Je ne peux pas dire que cette lecture m'a été pénible car elle se lit heureusement très vite. Je n'y ai pas trouvé grand intérêt, la rencontre de deux personnes qui finiront pas s'aimer, les débuts d'un couple comme tant d'autres, je n'y vois là rien de spécial, ni d'attachant. Je ne dirais pas non plus que c'est mauvais, ça ne m'a pas touchée tout simplement.
Concernant le graphisme je n'apprécie pas ce genre de dessin minimaliste, fait de trois coups de crayon. La seule chose que j'ai vraiment trouvée intéressante c'est la façon dont Domas a mis en image certains sentiments ; et même si ce sont de bonnes petites trouvailles, le scénario restant très basique, cette petite lecture est pour moi déjà oubliée.
J'avoue rencontrer quelques difficultés pour exprimer mon ressenti après la lecture des 2 premiers tomes de cette nouvelle série. C'est tout à la fois beau, clair, confus, dynamique, lent, intéressant, "crédible", ridicule et barbant… voyez l'étendue de ma confusion !
J'aime beaucoup le dessin dans l'ensemble, et l'univers inventé ici est original (enfin, vu que je n'y connais rien en shonen ni en heroïc fantasy, c'est facile aussi) et sympathique, avec ces 3 zones franches, son soleil artificiel, ses villages très européens avec des églises aux toits pointus et des fortifications dignes de Vauban. Les personnages sont mignons tout plein mais qu'est-ce qu'ils sont barbants quand ils se posent des questions existentielles ou qu'ils se souviennent de leur passé ou de celui des autres (si si) ! Chaque tome tente de faire du bourrage de crâne en martelant tant et plus un nom ou une notion particulière (le nom du petit héros Lag Seeing dans le tome 1, la notion de cœur et de "balle cœur" dans le tome 2), c'est un peu saoulant. Et pourquoi choisir des noms ridicules ou simplement "bizarres" comme Gauche, Niche, Steak … si c'est juste pour montrer que l'auteur ne se prend pas trop au sérieux, c'est … heu… bof.
Je ne vois pas bien où nous mène cette histoire, enfin si un peu, mais si tout est tout le temps entrecoupé de bastons illisibles contre des "insectarmures" ou de répétitions lancinantes et hypnotiques, c'est franchement moyen.
Un petit 2/5 pour l'instant, en attendant un éventuel décollage par la suite.
J'ai emprunté ce roman graphique sur les seuls noms de Sylvain Ricard, et surtout de Futuropolis, souvent gage de qualité.
Petite déception tout de même.
Si le dessin de Charles Masson colle parfaitement à l'histoire (il me songer parfois au style de Peyraud), le scénario est assez banal : la rencontre entre deux personnages, deux univers complètement différents, l'égoïste-dom juan et la folle du bio.
Une histoire sans surprise donc, que l'on lit vite- malgré une pagination importante- (et qu'on oublie vite aussi) avec des personnages trop caricaturaux pour que l'on s'y attache.
Même la fin de cette histoire d'amour est prévisible... dommage car, je me répète, le dessin est accrocheur, vif et réussi.
Parfois, même avec la meilleure volonté du monde certains albums ne parviendront pas à rester dans nos mémoires…
Cet album pour autant qu'il soit parfaitement honnête n'est pas ce que j'appellerais de la haute lecture.
Pourtant, moi qui suis plutôt réfractaire à ce genre de lecture qui n'apporte franchement pas grand-chose j'ai été presque agréablement surpris.
Je savais où je mettais les pieds je ne reviendrai donc pas sur le fait qu'une fille court inutilement nue dans chaque case de cet album. C'est fait exprès même si aucune raison logique ne vient étayer le propos. Il s'agit vraiment d'un choix d'une héroïne qui préfère l'harmonie avec la nature dirons nous…
Cet album est donc une libre adaptation à l'œuvre hyper connue de Daniel ¨Defoe ; aventurier, commerçant, agent politique et écrivain anglais, né le 10 octobre 1660 à Stoke Newington (près de Londres), mort le 21 avril 1731 à Ropemaker’s Alley, Moorfields (près de Londres) ; auteur donc entre autre de" Robinson Crusoé" publié en 1719 (oui, la date est la bonne !!!)
Cette adaptation n'est pas une BD pornographique, à peine est-elle érotique. La légèreté du dessin, la fraicheur du trait, la mise en couleur sympathique rendent la lecture visuellement plaisante. Les décors sont quasi absent, mais est-ce vraiment ce que l'on demande principalement à ce genre de lecture ? Ce n'est pas la grande révolution, mais l'ensemble tient bien la route pour ce genre de lecture auquel je ne connais rien.
Mais la surprise vient aussi et surtout du fait qu'il y aurait presque une vraie histoire qui sert de vrai support avec un vrai déroulement. Tous les principes même de Robinson Crusoé sont repris, les voyages en caravelles, l'arrivée sur une île déserte, la rencontre avec Vendredi, les cannibales…
Il y a de l'action, de l'aventure, du dépaysement. Surprenant. Assurément.
Et puis, l'héroïne est mignonne, presque attachante, elle a un certain charisme.
Le clin d'œil à la fin, à Defoe est aussi assez sympathique. Tous ceux qui auront un poil de curiosité soit se renseigneront, soit auront déjà l'information.
Enfin, bref, voilà, je m'attendais à un truc insipide, à une grande brochette de mauvaises raisons pour montrer des scènes de sexe. Mais finalement, celles-ci sont rares et il s'agit plus de représenter une fille seule qui court dénudée dans la jungle, sexy sans plus.
Décidément, je n'accroche vraiment pas aux oeuvres de Kara. J'ai à chaque fois l'impression de lire un récit d'adolescent fan de manga et de néo-gothique avec tous les clichés et les défauts immatures que cela implique. Pour le Bleu du Ciel, j'ai lu les deux premiers tomes actuellement parus, mais je m'arrêterai là.
Comme toujours, le dessin de Kara n'est pas mauvais. C'est un dessin de type manga complètement assimilé mais sans vraie personnalité pour autant. Très soigné pour les décors et les costumes, il pêche par des visages de personnages efféminés et indifférenciables si ce n'est par leurs coiffures, accessoires et vêtements, défaut qu'on retrouve dans pas mal de mauvais mangas. Sans parler des postures artificielles, des poses grandiloquentes ou "cools" prises en quasi permanence par ses personnages. Kara compense par un très gros travail sur les arrière-plans, beaucoup de traits, de couleurs et des décors baroques. Mais tout cela me donne des impressions de carton-pâte et d'esbroufe.
Quant au scénario, je retrouve franchement cette impression d'adolescence immature. Des personnages fantastiques typiques et "à la mode" : vampires, démons, loups-garous, sorciers, le tout aux allures soit de jolies filles sexy soit de gamins. Beaucoup d'action, de grosses explosions et de giclées de sang, mais des ficelles scénaristiques énormes et prévisibles. Sans parler des nombreuses poses "ah, je me meurs"/"oh non, ne meurs pas pitié, je te pleurerais touteuh ma vie".
A cela s'ajoute des dialogues très denses et très poussifs à mon goût. On dirait que l'auteur a tenté de mettre un maximum de pensées philosophiques dans les longs dialogues entre les personnages, une vision assez simpliste sur la vie, la mort, les hommes, leur société, Dieu, l'univers et le reste. C'est assez lourdingue et j'ai trouvé ces textes vraiment pénibles à la longue. D'autant qu'à nouveau, ils sont bourrés de clichés et de déjà lu déjà entendu. Le passage avec Jésus Christ par exemple m'a rappelé, en nettement moins bien, celui d'Anne Rice dans Memnoch le Démon, mais l'émotion n'a pas du tout su être distillée jusqu'à moi. J'ai trouvé ça factice et même un peu agaçant.
Cela aurait peut-être pu me plaire si j'avais lu ça quand j'avais une douzaine d'années...
Hier, j'ai lu le premier tome et je ne me suis pas très amusé. Je n'ai ri qu'une seule fois (le gag qui se passe dans l'autobus scolaire) et j'ai rarement souri. Bref, je ne suis pas très réceptif à l'humour des deux auteurs. Pico est un personnage sans intérêt. Il m'a paru vide. C'est d'ailleurs le cas pour les autres personnages. J'avoue que certaines répliques de Pico sont bien trouvées, mais elles ne sont pas drôles et donc elles ratent leur but qui est de me faire rire.
En revanche, le dessin de Alexis Dormal est très beau. Il y a beaucoup de poésie dans son trait. J'espère qu'il aura une grande carrière car il le mérite vraiment.
'Blitz' a le mérite d'être une série très originale (je n'avais jamais vu ça ailleurs), mais cela ne suffit pas pour captiver mon attention. Je me suis ennuyé en lisant les deux tomes et particulièrement avec le premier tome qui m'a semblé improvisé du début jusqu'à la fin. Le rythme est très lent même lorsqu'il y a de l'action. Les personnages ne sont pas très attachants et ils n'ont aucune originalité.
La seule chose que j'ai aimée, c'est le dessin ligne clair de Floc'h. Ce n'est pas original, mais c'est efficace.
Le Petit Prince est un livre que j'aime. Sa simplicité et sa poésie ont su me toucher mais aussi m'amuser, quand j'étais jeune et quand je l'ai relu il y a quelques années également. En cela, retrouver cette histoire et ses dialogues dans une adaptation en BD me fait plutôt plaisir et cela m'a permis de me remettre ce récit en mémoire.
Malheureusement, l'adaptation de Sfar n'apporte rien de neuf et au contraire me semble très nettement inférieure au livre.
Le dessin de Sfar ne me plait pas. Sa façon de dessiner les personnages m'agace et me les rend un peu antipathiques, ou du moins pénibles. Et surtout, le vrai souci, c'est que je trouve les dessins de St Exupéry dans le roman nettement plus joli et envoutant. Du coup, le graphisme de la BD est inférieur à mes yeux à celui du livre : c'est un comble.
Quant à la narration, même si les textes du livre sont repris, je ne peux m'empêcher d'y retrouver une part de l'univers de Sfar que je n'aime pas trop, notamment dans la représentation de St Ex en lui-même, clope au bec et yeux boursouflés, façon vieux baroudeur bobo adepte de parlotte le verre à la main.
Je n'ai donc pas été touché, rien à voir avec l'émotion qui me prend à la lecture de l'oeuvre originale.
Dans le style Les Geeks voici un opus spécialement dédié à ceux qui donnent dans le jeu de rôle (MMPORG) médiéval fantastique. Il s’agit donc d’une frange bien réduite de cette nouvelle espèce.-
Les dessins brillent, les traits sont précis et stylisés au maximum. La colorisation est très vive. Je ne suis pas fan du dessin car cela me parait être fait rapidement dans une volonté de production avec des logiques marketing de couleur. Les décors sont réduits à leur strict minimum.
Le scénario est composé de petites histoires d’une planche sensées être drôle. Etant moi-même passionné par les MMPORG dans l’univers médiéval, j’ai compris sans soucis toutes les références, mais ça ne m’a pas du tout fait rire. Les situations sont souvent trop caricaturées pour que ce soit drôle. Au mieux j’ai souri à quelques planches (comme celle ou le fait d’être postier est remodélisé en MMPORG) et le seul personnage que j’ai trouvé drôle est celui qui assume sa dépendance avec ce renversement du personnage qui doit sortir son pseudo IRL. Mais à part ça, le reste est plat, attendu et pas drôle.
La logique commerciale de BD par niche se décline une fois de plus, dommage que le 9ème art soit une telle industrie, parfois ça me dégoute de la BD ce genre d’opus.
Etrange BD muette, où les morts s'accumulent et les suspects se font arrêter.
On a un concentré de policier/thriller dans ces 20 planches.
Sans avoir les tenants on accumule les aboutissants sans vraiment comprendre grand chose.
Le dessin est agréable et personnel avec ces personnages aux grosses têtes, bien que cela ne soit pas des plus original.
La police a fort à faire d'un petit périmètre où des morts apparaissent dans des armoires...
Je n'ai pas trouvé le petit plus qui aurait pu rendre cette lecture remarquable.
Il y a un côté déjanté dans ce scénario avec ces personnages qui se marrent des déboires des autres ou qui imaginent des choses invraisemblables sur les personnes rencontrées.
Il manque un fil directeur clair à ce récit pour lui donner un minimum de volume.
Du coup, ça s'oublie aussi vite que ça se lit.
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Je ne peux pas dire que cette lecture m'a été pénible car elle se lit heureusement très vite. Je n'y ai pas trouvé grand intérêt, la rencontre de deux personnes qui finiront pas s'aimer, les débuts d'un couple comme tant d'autres, je n'y vois là rien de spécial, ni d'attachant. Je ne dirais pas non plus que c'est mauvais, ça ne m'a pas touchée tout simplement. Concernant le graphisme je n'apprécie pas ce genre de dessin minimaliste, fait de trois coups de crayon. La seule chose que j'ai vraiment trouvée intéressante c'est la façon dont Domas a mis en image certains sentiments ; et même si ce sont de bonnes petites trouvailles, le scénario restant très basique, cette petite lecture est pour moi déjà oubliée.
Letter Bee
J'avoue rencontrer quelques difficultés pour exprimer mon ressenti après la lecture des 2 premiers tomes de cette nouvelle série. C'est tout à la fois beau, clair, confus, dynamique, lent, intéressant, "crédible", ridicule et barbant… voyez l'étendue de ma confusion ! J'aime beaucoup le dessin dans l'ensemble, et l'univers inventé ici est original (enfin, vu que je n'y connais rien en shonen ni en heroïc fantasy, c'est facile aussi) et sympathique, avec ces 3 zones franches, son soleil artificiel, ses villages très européens avec des églises aux toits pointus et des fortifications dignes de Vauban. Les personnages sont mignons tout plein mais qu'est-ce qu'ils sont barbants quand ils se posent des questions existentielles ou qu'ils se souviennent de leur passé ou de celui des autres (si si) ! Chaque tome tente de faire du bourrage de crâne en martelant tant et plus un nom ou une notion particulière (le nom du petit héros Lag Seeing dans le tome 1, la notion de cœur et de "balle cœur" dans le tome 2), c'est un peu saoulant. Et pourquoi choisir des noms ridicules ou simplement "bizarres" comme Gauche, Niche, Steak … si c'est juste pour montrer que l'auteur ne se prend pas trop au sérieux, c'est … heu… bof. Je ne vois pas bien où nous mène cette histoire, enfin si un peu, mais si tout est tout le temps entrecoupé de bastons illisibles contre des "insectarmures" ou de répétitions lancinantes et hypnotiques, c'est franchement moyen. Un petit 2/5 pour l'instant, en attendant un éventuel décollage par la suite.
Les Boules Vitales
J'ai emprunté ce roman graphique sur les seuls noms de Sylvain Ricard, et surtout de Futuropolis, souvent gage de qualité. Petite déception tout de même. Si le dessin de Charles Masson colle parfaitement à l'histoire (il me songer parfois au style de Peyraud), le scénario est assez banal : la rencontre entre deux personnages, deux univers complètement différents, l'égoïste-dom juan et la folle du bio. Une histoire sans surprise donc, que l'on lit vite- malgré une pagination importante- (et qu'on oublie vite aussi) avec des personnages trop caricaturaux pour que l'on s'y attache. Même la fin de cette histoire d'amour est prévisible... dommage car, je me répète, le dessin est accrocheur, vif et réussi.
Robinsonne - La Naufragée
Parfois, même avec la meilleure volonté du monde certains albums ne parviendront pas à rester dans nos mémoires… Cet album pour autant qu'il soit parfaitement honnête n'est pas ce que j'appellerais de la haute lecture. Pourtant, moi qui suis plutôt réfractaire à ce genre de lecture qui n'apporte franchement pas grand-chose j'ai été presque agréablement surpris. Je savais où je mettais les pieds je ne reviendrai donc pas sur le fait qu'une fille court inutilement nue dans chaque case de cet album. C'est fait exprès même si aucune raison logique ne vient étayer le propos. Il s'agit vraiment d'un choix d'une héroïne qui préfère l'harmonie avec la nature dirons nous… Cet album est donc une libre adaptation à l'œuvre hyper connue de Daniel ¨Defoe ; aventurier, commerçant, agent politique et écrivain anglais, né le 10 octobre 1660 à Stoke Newington (près de Londres), mort le 21 avril 1731 à Ropemaker’s Alley, Moorfields (près de Londres) ; auteur donc entre autre de" Robinson Crusoé" publié en 1719 (oui, la date est la bonne !!!) Cette adaptation n'est pas une BD pornographique, à peine est-elle érotique. La légèreté du dessin, la fraicheur du trait, la mise en couleur sympathique rendent la lecture visuellement plaisante. Les décors sont quasi absent, mais est-ce vraiment ce que l'on demande principalement à ce genre de lecture ? Ce n'est pas la grande révolution, mais l'ensemble tient bien la route pour ce genre de lecture auquel je ne connais rien. Mais la surprise vient aussi et surtout du fait qu'il y aurait presque une vraie histoire qui sert de vrai support avec un vrai déroulement. Tous les principes même de Robinson Crusoé sont repris, les voyages en caravelles, l'arrivée sur une île déserte, la rencontre avec Vendredi, les cannibales… Il y a de l'action, de l'aventure, du dépaysement. Surprenant. Assurément. Et puis, l'héroïne est mignonne, presque attachante, elle a un certain charisme. Le clin d'œil à la fin, à Defoe est aussi assez sympathique. Tous ceux qui auront un poil de curiosité soit se renseigneront, soit auront déjà l'information. Enfin, bref, voilà, je m'attendais à un truc insipide, à une grande brochette de mauvaises raisons pour montrer des scènes de sexe. Mais finalement, celles-ci sont rares et il s'agit plus de représenter une fille seule qui court dénudée dans la jungle, sexy sans plus.
Le Bleu du Ciel
Décidément, je n'accroche vraiment pas aux oeuvres de Kara. J'ai à chaque fois l'impression de lire un récit d'adolescent fan de manga et de néo-gothique avec tous les clichés et les défauts immatures que cela implique. Pour le Bleu du Ciel, j'ai lu les deux premiers tomes actuellement parus, mais je m'arrêterai là. Comme toujours, le dessin de Kara n'est pas mauvais. C'est un dessin de type manga complètement assimilé mais sans vraie personnalité pour autant. Très soigné pour les décors et les costumes, il pêche par des visages de personnages efféminés et indifférenciables si ce n'est par leurs coiffures, accessoires et vêtements, défaut qu'on retrouve dans pas mal de mauvais mangas. Sans parler des postures artificielles, des poses grandiloquentes ou "cools" prises en quasi permanence par ses personnages. Kara compense par un très gros travail sur les arrière-plans, beaucoup de traits, de couleurs et des décors baroques. Mais tout cela me donne des impressions de carton-pâte et d'esbroufe. Quant au scénario, je retrouve franchement cette impression d'adolescence immature. Des personnages fantastiques typiques et "à la mode" : vampires, démons, loups-garous, sorciers, le tout aux allures soit de jolies filles sexy soit de gamins. Beaucoup d'action, de grosses explosions et de giclées de sang, mais des ficelles scénaristiques énormes et prévisibles. Sans parler des nombreuses poses "ah, je me meurs"/"oh non, ne meurs pas pitié, je te pleurerais touteuh ma vie". A cela s'ajoute des dialogues très denses et très poussifs à mon goût. On dirait que l'auteur a tenté de mettre un maximum de pensées philosophiques dans les longs dialogues entre les personnages, une vision assez simpliste sur la vie, la mort, les hommes, leur société, Dieu, l'univers et le reste. C'est assez lourdingue et j'ai trouvé ces textes vraiment pénibles à la longue. D'autant qu'à nouveau, ils sont bourrés de clichés et de déjà lu déjà entendu. Le passage avec Jésus Christ par exemple m'a rappelé, en nettement moins bien, celui d'Anne Rice dans Memnoch le Démon, mais l'émotion n'a pas du tout su être distillée jusqu'à moi. J'ai trouvé ça factice et même un peu agaçant. Cela aurait peut-être pu me plaire si j'avais lu ça quand j'avais une douzaine d'années...
Pico Bogue
Hier, j'ai lu le premier tome et je ne me suis pas très amusé. Je n'ai ri qu'une seule fois (le gag qui se passe dans l'autobus scolaire) et j'ai rarement souri. Bref, je ne suis pas très réceptif à l'humour des deux auteurs. Pico est un personnage sans intérêt. Il m'a paru vide. C'est d'ailleurs le cas pour les autres personnages. J'avoue que certaines répliques de Pico sont bien trouvées, mais elles ne sont pas drôles et donc elles ratent leur but qui est de me faire rire. En revanche, le dessin de Alexis Dormal est très beau. Il y a beaucoup de poésie dans son trait. J'espère qu'il aura une grande carrière car il le mérite vraiment.
Blitz
'Blitz' a le mérite d'être une série très originale (je n'avais jamais vu ça ailleurs), mais cela ne suffit pas pour captiver mon attention. Je me suis ennuyé en lisant les deux tomes et particulièrement avec le premier tome qui m'a semblé improvisé du début jusqu'à la fin. Le rythme est très lent même lorsqu'il y a de l'action. Les personnages ne sont pas très attachants et ils n'ont aucune originalité. La seule chose que j'ai aimée, c'est le dessin ligne clair de Floc'h. Ce n'est pas original, mais c'est efficace.
Le Petit Prince
Le Petit Prince est un livre que j'aime. Sa simplicité et sa poésie ont su me toucher mais aussi m'amuser, quand j'étais jeune et quand je l'ai relu il y a quelques années également. En cela, retrouver cette histoire et ses dialogues dans une adaptation en BD me fait plutôt plaisir et cela m'a permis de me remettre ce récit en mémoire. Malheureusement, l'adaptation de Sfar n'apporte rien de neuf et au contraire me semble très nettement inférieure au livre. Le dessin de Sfar ne me plait pas. Sa façon de dessiner les personnages m'agace et me les rend un peu antipathiques, ou du moins pénibles. Et surtout, le vrai souci, c'est que je trouve les dessins de St Exupéry dans le roman nettement plus joli et envoutant. Du coup, le graphisme de la BD est inférieur à mes yeux à celui du livre : c'est un comble. Quant à la narration, même si les textes du livre sont repris, je ne peux m'empêcher d'y retrouver une part de l'univers de Sfar que je n'aime pas trop, notamment dans la représentation de St Ex en lui-même, clope au bec et yeux boursouflés, façon vieux baroudeur bobo adepte de parlotte le verre à la main. Je n'ai donc pas été touché, rien à voir avec l'émotion qui me prend à la lecture de l'oeuvre originale.
World of No Life
Dans le style Les Geeks voici un opus spécialement dédié à ceux qui donnent dans le jeu de rôle (MMPORG) médiéval fantastique. Il s’agit donc d’une frange bien réduite de cette nouvelle espèce.- Les dessins brillent, les traits sont précis et stylisés au maximum. La colorisation est très vive. Je ne suis pas fan du dessin car cela me parait être fait rapidement dans une volonté de production avec des logiques marketing de couleur. Les décors sont réduits à leur strict minimum. Le scénario est composé de petites histoires d’une planche sensées être drôle. Etant moi-même passionné par les MMPORG dans l’univers médiéval, j’ai compris sans soucis toutes les références, mais ça ne m’a pas du tout fait rire. Les situations sont souvent trop caricaturées pour que ce soit drôle. Au mieux j’ai souri à quelques planches (comme celle ou le fait d’être postier est remodélisé en MMPORG) et le seul personnage que j’ai trouvé drôle est celui qui assume sa dépendance avec ce renversement du personnage qui doit sortir son pseudo IRL. Mais à part ça, le reste est plat, attendu et pas drôle. La logique commerciale de BD par niche se décline une fois de plus, dommage que le 9ème art soit une telle industrie, parfois ça me dégoute de la BD ce genre d’opus.
Viande Froide et Cie
Etrange BD muette, où les morts s'accumulent et les suspects se font arrêter. On a un concentré de policier/thriller dans ces 20 planches. Sans avoir les tenants on accumule les aboutissants sans vraiment comprendre grand chose. Le dessin est agréable et personnel avec ces personnages aux grosses têtes, bien que cela ne soit pas des plus original. La police a fort à faire d'un petit périmètre où des morts apparaissent dans des armoires... Je n'ai pas trouvé le petit plus qui aurait pu rendre cette lecture remarquable. Il y a un côté déjanté dans ce scénario avec ces personnages qui se marrent des déboires des autres ou qui imaginent des choses invraisemblables sur les personnes rencontrées. Il manque un fil directeur clair à ce récit pour lui donner un minimum de volume. Du coup, ça s'oublie aussi vite que ça se lit.