Deux frères vivent dans un blockhaus squatté au pied d'une falaise surplombant la mer. L'un des frères est totalement submergé par la folie. Il noie par exemple le chat de sa petite amie et tente diverses expériences macabres sur des poissons (comme si des poissons d'eau douce pouvaient s'adapter à la mer salée !). L'ainé essaye de survivre en se livrant à des petits trafics minables. C'est glauque à souhait. On est très vite pris par la chaleur étouffante de cet été qui n'en finit pas entre désoeuvrement et léthargie.
La lecture terminée, on en retire rien de très encourageant. Peut-être du mal-être ou de la tristesse... Le décor est minimaliste à souhait et les couleurs sont froides. Ce choix des auteurs est sans doute lié au contexte de ce récit.
On pourra toutefois saluer le courage de ce jeune homme qui ne laisse pas tomber son frère. Il est bien impuissant pour changer le cours des choses. Il est également question de drogues et de visions ahurissantes. L'histoire ne décollera jamais et c'est bien là tout le problème.
L'une des premières oeuvres d'un auteur que j'aime bien à savoir Servais. Le problème est que cela se ressent. Servais n'était pas encore le talentueux dessinateur que l'on connaît. Il y a bien sûr les germes de son talent avenir. Le trait n'est pas encore aussi précis et les couleurs sont ternes. Reste une ambiance onirique assez envoûtante.
Les thèmes restent les belles fées et la campagne. Nous avons droit à deux histoires bien distinctes dont le seul lien est la fée Iriacynthe qui traverse le temps. Personnellement, je préfère la première qui est très courte par rapport à la seconde. On nage un peu dans le fantastique entre raison et folie pour l'amour d'une belle fée. Dommage que l'histoire soit aussi "vaporeuse"...
Des histoires comme la série l'Agence en produit, j'en ai déjà lu des dizaines à la pelle. Il n'y a rien de vraiment singulier dans les aventures de cette bande d'enquêteurs. On nous présente le trafic d'oeuvres d'art comme une originalité en bd. Ce n'est pas vraiment tout à fait le cas.
Le dessin est à l'image des personnages c'est à dire froid et impersonnel. On ne s'attache véritablement à personne. Il y a d'ailleurs toute la panoplie presque habituelle : la top modèle reconvertie, l'ancien agent secret, le prodige des technologies modernes...
C'est de la bd d'action où cela tire dans tous les sens et qu'on traverse sans éprouver le moindre plaisir. Oui, cela se laisse lire mais c'est tout. Je déplore un sérieux manque de créativité !
Toujours la même chose... Lire un Bilal est un véritable plaisir pour les yeux. Ces planches sont d'une beauté saisissante: c'est presque de l'art contemporain. Mention maximum pour le graphisme.
Question scénario, il faut s'accrocher et là je dois bien avouer que je n'y arrive pas avec toute la bonne volonté du monde. C'est vrai que cela fait toujours bon chic bon genre dans les soirées mondaines de dire qu'on a lu le dernier Bilal. Mais est-ce que quelqu'un comprend véritablement le sens de son œuvre ? Tout est si déstructuré et à la limite loufoque (Pince me). Et ces dialogues mi-philosophiques qui sonnent véritablement creux.
Sur la préface par exemple, il y a une citation signée par Jean Baudrillard: "L'eau en poudre: il suffit de rajouter de l'eau pour obtenir de l'eau". Ouah, c'est super profond ! Non, pour moi, tout ceci n'est que du pseudo-intellectualisme brouillon. Ce n'est décidément pas le genre de bd que j'aime. Cela restera un univers impénétrable. Or le propre d'un génie est de faire partager. C'est peut-être le cas ici mais à une certaine minorité ou à des lecteurs faisant semblant de comprendre... Ou bien, il faut accepter l'histoire qu'on ne comprend pas pour s'intéresser rien qu'au graphisme. Cela ne me suffit pas en matière de bd. Il y a les musées pour le reste.
Avis portant sur un tome.
Tome 4 : Le Crime de l'Orient-Express
Par respect pour Agatha Christie, je n'ai pas mis un 1/5.
On devine une intrigue intéressante avec une bonne chute mais pour le reste c'est abominable.
Le dessin au trait ultra fin n'a aucune personnalité et manque de précision quant à l'emplacement des bulles. Il est difficile de suivre les dialogues.
Le scénario est décousu comme si il manquait des morceaux, on passe du coq à l'âne sans aucune transition. La lecture fut une vraie galère. La narration ratée a failli me faire reposer la BD.
Je pense qu'il est prétentieux de vouloir résumer un album d'Agatha Christie en 46 planches et ce n'est pas cet album raté qui va me contredire.
J'emprunterai à l'occasion d'autres tomes mais il y aura d'autres priorités.
Cette BD m'a intéressé avant que je la lise car je fais partie des gens qui fument, j'ai arrêté plusieurs fois de fumer pour finalement me rendre compte qu'un fumeur l'est "à vie", qu'il continue de fumer ou pas.
Pour en avoir parlé avec pas mal de gens je sais que ceux qui ont apprécié des cigarettes en ressentent toujours le besoin à des moments, même si ils n'en ont plus fumé depuis bien longtemps.
Dans cette BD quelques anecdotes sont amusantes, moi j'attendais plus un message montrant à quel point la cigarette est une came autant qu'un plaisir, à quel point elle peut faire office de pivot pour la vie de certaine personnes. Or ici c'est plus léger.
Passons sur le dessin de cette BD qui n'en est pas le point fort à mes yeux. Quand aux gags et aux tracasseries quotidiennes ils font parfois sourire mais c'est un poil cliché. Je ne suis pas passionné par les aventures domestiques de cette fille simple, un peu quelconque (c'est ainsi qu'elle se représente en tout cas) et accro à son mode de vie d'ex-fumeuse, comme si cela avait quelque chose de romantique...
En tant que fumeur j'ai du mal à comprendre ça. Moi c'est les clopes que j'aime, pas forcément la philosophie soit disant rebelle du mec qui les fume sur le trottoir devant sa boite ou sur la terrasse du bistrot.
Chacun son approche du truc me direz vous... celle de Cathy Baur n'est pas la mienne...
Je reconnais être mauvais public pour ce type d'œuvre de déballage, ce bouquin est chez moi car on l'a offert à ma femme (alors que les BD elle s'en fout un peu... Mais personne n'est parfait hein !). Interpelé au départ, j'ai très vite décroché de ma lecture. A la fin j'ai été aussi peu passionné que si le titre du bouquin avait été "J'arrête de manger du saucisson".
JJJ
Que de banalités, dans ce one-shot, quel ennui !
Certes, la narration est fluide, on ne décroche pas vraiment, mais… on ne ressent pas grand-chose non plus. J’ai vainement attendu le petit quelque chose, la petite étincelle qui m’aurait fait aimer cette histoire.
L’auteur brasse plusieurs thèmes (désir d’intégration contre fidélité à sa culture d’origine, bi- et homosexualité, etc…) mais au lieu de suggérer, il amène tout de façon très explicite, transformant les protagonistes en autant de sociologues verbeux.
C’est banal et bavard, bref chiant !
Ah oui ! J’ai oublié : aucun des personnages n’est attachant, on a envie de tous les baffer.
Bref, pour mon cas, c’est très loin d’être parfait. Dans le genre roman graphique américain indépendant, lisez plutôt Same Difference et plus encore, le génial De mal en pis !
J’étais impatiente de découvrir ce one-shot car son résumé m’avait alléchée : des gens se retrouvent à une soirée déguisée très spéciale, puisqu’après avoir bu une mystérieuse boisson, chacun des convives prend les caractéristiques de la créature (loup-garou, momie, bossu, etc…) qu’il incarne. Il y avait de quoi faire quelque chose d’assez délirant.
Malheureusement, ma déception a été largement à la hauteur de mon attente !
Certes, dès le début, on est plongé dans une atmosphère étrange, une sorte de menace semble planer au-dessus de la soirée, mais tout est gâché par une mise en scène maladroite à mon avis. Les personnages sont peu nombreux, les dialogues souvent grinçants et plein de sous-entendus ne permettent pas de s’attacher à eux, et donnent même l’impression d’avoir raté un épisode.
Plus gênant, le délire attendu n’arrive pas, car l’idée de départ est de mon point de vue très mal exploitée. Ca tombe le plus souvent complètement à plat.
Les chapitres sont séparés par de courtes séquences de 2-3 pages où deux personnages se trucident mutuellement, de différentes façons. Mouais.
La seule chose à sauver, à mes yeux, c’est le dessin, un noir et blanc très fin et élégant.
Bref, grosse déception.
Un peu d'histoire avant de commencer
Les Marches de Selma à Montgomery furent trois marches de protestation qui ont marqué la lutte des droits civiques aux États-Unis. Elles furent le point culminant du mouvement pour le droit de vote, lancé par Amelia Boynton Robinson et son mari, à Selma dans l'Alabama.
Robinson a eu le soutien de nombreux représentants du Mouvement afro-américain des droits civiques à Selma, y compris Martin Luther King, James Bevel et Hosea Williams.
Le « Bloody Sunday » (« Dimanche sanglant ») s'est produit le 7 mars 1965 lors d'une de ces marches. 600 manifestants pour les droits civiques ont été attaqués par la police locale avec des matraques et du gaz lacrymogène.
Le jour même la militante blanche des droits civiques Viola Liuzzo est assassinée par le Ku Klux Klan alors qu'elle ramène des marcheurs dans sa voiture.
Seule la dernière marche est arrivée avec succès à Montgomery.
L'itinéraire est désormais matérialisé en tant que Selma to Montgomery National Historic Trail.
J'avais lu un premier album de la collection Tohu Bohu des humano L'Eveil du Kurran. Quelle surprise en constatant la différence de sujet abordé et de style utilisé ! Tohu Bohu rimerait il avec Fourre tout ? Dans tous les cas, cela rime assurément avec originalité.
Un couple d'automobiliste tombe en panne d'essence sur une route déserte. Décidant de tenter de trouver une station service à pieds, ils se lancent sur la route sous une chaleur écrasante. C'est alors qu'ils vont croiser le chemin d'une marche de protestation composée uniquement d'Afro Américains.
Embrigader bien malgré lui, l'homme se retrouve confronté à la réalité et aux problèmes du racisme. Pris sous l'aile bienveillante d'un "ancêtre" il comprendra progressivement le sens de la lutte.
En parallèle, sa femme ne voit là qu'un moyen de s'attirer des ennuis.
Voilà pour une trame scénaristique étrange. Si comme moi on prend cette BD sans connaître l'histoire américaine et l'existence de ces marches de protestation, le scénario est alors plus qu'étrange. Il en serait même sans queue ni tête. Le poisson perd de son sens et les métaphores se noient dans une BD loufoque et presque inintéressante. En revanche, si avant ou après coup on se renseigne sur ces marches alors la BD prend un corps inattendu de mémoire du peuple. Au final, le dessin pas très agréable, le scénario assez convenu et sans surprise s'oublieront facilement pour laisser la place à un homme heureux d'avoir découvert un bout de l'histoire Américaine.
Ce petit format type comics cache une BD des plus traditionnelles.
Niveau dessin le trait est précis, le cadre du Mont St Michel exigeait un joli exercice de style architectural, le résultat n’est pas écœurant mais n’est pas inoubliable, les intérieurs en revanche sont assez réussis. Les personnages sont dans un style classique avec beaucoup de trait pour les expressions. Les mouvements sont adroitement rendus et les perspectives parfois audacieuses maîtrisées. La colorisation est discrète, rien à signaler de ce côté.
Niveau scénario Miranda a classé en médiéval fantastique, il n’y a pas de fantastique, il s’agit une fois encore de stigmatiser des vilains moines catholiques face à des croyances antérieures. Dans ce cas ci un druide celte déguisé depuis certainement longtemps en moine chrétien, va rechercher sous couvert de ses compétences de bâtisseur à résoudre l’énigme de l’or du mont. Comme de bien entendu les vilains moines chrétiens ne respectent pas leurs vœux et forment une mini société secrète mystérieuse qui souhaite garder la connaissance de ce qu’ils ont volé. Evidemment ils n’hésiteront pas à tenter de tuer pour résoudre leurs problèmes et évidemment ils ont fait tout le cheminement de l’énigme sauf la dernière. Il va de soi qu’il y a un beau mâle courageux et une jolie donzelle pas manchote avec un caractère bien trempé.
Bref le scénario est d’un classicisme épuisant que le lecteur a lu et relu à d’autres occasions, évidemment les méchants sont toujours les chrétiens et les gentils toujours les druides qui aiment la nature. Le tout se finit dans une messe apocalyptique grandiose ou les éléments se déchainent pour une purification finale et la résolution scénaristique avec tous les protagonistes.
La seule qualité que je trouve au récit est de bien mener la suite des énigmes au travers des différentes étapes sur la route du trésor. En revanche les moyens utilisés pour vaincre les épreuves ne sont pas crédible, à chaque fois tout est perdu, mais non intervention du scénariste et notre druide s’en sort avec une aide extérieure bienvenue.
Je me pose également la question : est-il possible de nos jours que la religion chrétienne soit traitée autrement que par la négative, faut il que systématiques tout ce qui ressemble à un curé ou un moine soit forcément un salaud manipulateur ou un naïf ? Sans faire dans l’angélisme, honnêtement ce systématisme apprécié dans nos sociétés occidentales m’énerve au plus haut point
Vous l’aurez compris je n’ai pas été fan ! La lecture et l’achat ne me paraissent pas nécessaires. Toutefois l’ensemble n’est pas mauvais ce qui lui permet d’éviter la note minimale : on peut y trouver une aventure à suivre si on n’en a jamais lu de ce type !
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Le Poisson-Chat
Deux frères vivent dans un blockhaus squatté au pied d'une falaise surplombant la mer. L'un des frères est totalement submergé par la folie. Il noie par exemple le chat de sa petite amie et tente diverses expériences macabres sur des poissons (comme si des poissons d'eau douce pouvaient s'adapter à la mer salée !). L'ainé essaye de survivre en se livrant à des petits trafics minables. C'est glauque à souhait. On est très vite pris par la chaleur étouffante de cet été qui n'en finit pas entre désoeuvrement et léthargie. La lecture terminée, on en retire rien de très encourageant. Peut-être du mal-être ou de la tristesse... Le décor est minimaliste à souhait et les couleurs sont froides. Ce choix des auteurs est sans doute lié au contexte de ce récit. On pourra toutefois saluer le courage de ce jeune homme qui ne laisse pas tomber son frère. Il est bien impuissant pour changer le cours des choses. Il est également question de drogues et de visions ahurissantes. L'histoire ne décollera jamais et c'est bien là tout le problème.
Iriacynthe
L'une des premières oeuvres d'un auteur que j'aime bien à savoir Servais. Le problème est que cela se ressent. Servais n'était pas encore le talentueux dessinateur que l'on connaît. Il y a bien sûr les germes de son talent avenir. Le trait n'est pas encore aussi précis et les couleurs sont ternes. Reste une ambiance onirique assez envoûtante. Les thèmes restent les belles fées et la campagne. Nous avons droit à deux histoires bien distinctes dont le seul lien est la fée Iriacynthe qui traverse le temps. Personnellement, je préfère la première qui est très courte par rapport à la seconde. On nage un peu dans le fantastique entre raison et folie pour l'amour d'une belle fée. Dommage que l'histoire soit aussi "vaporeuse"...
L'Agence
Des histoires comme la série l'Agence en produit, j'en ai déjà lu des dizaines à la pelle. Il n'y a rien de vraiment singulier dans les aventures de cette bande d'enquêteurs. On nous présente le trafic d'oeuvres d'art comme une originalité en bd. Ce n'est pas vraiment tout à fait le cas. Le dessin est à l'image des personnages c'est à dire froid et impersonnel. On ne s'attache véritablement à personne. Il y a d'ailleurs toute la panoplie presque habituelle : la top modèle reconvertie, l'ancien agent secret, le prodige des technologies modernes... C'est de la bd d'action où cela tire dans tous les sens et qu'on traverse sans éprouver le moindre plaisir. Oui, cela se laisse lire mais c'est tout. Je déplore un sérieux manque de créativité !
Animal'z (Coup de sang)
Toujours la même chose... Lire un Bilal est un véritable plaisir pour les yeux. Ces planches sont d'une beauté saisissante: c'est presque de l'art contemporain. Mention maximum pour le graphisme. Question scénario, il faut s'accrocher et là je dois bien avouer que je n'y arrive pas avec toute la bonne volonté du monde. C'est vrai que cela fait toujours bon chic bon genre dans les soirées mondaines de dire qu'on a lu le dernier Bilal. Mais est-ce que quelqu'un comprend véritablement le sens de son œuvre ? Tout est si déstructuré et à la limite loufoque (Pince me). Et ces dialogues mi-philosophiques qui sonnent véritablement creux. Sur la préface par exemple, il y a une citation signée par Jean Baudrillard: "L'eau en poudre: il suffit de rajouter de l'eau pour obtenir de l'eau". Ouah, c'est super profond ! Non, pour moi, tout ceci n'est que du pseudo-intellectualisme brouillon. Ce n'est décidément pas le genre de bd que j'aime. Cela restera un univers impénétrable. Or le propre d'un génie est de faire partager. C'est peut-être le cas ici mais à une certaine minorité ou à des lecteurs faisant semblant de comprendre... Ou bien, il faut accepter l'histoire qu'on ne comprend pas pour s'intéresser rien qu'au graphisme. Cela ne me suffit pas en matière de bd. Il y a les musées pour le reste.
Agatha Christie
Avis portant sur un tome. Tome 4 : Le Crime de l'Orient-Express Par respect pour Agatha Christie, je n'ai pas mis un 1/5. On devine une intrigue intéressante avec une bonne chute mais pour le reste c'est abominable. Le dessin au trait ultra fin n'a aucune personnalité et manque de précision quant à l'emplacement des bulles. Il est difficile de suivre les dialogues. Le scénario est décousu comme si il manquait des morceaux, on passe du coq à l'âne sans aucune transition. La lecture fut une vraie galère. La narration ratée a failli me faire reposer la BD. Je pense qu'il est prétentieux de vouloir résumer un album d'Agatha Christie en 46 planches et ce n'est pas cet album raté qui va me contredire. J'emprunterai à l'occasion d'autres tomes mais il y aura d'autres priorités.
J'arrête de fumer
Cette BD m'a intéressé avant que je la lise car je fais partie des gens qui fument, j'ai arrêté plusieurs fois de fumer pour finalement me rendre compte qu'un fumeur l'est "à vie", qu'il continue de fumer ou pas. Pour en avoir parlé avec pas mal de gens je sais que ceux qui ont apprécié des cigarettes en ressentent toujours le besoin à des moments, même si ils n'en ont plus fumé depuis bien longtemps. Dans cette BD quelques anecdotes sont amusantes, moi j'attendais plus un message montrant à quel point la cigarette est une came autant qu'un plaisir, à quel point elle peut faire office de pivot pour la vie de certaine personnes. Or ici c'est plus léger. Passons sur le dessin de cette BD qui n'en est pas le point fort à mes yeux. Quand aux gags et aux tracasseries quotidiennes ils font parfois sourire mais c'est un poil cliché. Je ne suis pas passionné par les aventures domestiques de cette fille simple, un peu quelconque (c'est ainsi qu'elle se représente en tout cas) et accro à son mode de vie d'ex-fumeuse, comme si cela avait quelque chose de romantique... En tant que fumeur j'ai du mal à comprendre ça. Moi c'est les clopes que j'aime, pas forcément la philosophie soit disant rebelle du mec qui les fume sur le trottoir devant sa boite ou sur la terrasse du bistrot. Chacun son approche du truc me direz vous... celle de Cathy Baur n'est pas la mienne... Je reconnais être mauvais public pour ce type d'œuvre de déballage, ce bouquin est chez moi car on l'a offert à ma femme (alors que les BD elle s'en fout un peu... Mais personne n'est parfait hein !). Interpelé au départ, j'ai très vite décroché de ma lecture. A la fin j'ai été aussi peu passionné que si le titre du bouquin avait été "J'arrête de manger du saucisson". JJJ
Loin d'être parfait
Que de banalités, dans ce one-shot, quel ennui ! Certes, la narration est fluide, on ne décroche pas vraiment, mais… on ne ressent pas grand-chose non plus. J’ai vainement attendu le petit quelque chose, la petite étincelle qui m’aurait fait aimer cette histoire. L’auteur brasse plusieurs thèmes (désir d’intégration contre fidélité à sa culture d’origine, bi- et homosexualité, etc…) mais au lieu de suggérer, il amène tout de façon très explicite, transformant les protagonistes en autant de sociologues verbeux. C’est banal et bavard, bref chiant ! Ah oui ! J’ai oublié : aucun des personnages n’est attachant, on a envie de tous les baffer. Bref, pour mon cas, c’est très loin d’être parfait. Dans le genre roman graphique américain indépendant, lisez plutôt Same Difference et plus encore, le génial De mal en pis !
Sol Carrelus
J’étais impatiente de découvrir ce one-shot car son résumé m’avait alléchée : des gens se retrouvent à une soirée déguisée très spéciale, puisqu’après avoir bu une mystérieuse boisson, chacun des convives prend les caractéristiques de la créature (loup-garou, momie, bossu, etc…) qu’il incarne. Il y avait de quoi faire quelque chose d’assez délirant. Malheureusement, ma déception a été largement à la hauteur de mon attente ! Certes, dès le début, on est plongé dans une atmosphère étrange, une sorte de menace semble planer au-dessus de la soirée, mais tout est gâché par une mise en scène maladroite à mon avis. Les personnages sont peu nombreux, les dialogues souvent grinçants et plein de sous-entendus ne permettent pas de s’attacher à eux, et donnent même l’impression d’avoir raté un épisode. Plus gênant, le délire attendu n’arrive pas, car l’idée de départ est de mon point de vue très mal exploitée. Ca tombe le plus souvent complètement à plat. Les chapitres sont séparés par de courtes séquences de 2-3 pages où deux personnages se trucident mutuellement, de différentes façons. Mouais. La seule chose à sauver, à mes yeux, c’est le dessin, un noir et blanc très fin et élégant. Bref, grosse déception.
De Selma à Montgomery
Un peu d'histoire avant de commencer Les Marches de Selma à Montgomery furent trois marches de protestation qui ont marqué la lutte des droits civiques aux États-Unis. Elles furent le point culminant du mouvement pour le droit de vote, lancé par Amelia Boynton Robinson et son mari, à Selma dans l'Alabama. Robinson a eu le soutien de nombreux représentants du Mouvement afro-américain des droits civiques à Selma, y compris Martin Luther King, James Bevel et Hosea Williams. Le « Bloody Sunday » (« Dimanche sanglant ») s'est produit le 7 mars 1965 lors d'une de ces marches. 600 manifestants pour les droits civiques ont été attaqués par la police locale avec des matraques et du gaz lacrymogène. Le jour même la militante blanche des droits civiques Viola Liuzzo est assassinée par le Ku Klux Klan alors qu'elle ramène des marcheurs dans sa voiture. Seule la dernière marche est arrivée avec succès à Montgomery. L'itinéraire est désormais matérialisé en tant que Selma to Montgomery National Historic Trail. J'avais lu un premier album de la collection Tohu Bohu des humano L'Eveil du Kurran. Quelle surprise en constatant la différence de sujet abordé et de style utilisé ! Tohu Bohu rimerait il avec Fourre tout ? Dans tous les cas, cela rime assurément avec originalité. Un couple d'automobiliste tombe en panne d'essence sur une route déserte. Décidant de tenter de trouver une station service à pieds, ils se lancent sur la route sous une chaleur écrasante. C'est alors qu'ils vont croiser le chemin d'une marche de protestation composée uniquement d'Afro Américains. Embrigader bien malgré lui, l'homme se retrouve confronté à la réalité et aux problèmes du racisme. Pris sous l'aile bienveillante d'un "ancêtre" il comprendra progressivement le sens de la lutte. En parallèle, sa femme ne voit là qu'un moyen de s'attirer des ennuis. Voilà pour une trame scénaristique étrange. Si comme moi on prend cette BD sans connaître l'histoire américaine et l'existence de ces marches de protestation, le scénario est alors plus qu'étrange. Il en serait même sans queue ni tête. Le poisson perd de son sens et les métaphores se noient dans une BD loufoque et presque inintéressante. En revanche, si avant ou après coup on se renseigne sur ces marches alors la BD prend un corps inattendu de mémoire du peuple. Au final, le dessin pas très agréable, le scénario assez convenu et sans surprise s'oublieront facilement pour laisser la place à un homme heureux d'avoir découvert un bout de l'histoire Américaine.
Les Flammes de l'Archange
Ce petit format type comics cache une BD des plus traditionnelles. Niveau dessin le trait est précis, le cadre du Mont St Michel exigeait un joli exercice de style architectural, le résultat n’est pas écœurant mais n’est pas inoubliable, les intérieurs en revanche sont assez réussis. Les personnages sont dans un style classique avec beaucoup de trait pour les expressions. Les mouvements sont adroitement rendus et les perspectives parfois audacieuses maîtrisées. La colorisation est discrète, rien à signaler de ce côté. Niveau scénario Miranda a classé en médiéval fantastique, il n’y a pas de fantastique, il s’agit une fois encore de stigmatiser des vilains moines catholiques face à des croyances antérieures. Dans ce cas ci un druide celte déguisé depuis certainement longtemps en moine chrétien, va rechercher sous couvert de ses compétences de bâtisseur à résoudre l’énigme de l’or du mont. Comme de bien entendu les vilains moines chrétiens ne respectent pas leurs vœux et forment une mini société secrète mystérieuse qui souhaite garder la connaissance de ce qu’ils ont volé. Evidemment ils n’hésiteront pas à tenter de tuer pour résoudre leurs problèmes et évidemment ils ont fait tout le cheminement de l’énigme sauf la dernière. Il va de soi qu’il y a un beau mâle courageux et une jolie donzelle pas manchote avec un caractère bien trempé. Bref le scénario est d’un classicisme épuisant que le lecteur a lu et relu à d’autres occasions, évidemment les méchants sont toujours les chrétiens et les gentils toujours les druides qui aiment la nature. Le tout se finit dans une messe apocalyptique grandiose ou les éléments se déchainent pour une purification finale et la résolution scénaristique avec tous les protagonistes. La seule qualité que je trouve au récit est de bien mener la suite des énigmes au travers des différentes étapes sur la route du trésor. En revanche les moyens utilisés pour vaincre les épreuves ne sont pas crédible, à chaque fois tout est perdu, mais non intervention du scénariste et notre druide s’en sort avec une aide extérieure bienvenue. Je me pose également la question : est-il possible de nos jours que la religion chrétienne soit traitée autrement que par la négative, faut il que systématiques tout ce qui ressemble à un curé ou un moine soit forcément un salaud manipulateur ou un naïf ? Sans faire dans l’angélisme, honnêtement ce systématisme apprécié dans nos sociétés occidentales m’énerve au plus haut point Vous l’aurez compris je n’ai pas été fan ! La lecture et l’achat ne me paraissent pas nécessaires. Toutefois l’ensemble n’est pas mauvais ce qui lui permet d’éviter la note minimale : on peut y trouver une aventure à suivre si on n’en a jamais lu de ce type !