Love Stores : c'est une page, une histoire. Il y en aura 80. Chaque page porte le nom d'un protagoniste et on vit son histoire en 6 cases invariablement. Cela donne Marta, Henry, Sara, Luc, Maria, Elena, Rocco, Laura, Eva, Marco, Oscar, Carla... J'arrête la liste mais imaginez 80 noms qui se suivent. Vous avez déjà envie de vous arrêter à la dixième page non sans rire.
Vous allez me dire que ces personnages à peine évoqués vont vivre des choses passionnantes. Même pas ! Extrait au hasard : Licia est romantique. Licia travaille dans un call-center. Elle aime imaginer les visages des interlocuteurs. Elle aime dessiner ce qu'elle imagine. Licia accroche les dessins au mur de sa chambre. Et le soir, avant de s'endormir, elle parle avec eux. Fin. Vous aimez ? Alors, cette bd est faite pour vous.
Bon, je ne devrais pas taper sur un auteur qui revient après 30 années de longues absences dans le monde de la bd. Elfo qui est le pseudo de Giancarlo Ascari. Sa première bd date de 1977. Il préparerait actuellement un roman graphique où il serait question de sentiment, de politique et de culture : tout un programme ! Puis, il faut bien admettre que l'exercice de style était quand même difficile. Le résultat s'en ressent.
Cette compilation d'histoires est cependant plutôt bien dessinée en bichromie et mêlant différents styles.
Ce tour du monde en 80 pages m'a réellement paru fastidieux même si on doit bien admettre que certaines avaient le bon mot ou une philosophie qui ne serait pas à renier.
Les oeuvres de Jason se suivent et se ressemblent toutes. Il y a les mêmes personnages récurrents qui reviennent dans des rôles sensiblement différents. J'ai presque l'impression de lire toujours la même chose. Cela va un moment puis cela devient lassant.
En l'occurrence, il s'agissait de l'une des premières oeuvres de l'auteur. Je dois avouer que je n'ai pas aimé ce récit car je n'ai pas très bien compris l'histoire tant les scènes s'enchevêtrent les unes avec les autres avec des personnages différents. On perd le fil conducteur assez rapidement à moins d'être extrêmement attentifs. Comme il y a absence de dialogues, on n'est pas aidé !
Le feuilletage de l'album ne m'avait pas donné envie de le lire. Planches trop embrouillées et narration peu évidente. Finalement, le sujet a attisé ma curiosité. Il s'agit en effet du récit de la vie du journal Métal Hurlant, de sa création au milieu des années 70 jusqu'à la perte de son "âme" quand J-P Dionnet fut obligé d'en lâcher les rênes au début des années 80.
Ne sachant presque rien de ce célèbre magazine de bande dessinée, j'étais très intéressé à l'idée de découvrir ses origines, ses membres fondateurs, les auteurs et tous ceux qui y avaient participé. De grands noms comme Moebius, Druillet, Corben, Yves Chaland et bien d'autres qui ont partagé le même esprit.
D'"esprit", il est justement question d'un bout à l'autre de ce gros album bien dense. Serge Clerc parsème ses planches d'innombrables couvertures de magazines, de BD, de pochettes de disque, imaginaires ou réelles, pour bien montrer l'ambiance dans laquelle évoluent les personnages. Une ambiance rock, gavée de pulps américains, de science-fiction, de musique rock, puis par la suite de punk mais aussi de renouveau de la ligne claire. Anarchie underground et désir de faire bouger le monde sclérosé de la BD de l'époque.
Tout cela m'aurait vraiment intéressé si seulement je n'avais pas capitulé devant la narration trop exubérante et ébourrigée de Serge Clerc. Ca part dans tous les sens. Trop difficile, pour qui ne connait pas véritablement les évènements, de cerner le vrai du faux, le délire total du simple clin d'oeil entre happy-few. Les pages s'alignant les unes après les autres, en cinq épais chapitres et un épilogue, j'ai décroché plusieurs fois.
Ce fut assez pénible à lire et je n'ai réussi à capter que peu d'infos nouvelles. Seule l'atmosphère de cet âge d'or de Métal Hurlant a réussi un petit peu à m'être transmise, mais je n'ai pas pris de plaisir à lire cette BD et elle m'a peu appris.
Voici une bd qui affiche des prétentions qu’elle n’atteint pas.
Le prix élitiste est pour moi injustifié. Certes, ce one shot est un peu plus épais qu’un album classique. Mais de la à payer 20,55 euros (prix belge) pour 70 pages...
La trame historique est intéressante mais le lecteur que je suis reste frustré par la fin. En effet, on appâte le lecteur avec cette intrigante fille qui est accueillie dans un béguinage. Et puis ? Le voile qui pèse sur Urielle ne fait que s’épaissir sans apporter vraiment de réponses aux questions qu’elle suscite.
Côté graphisme ? Le dessin de Clarke est séduisant. Il adopte un trait semi-réaliste pour coller au sujet. Toutefois, on peut déplorer un manque de diversité dans l’expression des personnages qui rend les scènes monotones. Le travail réalisé sur la couleur n’est pas sujet à la critique.
Bref, ça se lit vite et on reste sur sa faim.
C'est la première fois que je lis du Albert Chartier, un auteur important de la BD québécoise, et je ne suis pas très impressionné. Les gags ne m'ont pas fait rire et c'est peut-être parce que les strips ont mal vieilli. De plus, l'album nous montre tous les strips qu'il a faits et je me suis rendu compte qu'il reprenait souvent deux-trois fois les mêmes gags. La seule chose qui change, c'est l'héroïne !
Le seul truc que j'ai aimé, c'est le dessin. Il est vraiment bien maitrisé et les héroïnes ont beaucoup de sex-appeal. Dommage qu'un bon dessin ne sauve pas un mauvais scénario.
J'en étais à la moitié du tome 3 quand la bonne nouvelle est tombée : il y aura bien une suite, la série se fera en 9 tomes, quelle joie ! De courte durée, car la suite n'est pas à la hauteur.
Tout d'abord le graphisme. Le trait est très bon jusqu'au tome 6, sauf la colorisation, qui à partir du tome 3 se dégrade tout doucement tome après tome. Puis vient le tome 7, qui n'est même plus dessiné par Frezzato, il laisse les commandes à Fabio Ruotolo, qui s'en sort très bien d'ailleurs, mais il y a une perte de qualité indéniable, surtout en comparaison avec les 2 premiers tomes de la série.
La qualité graphique de Frezzato avait déjà fait une belle dégringolade, alors avec un autre dessinateur… ça ne pouvait être que pire.
Le scénario est une belle déception. Les trois premiers tomes ont un ton léger et plein d'humour, même si le drame de fond reste présent. Cico le robot et le Rat d'Égout, deux personnages que j'affectionne particulièrement et qui ont une place de choix dans la drôlerie, au fil des tomes se font de plus en plus rares, pour ne plus faire que de petites apparitions ponctuelles. Même les autres personnages perdent leur humour.
Ajouté à cela que le ton change à partir du quatrième tome, il devient subitement trop sérieux ce qui détonne avec le début. Le tome 6 est très narratif, on y apprend le secret du Maser, mais de façon lourdingue et bavarde, alors que les tomes précédents étaient au contraire assez légers, le déséquilibre est bien trop important.
Le tome 7 je n'ai fait que l'entamer, il m'a tout de suite fatiguée, je trouve cette suite sans intérêt, ni graphiquement ni scénaristiquement.
Délicat, très délicat que de noter ce manga... ma note est probablement injuste, mais elle traduit bien ma déception. De Tezuka, j'attendais tellement mieux !
Pourtant, sur le papier, ce "Ikki Mandara" avait tout pour me plaire, puisqu'il s'agit de l'évocation de tout un pan de l'histoire de la Chine et du Japon au tournant du 20ème siècle. Cette période charnière, méconnue chez nous, devait conditionner par la suite toute l'histoire de l'Asie du sud-est, notamment la décolonisation, la révolution chinoise et la montée du nationalisme japonais (et la fin des tentatives socialistes qui ont toute la sympathie de l'auteur).
Bref, le sujet est absolument passionnant.
Le point de vue est intéressant également, puisqu'il vient d'un japonais humaniste et érudit : Osamu Tezuka. Ce point de vue apporte une lecture différente de celle qu'en font les occidentaux, tout en restant globalement neutre : les japonais en prennent pour leur grade, avec notamment ce passage très drôle où un officier japonais, tenant à tout prix à se faire seppuku pour préserver son honneur, se heurte à l'incompréhension totale de ses ennemis chinois... Et même si le cœur de Tezuka bat manifestement à gauche, cela ne l'empêche pas d'être très critique envers les révolutionnaires.
Un autre point intéressant dans cette histoire est qu'on voyage beaucoup... on côtoie des paysans (j'ai d'ailleurs aimé comment Tezuka montrait petit à petit que l'apparente bêtise de l'héroïne n'était due à rien d'autre qu'à son inculture, et comment elle s'affine au fur et à mesure du récit), des bourgeois, des nobles, des chinois, des japonais, des occidentaux, on va en Chine et au Japon... Tezuka n'a pas son pareil pour dépeindre les contrastes et la complexité du contexte.
S'il s'agissait d'un documentaire, donc, je n'hésiterais pas à mettre 4 étoiles à cette BD.
Mais il s'agit d'un récit d'aventure. Et de ce point de vue là je suis beaucoup plus circonspecte.
J'ai trouvé le récit très décousu. S'il n'y avait Sanniang, on ne pourrait faire le lien entre les différents chapitres. Et la façon dont l'héroïne traverse son époque est bien souvent tirée par les cheveux. Les personnages sont dans l'ensemble peu attachants, et on ne sait jamais trop où ils vont ni quels sont leurs buts. Ils subissent les évènements et ne les provoquent presque jamais, ce qui a eu pour effet de me désintéresser souvent du récit.
La présence de nombreuses scènes burlesques m'a de plus franchement dérangée. J'imagine que c'était une contrainte éditoriale pour dédramatiser un récit par ailleurs souvent atroce, mais personnellement les scènes de tortures très crues émaillées de gags, j'ai vraiment du mal.
Le fait que, arrivé à la dernière page, on apprend que le récit était incomplet et qu'il n'y aura jamais de suite, a achevé de me décevoir tout à fait.
Dans la veine "historique", Tezuka a été bien plus inspiré dans L'Arbre au soleil...
Un peu bizarre cette BD.
On est dans un contexte sportif bien donné, on a un joueur de grand talent qui se retrouve à jouer les détectives, ou plutôt les pompiers envers les dégâts causés par un petit jeune... Ca ne vous rappelle rien ? Eric Castel, pour les amateurs de bds moisies... Sauf que là, René Durand, auteur entre autres de La Terre de la bombe, rajoute un petit élément de fantastique. Ce seul élément va faire basculer toute l'histoire, mais aussi le destin de plusieurs personnes.
Bizarre cette BD car l'idée de départ n'est pas trop exploitée par le scénariste, et le "don" de Laurent ne lui sert finalement pas à grand-chose, mis à part au début de l'histoire et au cours des matches. L'histoire au final est assez inintéressante sans être mièvre ; le personnage principal manque complètement de charisme, et du coup on regrette moins qu'il n'y ait pas eu de suite. Le monde du rugby n'est pas vraiment développé, et les amateurs de ballon ovale resteront sur leur faim, malgré les efforts de Christian Vicini, le dessinateur. Celui-ci a un style classique, assez ancré dans les années 1980, et il maîtrise bien les coupes au balayage chez les héroïnes féminines... Non je plaisante, d'un point de vue morphologique et design c'est très juste, on regrette donc que cet album fût son dernier.
Le dessin de Bec est vraiment beau. Je l'adore ! En revanche, je ne peux pas en dire autant du scénario. Si je n'aimais pas le dessin, j'aurais mis une étoile parce que je trouve que l'histoire est sans grand intérêt. Le mystère ne m'a pas passionné et je n'ai même pas lu le tome 3 tellement je m'ennuyais. Je trouve que l'équipage est rempli de têtes à claque. Le personnage le plus charismatique pour moi c'est le chaton que le capitaine a pour son anniversaire....
Pixie de par de jolies couvertures et un univers très proche de l'héroic-fantasy, a sans doute fait mouche dans le coeur de certaines filles ou jeunes femmes. C'est donc sans surprise que ma douce et tendre souhaitait acquérir cette série qui ne me faisait guère envie. J'ai néanmoins lu la série en entier et le constat est assez décevant.
Les dessins ne sont pas à la hauteur. On tend vers du manga, avec des yeux ronds et des characters designs très travaillés, mais les visages anguleux et les mouvements très crispés ne rendent pas hommage à l'art nippon. Du coup, on se retrouve dans un mixte de genre qui ne me plait pas vraiment car cela reste assez impersonnel...
Les couleurs sont aussi assez superficielles et restent trop flashies. On sent que la coloriste à voulu faire quelque chose de magique et d'enchanteur, mais les couleurs ne sont pas assez pastels ou tendres pour rendre cette ambiance.
Coté scénario, on évolue dans un mélange des genres déjà vu et revu. Un héritier avec un pouvoir et des gens avec des capacités pour l'aider à échapper à un grand méchant. Rien de bien original.
En bref, Pixie reste une série moyenne qui s'adresse à un lectorat jeune.
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Love Stores
Love Stores : c'est une page, une histoire. Il y en aura 80. Chaque page porte le nom d'un protagoniste et on vit son histoire en 6 cases invariablement. Cela donne Marta, Henry, Sara, Luc, Maria, Elena, Rocco, Laura, Eva, Marco, Oscar, Carla... J'arrête la liste mais imaginez 80 noms qui se suivent. Vous avez déjà envie de vous arrêter à la dixième page non sans rire. Vous allez me dire que ces personnages à peine évoqués vont vivre des choses passionnantes. Même pas ! Extrait au hasard : Licia est romantique. Licia travaille dans un call-center. Elle aime imaginer les visages des interlocuteurs. Elle aime dessiner ce qu'elle imagine. Licia accroche les dessins au mur de sa chambre. Et le soir, avant de s'endormir, elle parle avec eux. Fin. Vous aimez ? Alors, cette bd est faite pour vous. Bon, je ne devrais pas taper sur un auteur qui revient après 30 années de longues absences dans le monde de la bd. Elfo qui est le pseudo de Giancarlo Ascari. Sa première bd date de 1977. Il préparerait actuellement un roman graphique où il serait question de sentiment, de politique et de culture : tout un programme ! Puis, il faut bien admettre que l'exercice de style était quand même difficile. Le résultat s'en ressent. Cette compilation d'histoires est cependant plutôt bien dessinée en bichromie et mêlant différents styles. Ce tour du monde en 80 pages m'a réellement paru fastidieux même si on doit bien admettre que certaines avaient le bon mot ou une philosophie qui ne serait pas à renier.
Dis-moi quelque chose
Les oeuvres de Jason se suivent et se ressemblent toutes. Il y a les mêmes personnages récurrents qui reviennent dans des rôles sensiblement différents. J'ai presque l'impression de lire toujours la même chose. Cela va un moment puis cela devient lassant. En l'occurrence, il s'agissait de l'une des premières oeuvres de l'auteur. Je dois avouer que je n'ai pas aimé ce récit car je n'ai pas très bien compris l'histoire tant les scènes s'enchevêtrent les unes avec les autres avec des personnages différents. On perd le fil conducteur assez rapidement à moins d'être extrêmement attentifs. Comme il y a absence de dialogues, on n'est pas aidé !
Le Journal
Le feuilletage de l'album ne m'avait pas donné envie de le lire. Planches trop embrouillées et narration peu évidente. Finalement, le sujet a attisé ma curiosité. Il s'agit en effet du récit de la vie du journal Métal Hurlant, de sa création au milieu des années 70 jusqu'à la perte de son "âme" quand J-P Dionnet fut obligé d'en lâcher les rênes au début des années 80. Ne sachant presque rien de ce célèbre magazine de bande dessinée, j'étais très intéressé à l'idée de découvrir ses origines, ses membres fondateurs, les auteurs et tous ceux qui y avaient participé. De grands noms comme Moebius, Druillet, Corben, Yves Chaland et bien d'autres qui ont partagé le même esprit. D'"esprit", il est justement question d'un bout à l'autre de ce gros album bien dense. Serge Clerc parsème ses planches d'innombrables couvertures de magazines, de BD, de pochettes de disque, imaginaires ou réelles, pour bien montrer l'ambiance dans laquelle évoluent les personnages. Une ambiance rock, gavée de pulps américains, de science-fiction, de musique rock, puis par la suite de punk mais aussi de renouveau de la ligne claire. Anarchie underground et désir de faire bouger le monde sclérosé de la BD de l'époque. Tout cela m'aurait vraiment intéressé si seulement je n'avais pas capitulé devant la narration trop exubérante et ébourrigée de Serge Clerc. Ca part dans tous les sens. Trop difficile, pour qui ne connait pas véritablement les évènements, de cerner le vrai du faux, le délire total du simple clin d'oeil entre happy-few. Les pages s'alignant les unes après les autres, en cinq épais chapitres et un épilogue, j'ai décroché plusieurs fois. Ce fut assez pénible à lire et je n'ai réussi à capter que peu d'infos nouvelles. Seule l'atmosphère de cet âge d'or de Métal Hurlant a réussi un petit peu à m'être transmise, mais je n'ai pas pris de plaisir à lire cette BD et elle m'a peu appris.
Urielle
Voici une bd qui affiche des prétentions qu’elle n’atteint pas. Le prix élitiste est pour moi injustifié. Certes, ce one shot est un peu plus épais qu’un album classique. Mais de la à payer 20,55 euros (prix belge) pour 70 pages... La trame historique est intéressante mais le lecteur que je suis reste frustré par la fin. En effet, on appâte le lecteur avec cette intrigante fille qui est accueillie dans un béguinage. Et puis ? Le voile qui pèse sur Urielle ne fait que s’épaissir sans apporter vraiment de réponses aux questions qu’elle suscite. Côté graphisme ? Le dessin de Clarke est séduisant. Il adopte un trait semi-réaliste pour coller au sujet. Toutefois, on peut déplorer un manque de diversité dans l’expression des personnages qui rend les scènes monotones. Le travail réalisé sur la couleur n’est pas sujet à la critique. Bref, ça se lit vite et on reste sur sa faim.
Une piquante petite brunette
C'est la première fois que je lis du Albert Chartier, un auteur important de la BD québécoise, et je ne suis pas très impressionné. Les gags ne m'ont pas fait rire et c'est peut-être parce que les strips ont mal vieilli. De plus, l'album nous montre tous les strips qu'il a faits et je me suis rendu compte qu'il reprenait souvent deux-trois fois les mêmes gags. La seule chose qui change, c'est l'héroïne ! Le seul truc que j'ai aimé, c'est le dessin. Il est vraiment bien maitrisé et les héroïnes ont beaucoup de sex-appeal. Dommage qu'un bon dessin ne sauve pas un mauvais scénario.
Les Gardiens du Maser
J'en étais à la moitié du tome 3 quand la bonne nouvelle est tombée : il y aura bien une suite, la série se fera en 9 tomes, quelle joie ! De courte durée, car la suite n'est pas à la hauteur. Tout d'abord le graphisme. Le trait est très bon jusqu'au tome 6, sauf la colorisation, qui à partir du tome 3 se dégrade tout doucement tome après tome. Puis vient le tome 7, qui n'est même plus dessiné par Frezzato, il laisse les commandes à Fabio Ruotolo, qui s'en sort très bien d'ailleurs, mais il y a une perte de qualité indéniable, surtout en comparaison avec les 2 premiers tomes de la série. La qualité graphique de Frezzato avait déjà fait une belle dégringolade, alors avec un autre dessinateur… ça ne pouvait être que pire. Le scénario est une belle déception. Les trois premiers tomes ont un ton léger et plein d'humour, même si le drame de fond reste présent. Cico le robot et le Rat d'Égout, deux personnages que j'affectionne particulièrement et qui ont une place de choix dans la drôlerie, au fil des tomes se font de plus en plus rares, pour ne plus faire que de petites apparitions ponctuelles. Même les autres personnages perdent leur humour. Ajouté à cela que le ton change à partir du quatrième tome, il devient subitement trop sérieux ce qui détonne avec le début. Le tome 6 est très narratif, on y apprend le secret du Maser, mais de façon lourdingue et bavarde, alors que les tomes précédents étaient au contraire assez légers, le déséquilibre est bien trop important. Le tome 7 je n'ai fait que l'entamer, il m'a tout de suite fatiguée, je trouve cette suite sans intérêt, ni graphiquement ni scénaristiquement.
Ikki Mandara
Délicat, très délicat que de noter ce manga... ma note est probablement injuste, mais elle traduit bien ma déception. De Tezuka, j'attendais tellement mieux ! Pourtant, sur le papier, ce "Ikki Mandara" avait tout pour me plaire, puisqu'il s'agit de l'évocation de tout un pan de l'histoire de la Chine et du Japon au tournant du 20ème siècle. Cette période charnière, méconnue chez nous, devait conditionner par la suite toute l'histoire de l'Asie du sud-est, notamment la décolonisation, la révolution chinoise et la montée du nationalisme japonais (et la fin des tentatives socialistes qui ont toute la sympathie de l'auteur). Bref, le sujet est absolument passionnant. Le point de vue est intéressant également, puisqu'il vient d'un japonais humaniste et érudit : Osamu Tezuka. Ce point de vue apporte une lecture différente de celle qu'en font les occidentaux, tout en restant globalement neutre : les japonais en prennent pour leur grade, avec notamment ce passage très drôle où un officier japonais, tenant à tout prix à se faire seppuku pour préserver son honneur, se heurte à l'incompréhension totale de ses ennemis chinois... Et même si le cœur de Tezuka bat manifestement à gauche, cela ne l'empêche pas d'être très critique envers les révolutionnaires. Un autre point intéressant dans cette histoire est qu'on voyage beaucoup... on côtoie des paysans (j'ai d'ailleurs aimé comment Tezuka montrait petit à petit que l'apparente bêtise de l'héroïne n'était due à rien d'autre qu'à son inculture, et comment elle s'affine au fur et à mesure du récit), des bourgeois, des nobles, des chinois, des japonais, des occidentaux, on va en Chine et au Japon... Tezuka n'a pas son pareil pour dépeindre les contrastes et la complexité du contexte. S'il s'agissait d'un documentaire, donc, je n'hésiterais pas à mettre 4 étoiles à cette BD. Mais il s'agit d'un récit d'aventure. Et de ce point de vue là je suis beaucoup plus circonspecte. J'ai trouvé le récit très décousu. S'il n'y avait Sanniang, on ne pourrait faire le lien entre les différents chapitres. Et la façon dont l'héroïne traverse son époque est bien souvent tirée par les cheveux. Les personnages sont dans l'ensemble peu attachants, et on ne sait jamais trop où ils vont ni quels sont leurs buts. Ils subissent les évènements et ne les provoquent presque jamais, ce qui a eu pour effet de me désintéresser souvent du récit. La présence de nombreuses scènes burlesques m'a de plus franchement dérangée. J'imagine que c'était une contrainte éditoriale pour dédramatiser un récit par ailleurs souvent atroce, mais personnellement les scènes de tortures très crues émaillées de gags, j'ai vraiment du mal. Le fait que, arrivé à la dernière page, on apprend que le récit était incomplet et qu'il n'y aura jamais de suite, a achevé de me décevoir tout à fait. Dans la veine "historique", Tezuka a été bien plus inspiré dans L'Arbre au soleil...
Ballon ovale
Un peu bizarre cette BD. On est dans un contexte sportif bien donné, on a un joueur de grand talent qui se retrouve à jouer les détectives, ou plutôt les pompiers envers les dégâts causés par un petit jeune... Ca ne vous rappelle rien ? Eric Castel, pour les amateurs de bds moisies... Sauf que là, René Durand, auteur entre autres de La Terre de la bombe, rajoute un petit élément de fantastique. Ce seul élément va faire basculer toute l'histoire, mais aussi le destin de plusieurs personnes. Bizarre cette BD car l'idée de départ n'est pas trop exploitée par le scénariste, et le "don" de Laurent ne lui sert finalement pas à grand-chose, mis à part au début de l'histoire et au cours des matches. L'histoire au final est assez inintéressante sans être mièvre ; le personnage principal manque complètement de charisme, et du coup on regrette moins qu'il n'y ait pas eu de suite. Le monde du rugby n'est pas vraiment développé, et les amateurs de ballon ovale resteront sur leur faim, malgré les efforts de Christian Vicini, le dessinateur. Celui-ci a un style classique, assez ancré dans les années 1980, et il maîtrise bien les coupes au balayage chez les héroïnes féminines... Non je plaisante, d'un point de vue morphologique et design c'est très juste, on regrette donc que cet album fût son dernier.
Sanctuaire
Le dessin de Bec est vraiment beau. Je l'adore ! En revanche, je ne peux pas en dire autant du scénario. Si je n'aimais pas le dessin, j'aurais mis une étoile parce que je trouve que l'histoire est sans grand intérêt. Le mystère ne m'a pas passionné et je n'ai même pas lu le tome 3 tellement je m'ennuyais. Je trouve que l'équipage est rempli de têtes à claque. Le personnage le plus charismatique pour moi c'est le chaton que le capitaine a pour son anniversaire....
Pixie
Pixie de par de jolies couvertures et un univers très proche de l'héroic-fantasy, a sans doute fait mouche dans le coeur de certaines filles ou jeunes femmes. C'est donc sans surprise que ma douce et tendre souhaitait acquérir cette série qui ne me faisait guère envie. J'ai néanmoins lu la série en entier et le constat est assez décevant. Les dessins ne sont pas à la hauteur. On tend vers du manga, avec des yeux ronds et des characters designs très travaillés, mais les visages anguleux et les mouvements très crispés ne rendent pas hommage à l'art nippon. Du coup, on se retrouve dans un mixte de genre qui ne me plait pas vraiment car cela reste assez impersonnel... Les couleurs sont aussi assez superficielles et restent trop flashies. On sent que la coloriste à voulu faire quelque chose de magique et d'enchanteur, mais les couleurs ne sont pas assez pastels ou tendres pour rendre cette ambiance. Coté scénario, on évolue dans un mélange des genres déjà vu et revu. Un héritier avec un pouvoir et des gens avec des capacités pour l'aider à échapper à un grand méchant. Rien de bien original. En bref, Pixie reste une série moyenne qui s'adresse à un lectorat jeune.