J'ai emprunté cette bd parce que j'avais vu Stanislas écrit sur l'album. Comme j'avais bien aimé La Vie de Victor Levallois, je pensais que "Le Savant fou" allait être une lecture plaisante. Malheureusement, les lecteurs que vise Stanislas ne sont pas les mêmes pour ses deux séries.
Ici, les gags s'adressent clairement aux enfants et je me suis donc ennuyé du début jusqu'à la fin. Je n'ai même pas souri une fois ! Les personnages sont très stéréotypés et les gags sont absolument pathétiques et fonctionnent sur le même principe (le savant créé une invention et cela tourne à la catastrophe). Peut-être que si j'avais moins 10 ans, j'aurais trouvé cette bd vraiment géniale.
Les auteurs de cette bande dessinée d'humour tous publics, pré-publiée dans le Journal de Mickey, sont les mêmes que ceux de L'Ecole Abracadabra dont je gardais un souvenir assez plaisant de mes lectures dans le même journal quelques années auparavant. Mais j'ai lu celle-ci étant adulte, d'une part, et directement en album d'autre part. Cela ne m'a clairement pas aidé à l'apprécier.
Pourtant le dessin est bon. Le trait de Tranchand est vivant et dynamique tout en étant soigné. J'apprécie beaucoup ce graphisme qui correspond parfaitement à l'atmosphère humour franco-belge.
Les personnages aussi sont plutôt sympathiques même si assez caricaturaux.
Mais pour le reste, hélas, ce n'est pas drôle. Tous les gags sont très convenus.
Durant la première moitié de l'album, on a droit à des gags récurrents : le vieux vampire est malchanceux, le loup-garou a des soucis canins et quelques autres thèmes assez bateaux dans le genre "monstres gentils d'Halloween".
Et durant le reste de l'album, les neveux du propriétaire du motel débarquent. Et on a droit alors à des gags encore plus récurrents de ces deux garnements qui mènent la vie dure aux monstres et au motel dans son ensemble.
Aucune planche ne m'a vraiment fait décrocher un sourire. Seuls le dessin et une ambiance assez plaisante m'ont permis de lire l'album jusqu'au bout.
J'avais bien aimé Cirk mais avec "Gong" je ressors déçu par ma lecture.
Il y a un gros travail graphique s'approchant de certains comics. La mise en page est chargée, originale mais trop confuse par moment.
Pourtant le dessin N&B est beau, certaines pages méritent de s'y attarder.
Le scénario m'a paru décousu et écourté tant la fin s'accélère et parait brutale.
La narration n'est pas des plus fluide. A trop vouloir styliser sa BD, Astier s'est un peu mélangé les pinceaux.
Avec un meilleur développement de certains passages et un découpage moins chargé, l'ensemble aurait pu être de très bon niveau mais le bilan n'est pas aussi positif.
Ce one shot si particulier ne laissera pas indifférent comme l'en attestent les notes, j'en conseille la lecture pour ne pas passer à côté au cas où il serait dans vos goûts.
Shin shunkaden, encore un shojo signé Clamp mais pour une fois, cette série est terminée !
Les dessins sont, comme toujours, très moyens avec des membres extra longs et des yeux qui font le trois-quarts de la tête (mais certains aiment...). De plus, le format du manga, plus petit et plus compact, ne favorise pas la lecture des dessins et les mouvements finissent vite par ressembler à des gribouillis...
Le scénario reste intéressant mais sans aucune originalité et aucune saveur, comme souvent avec Clamp...
Mais cela reste du one-shot donc pour ceux qui aiment les shojos et les dessins de Clamp, ils peuvent se ruer chez leur marchand...
Sorcellerie en Ukraine ! La couverture est joliment travaillée de même que l’édition.
Les dessins sont inégaux, les vues de près sont plutôt agréables avec des visages bien formés et bien ridés, en revanches les vues d’ensemble sont généralement plus superficielles, il manque un je ne sais quoi pour les rendre vivantes (sauf la dernière planche). Les détails d’arrière plans sont riches en prise de vue zoom, plus neutres en plan large. De même les couleurs sont trop calibrées pour les scènes courantes alors que les contrastes sont sublimes dans les scènes de possession.
Côté scénario c’est très simple : un gus va devoir veiller en priant 3 nuits auprès d’un cercueil dont le corps est possédé.
C’est tout… c’est peu et un peu du déjà vu, pourtant les histoires secondaires qui détaillent et apprennent à notre héros les circonstances sont bien amenées et bien illustrées. C’est un joli exercice, une jolie récitation de leçon.
Mais pas plus ce qui fait qu’au final on a un goût moyen, le scénario n’est pas mauvais mais un peut trop simple, les personnages ne sont pas niais, mais insipides, le scénario avance à allure convenable mais il n’y a pas de surprise, les dessins sont agréables sans être fantastiques. Moyen bof quoi… Pas indispensable dans votre bdthèque.
L’écrin est de fort belle facture, le titre dégage une certaine poésie et permet diverses lectures, je fus tenté !
A l’ouverture, il est frappant de voir comme le graphique ma agressé. D’une jolie couverture, on passe à un crayonné noir et blanc brouillon. Le dessin est composé de trait, un peu comme s’ils avaient été faits au stylo bille sur une nappe de café. Le petit format ne suffit pas à rendre les planches lumineuses, le tout parait maladroit et non soigné à la lecture. Du brut de décoffrage en quelque sorte.
Côté scénario, nous avons 16 petites histoires qui nous sont racontés par des hommes. A vrai dire les hommes qui se mirent : c’est un titre tout à fait pertinent, à savoir qu’effectivement les hommes se présentent dans tous leurs côtés égoïstes et poseurs. De fait, bien qu’homme je suis assez irrité par leur propos ! Tous autant qu’ils sont ne pensent qu’à leur petite jouissance et leur petit nombril. Qui plus est, le plus souvent ils prennent un ton hautain pour raconter leur petit bout de tranche de vie. Ces tranches de vies sont d’ailleurs assez insignifiantes, outre des propos peu intéressants, il y a souvent moultes pérégrinations sans aucun intérêt qui accompagnent le récit. Sur les 16 récits, il n’y en a qu’un qui a trouvé écho ou l’humour vient compenser le côté « moi » : celle du « poulidor » du vagin ! Celle là est vraiment pas mal et la dérision est habilement manipulée.
Au final, c’est très verbeux, le dessin m’est difficile d’accès et je n’ai vraiment pas aimé. Mais le titre est là pour me rappeler que nous sont présentés ici des narcisses. Du coup effectivement ces hommes sont pour la plupart insupportables dans leur discours mais je comprends l’exercice de style. Un exercice de style qui fait bof, auquel je n’ai pas accroché et que je n’ai certainement pas envie de voir dans ma bibliothèque !
Bob Morane… ce nom évoque tout de suite la fameuse chanson L’aventurier du groupe de rock français n°1 des 30 dernières années à savoir Indochine. C’est plutôt rare qu’un héros de bande dessinée soit mis à l’honneur de cette façon par un tube populaire et même si au départ, Bob Morane était l'adaptation d'un roman à l'image plus récente de Largo Winch.
Je me suis dit que je ne pouvais pas passer à côté de cet aventurier même si en commençant la lecture de cette série, j’ai crû tomber à la renverse. Le kitch des situations passe encore… Cependant, j’ai eu du mal à prendre plaisir à ces aventures tant ce héros me semble trop parfait. Tout est construit autour de lui pour justifier une aventure. Cela en perd toute saveur même dans les situations les plus exotiques. La naïveté des intrigues a achevé ma conviction. Le dessin de Vance beaucoup trop approximatif ne m’a pas emballé non plus.
C’est dur de constater que finalement Bob Morane, ce n’est pas aussi bien qu’on se l’imaginait. Bon, il reste toujours la chanson à fredonner. D’ailleurs, celle-ci est reprit en cœur de façon systématique lors des concerts de ce mythique groupe…
Une énième version des récits d'horreurs où un petit groupe de personnes se retrouve face à un danger inconnu et se fait trucider. Ici ils se retrouvent sur une petite île, nommée Rocher Rouge, où ils vont se faire allègrement décapiter. Ce n'est pas vraiment drôle car il n'y a pratiquement pas d'humour ; ça se voudrait sérieux, mais de ce côté-là ce n'est pas réussi, car les personnages sont très superficiels, on nous montre surtout leurs histoires de fesses, ce qui n'est vraiment pas intéressant. Du coup on ne s'attache pas à ces derniers et le côté dramatique de l'histoire ne passe pas.
La chute est assez bonne et Borg aurait dû - à mon goût - plus la développer et moins s'attarder sur le côté massacre, qui de plus ne ravira pas les amateurs du genre car ce n'est pas très sanglant.
Le dessin quant à lui m'a beaucoup plu, d'un trait simple mais efficace accompagné de couleurs chaudes et très belles. Mais ça n'a pas été suffisant pour que je finisse par apprécier ma lecture. L'impression de déjà-vu est trop forte pour que l'on ait envie de relire ce récit une deuxième fois et le prix n'est pas motivant non plus, malgré la beauté de l'objet.
Sincèrement, il n'y a que le côté documentaire qui au final représente de l'intérêt. Le dessin N&B n'est pas plaisant, et très inégal. Ceci augmentant encore le manque de lisibilité due à la mise en planche et au découpage du récit.
De plus, je n'ai jamais réussi à accrocher à l'histoire qui m'a semblé confuse à plusieurs reprises. Les personnages n'ont pas d'épaisseur romanesque. Ils restent froids et distants. Le ton d'un documentaire scolaire en somme.
Je ne répèterai pas ce que dit Ro pour présenter le contenu de cette anthologie, il s'en charge très bien. Je me concentrerai sur mon plaisir de lecture.
Celui-ci a été assez faible au final. Même si je prends en compte l'aspect historique de la série, l'époque où elle a été composée, etc., j'ai toujours du mal à la trouver réellement intéressante. Parce que finalement les intrigues d'Astro Boy sont très simplistes, en premier lieu. C'est sûr, ça s'adresse avant tout à un lectorat jeune, mais les récits sont empreints d'une telle naïveté que j'ai vraiment eu du mal à finir ce premier tome. Toutefois, il m'a permis de "recaser" les vagues souvenirs que j'avais de la série animée qui passait à la télévision quand j'étais adolescent, et de redécouvrir cette série fondatrice.
Tezuka en était alors au début (ou presque) de sa longue et riche carrière, et son dessin, cependant assez "mignon", n'était hélas pas très développé. Je suis parfois plus indulgent avec d'autres séries de cette époque, mais là, je ne saurais réellement dire pourquoi, ce n'est pas passé...
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Le Savant fou
J'ai emprunté cette bd parce que j'avais vu Stanislas écrit sur l'album. Comme j'avais bien aimé La Vie de Victor Levallois, je pensais que "Le Savant fou" allait être une lecture plaisante. Malheureusement, les lecteurs que vise Stanislas ne sont pas les mêmes pour ses deux séries. Ici, les gags s'adressent clairement aux enfants et je me suis donc ennuyé du début jusqu'à la fin. Je n'ai même pas souri une fois ! Les personnages sont très stéréotypés et les gags sont absolument pathétiques et fonctionnent sur le même principe (le savant créé une invention et cela tourne à la catastrophe). Peut-être que si j'avais moins 10 ans, j'aurais trouvé cette bd vraiment géniale.
Monster Motel
Les auteurs de cette bande dessinée d'humour tous publics, pré-publiée dans le Journal de Mickey, sont les mêmes que ceux de L'Ecole Abracadabra dont je gardais un souvenir assez plaisant de mes lectures dans le même journal quelques années auparavant. Mais j'ai lu celle-ci étant adulte, d'une part, et directement en album d'autre part. Cela ne m'a clairement pas aidé à l'apprécier. Pourtant le dessin est bon. Le trait de Tranchand est vivant et dynamique tout en étant soigné. J'apprécie beaucoup ce graphisme qui correspond parfaitement à l'atmosphère humour franco-belge. Les personnages aussi sont plutôt sympathiques même si assez caricaturaux. Mais pour le reste, hélas, ce n'est pas drôle. Tous les gags sont très convenus. Durant la première moitié de l'album, on a droit à des gags récurrents : le vieux vampire est malchanceux, le loup-garou a des soucis canins et quelques autres thèmes assez bateaux dans le genre "monstres gentils d'Halloween". Et durant le reste de l'album, les neveux du propriétaire du motel débarquent. Et on a droit alors à des gags encore plus récurrents de ces deux garnements qui mènent la vie dure aux monstres et au motel dans son ensemble. Aucune planche ne m'a vraiment fait décrocher un sourire. Seuls le dessin et une ambiance assez plaisante m'ont permis de lire l'album jusqu'au bout.
Gong
J'avais bien aimé Cirk mais avec "Gong" je ressors déçu par ma lecture. Il y a un gros travail graphique s'approchant de certains comics. La mise en page est chargée, originale mais trop confuse par moment. Pourtant le dessin N&B est beau, certaines pages méritent de s'y attarder. Le scénario m'a paru décousu et écourté tant la fin s'accélère et parait brutale. La narration n'est pas des plus fluide. A trop vouloir styliser sa BD, Astier s'est un peu mélangé les pinceaux. Avec un meilleur développement de certains passages et un découpage moins chargé, l'ensemble aurait pu être de très bon niveau mais le bilan n'est pas aussi positif. Ce one shot si particulier ne laissera pas indifférent comme l'en attestent les notes, j'en conseille la lecture pour ne pas passer à côté au cas où il serait dans vos goûts.
Shin Shunkaden
Shin shunkaden, encore un shojo signé Clamp mais pour une fois, cette série est terminée ! Les dessins sont, comme toujours, très moyens avec des membres extra longs et des yeux qui font le trois-quarts de la tête (mais certains aiment...). De plus, le format du manga, plus petit et plus compact, ne favorise pas la lecture des dessins et les mouvements finissent vite par ressembler à des gribouillis... Le scénario reste intéressant mais sans aucune originalité et aucune saveur, comme souvent avec Clamp... Mais cela reste du one-shot donc pour ceux qui aiment les shojos et les dessins de Clamp, ils peuvent se ruer chez leur marchand...
Veillée funèbre
Sorcellerie en Ukraine ! La couverture est joliment travaillée de même que l’édition. Les dessins sont inégaux, les vues de près sont plutôt agréables avec des visages bien formés et bien ridés, en revanches les vues d’ensemble sont généralement plus superficielles, il manque un je ne sais quoi pour les rendre vivantes (sauf la dernière planche). Les détails d’arrière plans sont riches en prise de vue zoom, plus neutres en plan large. De même les couleurs sont trop calibrées pour les scènes courantes alors que les contrastes sont sublimes dans les scènes de possession. Côté scénario c’est très simple : un gus va devoir veiller en priant 3 nuits auprès d’un cercueil dont le corps est possédé. C’est tout… c’est peu et un peu du déjà vu, pourtant les histoires secondaires qui détaillent et apprennent à notre héros les circonstances sont bien amenées et bien illustrées. C’est un joli exercice, une jolie récitation de leçon. Mais pas plus ce qui fait qu’au final on a un goût moyen, le scénario n’est pas mauvais mais un peut trop simple, les personnages ne sont pas niais, mais insipides, le scénario avance à allure convenable mais il n’y a pas de surprise, les dessins sont agréables sans être fantastiques. Moyen bof quoi… Pas indispensable dans votre bdthèque.
La Voix des hommes qui se mirent
L’écrin est de fort belle facture, le titre dégage une certaine poésie et permet diverses lectures, je fus tenté ! A l’ouverture, il est frappant de voir comme le graphique ma agressé. D’une jolie couverture, on passe à un crayonné noir et blanc brouillon. Le dessin est composé de trait, un peu comme s’ils avaient été faits au stylo bille sur une nappe de café. Le petit format ne suffit pas à rendre les planches lumineuses, le tout parait maladroit et non soigné à la lecture. Du brut de décoffrage en quelque sorte. Côté scénario, nous avons 16 petites histoires qui nous sont racontés par des hommes. A vrai dire les hommes qui se mirent : c’est un titre tout à fait pertinent, à savoir qu’effectivement les hommes se présentent dans tous leurs côtés égoïstes et poseurs. De fait, bien qu’homme je suis assez irrité par leur propos ! Tous autant qu’ils sont ne pensent qu’à leur petite jouissance et leur petit nombril. Qui plus est, le plus souvent ils prennent un ton hautain pour raconter leur petit bout de tranche de vie. Ces tranches de vies sont d’ailleurs assez insignifiantes, outre des propos peu intéressants, il y a souvent moultes pérégrinations sans aucun intérêt qui accompagnent le récit. Sur les 16 récits, il n’y en a qu’un qui a trouvé écho ou l’humour vient compenser le côté « moi » : celle du « poulidor » du vagin ! Celle là est vraiment pas mal et la dérision est habilement manipulée. Au final, c’est très verbeux, le dessin m’est difficile d’accès et je n’ai vraiment pas aimé. Mais le titre est là pour me rappeler que nous sont présentés ici des narcisses. Du coup effectivement ces hommes sont pour la plupart insupportables dans leur discours mais je comprends l’exercice de style. Un exercice de style qui fait bof, auquel je n’ai pas accroché et que je n’ai certainement pas envie de voir dans ma bibliothèque !
Bob Morane
Bob Morane… ce nom évoque tout de suite la fameuse chanson L’aventurier du groupe de rock français n°1 des 30 dernières années à savoir Indochine. C’est plutôt rare qu’un héros de bande dessinée soit mis à l’honneur de cette façon par un tube populaire et même si au départ, Bob Morane était l'adaptation d'un roman à l'image plus récente de Largo Winch. Je me suis dit que je ne pouvais pas passer à côté de cet aventurier même si en commençant la lecture de cette série, j’ai crû tomber à la renverse. Le kitch des situations passe encore… Cependant, j’ai eu du mal à prendre plaisir à ces aventures tant ce héros me semble trop parfait. Tout est construit autour de lui pour justifier une aventure. Cela en perd toute saveur même dans les situations les plus exotiques. La naïveté des intrigues a achevé ma conviction. Le dessin de Vance beaucoup trop approximatif ne m’a pas emballé non plus. C’est dur de constater que finalement Bob Morane, ce n’est pas aussi bien qu’on se l’imaginait. Bon, il reste toujours la chanson à fredonner. D’ailleurs, celle-ci est reprit en cœur de façon systématique lors des concerts de ce mythique groupe…
Rocher Rouge
Une énième version des récits d'horreurs où un petit groupe de personnes se retrouve face à un danger inconnu et se fait trucider. Ici ils se retrouvent sur une petite île, nommée Rocher Rouge, où ils vont se faire allègrement décapiter. Ce n'est pas vraiment drôle car il n'y a pratiquement pas d'humour ; ça se voudrait sérieux, mais de ce côté-là ce n'est pas réussi, car les personnages sont très superficiels, on nous montre surtout leurs histoires de fesses, ce qui n'est vraiment pas intéressant. Du coup on ne s'attache pas à ces derniers et le côté dramatique de l'histoire ne passe pas. La chute est assez bonne et Borg aurait dû - à mon goût - plus la développer et moins s'attarder sur le côté massacre, qui de plus ne ravira pas les amateurs du genre car ce n'est pas très sanglant. Le dessin quant à lui m'a beaucoup plu, d'un trait simple mais efficace accompagné de couleurs chaudes et très belles. Mais ça n'a pas été suffisant pour que je finisse par apprécier ma lecture. L'impression de déjà-vu est trop forte pour que l'on ait envie de relire ce récit une deuxième fois et le prix n'est pas motivant non plus, malgré la beauté de l'objet.
L'Homme qui s'évada
Sincèrement, il n'y a que le côté documentaire qui au final représente de l'intérêt. Le dessin N&B n'est pas plaisant, et très inégal. Ceci augmentant encore le manque de lisibilité due à la mise en planche et au découpage du récit. De plus, je n'ai jamais réussi à accrocher à l'histoire qui m'a semblé confuse à plusieurs reprises. Les personnages n'ont pas d'épaisseur romanesque. Ils restent froids et distants. Le ton d'un documentaire scolaire en somme.
Astro Boy (Anthologie)
Je ne répèterai pas ce que dit Ro pour présenter le contenu de cette anthologie, il s'en charge très bien. Je me concentrerai sur mon plaisir de lecture. Celui-ci a été assez faible au final. Même si je prends en compte l'aspect historique de la série, l'époque où elle a été composée, etc., j'ai toujours du mal à la trouver réellement intéressante. Parce que finalement les intrigues d'Astro Boy sont très simplistes, en premier lieu. C'est sûr, ça s'adresse avant tout à un lectorat jeune, mais les récits sont empreints d'une telle naïveté que j'ai vraiment eu du mal à finir ce premier tome. Toutefois, il m'a permis de "recaser" les vagues souvenirs que j'avais de la série animée qui passait à la télévision quand j'étais adolescent, et de redécouvrir cette série fondatrice. Tezuka en était alors au début (ou presque) de sa longue et riche carrière, et son dessin, cependant assez "mignon", n'était hélas pas très développé. Je suis parfois plus indulgent avec d'autres séries de cette époque, mais là, je ne saurais réellement dire pourquoi, ce n'est pas passé...