Les exploits d'Odilon Verjus, ce brave missionnaire, ne m'ont pas tout à fait convaincu non pas que la lecture soit plaisante avec ce ton humoristique et décalé avec nos deux missionnaires différents : un jeune et un vieux.
Il n'en ressort pas grand-chose à la fin. C'est du déjà vu avec cette accumulation de sketches. Bref, il y a un sérieux manque d'inspiration de l'auteur Yann qui nous a habitué à beaucoup mieux au niveau du scénario. Certes, on va visiter à chaque tome un nouveau pays pour créer un effet dépaysant.
Il y a des citations en latin toutes les deux trois pages. Il vaut mieux connaître sa bible en latin avant d'aborder une telle lecture qui pourra vite vous donner la migraine (à moins bien sûr de trouver de la jubilation dans les psaumes cantiques). Je dirai même plus : il ne faut pas perdre son latin !
Evangéliser tout ce qui bouge est le principal ressort comique de cette série qui s'est décliné en plusieurs tomes avec pour cadre les années 30. On sent même une complaisance avec l'Eglise qui sera dans le beau rôle.
Il est vrai que sur le fond, je n'ai guère apprécié ce que je considère presque comme un crime contre l'humanité notamment avec ce qui s'est passé autour de l'esclavage et l'évangélisation à outrance des peuples autochtones. Oui, il faut le vouloir et faire le grand vide !
Par contre, rien à redire sur le dessin assez dynamique et tout en rondeur de Verron qui fait dans le caricatural pour donner un aspect sympathique et humoristique. Bref, il a bien rempli sa part du marché.
Pour le reste, je préfère passer mon tour sur le monde des curés et autres ecclésiastiques car c'est plutôt lourd à digérer ! Désolé ! Cependant, il faut de tout pour faire un monde. Ca existe, donc j'avise.
L'idée de traiter la vie d'Albert Einstein, l'un des plus grands savants de notre temps, était en soi très intéressante. On s'intéressera surtout à sa jeunesse où il était un véritable cancre à l'Ecole.
Cette bd se sert de ce postulat pour en faire un véritable ressort comique. Oui, mais voilà: à force d'insister sur ce trait, cela en devient vite lassant. Pire encore, on se perd dans les chapitres entre la vie d'Albert Einstein et la vraie vie. L'épilogue se termine de manière un peu triste ce qui est un comble pour une bd d'humour.
Il y avait matière à faire quelque chose d'intéressant avec ce grand personnage. Pour moi, c'est plutôt loupé.
Tout d'abord, je tiens à dire que j'ai lu le tome 1 deux fois. Déjà à la première lecture (il y a 9 mois) je n'avais pas aimé. Puis ce matin je me dis que je vais lui redonner sa chance. Moi qui ai déjà une expérience de ce type de lecture en roman j'ai trouvé que les personnages manquaient de charisme, les réactions des personnages un peu fades. La narration souvent à la première personne ne me convient pas non plus. Cela hache le rythme du récit. Bref c'est mou.
Quant aux dessins ils sont corrects mais sans plus. Parfois trop d'aplats, parfois trop de traits de crayon. Bref c'est pas très régulier.
PS : je n'ai pas lu l'oeuvre originale. Mon avis à propos du scénario n'engage en rien celui du livre.
Ce manga est amusant.
Le héros de cette histoire est physiquement allergique aux femmes (il a des crises d'urticaire dès qu'une femme l'approche). C'était déjà un pitch intéressant. Mais quand en plus notre héros fait un bond dans un monde parallèle (involontaire) pour en ramener une fille aussi cloche que gentille... On se dit qu'on va se marrer ! Il y a un peu de Urusei Yatsura dans l'absurde de ce scénario et dans le traitement de certaines scènes, j'ai bien aimé cet humour. Bon ça reste tout de même du shônen harem assez classique dans le fond et ne révolutionne pas non plus le genre.
Malheureusement on déplorera à partir du troisième tome qu'une certaine monotonie s'installe. L'auteur fait du sur-place et fini par lasser. L'intérêt retombe et il faut se faire violence pour poursuivre la lecture jusqu'au septième tome tant la lecture fini par devenir poussive. Ce qui nous vaut une chute abyssale de la note de cette série...
Coté graphique la mangaka fait dans le classique. Le très classique même. C'est pas mauvais, loin de là, mais cela n'a aucune originalité.
Une œuvre sympathique, mais qui me semble au final destiné qu'à un public qui connait déjà, et apprécie, les codes du shônen.
« Sept prisonniers » est la dernière bd de la collection « Sept… » de la maison d’édition « Delcourt », je pensais que ce one-shot clôturait en beauté cette collection mais, hélas, c’est loin d’être le cas !
« Sept prisonniers » se passe en 2062, le récit met sen scène six hommes et une femme qui vont se retrouver en prison sur la Lune. Parmi eux figure un milliardaire qui s’est « enrôlé » parmi les prisonniers dans un but que je vous laisse le loisir de le découvrir… et qui a embauché de grès ou de force les six autres. Leur mission ne sera pas de tout repos car le pénitencier lunaire s’est transformé en une vaste zone de non-droit suite à une rébellion des prisonniers…
C’est un des scénarios de science-fiction en bandes dessinées les plus bancals que j’ai pu lire jusqu’à maintenant.
Je m’explique : dès le début, une séquence nous explique que l’ONU a créé un système d’ascenseur entre la terre et une station orbitale pour des raisons écologiques et financières afin que les prisonniers puissent être envoyés sur la Lune en toute bonne conscience. Ok, jusqu’ici, ça marche (même si je doute fort que cet ascenseur soit réalisable) mais après, je ne comprends plus grand’chose de l’ONU : La lune est transformée en un gigantesque centre carcéral, là, j’ai du mal à le croire ! Les gus de l’Organisation Mondiale n’ont rien trouvé de mieux que ça ! Et l’intérêt écologique là dedans ? J’aurais préféré une autre solution genre la Lune = station touristique où les hommes pourraient contempler tranquillement notre chère bonne vieille planète et où au moins notre SEUL satellite naturel serait en grande partie préservé ! Au pire, les terriens laisseraient la Lune en l’état et puis basta !
Ensuite, le lecteur aura le droit à de nombreuses hypothèses et situations qui me sont apparus tirées par les cheveux, je ne préfère pas vous les énumérer pour ne pas citer de spoilers. Le dénouement qui abandonne la science-fiction pour du fantastique m’est tombé des mains !
J’ai trouvé le graphisme de Patrick Tandiang assez plaisant à contempler, j’aime bien son coup de crayon épais. Seuls, ses personnages sont dessinés parfois d’une façon approximative mais cela n’est pas vraiment gênant car ils sont suffisamment représentés différemment pour qu’on les reconnaisse tout de suite.
A mon avis, « Sept prisonniers » n’est certainement pas le meilleur album de la collection des « Sept… ». Le scénario m’est apparu très tiré par les cheveux. Cependant, il faut reconnaître que Mathieu Gabella a eu au moins le mérite (le courage ?) de nous proposer un récit original.
Pour les âmes sensibles, méfiez-vous car certaines séquences sont à la limite du gore.
Sur les sept bd de la collection, dommage que « Sept prisonniers » qui est le seul one-shot dans le genre « science-fiction » ne soit pas la plus convaincante…
Autant j'avais trouvé Ulala ma colocataire amusant et bien fait, parodiant allègrement les shônen harem avec beaucoup d'humour et un très beau graphisme, autant j'ai été déçu par cette nouvelle œuvre de la (du?) même mangaka.
La principale raison de cette déception est le scénario sans âme de cette œuvre. Un jeune garçon, une plage et des copines de sexe, voilà tout le scénario. Pas plus épais que le scénario d'un film de canal + un premier samedi de mois... Et Je n'ai, cette fois, pas trouvé l'humour assez subtil pour sauver l'ensemble.
Comble du comble, les graphismes sont moins soignés que pour Ulala ma colocataire. Les décors sont insipides (et parfois rares) et les protubérances mammaires sont si gonflées à l'hélium qu'on se demande comment font les jeunes filles pour ne pas s'envoler... En fait ça ne ressemble que de loin à des poitrines (là est peut-être l'humour du titre ?) !
A éviter.
Je suis déçu par cette lecture. Autant j'avais adoré Les Funérailles de Luce, et peut-être quelque part cet album a-t-il "conditionné" mon opinion, mais là je reste sur ma faim. Chaque personnage se tire dans les pattes pour son propre bien personnel... l'histoire tourne donc autour d'un village et de ses habitants. En particulier, la "désencraudeuse" qui "guérit" un peu tous les maux, même les plus anodins ou farfelus. On assiste donc à ces révélations.
Bon à part ça, j'ai trouvé le tout un peu creux, sans grand intérêt. Le rythme n'est pas soutenu, mais l'histoire se suit bien à travers, notamment dans la première partie, le personnage d'Olivier venu enterré son père. Lui parti pendant 5 ans revient donc et nous découvrons avec lui ce qui a changé. C'est une bonne façon de raconter mais les personnages sont peu attachants.
Le trait de Springer est toujours aussi agréable, mais parfois trop dépouillés. Je lui trouve moins de charme que dans son précédent album.
En définitive, ce n'est pas un mauvais album mais il ne m'a pas convaincu. L'histoire n'est pas très originale ni surprenante.
Finalement c'est assez mièvre ces historiettes...
Je trouve que Jean-Philippe Peyraud est un assez bon dessinateur, avec un style épuré, mais sur cette série les situations sont assez minces parfois. Ca se veut proche de ce qu'on peut vivre au quotidien, mais ce n'est pas vraiment passionnant, hélas. J'aime bien les personnages des copains du héros, gaffeurs, mais ça s'arrête là. J'ai préféré Mise en bouche, où Peyraud a adapté une histoire courte.
Les avocats... Pour la plupart d'entre nous, moins on a affaire à eux, mieux on se porte. Ici ils ne sont pas forcément montrés sous leur meilleur jour : marrons, pourris, cupides, concupiscents... Ce n'est certes pas très flatteur, d'autant plus quand on sait que certains d'entre eux sont parvenus sur les plus hautes marches de l'Etat. Cet élément est d'ailleurs parfois utilisé par l'auteur, qui met en scène des ersatz de notre Président... Pour le reste, il me semble qu'il connaît assez bien le milieu de la justice, et en plus des avocats, les huissiers et les juges d'instruction en prennent aussi pour leur grade. Ce n'est toutefois pas hyper mordant, même si le tableau brossé par Pierre Laforêt n'est guère reluisant. Par contre, peut-être que je manque de culture, mais je n'ai pas compris la chute de certains gags...
Un peu dommage pour une série qui je l'espère ne s'adresse pas qu'aux initiés.
Si, au cours d’un brainstorming, le nom Autriche devait apparaître, les premiers mots qui me viendraient à l’esprit seraient dans l’ordre : ski, montagnes, Vienne, extrême-droite, culture et Sissi impératrice.
Dans le cas présent, vous pouvez oublier les deux premiers et les deux derniers pour ne garder que la partie centrale.
Vienne et extrême-droite donc au menu de cette série autrichienne. Ajoutez-y sexe et milieu de la prostitution pour appâter le gogo et le tour est joué.
Le résultat est cependant peu convainquant sans être réellement mauvais. Beaucoup d’ellipses, de raccourcis et quelques belles incohérences sont disséminés dans ce scénario s’étalant sur trois albums. Les scènes au caractère sexuel affirmé sont (trop) souvent présentes. Et quand on associe sexe et extrême-droite, vous vous doutez que ce n’est pas du type « tendre Julien butine ma douce fleur bleue ». Le dessin, froid et peu servi par une colorisation terne, est soigné mais assez impersonnel. Il m’a parfois fait penser à une série telle que Jessica Blandy.
Le tout est traduit avec l’une ou l’autre maladresse, qui, même si elles sont rares, affaiblissent encore un peu la qualité d’ensemble.
Une série qui intéressera peut-être les fans de Jessica Blandy, … et encore. Personnellement, j’ai très moyennement apprécié.
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Odilon Verjus
Les exploits d'Odilon Verjus, ce brave missionnaire, ne m'ont pas tout à fait convaincu non pas que la lecture soit plaisante avec ce ton humoristique et décalé avec nos deux missionnaires différents : un jeune et un vieux. Il n'en ressort pas grand-chose à la fin. C'est du déjà vu avec cette accumulation de sketches. Bref, il y a un sérieux manque d'inspiration de l'auteur Yann qui nous a habitué à beaucoup mieux au niveau du scénario. Certes, on va visiter à chaque tome un nouveau pays pour créer un effet dépaysant. Il y a des citations en latin toutes les deux trois pages. Il vaut mieux connaître sa bible en latin avant d'aborder une telle lecture qui pourra vite vous donner la migraine (à moins bien sûr de trouver de la jubilation dans les psaumes cantiques). Je dirai même plus : il ne faut pas perdre son latin ! Evangéliser tout ce qui bouge est le principal ressort comique de cette série qui s'est décliné en plusieurs tomes avec pour cadre les années 30. On sent même une complaisance avec l'Eglise qui sera dans le beau rôle. Il est vrai que sur le fond, je n'ai guère apprécié ce que je considère presque comme un crime contre l'humanité notamment avec ce qui s'est passé autour de l'esclavage et l'évangélisation à outrance des peuples autochtones. Oui, il faut le vouloir et faire le grand vide ! Par contre, rien à redire sur le dessin assez dynamique et tout en rondeur de Verron qui fait dans le caricatural pour donner un aspect sympathique et humoristique. Bref, il a bien rempli sa part du marché. Pour le reste, je préfère passer mon tour sur le monde des curés et autres ecclésiastiques car c'est plutôt lourd à digérer ! Désolé ! Cependant, il faut de tout pour faire un monde. Ca existe, donc j'avise.
La Vie d'Einstein
L'idée de traiter la vie d'Albert Einstein, l'un des plus grands savants de notre temps, était en soi très intéressante. On s'intéressera surtout à sa jeunesse où il était un véritable cancre à l'Ecole. Cette bd se sert de ce postulat pour en faire un véritable ressort comique. Oui, mais voilà: à force d'insister sur ce trait, cela en devient vite lassant. Pire encore, on se perd dans les chapitres entre la vie d'Albert Einstein et la vraie vie. L'épilogue se termine de manière un peu triste ce qui est un comble pour une bd d'humour. Il y avait matière à faire quelque chose d'intéressant avec ce grand personnage. Pour moi, c'est plutôt loupé.
Le Trésor du temple
Tout d'abord, je tiens à dire que j'ai lu le tome 1 deux fois. Déjà à la première lecture (il y a 9 mois) je n'avais pas aimé. Puis ce matin je me dis que je vais lui redonner sa chance. Moi qui ai déjà une expérience de ce type de lecture en roman j'ai trouvé que les personnages manquaient de charisme, les réactions des personnages un peu fades. La narration souvent à la première personne ne me convient pas non plus. Cela hache le rythme du récit. Bref c'est mou. Quant aux dessins ils sont corrects mais sans plus. Parfois trop d'aplats, parfois trop de traits de crayon. Bref c'est pas très régulier. PS : je n'ai pas lu l'oeuvre originale. Mon avis à propos du scénario n'engage en rien celui du livre.
Girls bravo
Ce manga est amusant. Le héros de cette histoire est physiquement allergique aux femmes (il a des crises d'urticaire dès qu'une femme l'approche). C'était déjà un pitch intéressant. Mais quand en plus notre héros fait un bond dans un monde parallèle (involontaire) pour en ramener une fille aussi cloche que gentille... On se dit qu'on va se marrer ! Il y a un peu de Urusei Yatsura dans l'absurde de ce scénario et dans le traitement de certaines scènes, j'ai bien aimé cet humour. Bon ça reste tout de même du shônen harem assez classique dans le fond et ne révolutionne pas non plus le genre. Malheureusement on déplorera à partir du troisième tome qu'une certaine monotonie s'installe. L'auteur fait du sur-place et fini par lasser. L'intérêt retombe et il faut se faire violence pour poursuivre la lecture jusqu'au septième tome tant la lecture fini par devenir poussive. Ce qui nous vaut une chute abyssale de la note de cette série... Coté graphique la mangaka fait dans le classique. Le très classique même. C'est pas mauvais, loin de là, mais cela n'a aucune originalité. Une œuvre sympathique, mais qui me semble au final destiné qu'à un public qui connait déjà, et apprécie, les codes du shônen.
Sept prisonniers
« Sept prisonniers » est la dernière bd de la collection « Sept… » de la maison d’édition « Delcourt », je pensais que ce one-shot clôturait en beauté cette collection mais, hélas, c’est loin d’être le cas ! « Sept prisonniers » se passe en 2062, le récit met sen scène six hommes et une femme qui vont se retrouver en prison sur la Lune. Parmi eux figure un milliardaire qui s’est « enrôlé » parmi les prisonniers dans un but que je vous laisse le loisir de le découvrir… et qui a embauché de grès ou de force les six autres. Leur mission ne sera pas de tout repos car le pénitencier lunaire s’est transformé en une vaste zone de non-droit suite à une rébellion des prisonniers… C’est un des scénarios de science-fiction en bandes dessinées les plus bancals que j’ai pu lire jusqu’à maintenant. Je m’explique : dès le début, une séquence nous explique que l’ONU a créé un système d’ascenseur entre la terre et une station orbitale pour des raisons écologiques et financières afin que les prisonniers puissent être envoyés sur la Lune en toute bonne conscience. Ok, jusqu’ici, ça marche (même si je doute fort que cet ascenseur soit réalisable) mais après, je ne comprends plus grand’chose de l’ONU : La lune est transformée en un gigantesque centre carcéral, là, j’ai du mal à le croire ! Les gus de l’Organisation Mondiale n’ont rien trouvé de mieux que ça ! Et l’intérêt écologique là dedans ? J’aurais préféré une autre solution genre la Lune = station touristique où les hommes pourraient contempler tranquillement notre chère bonne vieille planète et où au moins notre SEUL satellite naturel serait en grande partie préservé ! Au pire, les terriens laisseraient la Lune en l’état et puis basta ! Ensuite, le lecteur aura le droit à de nombreuses hypothèses et situations qui me sont apparus tirées par les cheveux, je ne préfère pas vous les énumérer pour ne pas citer de spoilers. Le dénouement qui abandonne la science-fiction pour du fantastique m’est tombé des mains ! J’ai trouvé le graphisme de Patrick Tandiang assez plaisant à contempler, j’aime bien son coup de crayon épais. Seuls, ses personnages sont dessinés parfois d’une façon approximative mais cela n’est pas vraiment gênant car ils sont suffisamment représentés différemment pour qu’on les reconnaisse tout de suite. A mon avis, « Sept prisonniers » n’est certainement pas le meilleur album de la collection des « Sept… ». Le scénario m’est apparu très tiré par les cheveux. Cependant, il faut reconnaître que Mathieu Gabella a eu au moins le mérite (le courage ?) de nous proposer un récit original. Pour les âmes sensibles, méfiez-vous car certaines séquences sont à la limite du gore. Sur les sept bd de la collection, dommage que « Sept prisonniers » qui est le seul one-shot dans le genre « science-fiction » ne soit pas la plus convaincante…
Sexy holidays
Autant j'avais trouvé Ulala ma colocataire amusant et bien fait, parodiant allègrement les shônen harem avec beaucoup d'humour et un très beau graphisme, autant j'ai été déçu par cette nouvelle œuvre de la (du?) même mangaka. La principale raison de cette déception est le scénario sans âme de cette œuvre. Un jeune garçon, une plage et des copines de sexe, voilà tout le scénario. Pas plus épais que le scénario d'un film de canal + un premier samedi de mois... Et Je n'ai, cette fois, pas trouvé l'humour assez subtil pour sauver l'ensemble. Comble du comble, les graphismes sont moins soignés que pour Ulala ma colocataire. Les décors sont insipides (et parfois rares) et les protubérances mammaires sont si gonflées à l'hélium qu'on se demande comment font les jeunes filles pour ne pas s'envoler... En fait ça ne ressemble que de loin à des poitrines (là est peut-être l'humour du titre ?) ! A éviter.
La Rebouteuse
Je suis déçu par cette lecture. Autant j'avais adoré Les Funérailles de Luce, et peut-être quelque part cet album a-t-il "conditionné" mon opinion, mais là je reste sur ma faim. Chaque personnage se tire dans les pattes pour son propre bien personnel... l'histoire tourne donc autour d'un village et de ses habitants. En particulier, la "désencraudeuse" qui "guérit" un peu tous les maux, même les plus anodins ou farfelus. On assiste donc à ces révélations. Bon à part ça, j'ai trouvé le tout un peu creux, sans grand intérêt. Le rythme n'est pas soutenu, mais l'histoire se suit bien à travers, notamment dans la première partie, le personnage d'Olivier venu enterré son père. Lui parti pendant 5 ans revient donc et nous découvrons avec lui ce qui a changé. C'est une bonne façon de raconter mais les personnages sont peu attachants. Le trait de Springer est toujours aussi agréable, mais parfois trop dépouillés. Je lui trouve moins de charme que dans son précédent album. En définitive, ce n'est pas un mauvais album mais il ne m'a pas convaincu. L'histoire n'est pas très originale ni surprenante.
Mine de rien
Finalement c'est assez mièvre ces historiettes... Je trouve que Jean-Philippe Peyraud est un assez bon dessinateur, avec un style épuré, mais sur cette série les situations sont assez minces parfois. Ca se veut proche de ce qu'on peut vivre au quotidien, mais ce n'est pas vraiment passionnant, hélas. J'aime bien les personnages des copains du héros, gaffeurs, mais ça s'arrête là. J'ai préféré Mise en bouche, où Peyraud a adapté une histoire courte.
Les Avocats
Les avocats... Pour la plupart d'entre nous, moins on a affaire à eux, mieux on se porte. Ici ils ne sont pas forcément montrés sous leur meilleur jour : marrons, pourris, cupides, concupiscents... Ce n'est certes pas très flatteur, d'autant plus quand on sait que certains d'entre eux sont parvenus sur les plus hautes marches de l'Etat. Cet élément est d'ailleurs parfois utilisé par l'auteur, qui met en scène des ersatz de notre Président... Pour le reste, il me semble qu'il connaît assez bien le milieu de la justice, et en plus des avocats, les huissiers et les juges d'instruction en prennent aussi pour leur grade. Ce n'est toutefois pas hyper mordant, même si le tableau brossé par Pierre Laforêt n'est guère reluisant. Par contre, peut-être que je manque de culture, mais je n'ai pas compris la chute de certains gags... Un peu dommage pour une série qui je l'espère ne s'adresse pas qu'aux initiés.
Anna Stein
Si, au cours d’un brainstorming, le nom Autriche devait apparaître, les premiers mots qui me viendraient à l’esprit seraient dans l’ordre : ski, montagnes, Vienne, extrême-droite, culture et Sissi impératrice. Dans le cas présent, vous pouvez oublier les deux premiers et les deux derniers pour ne garder que la partie centrale. Vienne et extrême-droite donc au menu de cette série autrichienne. Ajoutez-y sexe et milieu de la prostitution pour appâter le gogo et le tour est joué. Le résultat est cependant peu convainquant sans être réellement mauvais. Beaucoup d’ellipses, de raccourcis et quelques belles incohérences sont disséminés dans ce scénario s’étalant sur trois albums. Les scènes au caractère sexuel affirmé sont (trop) souvent présentes. Et quand on associe sexe et extrême-droite, vous vous doutez que ce n’est pas du type « tendre Julien butine ma douce fleur bleue ». Le dessin, froid et peu servi par une colorisation terne, est soigné mais assez impersonnel. Il m’a parfois fait penser à une série telle que Jessica Blandy. Le tout est traduit avec l’une ou l’autre maladresse, qui, même si elles sont rares, affaiblissent encore un peu la qualité d’ensemble. Une série qui intéressera peut-être les fans de Jessica Blandy, … et encore. Personnellement, j’ai très moyennement apprécié.