Les derniers avis (20752 avis)

Couverture de la série Construire un feu
Construire un feu

Alors que j’apprécie le noir et blanc que Chabouté utilise généralement, j’ai vraiment adoré sa maitrise des couleurs dans le présent ouvrage. Le contraste entre le blanc et noir froid et vide des décors et l’orange chaleureux du feu est très réussi, envoutant même, et traduit merveilleusement la fascination que ce feu devait provoquer chez les pionniers du Klondike. Malheureusement, pour le reste, je serai moins enthousiaste. L’histoire se lit très vite et la narration m’a semblé très monotone, voire ennuyeuse. Le personnage central ne m’est pas apparu très attachant et son sort me semblait réglé d’avance. Pas de passion donc, ni de surprise. Un ouvrage à découvrir toutefois pour son graphisme envoutant, mais qui m’a laissé un goût de trop peu de par un scénario trop linéaire. Un petit 2,5/5 à emprunter à l'occasion mais sans doute pas à acheter.

16/03/2009 (modifier)
Couverture de la série Commissaire Soubeyran
Commissaire Soubeyran

Une série policière extrêmement classique avec comme personnage central un commissaire amateur de bonne chair et amoureux de sa ville (Carpentras). Secondé par un jeune et impulsif inspecteur, il résout ses enquêtes grâce à son grand sens de l’observation et ses brillantes déductions. Le duo n’est guère original et la série n’aura certainement pas révolutionné le genre. De plus, et alors qu’elle ne date pas d’il y a si longtemps, je trouve qu’elle a déjà fort vieilli. Voir ce commissaire s’offusquer de la présence d’un gsm entre les mains de son second est plutôt burlesque et classe notre héros non dans l’ancienne école mais bien dans l’ère préhistorique. Les enquêtes en elles-mêmes sont bien construites et plairont aux amateurs de série policières à la française, mais une narration trop présente m’a un peu gâché le plaisir de la lecture. Le dessin, quelconque et passe-partout, est de qualité. Il convient à la série mais, à nouveau, ne lui apporte aucune personnalité. A réserver aux amateurs du genre et peut-être aux habitants de Carpentras car la ville y est souvent décrite d’une manière personnelle. Mais ne la connaissant pas, je n’émettrai aucun jugement sur ces descriptions. Dans l’ensemble cela reste quand même franchement moyen. Un bon 2/5, mais sans plus.

16/03/2009 (modifier)
Par fonch001
Note: 2/5
Couverture de la série Le Guide de...
Le Guide de...

Je crois que Ro a tout dit, mon avis va donc ressembler à de la paraphrase: Cette série disponible dans tout bon supermarché et destiné à être offerte. Naissance, anniversaire, célibataire, marié,... Il y en a pour tous mais par tous les gouts! Aussi vrai qu'un gastronome fera toujours la moue devant une choucroute de supermarché et sourira devant une choucroute faite maison (demandez à J-P Coffe ce qu'il en pense!), un amateur de BD fera la tronche en lisant ces insipides "blagues" archi connues et surtout archi nulles. Et le dessin, que dire du dessin... C'est du vite fait. La productivité bien plus que l'amour de l'art anime les auteurs (un peu comme pour trouver les blagues en fait). Faites "blagues sur les blondes" sur Google, gardez les 50 premières blagues (si vous avez de la chance, 10% arracheront un sourire), dessinez 3 planches à l'heure pour illustrer tout ça et vous obtiendrez "le guide pour les blondes". Faites le 24 fois et vous obtiendrez cette série. Vous pouvez offrir ces BD si vous le souhaitez, elle se laissent lire tout de même. Mais vous ne ferez pas plaisir...

30/03/2006 (MAJ le 16/03/2009) (modifier)
Par fonch001
Note: 2/5
Couverture de la série Les Pompiers
Les Pompiers

J'ai vraiment eu l'impression d'avoir du vide entre les mains en lisant cette BD. En effet, les dessins sont particulièrement vides, emplit de grands espaces monochromes sans le moindre détail. Bon certains aimeront peut-être les personnages rondouillards (qui manquent singulièrement de caractère à mon gout), mais les décors... Et côté humour, j'ai ressenti le même vide... je ne crois pas avoir sourit une seule fois à la lecture de cette BD. Les gags sont simplistes et n'amuseront guère que les enfants. Une BD à offrir à un gamin en adoration devant les camions rouge ?

29/11/2006 (MAJ le 16/03/2009) (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Tourista
Tourista

Cet album est un recueil d’histoires courtes où l’auteure épingle les travers de ses concitoyens en vacances… Ouais enfin, je ne trouve pas ça très mordant. La plupart des gags tombent à plat, Brétécher se plaçant dans une position de bobo moqueuse pour la plupart de ses histoires. Et j’ai vraiment du mal avec cet état d’esprit. Quant au dessin, ça reste dans la plus pure tradition de l’auteure, souvent simplifié, avec des personnages assez laids (mais ça colle avec le dessin mais aussi les histoires) : on aime ou pas, personnellement ça me laisse assez froid dans une série humoristique.

16/03/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Sorcières, mes soeurs
Sorcières, mes soeurs

Dans ce recueil d’histoires courtes, Chantal Montellier a rassemblé des histoires ayant pour thème commun les sorcières, enfin u moins celles que l’on surnomma ainsi au fil des siècles. Souvent ces accusations furent le fruit de malveillance, résultant de déceptions amoureuses entre autres. Le combat de Montellier, pour donner à la femme en général la place qu’elle mérite, c'est-à-dire à égalité avec l’homme, est une lutte de longue haleine, une lutte qu’elle mène depuis trente ans. Ces histoires, réalisées sur cette période, dénotent un style graphique qui n’a quasiment pas évolué, et c’est bien dommage. Les couleurs sont abominables, les personnages ont des têtes à géométrie variable, et la mise en scène n’est pas des plus heureuses. Reste le propos. Celui-ci est louable, mais malheureusement je trouve que Chantal Montellier a un peu des œillères. On nous la présente régulièrement comme l’une des premières auteures de BD, mais il y en eut quelques-unes avant elle. De plus elle rabâche quand même pas mal les mêmes arguments, les mêmes histoires (je le dis pour l’avoir vue et entendue à plusieurs reprises), et elle ne cesse de se tourner vers le passé pour appuyer son propos. A la croire il n’y a toujours que très peu d’auteures. Un simple coup d’œil sur les thèmes ici présents, par exemple, dénote le contraire. Un ouvrage intéressant sur le plan sociologique, autant pour son propos que pour la personnalité de son auteure.

16/03/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Mongo le Magnifique
Mongo le Magnifique

Mongo le magnifique c’est le surnom d’un nain ex-acrobate de cirque, docteur en criminologie et adepte des arts martiaux. La première de ses aventures est adaptée en bandes dessinées par Laurent Frédéric Bollée, avec au dessin l’Anglais Roger Mason. Celui-ci a un style très particulier, un style dans lequel les visages sont plutôt expressifs et qui découpe souvent ses séquences de façon quasi cinématographique. Le personnage de Mongo n’a rien de particulier par rapport à la flopée de héros de polar, si ce n’est sa petite taille. C’est bien peu, sans mauvais jeu de mots.

16/03/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Adèle & Caïn
Adèle & Caïn

Cette série me laisse circonspect. Enfin, ce premier tome, puisqu’il n’est pas du tout sûr qu’il y ait une suite. En fait nous sommes face à une intrigue se passant dans le futur, impliquant une jeune femme (espionne ?) face à un magnat de l’industrie. Très vite je me suis lassé de l’histoire, qui tourne très vite à l’immonde soupe sans queue ni tête. Non que ce soit confus, mais il n’y a pas vraiment de fil conducteur dans l’histoire. Heureusement que le trait d’Alain Zibel, que j’ai découvert dans La Guerre des Mondes, est assez inventif. J’aime en particulier ses designs de voiture, dans un style rétrofuturiste assez sympathique. Un auteur à suivre donc, même si la couverture est assez médiocre. En-dehors de ce dessin, cette série n’a pas vraiment d’intérêt.

16/03/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Clandestin
Clandestin

La spécialité de James Ellroy, c’est les affaires de mœurs dans le Los Angeles des années 1950. Rappelez-vous de L.A. Confidential… Ici nous ne sommes pas dans le milieu du cinéma, mais dans celui de la police, pas celle qui fricote avec les malfrats, mais celle qui essaie de trouver son plaisir dans la rencontre d’une cliente fragile ou avide de sensations. Le héros d’Ellroy a beaucoup de chances de ce côté-là, il conclue pas moins de trois fois dans ce premier tome. Le récit est mis en images par Ptoma, qui aime bien ce genre de récits. Son trait est gracieux, sensuel, plutôt harmonieux. Seul petit hic, ses deux coéquipiers flics se ressemblent beaucoup, et lorsqu’ils discutent, on a un peu de mal à les différencier. Cependant, malgré son talent, Ptoma n’a pas su installer une ambiance glauque à ses planches, alors que c’est l’une des caractéristiques principales du récit. Lequel n’est pas non plus un modèle de fluidité. J’ai trouvé l’enchaînement des séquences trop capillotracté, certains évènements arrivent à point nommé… Dernier point noir, j’ai l’impression qu’on ne lira jamais la suite de cette histoire. Le premier tome est sorti depuis 3 ans, et la suite n’a pas l’air d’être prévue chez EP. Il faudra donc lire le roman d’Ellroy.

16/03/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Amer Béton
Amer Béton

Eh bien moi je n’ai pas vraiment apprécié ce manga. La faute en premier lieu au graphisme de Masumoto, qui manque beaucoup, à mes yeux, de maturité. J’ai vraiment du mal avec un récit où tous les personnages sont systématiquement laids. Ok, c’est en adéquation avec le propos de la série, dans une ville corrompue et décadente, mais cela a vraiment gâché ma lecture. Les personnages sont insupportables, et là aussi c’est en accord, mais franchement je ne vois pas trop l’intérêt, si ce n’est de nous enduire d’un pessimisme poisseux et inaltérable. Ces difficultés de lecture ne m’ont pas donné envie d’analyser ma lecture, ainsi que le hors texte d’Amer béton. Je passe sans doute à côté de quelque chose, mais c’est ainsi, je n’ai pas aimé ma lecture.

16/03/2009 (modifier)