Les derniers avis (20759 avis)

Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série Les Flammes de l'Archange
Les Flammes de l'Archange

Tout d'abord je ne vois pas bien comment classer cette histoire car le fantastique ne tient qu'une place infime, c'est finalement plus proche du polar. Je n'ai pas été captivée par cette histoire, sempiternelle recherche d'un trésor caché et d'une malédiction. Que cela se passe au Mont-Saint-Michel n'apporte rien de plus à l'histoire. D'ailleurs graphiquement ce n'est ni laid ni beau, le dessin ne se démarque en rien. Il a un petit côté vieillot et rien de particulier. Les personnages sont très stéréotypés, on les a déjà rencontrés dans beaucoup d'autres productions. La seule chose qui ait retenu mon attention c'est l'histoire du gamin qui grimpe un peu partout et que nul ne peut attraper. Hélas, cette partie du récit aussi est assez banale. Ça se lit et ça s'oublie aussi vite. Mon avis est aussi inspiré que la bd !

23/06/2009 (modifier)
Par Pasukare
Note: 2/5
Couverture de la série Hammerfall
Hammerfall

"Hammerfall" illustre à merveille ce que je qualifie de publicité mensongère en bande dessinée : quand on voit l'objet en librairie on tombe sous le charme de sa magnifique couverture et de son titre accrocheur, on l'achèterait presque les yeux fermés, mais dès la première page, on commence à déchanter. Ici, pour parfaire la technique d'approche du lecteur, c'est même un quatrième larron (en plus du scénariste, du dessinateur et de la coloriste) qui s'est occupé des couvertures, mais pourquoi (pourquoi ? ) ne pas lui avoir laissé illustrer toute l'histoire ? Mon jugement sur le dessin pourra paraître bien sévère, mais j'ai vraiment été déçue par le gouffre entre l'extérieur et l'intérieur de cette BD… Le dessin est donc à mon sens le point faible de cette série, il faut absolument éviter de le regarder de trop près pour tenter d'apprécier l'histoire. Des progrès sont visibles dans le T4 mais pour les trois autres, le trait est mal assuré, les morphologies douteuses, les proportions mauvaises et les perspectives et profondeurs parfois approximatives (comme cette désagréable impression de voir un lac en pente au début du T3), j'ai même été gênée par le manque de réussite dans le rendu de l'âge des personnages au niveau du visage : Harald (qui est pourtant en âge de se marier, et même sachant qu'on pouvait se marier très jeune à l'époque) semble parfois n'avoir pas plus de 10 ou 11 ans, son frère parait à l'inverse être aussi vieux que son père dans certaines cases. Le rendu du mouvement est souvent raté et tout est très figé dans les affrontements. Le plus gênant est tout de même la trop grande ressemblance entre les protagonistes : avec un blond, un roux et un brun dans chaque camp, il est parfois difficile de savoir à qui on a affaire quand on tourne la page et comme on change souvent de lieu, il faut parfois quelques temps pour raccrocher les wagons. Seuls les paysages sont vraiment réussis si l'on excepte quelques défauts de perspective. La colorisation quant à elle est heureusement très bonne, dans des tons froids et sobres qui conviennent très bien au sujet, ça rattrape un peu le reste. Côté scénario, "Hammerfall" démarre dans un contexte purement médiéval qui petit à petit se met à flirter avec le fantastique. Sur le principe, ça devait me plaire, moi qui suis une grande fan de Thorgal. Dans un contexte de christianisation des peuples païens du grand nord et de lutte fratricide entre ceux qui se convertissent et ceux qui résistent, on assiste à la vengeance d'un banni, à la résistance d'un clan qui refuse la conversion et à une quête pour retrouver des reliques volées. Le fantastique pointe son nez à la fin du premier tome pour finalement prendre petit à petit de plus en plus d'ampleur, mais je trouve que, à part les toutes premières, les interventions divines sont mal gérées et tombent un peu à plat. J'avais trouvé que le tome 3 "zappait" beaucoup trop entre les 4 groupes de protagonistes, et je comptais sur le dernier volume pour retrouver un peu de cohérence et que cette série remonte dans mon estime. Malheureusement, le T4 qui conclut la saga m'a laissée sur ma faim, j'ai même dû reprendre les tomes précédents à cause d'une grosse confusion. La chute (bien que fidèle au titre de la série) et l'épilogue me laissent bien dubitative, avec une révélation finale qui à mon sens n'apporte rien d'autre que du remplissage… Au final, ce fut une lecture loin d'être déplaisante, mais pas inoubliable non plus. Je garderai un bon souvenir des paysages et des géants, peut-être aussi des Skane, mais c'est tout. Je ne me suis attachée à aucun des personnages principaux, je ne regrette la mort d'aucun d'entre eux… Achat dispensable, à emprunter éventuellement pour se faire une idée.

23/06/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série La Spirale infernale
La Spirale infernale

Ce patte de mouche a le mérite d'avoir du contenu qui permet de faire durer un minimum la lecture. Mais l'histoire n'est pas vraiment maitrisée. Pourtant j'ai bien apprécié le côté absurde du récit et les quelques touches d'humour qui le parsèment. Le dessin est ultra simpliste mais personnel. Les personnages sont aisément reconnaissables. Il ne s'en est pas fallu de grand chose pour que l'on passe sur une bonne histoire, il y avait beaucoup d'éléments positifs mais pas de lien central suffisamment fédérateur. Je suis légèrement déçu mais je ne regrette pas cette lecture. Les BD patte de mouche permettent de comprendre un peu mieux les univers des auteurs. J'essaierai de trouver d'autres productions de Duffour car il y a un petit quelque chose qui me plait chez lui.

22/06/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Aspic Voisine
Aspic Voisine

Le lien avec Tout doit disparaître de Simon Hureau est évident dès les premières pages et confirmé à la fin. Et ce n'est qu'au moment où j'écris ces mots que j'apprends que l'auteur, Monsieur H, serait effectivement Simon Hureau lui-même. Je dis "serait" parce que le dessin m'a fait douter. En effet, le style, l'encrage, le soin du détail et une esthétique ronde que j'aime beaucoup, sont bien ceux de Hureau. Mais je trouve ses personnages un peu ratés, notamment certains anatomies changeantes, ce qui m'étonne de sa part. Néanmoins, dans l'ensemble, c'est joli et fluide à la lecture. Le récit est en quelque sorte la suite des aventures de Mélusine, la rebelle qui avait largement fait des siennes dans Tout doit disparaître. L'auteur y répète un peu la même intrigue : il l'a fait rencontrer de nouveau une fille de son âge et d'un autre milieu qu'elle, une petite bourgeoise potelée et naïve qui va être envoutée par elle. L'album se scinde en 5 chapitres qui forment des histoires plus ou moins indépendantes. Et à chaque fois, Mélusine y affiche une nouvelle face de sa personnalité on ne peut plus trouble. En fait, on dirait un concours au plus politiquement incorrect possible. Simon Hureau semble jouer à mêler son héroïne aux pires horreurs et à s'amuser en espérant voir ses lecteurs troublés par le contraste entre le charisme et la beauté de cette dernière comparée à l'horreur de ses actes et de son immoralité. L'ennui, c'est que tout comme Tout doit disparaître, j'ai été blasé par le manque de crédibilité, la recherche manifeste du plus glauque à tel point que ça en devient artificiel. Alors sincèrement, en tant que père, et d'une petite fille qui plus est, j'ai été révulsé par l'immonde récit du deuxième chapitre. Mais la facilité avec laquelle les horreurs sont commises, comme si jamais les malfaiteurs et surtout Mélusine ne risquaient jamais rien (totale maîtrise) ont achevé de me faire voir là un récit purement factice, fait pour choquer et déstabiliser à gros coups de sabots. J'ai en outre trouvé les chapitres suivants nettement moins forts et presque plats par rapport à celui-là. Parfois, j'avais l'impression que l'auteur jouait la carte de l'humour noir, du défouloir, mais ça m'a laissé froid. A cela s'ajoute un personnage de Justine particulièrement caricatural et doté d'une agaçante candeur. Ca nous mène où tout ça ? Je trouve le dessin joli, le scénario volontaire et assez original dans sa recherche de sordide à tout prix, mais ce n'est ni assez vraisemblable pour être marquant ni assez détonnant ou amusant pour me dérider. Et puis cette méchanceté parait tellement gratuite que je n'ai pas envie de payer pour la lire...

22/06/2009 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série Katana - L'Âme du Guerrier
Katana - L'Âme du Guerrier

Arrivée à la fin j'avais fini par comprendre que les quatre histoires qui composent ce one shot étaient indépendantes, en fait elles n'ont de lien entre elles qu'un simple sabre. Ce qui m'a déstabilisée c'est qu'à la fin du premier récit il est écrit : fin de la première partie et ce à la fin de chaque histoire. Je m'attendais donc à ce qu'elles aient un rapport plus évident entre elles, car le sabre… je dois dire… je n'y ai pas prêté grande attention. Quoi qu'il en soit, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent en dehors du graphisme assez beau tout en couleurs directes, et quelles couleurs magnifiques ! Le tout est fastidieusement gâché par une narration simpliste, sans charme et sans âme. Style qui ne s'adapte absolument pas à la pensée japonaise de l'époque, beaucoup plus philosophique et poétique. De plus les histoires sans êtres contemplatives sont tout de même bien plates. Je me suis ennuyée tout au long de ma lecture, m'obstinant jusqu'à la fin à vouloir relier tous ces récits d'une façon plus directe, en pure perte. Peut-être que les fans de sabres apprécieront. Pour ma part, je n'ai sans doute pas capté l'esprit du samouraï… dommage car c'est très beau.

22/06/2009 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
Couverture de la série Pollen
Pollen

J’ai acheté un peu les yeux fermés, ayant fortement apprécié les œuvres précédentes autoéditées par l’auteur (Le Roi des bourdons et La Colère dans l'eau). Mal m’en à pris. "Pollen" est un recueil un peu fourre-tout de mini-récits des plus hétéroclites et donc (forcément) très inégaux. J’ai bien accroché à la première histoire (Paco Tumm), un western sympa où on retrouve toute la finesse de DDT. Le récit de "Régis le Renard" est très court, très con, mais très bon aussi. Par contre, "Scopitone", un hommage à Macherot, et "Légendes", des discussions au coin d’un feu sur les serials killers, m’indiffèrent complètement (tout comme "Prémonition" au final attendu). A noter la publication du récit "Coriace" qui date de 1981 (soit dessiné par l’auteur lorsqu’il avait 10 ans). Voilà, cet album est à comparer à un recueil d’essais pas inintéressant en soi mais largement dispensable. La chute des histoires est souvent manquante, ce qui donne un côté "tranche de vie" qui laisse malgré tout sur sa faim. Bref, un recueil qui ravira sans doute les fans de l’auteur en attente d’une œuvre plus aboutie. Les autres passeront gentiment leur chemin.

22/06/2009 (modifier)
Couverture de la série Ange et diablesses
Ange et diablesses

Note : cet avis est fait sur le diptyque seul avec aucune connaissance des albums précédents. Au niveau graphique l’ensemble est très homogène, les traits sont assez brouillons, les visages sont particulièrement peu soignés. Il ne faut pas chercher de décor : que ce soit en enfer, au paradis ou au milieu il n’y a pas d’arrière plan (ou si peu). La colorisation fait très années 70, les couleurs sont assez criardes pour les vives et assez fades pour les douces. Les mouvements sont assez mal rendus ce qui donne une impression de figé récurrente. Bref graphiquement c’est très limite. Côté scénario maintenant les deux tomes se décomposent en première partie : la chute, seconde partie : la vengeance. Dans le premier cas on assise à la disgrâce de cette ange féminin. Le jugement est grotesque avec une liste des délits pleine d’humour basique. A la limite on a l’impression que notre héroïne (assez tête à claque) fait tout pour se faire bannir. Alors apparait le personnage qui doit la transformer en démon. C’est alors que le petit ange naif, amoureux et énervant depuis le début du récit empêche la réalisation. S’en suit une fuite, puis une explication du pourquoi du comment et l’inéluctable. Notre petit ange se prend râteaux sur râteaux mais persévère. On découvre alors un complot visiblement incroyable entre démons pour des rubis. Notre démone beaucoup plus mignonne en démon qu’en ange se fait alors jeter et devient extracteur du minerai. Le petit ange suit toujours, toujours mal placé, son air ingénu ne cadre pas du tout avec les gros méchants aussi bien dans les dialogues que dans les scènes d’action. Il s’en sort avec des méchants toujours patauds ou des facilités scénaristiques. Le tout continue, un espion entre en scène, un marché de dupe plus tard, les complots échouent et voila le récit s’achève. L’histoire est donc décousue et on ne rentre pas dans le sujet, pourtant on continue de lire ne serait ce que pour cette démon de plus en plus sexy. Les personnages sont peu crédibles dans leurs actions, le déroulement des événements et leur évolution. Bref ces albums à l’intérêt graphique limité souffrent d’un scénario bancal et de personnages peu crédibles. Le tout n’est pas à jeter car j’ai tout de même été au bout sans forcer, l’aventure est sympa de loin sans trop réfléchir quoi. Bof…

22/06/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série L'Armée de la résistance
L'Armée de la résistance

Et si le Japon avait gagné la Guerre, qu'aurait-il fait en Corée ? C'est le point de départ de cette uchronie, réalisée par un Coréen. Le résultat est assez décevant. Loin de poser des vraies questions, le manhwaga se contente d'aligner des scènes d'actions mettant aux prises des robots patauds avec des samouraïs (ou leurs équivalents coréens) pieds nus, seulement armés de sabres... De plus le dessin me semble manquer singulièrement de maîtrise, les personnages sont impavides au possible... Le premier tome n'étant pas très intéressant, je me demande ce que la seconde partie du diptyque va nous réserver...

22/06/2009 (modifier)
Par Altaïr
Note: 2/5
Couverture de la série Y Le Dernier Homme
Y Le Dernier Homme

Mouairf. Une fois encore, preuve est faite qu'une bonne idée de départ ne fait pas nécessairement une bonne histoire. Pourtant, un monde de femmes où ne subsiste qu'un seul homme, l'idée est pour le moins alléchante et en se prend à rêver de la multitude de développements possibles que ce postulat de départ permettait. Hélas, dans "Y le dernier homme" quasiment rien de ce qui se passe n'est crédible, les personnages ont une personnalité floue et le charisme d'une huitre... non mais franchement, le dernier homme du monde décide de jouer les pudibonds et de "se réserver" pour sa petite amie qui vit à l'autre bout du monde, et il n'y a personne pour lui remettre les idées en place ??? Bref, c'est une grosse déception (qui ne porte que sur les 2 premiers tomes, je n'ai pas eu l'occasion encore de lire la suite, et honnêtement ça ne me tente pas le moins du monde).

22/06/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Black Star - La véritable histoire de Satchel Paige
Black Star - La véritable histoire de Satchel Paige

Sans avoir jamais entendu parler de Satchel Paige, je suis pourtant déçu par cet album. Je m'attendais à une "véritable" biographie, qui retrace sa vie et son "oeuvre". C'est dommage parce que visiblement ce sportif a eu un impact important pour l'intégration des personnes de couleur, ou du moins l'évolution des mentalités. Or nous n'avons que l'évocation d'un match auquel il a participé, en plus de diverses petites anecdotes sans grand intérêt. Heureusement que les auteurs (ou l'éditeur ?) a rajouté quelques notes sur l'environnement social de l'époque, ce qui fait éviter à l'album la note minimale. Parce que pour quelqu'un qui ne connaît rien au base-ball, la moitié du bouquin est à peu près incompréhensible. Bref, une biographie bien peu intéressante...

22/06/2009 (modifier)