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Sorcières, mes soeurs

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Retour sur les sorcières...


La BD au féminin La Boite à Bulles Les années (A SUIVRE) Sorcières

« La chasse aux sorcières permet de cristalliser sur quelques individus une véritable peur sociale. La sorcière personnifie la notion de déviance par rapport aux normes. Pour parvenir à faire de la sorcière un objet de méfiance, il fallait susciter des sentiments violents, de haine, de mépris, de dégoût, de scandale. » Chantal Montellier y voit le parfait symbole de la féminité refusée, du droit à la différence bafoué. Et pas seulement au Moyen Age ! Sorcières mes sœurs est un recueil d’histoires courtes inédites en album, pour la plupart prépubliées dans le magazine (A Suivre). Chacune met en scène une présumée sorcière, issue de notre histoire ancienne mais aussi contemporaine, sans balai magique mais avec un insupportable – pour la société – parfum de scandale.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Juin 2006
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru
Couverture de la série Sorcières, mes soeurs
Les notes (1)
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16/03/2009 | Spooky
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Par Spooky
Note: 2/5
L'avatar du posteur Spooky

Dans ce recueil d’histoires courtes, Chantal Montellier a rassemblé des histoires ayant pour thème commun les sorcières, enfin u moins celles que l’on surnomma ainsi au fil des siècles. Souvent ces accusations furent le fruit de malveillance, résultant de déceptions amoureuses entre autres. Le combat de Montellier, pour donner à la femme en général la place qu’elle mérite, c'est-à-dire à égalité avec l’homme, est une lutte de longue haleine, une lutte qu’elle mène depuis trente ans. Ces histoires, réalisées sur cette période, dénotent un style graphique qui n’a quasiment pas évolué, et c’est bien dommage. Les couleurs sont abominables, les personnages ont des têtes à géométrie variable, et la mise en scène n’est pas des plus heureuses. Reste le propos. Celui-ci est louable, mais malheureusement je trouve que Chantal Montellier a un peu des œillères. On nous la présente régulièrement comme l’une des premières auteures de BD, mais il y en eut quelques-unes avant elle. De plus elle rabâche quand même pas mal les mêmes arguments, les mêmes histoires (je le dis pour l’avoir vue et entendue à plusieurs reprises), et elle ne cesse de se tourner vers le passé pour appuyer son propos. A la croire il n’y a toujours que très peu d’auteures. Un simple coup d’œil sur les thèmes ici présents, par exemple, dénote le contraire. Un ouvrage intéressant sur le plan sociologique, autant pour son propos que pour la personnalité de son auteure.

16/03/2009 (modifier)