J'ai arrêté ma lecture au tome 2, je dois dire que ça m'a gonflé.
J'aimais bien l'idée de départ de cette planète où la végétation est telle que la canopée forme un océan impénétrable sur lequel voguent d'étranges navires. Le côté surfeur-cool des jeunes héros m'a un peu gavé au départ, mais j'aimais bien cette ambiance de Waterworld végétal.
Par contre, j'ai très vite été submergé par beaucoup trop de défauts.
Pour commencer, je n'apprécie pas le dessin. J'assimile le style des personnages à celui de certains fanzines abreuvés de manga, ces dessins où représenter un nez semble tellement compliqué qu'on lui préfère la plupart du temps deux petits points pour les narines et des visages androgynes et lisses pour tout le monde. Mon rejet, purement affaire de goût j'imagine, s'est heureusement estompé grâce à la clarté de la narration, le soin apporté aux véhicules (aussi improbables soient-ils) et le bon niveau des couleurs.
Mais c'est surtout le manque de crédibilité et de cohérence du récit qui m'a exaspéré.
Cette belle planète végétale perd toute vraisemblance à bien des moments.
Comment expliquer cette canopée à l'aspect aussi "liquide" et "plate" alors que c'est sensé être le feuillage d’arbres réels qu'on observe par la suite ? Et comment le niveau peut-il rester aussi égal même sur les bords des "îles" où la surface du sol où poussent les arbres monte aussi haut ? Les arbres sont-ils de plus en plus petits quand le sol grimpe jusqu'à ne plus faire qu'un centimètre de haut au bord de la "plage" ?
Comment expliquer que la canopée soit suffisamment dense et épaisse pour que des navires y voguent durant des générations sans jamais imaginer qu'il puisse y avoir un monde sous cette impénétrable surface et que pourtant ce monde d'en-dessous paraisse baigné de lumière comme si le soleil pénétrait par toutes les frondaisons ?
Comment expliquer que les "marins" ordinaires n'aient jamais découvert ne serait-ce que par hasard ce monde d'en-dessous alors que les héros et leurs nouveaux camarades passent d'un "monde" à l'autre comme si de rien était à partir du tome 2 ?
Ce monde d'Okheania est-il en outre si petit que les personnages se retrouvent sans arrêt dans les mêmes lieux, se rencontrent toujours par de belles coïncidences et soient toujours au bon endroit au bon moment ?
Ce sont plein d'incohérences comme ça qui ont complètement gâché mon plaisir de lecture.
A cela s'ajoute des personnages caricaturaux aux réactions aussi prévisibles que lourdes.
Le pire pour moi est le personnage de Darianna dont l'aveuglement stupide et la haine subit envers le héros m'ont paru aussi ridicules que complètement artificiels. Et comme son comportement est le moteur principal du premier tome et du lancement de l'intrigue, j'ai trouvé ça d'autant plus médiocre et mal amené.
Il y avait de l'idée et une certaine originalité au départ, mais elle est complètement gâchée à mes yeux par des incohérences multiples, des personnages pénibles et un récit plat et invraisemblable.
J'ai lu peu de BD de Crumb mais jusqu'à présent et une fois de plus avec "Mr. Natural", je n'accroche pas.
Il n'y a qu'une chose que j'ai plus ou moins apprécié dans cette série, c'est son côté précurseur, son ambiance collant fortement à l'actualité de l'époque, dans une San-Francisco hippie en plein "summer of love" associée à un style underground caustique et sans tabou. Cela permet de faire revivre un peu l'atmosphère de cette période qui parait assez lointaine désormais, une époque où les auteurs de BD underground étaient un peu des pionniers d'un art populaire nouveau et libre de toute contrainte.
Mais à part ça, je n'ai pas aimé ces gags et histoires courtes du gourou Mr Natural et du quidam Flakey Foont. Le dessin évolue, d'un style proche de l'amateurisme pour les toutes premières planches, il se rapproche ensuite du style qui fera la renommée de Crumb par la suite mais sans en atteindre la maîtrise technique. Les histoires sont sans intérêt, la narration trop décousue, les textes abondants et un peu pénibles à lire, et surtout... ben surtout ce n'est pas drôle. Je me suis franchement ennuyé à la lecture de cette BD.
L’idée de départ est simple : faire coexister deux bimbos sans cervelle avec une grande asperge un peu coincée servant de souffre-douleur.
Malgré des débuts prometteurs (un premier opus vraiment pas mal apportant une certaine fraîcheur), la série peine à se renouveler et ce n’est que dans le tome 4 que les choses évoluent. Karine s’affirme enfin (et non sans peine). Mais un peu tard selon moi et cela se fait au détriment de l’humour. Une fois passée la découverte, le soufflé retombe. Les gags sont pas mal mais ne tiennent pas la longueur. Bref, j’ai lu la suite dans le journal de Spirou et j’ai complètement décroché. Quant au dessin, il est sympa et possède une vraie personnalité. Le trait souple permet de croquer en quelques mouvements les personnages et leurs expressions.
Seul le tome 1 est recommandable. La suite largement dispensable.
Vous souvenez-vous de cette période où Buck Danny et ses complices, démobilisés, vécurent certaines aventures mélangeant exotisme et intrigue policière ?
Et bien, Colby, c’est un peu ça. Trois aviateurs démobilisés et inséparables qui décident de créer une agence de détective dans l'immédiat après-guerre, et dans l’attente de fonder leur propre compagnie aérienne.
Mais, première différence, le passé d’aviateur des héros ne leur servira que fort peu dans leurs aventures. Colby et ses acolytes sont très terriens.
Ensuite, et c’est le plus grave à mes yeux, la série manque de soin. Elle aurait pu atteindre un niveau honnête si une relecture avait été effectuée rigoureusement avant publication. Cette relecture aurait évité certaines erreurs grotesques (au niveau de la narration principalement) qui transforment à l’occasion des « papiers » en « paniers » (et le pauvre lecteur que je suis de chercher de quels paniers les personnages sont en train de parler …). Ce genre d’erreur, uniquement imputable à un manque de soin, à un manque de rigueur, a le don de m’horripiler.
Pour le reste, la série offre des aventures policières « à la Greg ». C’est bien construit, agréable à lire (lorsqu’on fait abstraction des erreurs précitées), très emphatique et classique. Malheureusement, les personnages, fort caricaturaux, manquent de charisme. En fait, c’est toute la série qui manque de personnalité.
Clairement, cette série ne figure pas parmi les grandes réussites de Greg.
Reste l’agréable graphisme de Blanc-Dumont. Très classique, il plaira aux fans du genre. Mais, à nouveau, je ferai le même genre de remarque : ce trait manque de personnalité !
En résumé, et du fait du manque de rigueur des auteurs, je dirai : bof …
Cette même collection à savoir Comix m'avait jusqu'ici habitué à mieux malgré la brièveté des histoires. Nous avons une espèce de chasse aux monstres dans un univers futuriste aux accents d'Empire intergalactique à la Star Wars où les veneurs sont des chasseurs au palmarès étonnant.
Bref, au niveau du scénario, ce n'est pas très original sur le thème de ce qui est le plus dangereux entre la proie ou les chasseurs. En effet, tout le monde connait la réponse.
Tout ceci n'est pas très emballant mais cela se laisse lire, le plaisir en moins.
Tout l'intérêt de cette BD réside dans le final.
Je n'ai pas apprécié le dessin, beaucoup trop contraignant. Il faut se forcer à déchiffrer certaines cases. Pourtant j'aime le dessin noir et blanc en général.
J'explique le pourquoi de ma note dans le spoiler plus bas.
Maintenant que c'est lu, il ne reste plus qu'à oublier et passer à autre chose.
SPOILER : Les auteurs nous distillent une histoire qui prépare un final évident. Au lieu de ça, ils prennent à contre pied les lecteurs.
C'est le seul intérêt du scénario qui m'empêche de mettre un 1/5. Le reste est relativement grossier, voir affligeant.
FIN DU SPOILER
Je vais joindre ma voix au concert de lamentation. J'ai l'oreille musicale et donc je comprends parfaitement que la musique jouée est totalement fausse.
On ne peut être que déçu si on a été passionné par le livre de H.G. Wells ainsi que des adaptations au cinéma dont la dernière par mon réalisateur fétiche Spielberg. Dans ma jeunesse, c'était un de mes romans préférés également.
Les auteurs ont voulu replacer l'action dans son contexte d'origine à savoir la fin du XIXème siècle pour donner dans l'adaptation fidèle. Ils ne sont pas parvenus à créer l'émotion qu'exige une telle situation catastrophique. L'invasion planétaire est à peine montrée. On dirait que l'action ne se passe que dans la vieille Angleterre. Pourtant, la bd aurait pu donner un champ d'action nouveau. L'angoisse a du mal à passer. C'est franchement dommage d'arriver à un tel résultat.
Je me suis demandé pourquoi notre héros George avait ses horribles tâches rouges sur son visage. Les explications données pour tel ou tel phénomène sont à peine évoquées ou pire encore totalement ignorées. Et puis, plus personne ne croirait actuellement à une invasion de martiens.
Les auteurs auraient pu parler d'extra-terrestres venant d'un autre monde. Y aurait-il eu une trahison de l'oeuvre ? Je ne le pense pas. Ils ont bien oublié d'autres détails. Bref, une déception palpable...
J'ai découvert le marsupilami dans l'émission qui passait sur france3 après l'école. C'était un genre de super-héros mais en bestiole. J'ai plus tard découvert ses aventures en BD. Et là quelle déception.
Je me doute bien que l'animé n'était pas fondamentalement différent de la BD, mais avec mes yeux de gamin je ne faisais pas preuve d'esprit très critique. Je m'aperçois aujourd'hui d'un manque de profondeur flagrant à beaucoup de niveaux.
D'une part, les personnages sont vraiment plats et ne dégagent aucun charisme ; leurs réactions sont évidemment téléphonées, d'où un ennui mortel. D'autre part, le ton de l'histoire m'est fortement désagréable, une lutte manichéenne qui se conclut toujours et sans surprise par la victoire des gentils et grâce à l'aide inattendue de notre bestiole jaune préférée.
Une BD qui plaira aux 8-12 ans.
Bof...
J'avais eu du mal avec le dessin de David Sala dans Nicolas Eymerich Inquisiteur, et ce goût négatif se confirme avec cette nouvelle série, qu'il a conçue seul. Celle-ci nous met sur les pas d'un jeune homme qui semble avoir des pouvoirs médiumniques exceptionnels, mais qui lui pourrissent la vie, alors qu'un destin unique l'attend sans doute... Rien de nouveau sous le soleil, je le crains. C'est bien ce que je reproche principalement à cette histoire, qui se lit cependant sans grande difficulté : son côté Déjà-vu. Et comme je l'ai dit, le dessin anguleux de Sala ne passe pas.
Sans moi pour la suite.
Pour une fois, je n’ai pas réussi à entrer dans l’univers étrange proposé par Comès. Par manque d’explications, je ne comprends pas pourquoi ce gamin, ce jeune soldat, ce bleu, parvient à communiquer avec tous ces morts. Pas plus que je ne comprends pourquoi certains morts se sont réincarnés en corbeaux. Cet univers me parait vraiment trop artificiel, comme si l’artiste avait créé des personnages en fonction de ses besoins, mais sans s’inquiéter d’une quelconque logique de leur présence.
Alors, oui, graphiquement, l’album est, une fois de plus, une belle réussite en noir et blanc. Oui, les illustrations de neiges tombantes sont parmi les plus convaincantes qu’il m’ait été donné d’admirer.
Mais, ne parvenant pas à me plonger dans cet univers, je ne peux dire que « bof » (à mon grand regret, car Comès fait partie de ces auteurs dont j’apprécie l’originalité et la personnalité de l’œuvre).
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Votre vote
Okhéania
J'ai arrêté ma lecture au tome 2, je dois dire que ça m'a gonflé. J'aimais bien l'idée de départ de cette planète où la végétation est telle que la canopée forme un océan impénétrable sur lequel voguent d'étranges navires. Le côté surfeur-cool des jeunes héros m'a un peu gavé au départ, mais j'aimais bien cette ambiance de Waterworld végétal. Par contre, j'ai très vite été submergé par beaucoup trop de défauts. Pour commencer, je n'apprécie pas le dessin. J'assimile le style des personnages à celui de certains fanzines abreuvés de manga, ces dessins où représenter un nez semble tellement compliqué qu'on lui préfère la plupart du temps deux petits points pour les narines et des visages androgynes et lisses pour tout le monde. Mon rejet, purement affaire de goût j'imagine, s'est heureusement estompé grâce à la clarté de la narration, le soin apporté aux véhicules (aussi improbables soient-ils) et le bon niveau des couleurs. Mais c'est surtout le manque de crédibilité et de cohérence du récit qui m'a exaspéré. Cette belle planète végétale perd toute vraisemblance à bien des moments. Comment expliquer cette canopée à l'aspect aussi "liquide" et "plate" alors que c'est sensé être le feuillage d’arbres réels qu'on observe par la suite ? Et comment le niveau peut-il rester aussi égal même sur les bords des "îles" où la surface du sol où poussent les arbres monte aussi haut ? Les arbres sont-ils de plus en plus petits quand le sol grimpe jusqu'à ne plus faire qu'un centimètre de haut au bord de la "plage" ? Comment expliquer que la canopée soit suffisamment dense et épaisse pour que des navires y voguent durant des générations sans jamais imaginer qu'il puisse y avoir un monde sous cette impénétrable surface et que pourtant ce monde d'en-dessous paraisse baigné de lumière comme si le soleil pénétrait par toutes les frondaisons ? Comment expliquer que les "marins" ordinaires n'aient jamais découvert ne serait-ce que par hasard ce monde d'en-dessous alors que les héros et leurs nouveaux camarades passent d'un "monde" à l'autre comme si de rien était à partir du tome 2 ? Ce monde d'Okheania est-il en outre si petit que les personnages se retrouvent sans arrêt dans les mêmes lieux, se rencontrent toujours par de belles coïncidences et soient toujours au bon endroit au bon moment ? Ce sont plein d'incohérences comme ça qui ont complètement gâché mon plaisir de lecture. A cela s'ajoute des personnages caricaturaux aux réactions aussi prévisibles que lourdes. Le pire pour moi est le personnage de Darianna dont l'aveuglement stupide et la haine subit envers le héros m'ont paru aussi ridicules que complètement artificiels. Et comme son comportement est le moteur principal du premier tome et du lancement de l'intrigue, j'ai trouvé ça d'autant plus médiocre et mal amené. Il y avait de l'idée et une certaine originalité au départ, mais elle est complètement gâchée à mes yeux par des incohérences multiples, des personnages pénibles et un récit plat et invraisemblable.
Mr. Natural
J'ai lu peu de BD de Crumb mais jusqu'à présent et une fois de plus avec "Mr. Natural", je n'accroche pas. Il n'y a qu'une chose que j'ai plus ou moins apprécié dans cette série, c'est son côté précurseur, son ambiance collant fortement à l'actualité de l'époque, dans une San-Francisco hippie en plein "summer of love" associée à un style underground caustique et sans tabou. Cela permet de faire revivre un peu l'atmosphère de cette période qui parait assez lointaine désormais, une époque où les auteurs de BD underground étaient un peu des pionniers d'un art populaire nouveau et libre de toute contrainte. Mais à part ça, je n'ai pas aimé ces gags et histoires courtes du gourou Mr Natural et du quidam Flakey Foont. Le dessin évolue, d'un style proche de l'amateurisme pour les toutes premières planches, il se rapproche ensuite du style qui fera la renommée de Crumb par la suite mais sans en atteindre la maîtrise technique. Les histoires sont sans intérêt, la narration trop décousue, les textes abondants et un peu pénibles à lire, et surtout... ben surtout ce n'est pas drôle. Je me suis franchement ennuyé à la lecture de cette BD.
Les Nombrils
L’idée de départ est simple : faire coexister deux bimbos sans cervelle avec une grande asperge un peu coincée servant de souffre-douleur. Malgré des débuts prometteurs (un premier opus vraiment pas mal apportant une certaine fraîcheur), la série peine à se renouveler et ce n’est que dans le tome 4 que les choses évoluent. Karine s’affirme enfin (et non sans peine). Mais un peu tard selon moi et cela se fait au détriment de l’humour. Une fois passée la découverte, le soufflé retombe. Les gags sont pas mal mais ne tiennent pas la longueur. Bref, j’ai lu la suite dans le journal de Spirou et j’ai complètement décroché. Quant au dessin, il est sympa et possède une vraie personnalité. Le trait souple permet de croquer en quelques mouvements les personnages et leurs expressions. Seul le tome 1 est recommandable. La suite largement dispensable.
Colby
Vous souvenez-vous de cette période où Buck Danny et ses complices, démobilisés, vécurent certaines aventures mélangeant exotisme et intrigue policière ? Et bien, Colby, c’est un peu ça. Trois aviateurs démobilisés et inséparables qui décident de créer une agence de détective dans l'immédiat après-guerre, et dans l’attente de fonder leur propre compagnie aérienne. Mais, première différence, le passé d’aviateur des héros ne leur servira que fort peu dans leurs aventures. Colby et ses acolytes sont très terriens. Ensuite, et c’est le plus grave à mes yeux, la série manque de soin. Elle aurait pu atteindre un niveau honnête si une relecture avait été effectuée rigoureusement avant publication. Cette relecture aurait évité certaines erreurs grotesques (au niveau de la narration principalement) qui transforment à l’occasion des « papiers » en « paniers » (et le pauvre lecteur que je suis de chercher de quels paniers les personnages sont en train de parler …). Ce genre d’erreur, uniquement imputable à un manque de soin, à un manque de rigueur, a le don de m’horripiler. Pour le reste, la série offre des aventures policières « à la Greg ». C’est bien construit, agréable à lire (lorsqu’on fait abstraction des erreurs précitées), très emphatique et classique. Malheureusement, les personnages, fort caricaturaux, manquent de charisme. En fait, c’est toute la série qui manque de personnalité. Clairement, cette série ne figure pas parmi les grandes réussites de Greg. Reste l’agréable graphisme de Blanc-Dumont. Très classique, il plaira aux fans du genre. Mais, à nouveau, je ferai le même genre de remarque : ce trait manque de personnalité ! En résumé, et du fait du manque de rigueur des auteurs, je dirai : bof …
Les Veneurs
Cette même collection à savoir Comix m'avait jusqu'ici habitué à mieux malgré la brièveté des histoires. Nous avons une espèce de chasse aux monstres dans un univers futuriste aux accents d'Empire intergalactique à la Star Wars où les veneurs sont des chasseurs au palmarès étonnant. Bref, au niveau du scénario, ce n'est pas très original sur le thème de ce qui est le plus dangereux entre la proie ou les chasseurs. En effet, tout le monde connait la réponse. Tout ceci n'est pas très emballant mais cela se laisse lire, le plaisir en moins.
Retour de flammes
Tout l'intérêt de cette BD réside dans le final. Je n'ai pas apprécié le dessin, beaucoup trop contraignant. Il faut se forcer à déchiffrer certaines cases. Pourtant j'aime le dessin noir et blanc en général. J'explique le pourquoi de ma note dans le spoiler plus bas. Maintenant que c'est lu, il ne reste plus qu'à oublier et passer à autre chose. SPOILER : Les auteurs nous distillent une histoire qui prépare un final évident. Au lieu de ça, ils prennent à contre pied les lecteurs. C'est le seul intérêt du scénario qui m'empêche de mettre un 1/5. Le reste est relativement grossier, voir affligeant. FIN DU SPOILER
La Guerre des Mondes
Je vais joindre ma voix au concert de lamentation. J'ai l'oreille musicale et donc je comprends parfaitement que la musique jouée est totalement fausse. On ne peut être que déçu si on a été passionné par le livre de H.G. Wells ainsi que des adaptations au cinéma dont la dernière par mon réalisateur fétiche Spielberg. Dans ma jeunesse, c'était un de mes romans préférés également. Les auteurs ont voulu replacer l'action dans son contexte d'origine à savoir la fin du XIXème siècle pour donner dans l'adaptation fidèle. Ils ne sont pas parvenus à créer l'émotion qu'exige une telle situation catastrophique. L'invasion planétaire est à peine montrée. On dirait que l'action ne se passe que dans la vieille Angleterre. Pourtant, la bd aurait pu donner un champ d'action nouveau. L'angoisse a du mal à passer. C'est franchement dommage d'arriver à un tel résultat. Je me suis demandé pourquoi notre héros George avait ses horribles tâches rouges sur son visage. Les explications données pour tel ou tel phénomène sont à peine évoquées ou pire encore totalement ignorées. Et puis, plus personne ne croirait actuellement à une invasion de martiens. Les auteurs auraient pu parler d'extra-terrestres venant d'un autre monde. Y aurait-il eu une trahison de l'oeuvre ? Je ne le pense pas. Ils ont bien oublié d'autres détails. Bref, une déception palpable...
Marsupilami
J'ai découvert le marsupilami dans l'émission qui passait sur france3 après l'école. C'était un genre de super-héros mais en bestiole. J'ai plus tard découvert ses aventures en BD. Et là quelle déception. Je me doute bien que l'animé n'était pas fondamentalement différent de la BD, mais avec mes yeux de gamin je ne faisais pas preuve d'esprit très critique. Je m'aperçois aujourd'hui d'un manque de profondeur flagrant à beaucoup de niveaux. D'une part, les personnages sont vraiment plats et ne dégagent aucun charisme ; leurs réactions sont évidemment téléphonées, d'où un ennui mortel. D'autre part, le ton de l'histoire m'est fortement désagréable, une lutte manichéenne qui se conclut toujours et sans surprise par la victoire des gentils et grâce à l'aide inattendue de notre bestiole jaune préférée. Une BD qui plaira aux 8-12 ans.
One of Us
Bof... J'avais eu du mal avec le dessin de David Sala dans Nicolas Eymerich Inquisiteur, et ce goût négatif se confirme avec cette nouvelle série, qu'il a conçue seul. Celle-ci nous met sur les pas d'un jeune homme qui semble avoir des pouvoirs médiumniques exceptionnels, mais qui lui pourrissent la vie, alors qu'un destin unique l'attend sans doute... Rien de nouveau sous le soleil, je le crains. C'est bien ce que je reproche principalement à cette histoire, qui se lit cependant sans grande difficulté : son côté Déjà-vu. Et comme je l'ai dit, le dessin anguleux de Sala ne passe pas. Sans moi pour la suite.
Dix de der
Pour une fois, je n’ai pas réussi à entrer dans l’univers étrange proposé par Comès. Par manque d’explications, je ne comprends pas pourquoi ce gamin, ce jeune soldat, ce bleu, parvient à communiquer avec tous ces morts. Pas plus que je ne comprends pourquoi certains morts se sont réincarnés en corbeaux. Cet univers me parait vraiment trop artificiel, comme si l’artiste avait créé des personnages en fonction de ses besoins, mais sans s’inquiéter d’une quelconque logique de leur présence. Alors, oui, graphiquement, l’album est, une fois de plus, une belle réussite en noir et blanc. Oui, les illustrations de neiges tombantes sont parmi les plus convaincantes qu’il m’ait été donné d’admirer. Mais, ne parvenant pas à me plonger dans cet univers, je ne peux dire que « bof » (à mon grand regret, car Comès fait partie de ces auteurs dont j’apprécie l’originalité et la personnalité de l’œuvre).