Un petit 2/5 pour le dessin.
Il a des albums où le style de Mattt Konture ne passe pas mais dans le cas présent je l'ai trouvé sympa et lisible.
Le scénario est par contre incompréhensible sur certaines parties. L'ensemble ressemble à un cauchemar sous acide. C'est décevant car avec un petit peu de rationalité, cet opus aurait pu être correct.
Ne sachant pas où voulait en venir l'auteur, je suis passé à côté du sujet.
Quand le format est si court, il faut en venir aux faits ou innover mais pas laisser les lecteurs en dehors de l'histoire.
"Ma Doué benniget !" aurait lancé ma gran' tante Lisette si elle lisait des BD... Bondieuseries et prises de bec dans une famille de la France profonde... Quelle aventure... Ou pas...
Bon on n’est pas en Bretagne, mais cela aurait bien pu... Le décor est bien campé, Rabaté sait y faire, mais voilà, ensuite pas de miracle pour ce qui me concerne. Deux tomes pour une histoire ou finalement il ne se passe pas grand chose, c'est à mon avis un de trop... Car si les personnages sont épiques, je pense que tout ce la aurait pu tenir dans un one shot.
Pour ce qui est du dessin, là aussi c'est pas vraiment ma tasse d'eau bénite, et du coup l'accroche a été plus dure. On se fait à ce trait succin et évasif, mais du coup, est-il judicieux pour renforcer ce récit de famille ? Je ne sais pas...
Au final, une petite déception, surtout venant de chez Futuropolis, qui pour l'instant ne m'avait réservé que des bonnes surprises.
C’est avec des étoiles dans les yeux que l’on repense à cette épopée que fut l’envoi d’un homme sur la lune. C’est avec curiosité que l’épopée commence dans cet album avec le parcours des cosmonautes avant la lune. C’est avec lassitude que le lecteur finit par lire ce récit !
Car si tout part agréablement par une scène de chasse aérienne du passé militaire d’Armstrong, le découpage systématique des scènes, la superficialité des informations historiques et le graphique peinent à convaincre le lecteur. Le premier tiers est intéressant, mais le côté russe pourtant en avance est trop superficiellement présenté. On croirait un reportage TV pour grand public : des images, des anecdotes insignifiantes mais pas de contenu technique ou politique. Les USA qui étaient systématiquement en retard vont passer devant, la seule case explicative du récit parle du décès d’un russe avec en commentaire ils ne s’en remettront jamais…
De même on ne parle pas de la base technique des fusées et des études allemandes qui ont été reprises, on ne parle pas du pourquoi et du comment, on ne s’intéresse qu’aux faits grand public.
Le dessin dessert cet opus : les fonds sont très pauvres, les personnages bâclés. Si les dessins dans l’espaces sont plutôt réussis, j’ai trouvé les engins factices dans leur dessin, on n’y croit pas on ne vit pas le scénario et on ne s’approprie pas l’aventure.
Alors évidemment on ne peut pas imaginer un scénario à l’issue incertaine dans ce récit historique, mais un peu de vie aurait été agréable. On ne sait par exemple pas comment fut décidé le nom et l’ordre de ceux qui seront de l’aventure alors que les dialogues entre les personnages ne traitent pratiquement que de ça. C’est un peu comme si l’auteur ne sachant pas laissait un mystère.
La saga de la lune mérite un meilleur sort.
En effet, il s'agit d'une de ces BDs semi-publicitaires comme on en réalisait dans les années 1980. Ici c'est l'Archéodrome, un parc à vocation historique qui est le commanditaire non avoué de l'album. J'ai eu la chance de visiter ledit site, avant qu'il ne ferme il y a déjà quelques années.
Nous suivons donc les tribulations d'une bande d'aventuriers de tous poils à travers le cosmos, à la recherche de la Terre mère.
J'ai trouvé ça assez décousu, ça manquait carrément de liant. Et le dessin de Bontemps manquait de beaucoup de caractère, de maturité. Certes, l'univers proposé aurait mérité peut-être d'autres aventures, mais pour ma part je n'ai pas trop aimé ma lecture, que j'ai eu un peu de mal à finir.
C'est lu, très vite lu, en fait.
Une suite de mises en situation de jeux de mots à partir d'inscriptions que l'on connaît (presque) tous, des inscriptions qui apparaissent dans la rue, le métro... Il y en a quelques-unes de bien vues, mais dans l'ensemble c'est quand même très médiocre. L'idée en elle-même est déjà médiocre, alors même un humoriste de première force comme Yves Frémion s'y embourbe...
Le dessin de Bernar est loin d'être mauvais, c'est de la caricature, assez bonne dans le sous-style réaliste.
A réserver aux amateurs, et encore...
Note finale : 1,5/5.
Pour les 40 ans du premier pas de l'Homme sur la Lune, les éditions Paquet sortent ce "documentaire" retraçant en 64 pages et dans les grandes lignes les étapes cruciales de cette course entre l'URSS et les Etats-Unis, jusqu'à ce grand jour du 21 juillet … 1969 qui marqua à jamais les mémoires de millions de gens.
J'aime la science-fiction et les balbutiements de la conquête spatiale en sont en quelque sorte un peu les bases, d'où mon intérêt pour cette BD. Les paysages, bien que souvent réduits au plus simple, les avions, fusées, modules spatiaux, et les vues de l'espace sont assez voire très réussis, et je suis toujours aussi rêveuse devant le reflet de la Terre ou le scintillement du soleil sur le casque d'un astronaute, c'est comme ça. Certaines mises en pages sont très belles, sans pour autant révolutionner la BD spatiale.
Cependant en tournant la dernière page, entre 2/5 et 3/5 seulement mon coeur balance. Ici point de scénario à imaginer, tout est dans les livres d'histoire et les images d'archives ou presque. A partir de là je trouve qu'un effort aurait pu être fait au niveau du dessin qui est vraiment plus que limite par moments, notamment en ce qui concerne les visages en particulier, les formes humaines en général. J'ai eu parfois l'impression d'avoir sous les yeux une simple esquisse coloriée. De plus, le découpage et la narration, très correctes soit dit en passant, sont malheureusement trop classiques : tout s'enchaîne chronologiquement comme dans un livre d'histoire. Comme en plus on connait déjà la fin, il manque un petit quelque chose pour susciter quelqu'intérêt à la lecture.
Un 2/5 pour sanctionner le manque d'originalité, je ne conseille pas l'achat, sauf pour les réels passionnés de la période, même s'il existe probablement d'autres supports mieux faits.
Vanoli n'aura pas réussi à s'exprimer dans ce format comme il le fait si bien avec un plus grand espace de création.
Les contraintes de la collection Patte de mouche sont importantes.
Le dessin si particulier de Vanoli perd de son charme avec ce petit format et par la même occasion s'en retrouve moins lisible.
Le scénario semble bon mais est trop décousu. On dirait qu'il manque des morceaux...
Je suis un peu déçu mais j'ai conscience de la difficulté de l'exercice qui ne convient pas à tous les auteurs.
J'aime l'univers de Duffour mais cette BD n'est pas ce qu'il a fait de mieux.
Il y a un mélange de poésie, d'humour et d'absurde.
Ca part dans beaucoup de sens mais ça finit nulle part.
C'est peut être là le sens des abysses phénoménaux où les personnages tombent toujours plus bas jusqu'à l'irrationnel.
Le dessin est typique de l'auteur avec ses personnages classiques (minotaure, etc..)
Je l'apprécie pour son potentiel narratif.
Au final, cette BD reste une relative déception.
La collection des fondus s’attaque ici à la cuisine.
Le domaine pourtant riche et varié aurait pu donner naissance à des gags diversifiés et amusants. Malheureusement, les auteurs (Cazenove et Richez, encore eux) ne font pas montre d’une grande créativité. De plus, les dialogues se révèlent souvent poussifs. Ils manquent de vivacité, de tranchant, de pertinence.
Le dessin de Saive est typique de la production des éditions Bamboo. Un style humoristique franco-belge classique mais pas tout à fait abouti et avare en détails d’arrière-plan.
Vraiment dispensable. A emprunter en guise de vide-cerveau, à la rigueur, mais certainement pas à acheter (même dans une solderie).
Dans la série des fondus, je demande ceux de la brocante !
Tout le monde connaît le principe de la brocante. Chacun essaye de refourguer ce dont il ne veut plus chez lui tout en étant convaincu que son voisin (lui) se débarrasse de véritables perles rares dignes du plus grand intérêt, et que, par conséquent, il y a là une bonne affaire à faire (à condition d’en négocier le prix).
Sur ce canevas (qui se révèle rapidement fort limité), les auteurs nous livrent un recueil de gags en une planche, certes souvent originaux, mais rarement drôles. Cazenove et Richez, déjà auteurs des fondus du jardinage, de la cuisine, de la pèche ou de la moto s’occupent des scripts tandis que Bloz (tout comme pour les derniers fondus précités) est aux pinceaux. Leur travail est correct, mais ne sort vraiment pas de la moyenne des productions des éditions Bamboo.
Les gags, parfois originaux (voire créatifs) à la base, finissent par se ressembler et la monotonie s’installe dès la fin du premier tiers de l’album. A dire franchement : à la fin de cet opus, je m’ennuyais, tout simplement.
Le trait de Bloz est de type franco-belge à gros nez. Un peu simpliste, il peut par contre se vanter d’être d’une grande lisibilité. Les expressions du visage sont, cependant, encore à travailler pour atteindre un niveau réellement intéressant.
Dispensable … même pour les fondus de … bande dessinée.
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Glofluné Triblonto
Un petit 2/5 pour le dessin. Il a des albums où le style de Mattt Konture ne passe pas mais dans le cas présent je l'ai trouvé sympa et lisible. Le scénario est par contre incompréhensible sur certaines parties. L'ensemble ressemble à un cauchemar sous acide. C'est décevant car avec un petit peu de rationalité, cet opus aurait pu être correct. Ne sachant pas où voulait en venir l'auteur, je suis passé à côté du sujet. Quand le format est si court, il faut en venir aux faits ou innover mais pas laisser les lecteurs en dehors de l'histoire.
La Marie en plastique
"Ma Doué benniget !" aurait lancé ma gran' tante Lisette si elle lisait des BD... Bondieuseries et prises de bec dans une famille de la France profonde... Quelle aventure... Ou pas... Bon on n’est pas en Bretagne, mais cela aurait bien pu... Le décor est bien campé, Rabaté sait y faire, mais voilà, ensuite pas de miracle pour ce qui me concerne. Deux tomes pour une histoire ou finalement il ne se passe pas grand chose, c'est à mon avis un de trop... Car si les personnages sont épiques, je pense que tout ce la aurait pu tenir dans un one shot. Pour ce qui est du dessin, là aussi c'est pas vraiment ma tasse d'eau bénite, et du coup l'accroche a été plus dure. On se fait à ce trait succin et évasif, mais du coup, est-il judicieux pour renforcer ce récit de famille ? Je ne sais pas... Au final, une petite déception, surtout venant de chez Futuropolis, qui pour l'instant ne m'avait réservé que des bonnes surprises.
First Moon
C’est avec des étoiles dans les yeux que l’on repense à cette épopée que fut l’envoi d’un homme sur la lune. C’est avec curiosité que l’épopée commence dans cet album avec le parcours des cosmonautes avant la lune. C’est avec lassitude que le lecteur finit par lire ce récit ! Car si tout part agréablement par une scène de chasse aérienne du passé militaire d’Armstrong, le découpage systématique des scènes, la superficialité des informations historiques et le graphique peinent à convaincre le lecteur. Le premier tiers est intéressant, mais le côté russe pourtant en avance est trop superficiellement présenté. On croirait un reportage TV pour grand public : des images, des anecdotes insignifiantes mais pas de contenu technique ou politique. Les USA qui étaient systématiquement en retard vont passer devant, la seule case explicative du récit parle du décès d’un russe avec en commentaire ils ne s’en remettront jamais… De même on ne parle pas de la base technique des fusées et des études allemandes qui ont été reprises, on ne parle pas du pourquoi et du comment, on ne s’intéresse qu’aux faits grand public. Le dessin dessert cet opus : les fonds sont très pauvres, les personnages bâclés. Si les dessins dans l’espaces sont plutôt réussis, j’ai trouvé les engins factices dans leur dessin, on n’y croit pas on ne vit pas le scénario et on ne s’approprie pas l’aventure. Alors évidemment on ne peut pas imaginer un scénario à l’issue incertaine dans ce récit historique, mais un peu de vie aurait été agréable. On ne sait par exemple pas comment fut décidé le nom et l’ordre de ceux qui seront de l’aventure alors que les dialogues entre les personnages ne traitent pratiquement que de ça. C’est un peu comme si l’auteur ne sachant pas laissait un mystère. La saga de la lune mérite un meilleur sort.
Les Secrets de la Zone Interdite
En effet, il s'agit d'une de ces BDs semi-publicitaires comme on en réalisait dans les années 1980. Ici c'est l'Archéodrome, un parc à vocation historique qui est le commanditaire non avoué de l'album. J'ai eu la chance de visiter ledit site, avant qu'il ne ferme il y a déjà quelques années. Nous suivons donc les tribulations d'une bande d'aventuriers de tous poils à travers le cosmos, à la recherche de la Terre mère. J'ai trouvé ça assez décousu, ça manquait carrément de liant. Et le dessin de Bontemps manquait de beaucoup de caractère, de maturité. Certes, l'univers proposé aurait mérité peut-être d'autres aventures, mais pour ma part je n'ai pas trop aimé ma lecture, que j'ai eu un peu de mal à finir.
Attention, chien léchant !
C'est lu, très vite lu, en fait. Une suite de mises en situation de jeux de mots à partir d'inscriptions que l'on connaît (presque) tous, des inscriptions qui apparaissent dans la rue, le métro... Il y en a quelques-unes de bien vues, mais dans l'ensemble c'est quand même très médiocre. L'idée en elle-même est déjà médiocre, alors même un humoriste de première force comme Yves Frémion s'y embourbe... Le dessin de Bernar est loin d'être mauvais, c'est de la caricature, assez bonne dans le sous-style réaliste. A réserver aux amateurs, et encore... Note finale : 1,5/5.
First Moon
Pour les 40 ans du premier pas de l'Homme sur la Lune, les éditions Paquet sortent ce "documentaire" retraçant en 64 pages et dans les grandes lignes les étapes cruciales de cette course entre l'URSS et les Etats-Unis, jusqu'à ce grand jour du 21 juillet … 1969 qui marqua à jamais les mémoires de millions de gens. J'aime la science-fiction et les balbutiements de la conquête spatiale en sont en quelque sorte un peu les bases, d'où mon intérêt pour cette BD. Les paysages, bien que souvent réduits au plus simple, les avions, fusées, modules spatiaux, et les vues de l'espace sont assez voire très réussis, et je suis toujours aussi rêveuse devant le reflet de la Terre ou le scintillement du soleil sur le casque d'un astronaute, c'est comme ça. Certaines mises en pages sont très belles, sans pour autant révolutionner la BD spatiale. Cependant en tournant la dernière page, entre 2/5 et 3/5 seulement mon coeur balance. Ici point de scénario à imaginer, tout est dans les livres d'histoire et les images d'archives ou presque. A partir de là je trouve qu'un effort aurait pu être fait au niveau du dessin qui est vraiment plus que limite par moments, notamment en ce qui concerne les visages en particulier, les formes humaines en général. J'ai eu parfois l'impression d'avoir sous les yeux une simple esquisse coloriée. De plus, le découpage et la narration, très correctes soit dit en passant, sont malheureusement trop classiques : tout s'enchaîne chronologiquement comme dans un livre d'histoire. Comme en plus on connait déjà la fin, il manque un petit quelque chose pour susciter quelqu'intérêt à la lecture. Un 2/5 pour sanctionner le manque d'originalité, je ne conseille pas l'achat, sauf pour les réels passionnés de la période, même s'il existe probablement d'autres supports mieux faits.
L'Arbre vengeur
Vanoli n'aura pas réussi à s'exprimer dans ce format comme il le fait si bien avec un plus grand espace de création. Les contraintes de la collection Patte de mouche sont importantes. Le dessin si particulier de Vanoli perd de son charme avec ce petit format et par la même occasion s'en retrouve moins lisible. Le scénario semble bon mais est trop décousu. On dirait qu'il manque des morceaux... Je suis un peu déçu mais j'ai conscience de la difficulté de l'exercice qui ne convient pas à tous les auteurs.
Les Abysses phénoménaux
J'aime l'univers de Duffour mais cette BD n'est pas ce qu'il a fait de mieux. Il y a un mélange de poésie, d'humour et d'absurde. Ca part dans beaucoup de sens mais ça finit nulle part. C'est peut être là le sens des abysses phénoménaux où les personnages tombent toujours plus bas jusqu'à l'irrationnel. Le dessin est typique de l'auteur avec ses personnages classiques (minotaure, etc..) Je l'apprécie pour son potentiel narratif. Au final, cette BD reste une relative déception.
Les Fondus de la cuisine
La collection des fondus s’attaque ici à la cuisine. Le domaine pourtant riche et varié aurait pu donner naissance à des gags diversifiés et amusants. Malheureusement, les auteurs (Cazenove et Richez, encore eux) ne font pas montre d’une grande créativité. De plus, les dialogues se révèlent souvent poussifs. Ils manquent de vivacité, de tranchant, de pertinence. Le dessin de Saive est typique de la production des éditions Bamboo. Un style humoristique franco-belge classique mais pas tout à fait abouti et avare en détails d’arrière-plan. Vraiment dispensable. A emprunter en guise de vide-cerveau, à la rigueur, mais certainement pas à acheter (même dans une solderie).
Fondus de la brocante (les)
Dans la série des fondus, je demande ceux de la brocante ! Tout le monde connaît le principe de la brocante. Chacun essaye de refourguer ce dont il ne veut plus chez lui tout en étant convaincu que son voisin (lui) se débarrasse de véritables perles rares dignes du plus grand intérêt, et que, par conséquent, il y a là une bonne affaire à faire (à condition d’en négocier le prix). Sur ce canevas (qui se révèle rapidement fort limité), les auteurs nous livrent un recueil de gags en une planche, certes souvent originaux, mais rarement drôles. Cazenove et Richez, déjà auteurs des fondus du jardinage, de la cuisine, de la pèche ou de la moto s’occupent des scripts tandis que Bloz (tout comme pour les derniers fondus précités) est aux pinceaux. Leur travail est correct, mais ne sort vraiment pas de la moyenne des productions des éditions Bamboo. Les gags, parfois originaux (voire créatifs) à la base, finissent par se ressembler et la monotonie s’installe dès la fin du premier tiers de l’album. A dire franchement : à la fin de cet opus, je m’ennuyais, tout simplement. Le trait de Bloz est de type franco-belge à gros nez. Un peu simpliste, il peut par contre se vanter d’être d’une grande lisibilité. Les expressions du visage sont, cependant, encore à travailler pour atteindre un niveau réellement intéressant. Dispensable … même pour les fondus de … bande dessinée.