« Et puis y a la toute vieille qu’en finit pas de vibrer, et qu’on attend qu’elle crève vu que c’est elle qui a l’oseille, mais qu’on n’écoute même pas ce que ses pauv’ mains racontent ». C’est par ces paroles d’une célèbre chanson de Jacques Brel que je commencerai cet avis.
« Une affaire de famille » exploite la même idée que la chanson susmentionnée. Une famille réunie autour d’un repas, ici à l’occasion des 90 ans du patriarche. Chaque personnage se souvient de moments forts vécus au sein de cette famille, mais les moments en question sont à chaque fois à classer au rang des mauvais souvenirs.
J’ai trouvé les différents protagonistes très typés, trop typés, … stéréotypés …
Le déroulement du repas est également assez conventionnel et la fin prévisible.
Au final, un album qui se lit rapidement et d’un œil, mais joliment illustré. Un dessin en noir et blanc sur fond rouge orangé dépouillé et vivant.
Pas de quoi provoquer mon enthousiasme. Je m’en vais réécouter « Ces gens là » du grand Jacques en lisant cette fois quelque chose, je l’espère, d’un peu plus passionnant.
Pour commencer, je tenais juste à signaler que je ne connais absolument pas ce genre de récit, je ne suis donc peut-être pas tout à fait objectif…
Deux semaines dans la vie de six personnes, voilà, presque tout est dit.
Un univers pas si futuriste que ça, pas si bien développé, rien d'extraordinaire, limite banal…
A y réfléchir, je n’y trouve que quelques tous petits aspects de futuriste. Le destin de 6 personnes qui vont se croiser et se recroiser. Trois femmes travaillent dans un night-club, strip-teaseuses et compagnie. Des trois hommes, l’un est boxeur, l’autre éleveur de théière (?) pour faire de la musique et créer une œuvre d’art et le dernier fait la plonge dans le night-club en question…
Les couples vont se former ou se reformer pour certains. Une vie finalement assez monotone dans leur univers assez noir et pas très appétissant..
Le tout bien mis en texte, avec pas mal de voix off qui ne cassent pas l’ambiance, mais qui arrivent au contraire à créer une atmosphère.
On cherche à savoir à qui est la pensée de ses voix off. Le dessin tout en noir et blanc fait légèrement mal aux yeux, bizarre pour du noir et blanc car ici pas de couleur flaschi, mais quelques cases qui manquent de netteté…
Bref un univers qui ne me correspond pas vraiment, celui de Paul Pope que je ne connais absolument pas, je ne suis donc pas une référence, par contre ceux qui connaissent s’y retrouverons.
Moi, je me suis un peu ennuyé, mais cela faisait 2 mois que l’on me tannait pour que je la lise…voilà c’est fait.
(7/20)
En règle générale, j’aime bien les adaptations de Tardi, ses Nestor Burma en particulier. J’ai cependant eu du mal à passer le premier tiers du « Petit bleu de la côte Ouest». Mais passé ce premier tiers, j’ai enfin été pris par l’histoire. Je trouve cependant le scénario moins riche, moins surprenant et plus improbable que les œuvres précitées. Le héros, pourtant pas du tout préparé à ce qu’il a à subir, échappe un peu trop facilement à un sort qui aurait dû être inéluctable. Ca se laisse lire, mais sans être transcendant, et comme je l’ai déjà dit, le démarrage est assez difficile.
Le dessin de Tardi reste, quant à lui, égal à lui-même. Un noir et blanc épais qui ne me déplait pas sans être parmi mes préférés.
Suite de Aldébaran, Bételgeuse en reprend les qualités et les défauts.
Pas de bol, si les défauts sont plus accentués, les qualités sont moindres.
En effet, j’ai trouvé les personnages de Bételgeuse encore plus caricaturaux que sur Aldébaran. De plus, l’histoire se centre plus sur Kim, qui ne me plait absolument pas (et c’est un euphémisme).
Le monde de Bételgeuse est aussi moins riche qu’Aldébaran. La flore est certes belle mais moins variée. Seule la faune reste à un très haut niveau.
L’histoire, par contre, est tellement proche d’Aldébaran que je me demande si Leo est capable d’imaginer un autre système sociétal qu’une dictature obnubilée par la natalité et la religion.
Pas suffisant pour me plaire.
Cothias m’énerve.
A mon avis, pour tenir un bon scénario, il faut plusieurs ingrédients.
D’abord, un sujet original et intéressant.
Ensuite un développement prenant et cohérent qui scotche le lecteur.
Ajoutons à cela des personnages charismatiques auxquels le lecteur peut s’identifier.
Saupoudrons de dialogues réalistes et vivants, mais pas surchargés afin de laisser place au dessin.
Et clôturons le récit par une dernière surprise, point final du chef d’œuvre qui laissera le lecteur ébloui et rêveur.
Avec la pension du docteur Eon, nous avons, à mon avis, un sujet original et intéressant, et … euh … c’était quoi les autres points ?
Je regrette, mais :
Le développement est lent, emprunté et inutilement alambiqué ;
Les personnages sont peu charismatiques ;
Les dialogues sont souvent agréables mais des textes explicatifs surchargent inutilement les dessins. Le résultat est lourd et plutôt pénible. J’ai également trouvé le ton employé pompeux, voire prétentieux.
La fin … pas mal, j’ai bien aimé la fin (mais n’est-ce pas justement parce que c’était fini ?)
Le dessin de Griffo est quant à lui égal à lui-même, agréable avec un petit côté Juillard que j’ai bien apprécié. La colorisation est très réussie à mon goût.
Mais, bon sang !, pourquoi ce traitement d’intellectuel pompeux et sûr de sa culture pour ce qui aurait pu être une petite fable bien amusante et sympathique.
Cothias m’énerve. Après Le Lièvre de Mars, c’est la deuxième fois que je le vois bousiller une bonne idée de départ (et je ne parle pas des déclinaisons des 7 vies de l'épervier).
Je l’avoue : je ne suis pas un habitué des mangas. Et lorsque mon frère m’a offert cet album, je lui ai souri poliment en me demandant ce qu’il me reprochait. Et tout aussi poliment, j’ai ouvert l’objet.
Première surprise : le dessin, réaliste et dépouillé, est plus soigné que ce que je craignais. Certains arbres sont même très beaux.
Deuxième surprise : pas de violence ni de sexe. Notre homme est un contemplatif naïf et très zen et les courtes histoires ici proposées sont à cette image.
Troisième surprise : les visages ne sont pas déformés, les yeux ont une taille normale, les expressions sont humaines.
Que de bonnes surprises en somme pour un profane dans mon genre (qui a dit dinosaure ?)
Oui, mais bon ! Cela se lit très vite, demeure dans l’anecdotique et m’apparaît surtout très naïf, trop zen pour être honnête.
Et puis surtout les textes sont d’une simplicité, d’un dépouillement extrême. Je ne sais si c’est dû à la traduction mais la pauvreté du langage utilisé m’a chagriné. Et me taper deux planches avec comme seul texte « wou wou – cui cui cui – ouaf ouaf ouaf – cui cui – il fait chaud », ce n’est pas fait pour provoquer chez moi un enthousiasme débridé (sans mauvais jeu de mot).
Reste une approche différente et intéressante de la culture japonaise.
Je ne suis pas encore convaincu mais cependant prêt à tenter une nouvelle expérience. Ce qui, quand on connaît mon caractère d’âne buté, est déjà un bel exploit.
Du policier français à dimension humaine extrêmement réaliste. Un découpage original, soigné, recherché et qui n’altère pas la lecture. Une étude de caractères intéressante. Une belle progression vers le drame inéluctable.
Pourtant …
Pourtant, je n’ai pas été totalement convaincu par ce récit. Son approche très proche du documentaire m’aura empêché de plonger dans sa lecture comme un poisson dans son bocal. Je suis donc resté au bord de l’eau, à regarder les différents personnages s’agiter mais avec trop de recul que pour ressentir leurs émotions. Et j’ai fini par mourir asphyxié car il me manquait un élément vital : ma propre implication.
Ce « Flag » n’était donc pas fait pour moi, mais ravira sans conteste d’autres lecteurs, amateurs du genre.
Je ne sais pas comment est le roman, mais en tout cas son adaptation en BD ne m'a pas plu. Ces deux histoires d'amour ne m'ont pas captivé (je me suis même ennuyé à la fin) et j'ai trouvé que le scénario était vide. À la fin, je me suis dit 'Quoi ? Toutes ses pages pour ça ? !'. J'ai déjà lu des histoires de 10 pages qui contenaient plus de richesse dans le scénario que 'La Perspective Nevski' et ses 78 pages.
J'ai bien aimé les décors. J'ai vraiment 'senti' le charme de Saint-Pétersbourg. En revanche, j'ai trouvé que les personnages étaient moches. J'avais l'impression qu'ils étaient des nains avec une tête plus grosse que le reste de leur corps.
Bizarre qu'il n'y ait pas encore eu de série d'humour consacrée à cette population toute particulière que sont les chasseurs...
C'est Roger Widenlocher, l'auteur de Nabuchodinosaure, qui s'y colle, avec l'aide de deux jeunes dessinateurs. Je trouve malheureusement que le résultat est un peu moyen. Les gags tournent dès ce premier tome autour des mêmes motifs : l'alcool, les gadgets pour mieux chasser, les écologistes... Il y en a cependant quelques-uns de bons, disséminés ça et là, Widenlocher n'allant pas trop loin dans les private jokes propres aux chasseurs. Sur le plan graphique, je ne suis pas trop fan du dessin de Lesca et Krib. Il s'agit d'un style "gros nez" sans grande originalité, n'aidant hélas pas à enrichir le niveau médiocre des gags.
Après la lecture du premier tome.
Cette notation est surtout liée au fait que je n'ai pas apprécié le dessin pour une raison de goûts. Il n'est pas mauvais, mais ce n'est vraiment pas ma tasse de thé, il est trop typé manga.
Le scénario est assez étrange, très linéaire. Je n'ai pas réussi à m'immerger dedans.
Certes, le premier tome sert surtout d'introduction mais j'ai eu du mal à suivre les personnages au départ, certainement à cause d'un manque cruel de charisme.
A l'occasion j'emprunterai la suite mais j'en attendrai pas grand chose.
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Affaires de famille (Une affaire de famille)
« Et puis y a la toute vieille qu’en finit pas de vibrer, et qu’on attend qu’elle crève vu que c’est elle qui a l’oseille, mais qu’on n’écoute même pas ce que ses pauv’ mains racontent ». C’est par ces paroles d’une célèbre chanson de Jacques Brel que je commencerai cet avis. « Une affaire de famille » exploite la même idée que la chanson susmentionnée. Une famille réunie autour d’un repas, ici à l’occasion des 90 ans du patriarche. Chaque personnage se souvient de moments forts vécus au sein de cette famille, mais les moments en question sont à chaque fois à classer au rang des mauvais souvenirs. J’ai trouvé les différents protagonistes très typés, trop typés, … stéréotypés … Le déroulement du repas est également assez conventionnel et la fin prévisible. Au final, un album qui se lit rapidement et d’un œil, mais joliment illustré. Un dessin en noir et blanc sur fond rouge orangé dépouillé et vivant. Pas de quoi provoquer mon enthousiasme. Je m’en vais réécouter « Ces gens là » du grand Jacques en lisant cette fois quelque chose, je l’espère, d’un peu plus passionnant.
100 %
Pour commencer, je tenais juste à signaler que je ne connais absolument pas ce genre de récit, je ne suis donc peut-être pas tout à fait objectif… Deux semaines dans la vie de six personnes, voilà, presque tout est dit. Un univers pas si futuriste que ça, pas si bien développé, rien d'extraordinaire, limite banal… A y réfléchir, je n’y trouve que quelques tous petits aspects de futuriste. Le destin de 6 personnes qui vont se croiser et se recroiser. Trois femmes travaillent dans un night-club, strip-teaseuses et compagnie. Des trois hommes, l’un est boxeur, l’autre éleveur de théière (?) pour faire de la musique et créer une œuvre d’art et le dernier fait la plonge dans le night-club en question… Les couples vont se former ou se reformer pour certains. Une vie finalement assez monotone dans leur univers assez noir et pas très appétissant.. Le tout bien mis en texte, avec pas mal de voix off qui ne cassent pas l’ambiance, mais qui arrivent au contraire à créer une atmosphère. On cherche à savoir à qui est la pensée de ses voix off. Le dessin tout en noir et blanc fait légèrement mal aux yeux, bizarre pour du noir et blanc car ici pas de couleur flaschi, mais quelques cases qui manquent de netteté… Bref un univers qui ne me correspond pas vraiment, celui de Paul Pope que je ne connais absolument pas, je ne suis donc pas une référence, par contre ceux qui connaissent s’y retrouverons. Moi, je me suis un peu ennuyé, mais cela faisait 2 mois que l’on me tannait pour que je la lise…voilà c’est fait. (7/20)
Le Petit Bleu de la Côte Ouest
En règle générale, j’aime bien les adaptations de Tardi, ses Nestor Burma en particulier. J’ai cependant eu du mal à passer le premier tiers du « Petit bleu de la côte Ouest». Mais passé ce premier tiers, j’ai enfin été pris par l’histoire. Je trouve cependant le scénario moins riche, moins surprenant et plus improbable que les œuvres précitées. Le héros, pourtant pas du tout préparé à ce qu’il a à subir, échappe un peu trop facilement à un sort qui aurait dû être inéluctable. Ca se laisse lire, mais sans être transcendant, et comme je l’ai déjà dit, le démarrage est assez difficile. Le dessin de Tardi reste, quant à lui, égal à lui-même. Un noir et blanc épais qui ne me déplait pas sans être parmi mes préférés.
Bételgeuse
Suite de Aldébaran, Bételgeuse en reprend les qualités et les défauts. Pas de bol, si les défauts sont plus accentués, les qualités sont moindres. En effet, j’ai trouvé les personnages de Bételgeuse encore plus caricaturaux que sur Aldébaran. De plus, l’histoire se centre plus sur Kim, qui ne me plait absolument pas (et c’est un euphémisme). Le monde de Bételgeuse est aussi moins riche qu’Aldébaran. La flore est certes belle mais moins variée. Seule la faune reste à un très haut niveau. L’histoire, par contre, est tellement proche d’Aldébaran que je me demande si Leo est capable d’imaginer un autre système sociétal qu’une dictature obnubilée par la natalité et la religion. Pas suffisant pour me plaire.
La Pension du docteur Eon
Cothias m’énerve. A mon avis, pour tenir un bon scénario, il faut plusieurs ingrédients. D’abord, un sujet original et intéressant. Ensuite un développement prenant et cohérent qui scotche le lecteur. Ajoutons à cela des personnages charismatiques auxquels le lecteur peut s’identifier. Saupoudrons de dialogues réalistes et vivants, mais pas surchargés afin de laisser place au dessin. Et clôturons le récit par une dernière surprise, point final du chef d’œuvre qui laissera le lecteur ébloui et rêveur. Avec la pension du docteur Eon, nous avons, à mon avis, un sujet original et intéressant, et … euh … c’était quoi les autres points ? Je regrette, mais : Le développement est lent, emprunté et inutilement alambiqué ; Les personnages sont peu charismatiques ; Les dialogues sont souvent agréables mais des textes explicatifs surchargent inutilement les dessins. Le résultat est lourd et plutôt pénible. J’ai également trouvé le ton employé pompeux, voire prétentieux. La fin … pas mal, j’ai bien aimé la fin (mais n’est-ce pas justement parce que c’était fini ?) Le dessin de Griffo est quant à lui égal à lui-même, agréable avec un petit côté Juillard que j’ai bien apprécié. La colorisation est très réussie à mon goût. Mais, bon sang !, pourquoi ce traitement d’intellectuel pompeux et sûr de sa culture pour ce qui aurait pu être une petite fable bien amusante et sympathique. Cothias m’énerve. Après Le Lièvre de Mars, c’est la deuxième fois que je le vois bousiller une bonne idée de départ (et je ne parle pas des déclinaisons des 7 vies de l'épervier).
L'Homme qui marche
Je l’avoue : je ne suis pas un habitué des mangas. Et lorsque mon frère m’a offert cet album, je lui ai souri poliment en me demandant ce qu’il me reprochait. Et tout aussi poliment, j’ai ouvert l’objet. Première surprise : le dessin, réaliste et dépouillé, est plus soigné que ce que je craignais. Certains arbres sont même très beaux. Deuxième surprise : pas de violence ni de sexe. Notre homme est un contemplatif naïf et très zen et les courtes histoires ici proposées sont à cette image. Troisième surprise : les visages ne sont pas déformés, les yeux ont une taille normale, les expressions sont humaines. Que de bonnes surprises en somme pour un profane dans mon genre (qui a dit dinosaure ?) Oui, mais bon ! Cela se lit très vite, demeure dans l’anecdotique et m’apparaît surtout très naïf, trop zen pour être honnête. Et puis surtout les textes sont d’une simplicité, d’un dépouillement extrême. Je ne sais si c’est dû à la traduction mais la pauvreté du langage utilisé m’a chagriné. Et me taper deux planches avec comme seul texte « wou wou – cui cui cui – ouaf ouaf ouaf – cui cui – il fait chaud », ce n’est pas fait pour provoquer chez moi un enthousiasme débridé (sans mauvais jeu de mot). Reste une approche différente et intéressante de la culture japonaise. Je ne suis pas encore convaincu mais cependant prêt à tenter une nouvelle expérience. Ce qui, quand on connaît mon caractère d’âne buté, est déjà un bel exploit.
Flag
Du policier français à dimension humaine extrêmement réaliste. Un découpage original, soigné, recherché et qui n’altère pas la lecture. Une étude de caractères intéressante. Une belle progression vers le drame inéluctable. Pourtant … Pourtant, je n’ai pas été totalement convaincu par ce récit. Son approche très proche du documentaire m’aura empêché de plonger dans sa lecture comme un poisson dans son bocal. Je suis donc resté au bord de l’eau, à regarder les différents personnages s’agiter mais avec trop de recul que pour ressentir leurs émotions. Et j’ai fini par mourir asphyxié car il me manquait un élément vital : ma propre implication. Ce « Flag » n’était donc pas fait pour moi, mais ravira sans conteste d’autres lecteurs, amateurs du genre.
La Perspective Nevski
Je ne sais pas comment est le roman, mais en tout cas son adaptation en BD ne m'a pas plu. Ces deux histoires d'amour ne m'ont pas captivé (je me suis même ennuyé à la fin) et j'ai trouvé que le scénario était vide. À la fin, je me suis dit 'Quoi ? Toutes ses pages pour ça ? !'. J'ai déjà lu des histoires de 10 pages qui contenaient plus de richesse dans le scénario que 'La Perspective Nevski' et ses 78 pages. J'ai bien aimé les décors. J'ai vraiment 'senti' le charme de Saint-Pétersbourg. En revanche, j'ai trouvé que les personnages étaient moches. J'avais l'impression qu'ils étaient des nains avec une tête plus grosse que le reste de leur corps.
Les Chasseurs
Bizarre qu'il n'y ait pas encore eu de série d'humour consacrée à cette population toute particulière que sont les chasseurs... C'est Roger Widenlocher, l'auteur de Nabuchodinosaure, qui s'y colle, avec l'aide de deux jeunes dessinateurs. Je trouve malheureusement que le résultat est un peu moyen. Les gags tournent dès ce premier tome autour des mêmes motifs : l'alcool, les gadgets pour mieux chasser, les écologistes... Il y en a cependant quelques-uns de bons, disséminés ça et là, Widenlocher n'allant pas trop loin dans les private jokes propres aux chasseurs. Sur le plan graphique, je ne suis pas trop fan du dessin de Lesca et Krib. Il s'agit d'un style "gros nez" sans grande originalité, n'aidant hélas pas à enrichir le niveau médiocre des gags.
Frères d'âmes
Après la lecture du premier tome. Cette notation est surtout liée au fait que je n'ai pas apprécié le dessin pour une raison de goûts. Il n'est pas mauvais, mais ce n'est vraiment pas ma tasse de thé, il est trop typé manga. Le scénario est assez étrange, très linéaire. Je n'ai pas réussi à m'immerger dedans. Certes, le premier tome sert surtout d'introduction mais j'ai eu du mal à suivre les personnages au départ, certainement à cause d'un manque cruel de charisme. A l'occasion j'emprunterai la suite mais j'en attendrai pas grand chose.