier d'eux, car ne sont-ils pas les meilleurs dans leur domaine ?
Sans oublier Kalish - l'un des protagonistes - qui lui, sait tout sur tout, c'est même presque le seul humain a tout comprendre, si ce n'est pas exagéré tout ça… un bon gros blockbuster américain resservi en bd ! Pas pour moi, merci.
Comme si tous les héros devaient avoir fait quelque chose de mal pour que leurs actions prennent plus de sens. Parce que bien évidemment s'ils avaient été des gens normaux, leur sacrifice aurait eu moins de valeur, et pourquoi donc ?
Aya ou la bonne copine que l'on est content de découvrir au fil du premier tome, que l'on apprend à apprécier au court du tome 2, qui commence à agacer au tome 3 et ... à laquelle on raccroche au nez au tome 4.
Le scénario est intéressant, mais très convenu et très prévisible. Les personnages attachants au début puis rapidement sans surprise.
Peut-on aimer Aya quand on a lu Persepolis ???
Hormis concernant le dessin noir et blanc aux grandes plages contrastées, cette petite BD ne rappelle guère les autres albums de MAM, dont bien sûr Julius Corentin Acquefacques.
A vrai dire, j'ai le sentiment que l'auteur s'est dit qu'il avait fait un drôle de petit rêve dérangeant et qu'il allait le raconter en BD. Et effectivement, à un moment au cours de ma lecture, j'ai ressenti le trouble qu'on peut ressentir quand on rêve ou qu'on est mal réveillé et qu'on arrive plus à bien comprendre dans quelle situation on se trouve, dans quel sens on va, si on n'a pas la tête à l'envers dans le lit.
Mais hormis ce petit trouble assez bien retranscrit, cette lecture est beaucoup trop courte, trop vaine, trop rapidement lue et trop vite oubliée.
Pour de lamentables raisons mercantiles, la réédition d’ « Isabelle » a été intégrée à la collection La mémoire des arbres, alors qu’elle n’a rien à y faire d’un point de vue artistique.
En effet, Servais nous servait (ça y est, j’ai réussi à la placer !) à l’époque un conte médiéval donnant la part belle au fantastique, du moins dans la seconde partie du récit. Un petit conte s’inspirant des classiques du genre et habillé de son trait académique que (vous l’ai-je déjà dit ?) j’apprécie beaucoup.
Une œuvre très naïve cependant et par moment vraiment trop gentille qui, de plus, a quand même quelque peu vieilli.
Au final, une bd qui m’avait plu à l’époque par sa fraicheur et son trait mais qui, aujourd’hui, me semble sans grand intérêt devant d’autres œuvres de l’auteur.
A ne réserver qu’aux fans du genre (et encore).
Les récits historiques ne sont en règle générale pas ma tasse de thé. J’avais portant été séduit par le graphisme de cet « Alexandre Nevsky », proche du travail d’un Marc-Renier. De plus, la colorisation aux teintes souvent pastelles avait fini de me convaincre.
Dommage …
Attention, je pense que, dans le genre, cette bd est relativement bien faite et que le sujet était intéressant, mais ce n’est tout simplement pas fait pour moi. Et ce pour plusieurs raisons.
La principale, c’est que l’auteur est obligé de résumer des faits au détriment de toute approche psychologique du personnage. Il n’a en effet qu’un nombre très limité de planches pour transcrire la vie richement fournie du personnage. Résultat : en quatre vignettes, Alexandre rencontre sa femme la séduit et l’épouse, en une planche, il part à cheval de Novgorod jusqu’au cœur de la Mongolie, et ainsi de suite.
Ensuite, ce genre de bd a un tic qui m’énerve au plus haut point : les poses du personnage principal semblent souvent sorties d’un cahier d’école. Je ne sens alors plus rien de naturel, d’humain, d’attachant dans ces personnages. Et, même si ce n’est pas systématique, Paul Teng tombe quand même assez souvent dans ce piège.
Enfin, ces récits s’encombrent rarement de nuances. Alexandre Nevsky en est un bon exemple, lui si gentil, beau, grand, fort, intelligent et confronté à des adversaires fourbes, lâches, prétentieux, etc …
Autre sujet de déception dans le cas présent : la traduction. Elle est assez sommaire tant dans les structures de phrases que dans le vocabulaire employé et ne rehausse certainement pas le niveau d’ensemble.
Une bd à ne conseiller qu’aux amateurs du genre, mais joliment illustrée par un dessinateur de talent.
Avoir Rodolphe et Le Tendre comme coscénaristes aurait dû s'avérer être un gage de qualité. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'avais à l'époque acquis cet objet. Malheureusement, il m'a fallu déchanter.
« La dernière lune » est une sorte de pastiche des films de James Bond. Un héros jeune, beau, flegmatique et intrépide affronte un savant fou désireux de détruire le monde : c’est tellement caricatural que ce ne pouvait qu’être délibéré de la part d’auteurs aussi avertis. Ceux-ci ont beau ne pas trop se prendre au sérieux, le résultat est quand même plutôt quelconque. Certes, il y a une volonté d’assumer cet esprit « série Z », mais il n’y a pas de vrai décalage ou de totale dérision dans le traitement du sujet. Nous avons donc bel et bien droit à… une série Z sans grand intérêt mais pas épouvantable non plus. Le genre de truc qu’on lit sans y penser, histoire de patienter dans la salle d’attente d’un cabinet dentaire.
Au niveau dessin, connaissez-vous Parras ? Pour ceux à qui ce nom dit vaguement quelque chose, sachez qu’il a également dessiné la série Le Lièvre de Mars. Si cela ne vous dit toujours rien, sans vouloir être méchant envers l’artiste, je pense que vous n’avez rien raté. Parras a vraiment un trait brouillon qui me donne l’impression d’être fait à la va-vite (alors que je suis convaincu du contraire). La colorisation étant également assez moche à mes yeux, vous comprendrez que l’ensemble ne m’a pas non plus séduit par son aspect visuel.
Un petit 2/5, en résumé.
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Luka
Un jeune sociologue en criminologie enquête et donne son point de vue pour aider la police… A la vue de la première histoire en deux tomes, je m’étais dit : " pas de doute, mon gars, t'es tombé sur une très bonne série ". En effet, même si le dessin laissait à désirer, le scénario quant à lui était fichtrement bien pensé et occupait ces deux tomes de très bonnes manières. Je me réjouissais d’avoir encore bon nombre de tomes à emprunter à ma bibliothèque. Malheureusement dés la deuxième histoire (tome 3 et 4) le scénario tombe en quenouille et fait ressortir par la même occasion les défauts très visibles de ce dessin. Car il faut l'admettre : sans un scénario à la hauteur un dessin pas génial, se repère d’autant plus, dommage. Espoir… Hélas : la troisième histoire (tome 5 et 6) là je déconnecte complètement. L’intrigue est correcte pourtant, mais c’est fini, je n’adhère plus à cette série. Le dessin grossier ne m'aide guère, il me déconcentre vraiment trop dans ma lecture, ce qui n’était pas le cas dans la première histoire. Le scénario est moins bon tout simplement. La suite sera sans moi malheureusement ou alors puisque les tomes ne sont jamais empruntés à la bibliothèque, si j’ai plus rien d’autre, j’y reviendrais Scénario très bien pour la première histoire Dessin : vraiment trop juste Univers ou atmosphère crée : bon dans les 2 premiers tomes, quelques bonnes trouvailles. Développements et psychologie des personnages : il y a des essais mais ils ne sont pas très concluants. (9.5/20)
Les Aventures de Tintin
La BD franco-belge la plus connue (Steven Spielberg en personne planche pour une adaptation en animation 3D) dont j'ai lu l'intégralité. Et pourtant je n'ai jamais vraiment accroché. Ces héros trop lisses, ce trait trop délimitateur, ses bulles trop carrées, ses dialogues trop bavards, ... Si j'étais projeté 50 ans dans le passé je l'aurais vivement conseillé à tout le monde mais depuis beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. A lire jeune à la bibliothèque si tous les Astérix ont déjà été emprunté.
Sans compromis
Ralala, pourquoi je suis allé lire un truc comme ça... Typiquement le genre de lecture que j'ai du mal à supporter. En fait si je comprends bien, c'est du shojo pour les plus grands, avec un peu de sexe et beaucoup de réflexions insipides ("Plus j'y pense plus ça me semble absurde... et sans importance" : voilà le genre de phrase que l'on retrouve systématiquement dans toutes les pages). Ah, j'ai omis de préciser quand même que ce manga s'adresse à un lectorat féminin donc normalement raccord avec les pensées féminines. Ouais je veux bien, toujours est-il que pour moi, ça me tombe des mains. Ce one-shot est composé de 8 petites histoires mettant en scène de jeunes femmes se posant toutes des questions existentielles sur l'amour :"Je suis déjà avec un mec mais je me tape un autre gars, c'est difficile de concilier les deux, comment je dois faire, oh je réfléchis trop, oh j'ai mal au cerveau..." Précisé en 4e de couverture : "Sans compromis est un livre sur la quête du bonheur, le désir de liberté et le besoin d'amour", personnellement on dirait des réactions de gamines de 13 ans, sans aucune liberté d'esprit. Elles sont sensées être un peu paumées, mal dans leur peau, en quête d'identité... elles cumulent les tares sans vraiment chercher à changer. Les héroïnes se laissent porter par les événements, subissant très souvent ce qui leur arrive. Ca me dépasse cette manière de raconter une histoire, je trouve qu'il n'y a pas de profondeur, pas d'intelligence. Reste le dessin pas trop mauvais (jolie couverture au passage), mais les grands yeux inexpressifs restent un frein énorme à la lecture de shojo (avec les thèmes souvent mielleux). Et puis comme bien souvent, pas de décors, trait minimaliste se concentrant sur le principal, cela fait un peu vide parfois. Pas aimé.
Sang & encre
Une série sur la piraterie sans surprise. En trois tomes, tous les clichés du genre nous sont assénés, mais avec un certain talent. Le dessin est par contre plus hésitant. Dans le premier volume, les personnages « en pied » me donnent même l’impression de ne pas toucher un sol aux contours on ne peut plus flou. A la fin, le travail d’Olivier Martin me fait penser à celui de Jean-Luc Hiettre pour Le Grand fleuve, un dessin accessible donc mais pas des plus aboutis. Et nettement inférieur à ses pages de garde. Au final, Sang et Encre m’a procuré un agréable moment de lecture dans un style que j’affectionne (et ceci aura beaucoup aidé cela). Dispensable mais pas désagréable.
Universal War One
Je ne vais pas reprendre tous les points positifs de cette série, dessins géniaux, univers fouillé, scénario intéressant, etc. etc. etc. Malgré tout cela, il y a une chose qui m'a empêchée de rentrer dans l'histoire - encore que le terme exact soit plutôt "rebutée" - ce sont les personnages. Stéréotypés à souhait, on les rencontre depuis des années dans tous les films américains, avec le temps ils sont devenus lassants voire agaçants. Une énième version des héros au passé trouble, ayant fait des choses inavouables et culpabilisantes, et c'est justement eux qui vont sauver la planète, ils donneront leur vie pour l'humanité et bla bla bla... Je suis lassée de ce genre d'individus, repentants mais que l'on sent tout de même fier d'eux, car ne sont-ils pas les meilleurs dans leur domaine ? Sans oublier Kalish - l'un des protagonistes - qui lui, sait tout sur tout, c'est même presque le seul humain a tout comprendre, si ce n'est pas exagéré tout ça… un bon gros blockbuster américain resservi en bd ! Pas pour moi, merci. Comme si tous les héros devaient avoir fait quelque chose de mal pour que leurs actions prennent plus de sens. Parce que bien évidemment s'ils avaient été des gens normaux, leur sacrifice aurait eu moins de valeur, et pourquoi donc ?
Aya de Yopougon
Aya ou la bonne copine que l'on est content de découvrir au fil du premier tome, que l'on apprend à apprécier au court du tome 2, qui commence à agacer au tome 3 et ... à laquelle on raccroche au nez au tome 4. Le scénario est intéressant, mais très convenu et très prévisible. Les personnages attachants au début puis rapidement sans surprise. Peut-on aimer Aya quand on a lu Persepolis ???
La Voiture symétrique
Hormis concernant le dessin noir et blanc aux grandes plages contrastées, cette petite BD ne rappelle guère les autres albums de MAM, dont bien sûr Julius Corentin Acquefacques. A vrai dire, j'ai le sentiment que l'auteur s'est dit qu'il avait fait un drôle de petit rêve dérangeant et qu'il allait le raconter en BD. Et effectivement, à un moment au cours de ma lecture, j'ai ressenti le trouble qu'on peut ressentir quand on rêve ou qu'on est mal réveillé et qu'on arrive plus à bien comprendre dans quelle situation on se trouve, dans quel sens on va, si on n'a pas la tête à l'envers dans le lit. Mais hormis ce petit trouble assez bien retranscrit, cette lecture est beaucoup trop courte, trop vaine, trop rapidement lue et trop vite oubliée.
Isabelle (Servais)
Pour de lamentables raisons mercantiles, la réédition d’ « Isabelle » a été intégrée à la collection La mémoire des arbres, alors qu’elle n’a rien à y faire d’un point de vue artistique. En effet, Servais nous servait (ça y est, j’ai réussi à la placer !) à l’époque un conte médiéval donnant la part belle au fantastique, du moins dans la seconde partie du récit. Un petit conte s’inspirant des classiques du genre et habillé de son trait académique que (vous l’ai-je déjà dit ?) j’apprécie beaucoup. Une œuvre très naïve cependant et par moment vraiment trop gentille qui, de plus, a quand même quelque peu vieilli. Au final, une bd qui m’avait plu à l’époque par sa fraicheur et son trait mais qui, aujourd’hui, me semble sans grand intérêt devant d’autres œuvres de l’auteur. A ne réserver qu’aux fans du genre (et encore).
Alexandre Nevsky
Les récits historiques ne sont en règle générale pas ma tasse de thé. J’avais portant été séduit par le graphisme de cet « Alexandre Nevsky », proche du travail d’un Marc-Renier. De plus, la colorisation aux teintes souvent pastelles avait fini de me convaincre. Dommage … Attention, je pense que, dans le genre, cette bd est relativement bien faite et que le sujet était intéressant, mais ce n’est tout simplement pas fait pour moi. Et ce pour plusieurs raisons. La principale, c’est que l’auteur est obligé de résumer des faits au détriment de toute approche psychologique du personnage. Il n’a en effet qu’un nombre très limité de planches pour transcrire la vie richement fournie du personnage. Résultat : en quatre vignettes, Alexandre rencontre sa femme la séduit et l’épouse, en une planche, il part à cheval de Novgorod jusqu’au cœur de la Mongolie, et ainsi de suite. Ensuite, ce genre de bd a un tic qui m’énerve au plus haut point : les poses du personnage principal semblent souvent sorties d’un cahier d’école. Je ne sens alors plus rien de naturel, d’humain, d’attachant dans ces personnages. Et, même si ce n’est pas systématique, Paul Teng tombe quand même assez souvent dans ce piège. Enfin, ces récits s’encombrent rarement de nuances. Alexandre Nevsky en est un bon exemple, lui si gentil, beau, grand, fort, intelligent et confronté à des adversaires fourbes, lâches, prétentieux, etc … Autre sujet de déception dans le cas présent : la traduction. Elle est assez sommaire tant dans les structures de phrases que dans le vocabulaire employé et ne rehausse certainement pas le niveau d’ensemble. Une bd à ne conseiller qu’aux amateurs du genre, mais joliment illustrée par un dessinateur de talent.
La Dernière lune
Avoir Rodolphe et Le Tendre comme coscénaristes aurait dû s'avérer être un gage de qualité. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'avais à l'époque acquis cet objet. Malheureusement, il m'a fallu déchanter. « La dernière lune » est une sorte de pastiche des films de James Bond. Un héros jeune, beau, flegmatique et intrépide affronte un savant fou désireux de détruire le monde : c’est tellement caricatural que ce ne pouvait qu’être délibéré de la part d’auteurs aussi avertis. Ceux-ci ont beau ne pas trop se prendre au sérieux, le résultat est quand même plutôt quelconque. Certes, il y a une volonté d’assumer cet esprit « série Z », mais il n’y a pas de vrai décalage ou de totale dérision dans le traitement du sujet. Nous avons donc bel et bien droit à… une série Z sans grand intérêt mais pas épouvantable non plus. Le genre de truc qu’on lit sans y penser, histoire de patienter dans la salle d’attente d’un cabinet dentaire. Au niveau dessin, connaissez-vous Parras ? Pour ceux à qui ce nom dit vaguement quelque chose, sachez qu’il a également dessiné la série Le Lièvre de Mars. Si cela ne vous dit toujours rien, sans vouloir être méchant envers l’artiste, je pense que vous n’avez rien raté. Parras a vraiment un trait brouillon qui me donne l’impression d’être fait à la va-vite (alors que je suis convaincu du contraire). La colorisation étant également assez moche à mes yeux, vous comprendrez que l’ensemble ne m’a pas non plus séduit par son aspect visuel. Un petit 2/5, en résumé.