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La Terre de la bombe

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 6 avis)

C'est l'histoire de 5 compagnons : 2 hommes, 1 cheval, 1 taureau et le chien "le plus méchant du monde". Une bombe a détruit la Terre et les survivants essaient tant bien que mal de survivre. Les mutations ont fait leurs apparitions, les manuscrits, livres ... n'éxistent plus et la loi du plus fort ou du plus riche rêgne sur les terres. Les 2 premiéres planches sont originales : les personnages se présentent puis les auteurs font une apparition pour annoncer ce qu'il va se passer. Dans le premier tome, un personnage fait un petit discours entre chaque chapitre, c'est assez déroutant mais on se prend vite au jeux. Le tome 1 est plus une présentation des personnages avec l'explication de leur quête plutôt que le début de l'histoire elle-même, c'est un préambule.


Après l'apocalypse... Cannibalisme Circus Séries hélas abandonnées

C'est l'histoire de 5 compagnons : 2 hommes, 1 cheval, 1 taureau et le chien "le plus méchant du monde". Une bombe a détruit la Terre et les survivants essaient tant bien que mal de survivre. Les mutations ont fait leurs apparitions, les manuscrits, livres ... n'éxistent plus et la loi du plus fort ou du plus riche rêgne sur les terres. Les 2 premiéres planches sont originales : les personnages se présentent puis les auteurs font une apparition pour annoncer ce qu'il va se passer. Dans le premier tome, un personnage fait un petit discours entre chaque chapitre, c'est assez déroutant mais on se prend vite au jeux. Le tome 1 est plus une présentation des personnages avec l'explication de leur quête plutôt que le début de l'histoire elle-même, c'est un préambule.

Scénariste
Dessinateur
Coloristes
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1979
Statut histoire Série abandonnée (Il en restait 6 et Glénat a eu peur) 5 tomes parus
Couverture de la série La Terre de la bombe
Les notes (6)
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09/03/2002 | Ottonegger
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Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

J'avais bien entendu parler de cette série et je m'imaginais une série post-apocalyptique du type de Simon du fleuve. Mais comme l'indiquent les avis ci-dessous, La Terre de la Bombe détonne par la liberté provocante de son ton empli de cruauté, de violence et de sexe. Le monde mis en scène surprend car non content d'inclure dans son décor post-apocalyptique des humains retournés à la brutalité instinctive et autres mutants, éléments classiques du genre, elle inclut aussi des animaux qui tous ou presque parlent et réfléchissent comme des humains avec qui ils s'allient le plus souvent. On est donc ici dans de la Fantasy post-apo qui s'éloigne des plus réalistes Jeremiah et autres Simon du fleuve. Dans cet univers, les deux héros errent et se retrouvent souvent contre leur gré embarqués dans l'aventure, que ce soit parce qu'ils se font attaquer ou bien parce qu'ils décident d'appliquer eux-mêmes leur notion de la justice (qui consiste parfois à tuer toute une communauté pour en sauver une autre). Dans cet univers là, des groupes d'hommes et de mutants peuvent en venir à élever des hommes et à les engraisser pour les manger comme du simple bétail. Dans cet univers là, les héros peuvent choisir de se vendre comme esclaves sexuels. Et l'un des deux protagonistes est d'ailleurs ouvertement homosexuel. Monde quelque peu original et liberté de ton, je comprends que ça ait pu plaire à d'autres lecteurs. Mais moi qui découvre la série presque quarante ans après sa première parution dans le magazine Circus, je n'y ai pas accroché car les originalités de l'époque ne surprennent plus vraiment au vu de tout ce qui a été créé et raconté entre-temps et ne suffisent plus à cacher les défauts que je lui trouve. Dans ces défauts, il y a le dessin que je n'aime pas. Georges Ramaïoli y fait preuve d'un style dont je salue la personnalité mais je n'aime pas ses visages grimaçants, son trait légèrement torturé et ses couleurs trop bigarrées, pleines de orange, mauve et autres vert pétant. Il y a ensuite les aventures de ces héros qui sont trop basiques et dont l'audace du ton ne masque pas le creux du contenu. Beaucoup de violence gratuite et de situations qui ne tiennent pas debout. Et je n'accroche pas du tout aux personnages principaux de même qu'à leurs réactions qui sonnent souvent faux ou du moins bizarrement. Probablement que si j'avais découvert la série il y a bien des années, j'aurais pu tomber sous le charme de son originalité et de son irrévérence, mais de nos jours elle a mal vieilli et ne surprend plus.

26/08/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Cette bande décrit un univers post-atomique, thème très à la mode qui sera repris par des BD comme Ardeur ou Hombre et initié au cinéma avec Mad Max et Mad Max 2. C'est un futur guère réjouissant où ce qu'il reste de la civilisation est pitoyable. Cette Terre ravagée n'est plus constituée que de cités en ruine peuplées de mutants, d'animaux qui parlent et d'hommes réduits à l'état de bêtes ; tous s'entretuent et luttent pour glaner quelque nourriture ou du plaisir, c'est un monde de misère, de violence et de stupre où une partie de la population n'est que de la viande dont l'autre partie se nourrit. Dans ce chaos dantesque, 2 humains, Coderc et Baixas, tentent de survivre, avec leurs animaux et une jolie fille qui rejoint leur troupe, Barnole (et sa louve). C'est la première grande série de Ramaïoli, alors débutant, qui démarre en 1974 dans le Canard Sauvage, mais qui prend véritablement son essor entre 1977 et 1986 dans le mensuel Circus ; c'est à ce moment où je la découvre. C'est assez attirant à l'époque par ses innovations audacieuses jusque là peu tentées en BD, qui inaugurent l'aspect totalement adulte qu'adopte d'ailleurs Circus. René Durand décrit un monde de merde à la violence crue et bestiale, nourrie de scènes orgiaques, de tortures, de mutilations, de cannibalisme et d'érotisme. Le trait déjà assuré de Ramaïoli fait merveille par sa vigueur sur les 2 premiers albums, mais après, d'autres épisodes font perdre un peu de force à la série qui en plus n'insiste pas pour que le lecteur s'attache aux héros. Les 2 auteurs vont ensuite poursuivre leur collaboration dans un autre genre avec L'Indien Français. Une série de SF, bizarrement rangée en "inclassables" et qui pourrait en remontrer à certaines Bd d'aujourd'hui à la SF banale..

15/06/2013 (modifier)
Par sebper
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Voilà une série qui dans les années 70 - 80 a beaucoup fait parler d'elle. Par sa violence, par l'originalité de ses mises en pages, par la mentalité et les moeurs de ses protagonistes. Presque trente ans après, il est difficile de se rendre compte de ce qui a pu choquer à l'époque. C'est donc sous un angle bien différent que le lecteur d'aujourd'hui aborde "La Terre de la Bombe". Certes, la violence reste la même, mais étant plus banalisée dans notre monde actuel et dans les médias, fait plus (hélas devrais-je dire) sourire que frémir. La mise en page, je le disais plus haut, originale de Georges Ramaïoli était avant-gardiste, mais depuis on a vu bien plus osé, et on est habitué. Donc contrairement à ce qui a souvent été dit, on ne perd plus le sens de lecture qui déstabilisait le public des années 80. Quant à la sexualité, les tabous sont heureusement presque tous tombés à notre époque, d'ailleurs grâce à des oeuvres comme celle-ci. Alors que reste t-il de "La Terre de la Bombe", si son côté provocant est aujourd'hui très atténué ? Parlons d'abord du premier album, qui reste le plus fort de la série : sur un scénario parfois délirant mais toujours savoureux de René Durand, Georges Ramaïoli livre des images souvent fortes, parfaitement en adéquation avec son trait encore débutant, mais déjà élégant. J'irai même plus loin en disant que son style de dessin de l'époque correspondait parfaitement au ton du récit. Un trait tout propre n'aurait pas si bien collé avec ces histoires (les deux premiers albums sont découpés en chapitres qui forment presque des histoires indépendantes, bien que dans la continuité l'une de l'autre). Le monde décrit par René Durand est cruel et sans pitié. C'est un monde post apocalyptique, qui repart de zéro, et où la sauvagerie est monnaie courante. Cannibalisme, esclavage, prostitution, violence, etc., on retrouve dans cet univers tous les pires travers de l'humanité. Il fallait un dessin qui mette tout ça en valeur. Georges Ramaïoli a parfaitement rempli son rôle. La mise en couleurs vient encore renforcer ces ambiances sauvages et angoissantes. Les autres tomes sont plus traditionnels. Les personnages principaux deviennent presque sympatiques au fil des albums. Ils deviennent des héros, alors que dans le premier album on ne sent pas spécialement de sympathie pour ces individus. Ce que la série perd alors en sauvagerie et cruauté, elle le gagne en élégance et en qualité de récit. Car sur le thème somme toute rabâché d'un monde post apocalyptique, les deux auteurs parviennent à développer un univers et des ambiances plus personnelles, renouvelant habilement le genre. Au final, j'ajoute que "La Terre de la Bombe" est selon moi une série culte, au même titre d'ailleurs que la série L'Indien Français, également de René Durand et Georges Ramaïoli. Deux séries qu'il est dommage de ne plus trouver sur les rayons des librairies.

23/12/2009 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 3/5

Délirante série de SF, partant effectivement d'une situation rabâchée (la Terre ravagée par une guerre atomique) mais le traitement est assez curieux. D'abord, les animaux sont devenus des mutants mi-hommes/mi-bêtes ou sont au minimum munis de la parole. Ainsi un taureau, une jument et un chien forment avec deux hommes une curieuse bande qui tente de survivre dans ce monde dégénéré. Les "héros" n'hésitent pas à se prostituer à l'occasion pour se faire un peu de menue monnaie, et gare à celui qui leur refuserait quoi que soit, ce qu'ils n'obtiennent pas en le demandant, ils l'auront par la force... On l'aura compris, voilà des jeunes gens bien peu fréquentables, mais qui à l'occasion savent montrer une certaine générosité (intéressée) et faire preuve de loyauté entre eux. On sent chez les auteurs une véritable jubilation de jouer avec les tabous en créant un monde réellement apocalyptique, abordant des thèmes peu courants (surtout au milieu des années soixante-dix) : prostitution, cannibalisme, homosexualité, tortures multiples, tout est montré avec force détails. La violence et le sexe y sont présents de façon permanente, pour donner un récit strictement réservé aux adultes (Glénat a jugé utile de le marquer sur les couvertures). René Durand écrit des scénarios qui, hors les éléments cités, restent très très prévisibles. Le premier album a un traitement très second degré : chaque récit est introduit par un monologue au lecteur de la part d'un des protagonistes, ce dernier citant même les auteurs. Par la suite, seuls la violence et l'érotisme donnent un réel caractère à des histoires qui ne renouvellent pas le genre. Le dessin de Ramaïoli possède la bonne densité pour recréer ce monde en perdition. Ses personnages comme ses décors rendent parfaitement l'univers développé par le scénariste. Dommage que dans un souci d'innovation, ses mises en pages éclatées soient souvent difficiles à suivre, car il possède un grand sens du dynamisme et livre de nombreuses scènes d'action avec brio. Bref, une série assez prévisible, mais dont le climat provocateur donne un résultat étrange qui mérite le coup d'oeil pour le lecteur averti.

16/07/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

CA ALORS !?!... Un scénario auquel personne n'avait jamais pensé : notre bonne vieille Terre victime d'une énième guerre mondiale. BOUM !...Y a plus rien... sauf une poignée de gens affamés qui errent à la recherche de quoi manger. Mais c'est pas fini !.. Ils vont même se trouver confrontés à des mutants style beurk-beurk et autres dégénérés de même acabit. Mais que vont-ils devoir faire ?... Ben les combattre, pardi ! Ca c'est du scénario jamais vu !.. C'est fou, non ?!?... C'est con, oui !... Enfin, c'est ce que je me suis dit à la découverte de cette série. Elle débute d'ailleurs dans "Le Canard Sauvage", n° 6 de fin 1974. Nos "héros" vont survivre jusque dans Circus n° 100 d'Août 1986. QUOI !?!... Ca a duré 12 ans ???... Ben oui. C'est que, l'air de rien, malgré un postulat de départ simpliste, déjà lu et vu maintes fois auparavant, c'est quand même pas mal réalisé. L'attrait ?... Nombre de gens qui composent le lectorat aiment ces histoires "d'après", où l'on se demande ce qu'on pourrait bien devenir et faire en tant que survivant. Qui plus est, les scénarios sont bien construits, calibrés. Le dessin de Ramaioli est, lui, efficace, rapide, bien enlevé. Je n'ai donc pas boudé mon plaisir à la lecture des opus qui composent cette quand même bonne et bien faite série. In fine : une saga post-atomique un peu bizarre, assez violente, mais dont les albums se laissent lire d'un trait.

12/11/2006 (modifier)

J'ai trouvé le début du premier tome un peu bordélique mais on prend vite ses marques, il en est de même pour le dessin, il faut quelques pages avant de pouvoir l'apprécier. L'histoire est très prenante et les personnages sont intéressants, autant les hommes que les bêtes. La philosophie de l'ensemble n'est pas "très catholique", une femme engrosse des esclaves pour mieux vendre leurs chairs une fois ceux-ci tués et dépecés, et la violence est un maître mot. Enfin c'est une très bonne série pour laquelle j'espère trouver les tomes 4 et 5 rapidement.

09/03/2002 (modifier)