Après la lecture du 1er tome.
Je ne continuerai pas la série car j'ai saturé sur le premier tome.
Certains strips sont bons mais on fait une indigestion avec l'accumulation.
En fait, par moment il y a une impression de doublons, les gags s'appuyant sur les mêmes situations, les mêmes personnages, les mêmes ficelles, etc...
Le dessin est figé, les cadrages sont toujours les mêmes.
Bizarrement, en faisant plus simple, Trondheim arrive à faire passer plus de choses.
La narration manque d'allant, les 6 cases semblent trop limitées pour les strips.
Je suis un peu déçu par cette BD de la collection Poisson Pilote qui m'avait habitué à mieux.
Le dessin est dans la lignée des autres titres de cette collection.
On est typiquement dans le cas de strips fait pour un journal et une lecture individuelle.
L'accumulation de ces strips devient rapidement pénible et gâche le ressenti.
Peut être qu'avec un classement différent des gags, le résultat aurait été plus percutant.
Après les enterrements de vie de garçons, voici les enterrements de vie de jeune fille. L'idée de cette virée pré-nuptiale entre nanas déjantées semblait franchement intéressante avant que cela ne tourne au vinaigre.
Ce qui ne va pas dans cette histoire, c'est qu'on passe de moments de joie à des évènements plus dramatiques sans qu'il y ait une transition pour nous préparer. Cela tombe comme sur un cheveu sur la soupe. Les lacunes proviennent d'un scénario mal dirigé.
Et puis, n'ayons pas peur des mots, c'est franchement pathétique par moment. Avez-vous déjà vu des strip-teaseurs faire leur numéro dans une chambre mortuaire ? Oui, il y a vraiment des passages maladroits...
Je n'ai pas trop apprécié ce petit singe en smoking qui s'agite dans tous les sens et qui semble être embarqué dans une affaire d'espionnage à grande échelle sur le territoire américain. Visiblement, ce petit singe ne semble pas être très patriote...
Il va faire des rencontres de toutes les plus grandes stars hollywoodiennes qui apparaissent au détour d'un désert ou subitement dans la voiture. On pourrait se dire que le scénario est sur un mode totalement incohérent s'il n'y avait pas à la fin la découverte du fameux secret qui se cachait dans le journal intime de l'une de ses conquêtes.
Les nombreuses références au cinéma ne suffisent pas à rendre ce one-shot attrayant d'autant que le graphisme est stylisé à outrance. Histoire déjantée et absurde ne font jamais un bon cocktail en ce qui me concerne. Cependant, on ne peut jamais savoir à l'avance ...
Je n'ai pas accroché à ce one-shot. Pourtant, ça aurait pu être intéressant, mais les phrases du genre 'Je suis nul même si j'ai des pouvoirs' m'ont vite saoulé tellement elles sont nombreuses. Je préfère quand c'est plus subtil. De plus, je n'aime pas du tout le dessin (je préfère le style d'un Kirby et d'un Neal Adams) et particulièrement le look de Flash.
Un autre défaut majeur de l'album c'est que Peter Parker continue de douter du début jusqu'à la fin. On voit bien un peu d'égoïsme et d'arrogance par moment, mais j'aurais voulu qu'il le devienne à 100 %. Ça aurait été une évolution intéressante. Une chose m'intrigue, on voit Liz Allen s'intéresser à Peter, mais il me semble qu'elle ne commence à fleureter avec lui qu'après la mort de son oncle, non ?
Des BDs sur le thème de la BD, dont le personnage sait qu'il est un personnage de BD et où l'auteur joue sur la forme de l'objet bande dessinée, les cases, les contours, les bulles, le type de dessin, etc... c'est pour moi vu et revu. Greg, Fred, Serge Gennaux et d'innombrables autres ont défriché ce terrain scénaristique il y a de nombreuses années. Aussi n'ai-je rien vu d'original dans ce nouvel album, à l'exception peut-être de son format tout en largeur.
Même si le ton est sympathique, si le dessin est efficace et assez esthétique malgré sa grande simplicité, je me suis très rapidement ennuyé à la lecture. Aucun gag ne m'a fait rire et comme dit plus haut, il n'y a eu aucune surprise pour moi. J'avais l'impression d'avoir déjà lu chez d'autres auteurs la majorité des gags présentés là...
Yslaire nous propose avant tout des voyages graphiques, ce sera encore le cas cette fois ci dans une histoire touchant une fois encore la période révolutionnaire.
Le scénario ne m’a pas permis de rentrer dans un univers. En réalité je vois plus dans cette production un manifeste bourré de questions sur l’Art prenant le format d’une bande dessinée. Le scénario me parait confus, mélange d’historique et de fantastique, il ne me convainc pas. Le héros, jeune androgyne mystérieux, fait plus figure d’allégorie et ses aventures paraissent artificielles tant sa présence et son message me paraîtraient plausibles de la part d’un inspirateur virtuel, sorte d’idéal, au sein de chaque autre personnage. Bref, à mon sens ce personnage n’est pas à prendre comme un être partageant une existence terrestre mais plutôt comme la représentation des idéaux des révolutionnaires qui l’entourent. Comme il le dit lui-même, sa mère semble être la révolution, il est cet idéal républicain d’égalité, de fraternité, mais il est aussi cet archange annonciateur de mort, cette désillusion par sa décapitation qui tue tous les idéaux originels de la révolution… Témoin également la demande, pas innocente, du peintre à son modèle de faire disparaître un de ses bras : n’est-ce pas là l’impossibilité pour un idéal de s’arranger de réalité ? N’est ce pas le refus de voir la réalité en préférant une belle image de notre imaginaire ? Voilà le cœur du récit : la révolution n’a elle pas trahi le message originel de son initiation ?
Hors cette personnification d’un idéal, le lecteur ne trouve pas grand-chose, l’histoire insipide se nourrit des têtes coupées sans suspens, sans raison, sans surprise. Les compliquées pseudo pensées du peintre ne font que troubler le lecteur sans apporter d’intérêt, et la chute parait tellement facile…
Reste le dessin. De ce côté l’album trouble le lecteur : à côté de crayonnés brouillons naissent les chefs d’œuvre picturaux du Louvre. Les classiques peuvent bien aller aux oubliettes au profit des peintres de la révolution, que de beauté dans les reproductions des œuvres majeures étalées sur des planches comme des prostituées dans des vitrines Hollandaises. Pour résumer toutes les planches sont à l’état de crayonné avancé sauf les morceaux sur lesquels apparaissent une œuvre majeure. Encore ici, me semble-t-il, les auteurs nous parlent de l’art par le biais d’une histoire, le crayonné brouillon me parait significatif dans le récit par le côté incomplet, inabouti en regard des chefs d’œuvres également présentés. En cela l’art pictural de la BD parait bien terne en regard d’une œuvre d’art, voici, tel que je comprends, le message envoyé par les auteurs. En tous cas c’est la seule idée qui me vient justifiant un tel travail.
Au final une grosse déception vient couronner la lecture, les planches parfois magnifiques forment en général un ensemble inabouti que l’habileté ponctuelle de somptueuses illustrations ne vient pas corriger. Certes il peut rester un message derrière le vide du scénario, mais il faut aller chercher bien loin pour trouver quelque chose qui pourrait avoir un sens.
(ou alors je n’ai rien compris, ce qui est possible aussi !)
Avis sur l'intégrale Sea Surf & Sun :
C’est sympa de faire un gros album de près de 100 pages.
Ce qui est nettement moins sympa, c’est d’en fixer le prix au double de celui d’une production « normale ».
Maintenant, personnellement, je m’en moque. J’ai emprunté le présent album et, après lecture, je n’ai aucune intension de l’acquérir.
Objectivement, tout n’est cependant pas à jeter dans cet album, et certains gags m’auront fait sourire franchement. Ils sont minoritaires, certes, mais ont le mérite d’exister. La majorité se situe cependant au niveau du banal et du déjà-vu.
Album estival par destination, il a souvent recours à des blagues sexys ou du moins à connotation sexuelle. Les filles sont régulièrement dénudées (plages et chambres d’hôtel oblige) et les hommes se plaisent à parler sexe. Tout cela reste cependant très soft et le trait de Gürsel est trop anodin pour que cet aspect « sexy » justifie à lui seul l’achat (ou même la simple lecture) de cet album.
A propos du trait, justement, je l’ai trouvé assez « avare » (exception faite des poitrines féminines qui, elles, débordent de générosité). Le style est chiche en détail et en décors, mais, surtout, il manque de dynamisme. Heureusement, les visages sont souvent agréablement expressifs, ce qui compense quelque peu les lacunes précitées.
Un album de plage, dans tous les sens du terme, à lire d’un œil distrait …
J’aurais dit « pas mal » avec un meilleur rapport qualité/prix. Mais, à partir du moment où ce double album, dont plus d’un gag sent vraiment le réchauffé, coûte le double du prix d’un album normal, je suis moins emballé.
Bof, donc …
Je pensais lire une histoire complète alors qu'en fait il s'agit de petites histoires allant de 2 à une dizaine de planches tout au plus, chacune tournant autour de la femme de manière générale. Cela commence par une mise en scène de l'auteur dans le milieu de la bande dessinée et les clichés habituels (encore plus fréquents à son époque) sur le fait qu'il y ait peu de femmes auteurs dans le milieu de la bande dessinée. S'ensuit plusieurs récits qui n'ont pas grand chose en commun si ce n'est les lieux, l'Espagne, Barcelone. On y évoque aussi la guerre civile de ce pays ou encore une femme qui se fait torturer dans un bureau de police avec des instruments découpeurs de seins (je ne sais pas si ce genre de trucs à vraiment existé mais l'auteur avait envie de montrer qu'on n'est pas torturée de la même manière quand on est une femme). Globalement les femmes de ces différentes histoires apparaissent sans vie, sans joie de vivre ni leadership et surtout opprimés par les hommes.
Dans le lot les 2 histoires portant sur des enfants pendant la guerre civile se détachent, de plus le noir et blanc utilisé est bien choisi.
Le tout constitue un patchwork ni très intéressant ni très joli, le dessin allant du passable à franchement moyen avec des proportions parfois très étranges, des visages souvent crispés et une colorisation pas toujours heureuse. Bref, vous pouvez y jeter un oeil à l'occasion mais à mon sens rien d'impérissable ne ressort de cette lecture.
Nous retrouvons sur cette série le même duo que celui sévissant sur « Les Chasseurs », à savoir Roger Windelocher à la confection des gags et Lesca pour sa transcription graphique. Je n’ai pas lu cette série, mais ce « Drôle de Cirque » ne m’a vraiment pas donné l’envie d’en savoir plus.
La cause principale provient du graphisme de Lesca. Non que cet artiste soit maladroit, mais ses planches manquent cruellement de profondeur et de décors. Le rendu est désespérément vide, et alors que ce genre d’univers se prête volontiers à l’illustration de gags d’arrière plan, Lesca reste obstinément braqué sur ses avants plans, daignant à l’occasion intégrer une camionnette, une cage ou un chapiteau dans ses décors (mais jamais les trois à la fois).
La colorisation hyper conventionnelle des studios Leonardo n’est certainement pas de nature à pouvoir gommer ce vide, mais je ne suis pas sûr que quelqu’un d’autre y serait arrivé.
Les scénarios de Windelocher ne parviennent pas à relever le niveau, mais ils sont tout de même conformes à mes attentes. Je sais par expérience que ce genre de série donne rarement naissance à des chefs-d’œuvre et je ne m’attendais donc pas à des gags hilarants et d’une grande originalité. Et si ces gags sont occasionnellement amusants, si certains sont même originaux, l’ensemble n’a rien d’exceptionnel.
Des gags entre le « bof » et le « pas mal » très mal servis par un dessin trop pauvre, cela ne peut pas donner naissance à une bonne série humoristique. Bof, franchement bof …
Et un recueil de gags en une planche de plus, un !
Celui-ci a comme prétexte thématique les années 60 et tous les bouleversements culturels qu’elles ont engendrés. Mwouais, bof, pourquoi pas ?
Oskar trouve en tous les cas suffisamment de sujets pour éviter de tomber dans la redondance dès ce premier tome. Je crains cependant qu’il n’évite ce piège si un second album devait paraître. Mais, bon, même s’il ne tombe pas dans la redondance, ses gags ne sont pas des plus hilarants. J’aurai souri à certains, mais serai resté très distrait à la majeure partie de ceux-ci.
Graphiquement, on a droit à un trait classique pour ce genre de production, à savoir une variation sur le franco-belge à gros nez de la grande époque. Dans cette catégorie, Davide Barzi fait du beau boulot. Son trait est clair et précis, et ses planches sont assez riches (si on les compare aux autres productions du genre).
Pas mal, pour le dessin et bof pour les gags. Une bonne série vide-cerveau, en somme, mais rien qui vaille l’achat.
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Casiers judiciaires
Après la lecture du 1er tome. Je ne continuerai pas la série car j'ai saturé sur le premier tome. Certains strips sont bons mais on fait une indigestion avec l'accumulation. En fait, par moment il y a une impression de doublons, les gags s'appuyant sur les mêmes situations, les mêmes personnages, les mêmes ficelles, etc... Le dessin est figé, les cadrages sont toujours les mêmes. Bizarrement, en faisant plus simple, Trondheim arrive à faire passer plus de choses. La narration manque d'allant, les 6 cases semblent trop limitées pour les strips. Je suis un peu déçu par cette BD de la collection Poisson Pilote qui m'avait habitué à mieux. Le dessin est dans la lignée des autres titres de cette collection. On est typiquement dans le cas de strips fait pour un journal et une lecture individuelle. L'accumulation de ces strips devient rapidement pénible et gâche le ressenti. Peut être qu'avec un classement différent des gags, le résultat aurait été plus percutant.
Un Enterrement de vie de jeune fille
Après les enterrements de vie de garçons, voici les enterrements de vie de jeune fille. L'idée de cette virée pré-nuptiale entre nanas déjantées semblait franchement intéressante avant que cela ne tourne au vinaigre. Ce qui ne va pas dans cette histoire, c'est qu'on passe de moments de joie à des évènements plus dramatiques sans qu'il y ait une transition pour nous préparer. Cela tombe comme sur un cheveu sur la soupe. Les lacunes proviennent d'un scénario mal dirigé. Et puis, n'ayons pas peur des mots, c'est franchement pathétique par moment. Avez-vous déjà vu des strip-teaseurs faire leur numéro dans une chambre mortuaire ? Oui, il y a vraiment des passages maladroits...
Gordo - Un Singe contre l'Amérique
Je n'ai pas trop apprécié ce petit singe en smoking qui s'agite dans tous les sens et qui semble être embarqué dans une affaire d'espionnage à grande échelle sur le territoire américain. Visiblement, ce petit singe ne semble pas être très patriote... Il va faire des rencontres de toutes les plus grandes stars hollywoodiennes qui apparaissent au détour d'un désert ou subitement dans la voiture. On pourrait se dire que le scénario est sur un mode totalement incohérent s'il n'y avait pas à la fin la découverte du fameux secret qui se cachait dans le journal intime de l'une de ses conquêtes. Les nombreuses références au cinéma ne suffisent pas à rendre ce one-shot attrayant d'autant que le graphisme est stylisé à outrance. Histoire déjantée et absurde ne font jamais un bon cocktail en ce qui me concerne. Cependant, on ne peut jamais savoir à l'avance ...
Spider-Man - Un grand pouvoir
Je n'ai pas accroché à ce one-shot. Pourtant, ça aurait pu être intéressant, mais les phrases du genre 'Je suis nul même si j'ai des pouvoirs' m'ont vite saoulé tellement elles sont nombreuses. Je préfère quand c'est plus subtil. De plus, je n'aime pas du tout le dessin (je préfère le style d'un Kirby et d'un Neal Adams) et particulièrement le look de Flash. Un autre défaut majeur de l'album c'est que Peter Parker continue de douter du début jusqu'à la fin. On voit bien un peu d'égoïsme et d'arrogance par moment, mais j'aurais voulu qu'il le devienne à 100 %. Ça aurait été une évolution intéressante. Une chose m'intrigue, on voit Liz Allen s'intéresser à Peter, mais il me semble qu'elle ne commence à fleureter avec lui qu'après la mort de son oncle, non ?
Épictète
Des BDs sur le thème de la BD, dont le personnage sait qu'il est un personnage de BD et où l'auteur joue sur la forme de l'objet bande dessinée, les cases, les contours, les bulles, le type de dessin, etc... c'est pour moi vu et revu. Greg, Fred, Serge Gennaux et d'innombrables autres ont défriché ce terrain scénaristique il y a de nombreuses années. Aussi n'ai-je rien vu d'original dans ce nouvel album, à l'exception peut-être de son format tout en largeur. Même si le ton est sympathique, si le dessin est efficace et assez esthétique malgré sa grande simplicité, je me suis très rapidement ennuyé à la lecture. Aucun gag ne m'a fait rire et comme dit plus haut, il n'y a eu aucune surprise pour moi. J'avais l'impression d'avoir déjà lu chez d'autres auteurs la majorité des gags présentés là...
Le Ciel au-dessus du Louvre
Yslaire nous propose avant tout des voyages graphiques, ce sera encore le cas cette fois ci dans une histoire touchant une fois encore la période révolutionnaire. Le scénario ne m’a pas permis de rentrer dans un univers. En réalité je vois plus dans cette production un manifeste bourré de questions sur l’Art prenant le format d’une bande dessinée. Le scénario me parait confus, mélange d’historique et de fantastique, il ne me convainc pas. Le héros, jeune androgyne mystérieux, fait plus figure d’allégorie et ses aventures paraissent artificielles tant sa présence et son message me paraîtraient plausibles de la part d’un inspirateur virtuel, sorte d’idéal, au sein de chaque autre personnage. Bref, à mon sens ce personnage n’est pas à prendre comme un être partageant une existence terrestre mais plutôt comme la représentation des idéaux des révolutionnaires qui l’entourent. Comme il le dit lui-même, sa mère semble être la révolution, il est cet idéal républicain d’égalité, de fraternité, mais il est aussi cet archange annonciateur de mort, cette désillusion par sa décapitation qui tue tous les idéaux originels de la révolution… Témoin également la demande, pas innocente, du peintre à son modèle de faire disparaître un de ses bras : n’est-ce pas là l’impossibilité pour un idéal de s’arranger de réalité ? N’est ce pas le refus de voir la réalité en préférant une belle image de notre imaginaire ? Voilà le cœur du récit : la révolution n’a elle pas trahi le message originel de son initiation ? Hors cette personnification d’un idéal, le lecteur ne trouve pas grand-chose, l’histoire insipide se nourrit des têtes coupées sans suspens, sans raison, sans surprise. Les compliquées pseudo pensées du peintre ne font que troubler le lecteur sans apporter d’intérêt, et la chute parait tellement facile… Reste le dessin. De ce côté l’album trouble le lecteur : à côté de crayonnés brouillons naissent les chefs d’œuvre picturaux du Louvre. Les classiques peuvent bien aller aux oubliettes au profit des peintres de la révolution, que de beauté dans les reproductions des œuvres majeures étalées sur des planches comme des prostituées dans des vitrines Hollandaises. Pour résumer toutes les planches sont à l’état de crayonné avancé sauf les morceaux sur lesquels apparaissent une œuvre majeure. Encore ici, me semble-t-il, les auteurs nous parlent de l’art par le biais d’une histoire, le crayonné brouillon me parait significatif dans le récit par le côté incomplet, inabouti en regard des chefs d’œuvres également présentés. En cela l’art pictural de la BD parait bien terne en regard d’une œuvre d’art, voici, tel que je comprends, le message envoyé par les auteurs. En tous cas c’est la seule idée qui me vient justifiant un tel travail. Au final une grosse déception vient couronner la lecture, les planches parfois magnifiques forment en général un ensemble inabouti que l’habileté ponctuelle de somptueuses illustrations ne vient pas corriger. Certes il peut rester un message derrière le vide du scénario, mais il faut aller chercher bien loin pour trouver quelque chose qui pourrait avoir un sens. (ou alors je n’ai rien compris, ce qui est possible aussi !)
Sea Surf & Sun (Sea Sex & Sun)
Avis sur l'intégrale Sea Surf & Sun : C’est sympa de faire un gros album de près de 100 pages. Ce qui est nettement moins sympa, c’est d’en fixer le prix au double de celui d’une production « normale ». Maintenant, personnellement, je m’en moque. J’ai emprunté le présent album et, après lecture, je n’ai aucune intension de l’acquérir. Objectivement, tout n’est cependant pas à jeter dans cet album, et certains gags m’auront fait sourire franchement. Ils sont minoritaires, certes, mais ont le mérite d’exister. La majorité se situe cependant au niveau du banal et du déjà-vu. Album estival par destination, il a souvent recours à des blagues sexys ou du moins à connotation sexuelle. Les filles sont régulièrement dénudées (plages et chambres d’hôtel oblige) et les hommes se plaisent à parler sexe. Tout cela reste cependant très soft et le trait de Gürsel est trop anodin pour que cet aspect « sexy » justifie à lui seul l’achat (ou même la simple lecture) de cet album. A propos du trait, justement, je l’ai trouvé assez « avare » (exception faite des poitrines féminines qui, elles, débordent de générosité). Le style est chiche en détail et en décors, mais, surtout, il manque de dynamisme. Heureusement, les visages sont souvent agréablement expressifs, ce qui compense quelque peu les lacunes précitées. Un album de plage, dans tous les sens du terme, à lire d’un œil distrait … J’aurais dit « pas mal » avec un meilleur rapport qualité/prix. Mais, à partir du moment où ce double album, dont plus d’un gag sent vraiment le réchauffé, coûte le double du prix d’un album normal, je suis moins emballé. Bof, donc …
Rayon Dames
Je pensais lire une histoire complète alors qu'en fait il s'agit de petites histoires allant de 2 à une dizaine de planches tout au plus, chacune tournant autour de la femme de manière générale. Cela commence par une mise en scène de l'auteur dans le milieu de la bande dessinée et les clichés habituels (encore plus fréquents à son époque) sur le fait qu'il y ait peu de femmes auteurs dans le milieu de la bande dessinée. S'ensuit plusieurs récits qui n'ont pas grand chose en commun si ce n'est les lieux, l'Espagne, Barcelone. On y évoque aussi la guerre civile de ce pays ou encore une femme qui se fait torturer dans un bureau de police avec des instruments découpeurs de seins (je ne sais pas si ce genre de trucs à vraiment existé mais l'auteur avait envie de montrer qu'on n'est pas torturée de la même manière quand on est une femme). Globalement les femmes de ces différentes histoires apparaissent sans vie, sans joie de vivre ni leadership et surtout opprimés par les hommes. Dans le lot les 2 histoires portant sur des enfants pendant la guerre civile se détachent, de plus le noir et blanc utilisé est bien choisi. Le tout constitue un patchwork ni très intéressant ni très joli, le dessin allant du passable à franchement moyen avec des proportions parfois très étranges, des visages souvent crispés et une colorisation pas toujours heureuse. Bref, vous pouvez y jeter un oeil à l'occasion mais à mon sens rien d'impérissable ne ressort de cette lecture.
Drôle de Cirque
Nous retrouvons sur cette série le même duo que celui sévissant sur « Les Chasseurs », à savoir Roger Windelocher à la confection des gags et Lesca pour sa transcription graphique. Je n’ai pas lu cette série, mais ce « Drôle de Cirque » ne m’a vraiment pas donné l’envie d’en savoir plus. La cause principale provient du graphisme de Lesca. Non que cet artiste soit maladroit, mais ses planches manquent cruellement de profondeur et de décors. Le rendu est désespérément vide, et alors que ce genre d’univers se prête volontiers à l’illustration de gags d’arrière plan, Lesca reste obstinément braqué sur ses avants plans, daignant à l’occasion intégrer une camionnette, une cage ou un chapiteau dans ses décors (mais jamais les trois à la fois). La colorisation hyper conventionnelle des studios Leonardo n’est certainement pas de nature à pouvoir gommer ce vide, mais je ne suis pas sûr que quelqu’un d’autre y serait arrivé. Les scénarios de Windelocher ne parviennent pas à relever le niveau, mais ils sont tout de même conformes à mes attentes. Je sais par expérience que ce genre de série donne rarement naissance à des chefs-d’œuvre et je ne m’attendais donc pas à des gags hilarants et d’une grande originalité. Et si ces gags sont occasionnellement amusants, si certains sont même originaux, l’ensemble n’a rien d’exceptionnel. Des gags entre le « bof » et le « pas mal » très mal servis par un dessin trop pauvre, cela ne peut pas donner naissance à une bonne série humoristique. Bof, franchement bof …
Les Sixties
Et un recueil de gags en une planche de plus, un ! Celui-ci a comme prétexte thématique les années 60 et tous les bouleversements culturels qu’elles ont engendrés. Mwouais, bof, pourquoi pas ? Oskar trouve en tous les cas suffisamment de sujets pour éviter de tomber dans la redondance dès ce premier tome. Je crains cependant qu’il n’évite ce piège si un second album devait paraître. Mais, bon, même s’il ne tombe pas dans la redondance, ses gags ne sont pas des plus hilarants. J’aurai souri à certains, mais serai resté très distrait à la majeure partie de ceux-ci. Graphiquement, on a droit à un trait classique pour ce genre de production, à savoir une variation sur le franco-belge à gros nez de la grande époque. Dans cette catégorie, Davide Barzi fait du beau boulot. Son trait est clair et précis, et ses planches sont assez riches (si on les compare aux autres productions du genre). Pas mal, pour le dessin et bof pour les gags. Une bonne série vide-cerveau, en somme, mais rien qui vaille l’achat.