Je n'ai pas accroché à ce premier tome. Les péripéties ne sont pas mal, mais il manque quelque chose pour que l'intrigue me captive réellement. À la fin, je ne faisais que survoler les pages. Ça va un peu de droite à gauche. Je ne comprends pas trop les liens qui unissent tous ses personnages. Le problème, ce sont les dessins qui font en sorte que j'ai de la difficulté à rentrer dans le récit. C'est tellement réaliste que j'ai un peu de difficulté à me concentrer pour lire les bulles. Je ne sais pas trop pourquoi, mais c'est comme ça.
Bof. Certes très beau sur le plan graphique, mais le scénario est très léger car en 54 planches d'une case, on n'a pas le temps de développer grand chose comme histoire. En plus on n’a pas trop le sentiment de continuité entre les planches, on passe d'une scène à l'autre sans lien avec une jolie fille qu'on croit être la dernière femme d'une population humaine ravagé. Le tout donne plus le sentiment d'un joli art-book avec un joli prix dans un joli format à l'italienne qu'un réel album comprenant une histoire structurée.
L'univers et le style graphique me font penser à l'album Le Quatrième pouvoir de Gimenez, si vous aimez ce dernier peut-être que Space Girl vous plaira.
Cette BD regroupe les 2 seules BD faites par Marc Caro avant son parcours dans le cinéma que l'on connait. La première partie est en N&B et avait été publiée sous le titre de Tot, la seconde en couleur était elle publié sous le titre de In Vitro.
Pour ceux qui connaissent Thomas OTT, il n'y aura pas de dépaysement sur le style graphique : la carte à gratter. J'aime beaucoup cette technique offrent un rendu puissant. Par contre je l'ai moins appréciée avec une mise en couleur.
Il ne s'agit pas de 2 BD mais de multiples petits récits. Ceux de Tot m'ont plu avec leurs logiques kafkaïennes et l'humour noir. Ils sont sans concessions et souvent lugubres.
Les récits de In Vitro sont complètement délirants. Je suis malheureusement passé à côté, la note finale sanctionnant principalement cette partie.
Cette oeuvre globale est originale mais cible un public restreint.
Je conseille la lecture avant l'éventuel achat.
Tous les dessins de cette BD ont été publiés dans le Canard Enchainé.
Je ne sais pas si le fait de les sortir de leurs contextes était judicieux.
L'humour m'a paru douteux et rarement réussi. L'accumulation a amplifié ce ressenti.
Je n'ai jamais été conquis par la publication de BD regroupant des strips quotidiens ou hebdomadaires. Les lectures deviennent rapidement indigestes.
Le dessin est orienté caricature avec des codes et des personnages précis. Il n'évolue pas assez et donne une impression de redondance.
Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu de Cabu mais je gardais un meilleur souvenir.
Certains messages m'ont parus intéressants sur le fond, mais ils sont souvent amenés maladroitement.
La Horde est la véritable retranscription, ou tentative de retranscription, de la psychanalyse de Mandryka. Elle s'entame comme un récit libre et improvisé. Ca commence sur une île où vit un éléphant dans une petite maison au bord de la mer. Un jour, il recueille un naufragé qui lui raconte son passé, comment il en est arrivé là (en pantoufle), comment il a cherché à se faire un nom, comment il a rencontré le Maître du Monde sous les traits du Fantôme du Bengale, comment ensemble ils ont discuté de la réalité du monde, de la part de phantasmes, de leurs propres natures, etc...
Je fus un très mauvais lecteur pour cette BD.
Concrètement, je ne m'intéresse vraiment pas à la psychanalyse, je méprise les écrits de Freud, Lacan et compagnie que j'ai survolés mais dont je me fous complètement, et qui plus est la fin de cet album, qui devient davantage un roman illustré qu'une bande dessinée, m'a tellement gonflé et embrouillé que je n'ai pu en lire que quelques passages clés sans en comprendre le contenu exact.
Les deux premiers tiers de l'album sont de la pure bande dessinée. Un récit assez délirant mais sans l'humour dont Mandryka fait preuve pour une oeuvre plus "classique" telle que Le Concombre Masqué. Ce n'est pas très passionnant mais le récit est suffisamment linéaire pour se laisser suivre sans trop de difficulté. Cependant, l'improvisation implique rapidement une certaine perte de structure, le scénario s'égarant loin des trames de départ ce qui n'est pas idéal pour captiver le lecteur.
Puis quand Mandryka en vient à entrer dans le vif du sujet, à tenter de percer le symbolisme de son récit, il ne peut plus maintenir le format bande dessinée et doit transformer son récit en roman à peine illustré car il en a trop à dire. C'est là que j'ai décroché complètement. Les personnages discutent entre eux, s'auto-analysent, jouent sur leurs propres mots, expliquent leur vision du monde, de la réalité, de leurs fantasmes, de ce qui dirige la société et les hommes. Puis vient la symbolique Freudienne et Lacanienne où tout se rapporte à la mère, au père, au Moi, aux traumatismes de jeunesse. Et là, ça m'a gonflé.
Cet album intéressera probablement un lecteur psychanalyste désireux de découvrir une telle analyse retranscrite en texte et images, ou alors une autre personne en cours d'analyse ou qui en sort et qui voudra comparer son entreprise à celle de Mandryka, ou encore des proches de l'auteur curieux de connaître l'esprit de cet homme.
Mais moi, je m'en passerai.
Cela fait un peu mal au coeur de noter aussi sévèrement une bd dont l'auteur a mis 4 ans de maturation et de finition à la réaliser. Il la définit lui-même comme un recueil de gravures réalisées aux Arts Décos de 2003 à 2004. Ce fut édité en 2008.
Elle met en scène un marin pris dans un tourbillon de péripéties : abordage en sous-marin, crimes, arnaque, traversée du désert, amours... Une petite saga autour d'un anti-héros sympathique mais cynique.
On sent diverses influences dont celle d'Hugo Pratt et d'un autre célèbre marin aventurier... La comparaison s'arrêtera là. Le graphisme n'est pas ma tasse de thé. Par ailleurs, je trouve cette histoire assez décousue. Il manque une maîtrise narrative et quelque chose qui ferait qu'on s'intéresserait au destin de ce héros sans vergogne.
Si l'on s'en tient au résumé de cette bande dessinée, il est assez classique mais pourrait amener quelque intérêt.
Il s'agit en effet de présenter un fils de notable chinois tiraillé entre la menace d'un mariage arrangé avec une fille de bonne famille et son amour pour une amie d'enfance plus campagnarde, avec pour trame de fond le même type de dilemme imposé à son propre père une génération plus tôt ayant entraîné une relation conflictuelle entre sa mère et lui. Un bon moyen de découvrir la Chine des années 30, confrontée aux prémices de l'invasion japonaise, entre influence occidentale et traditions chinoises, une Chine où le premier-né se doit d'être un fils pour assurer l'honneur d'une famille.
Malheureusement, le résumé contient quasiment tout l'intérêt de l'album. Le reste n'a rien d'exceptionnel.
Le dessin est simple, techniquement maîtrisé mais trop lisse et pas très enthousiasmant.
La narration est assez décousue, le récit s'égare souvent et il m'a fallu atteindre les deux tiers de l'album pour bien cerner le type précis du récit que je lisais. Certains passages me faisaient croire à une part de fantastique voire d'horreur alors qu'il n'en était rien.
Les réactions du héros sont assez mal rendues, ou du moins je n'ai pas bien su les apprécier. Il oscille entre suractivité puérile et stoïcisme aristocratique avec parfois des poussées de frayeur, notamment face à sa mère, qu'on a du mal à bien comprendre.
Le récit se déroule sans jamais vraiment réussir à transmettre l'émotion qu'il devrait et je l'ai parcouru avec un certain ennui.
Je n'ai pas accroché à ce manga. Hormis la première histoire avec la grand-mère et son petit-fils que je trouve touchante, les différents récits m'ont profondément ennuyé. Je suis totalement passé à coté de la poésie qu'on retrouve souvent dans ce manga et je trouve que les personnages ne sont pas du tout attachants. Le seul truc que j'ai aimé, c'est lorsque l'auteure dessine des femmes avec des kimonos. Je les trouvais jolies, mais c'est vraiment très peu pour aimer une série.
C’est suite aux nombreuses critiques positives sur ce premier album de « Kaplan & Masson » que je me suis décidé à le lire. Franchement, je n’étais pas trop motivé à feuilleter « La théorie du chaos » car je n’apprécie pas vraiment la ligne claire. Mais bon, j’avais espoir que le scénario m’enthousiasme. Hélas, mille fois hélas, ce ne fut pas le cas !
L’histoire se résume en seule ligne : après la seconde guerre mondiale et à l’aube d’une conférence ayant pour but d’éviter la prolifération de l’arme atomique, plusieurs savants qui ont participé à la création de cette arme ultime sont assassinés un par un. Par qui et pourquoi ? C’est ce que nous proposent de découvrir Didier Convard (au scénario) et Jean-Christophe Thibert… Fascinant, non ?
Eh bien non ! Parce que ce récit n’est -à mon avis- guère original et parce qu’il n’y aucune surprise ! Dans ce premier tome, je n’ai trouvé aucun suspens, aucune scène qui m’a tenu en haleine ou m’a arraché des frissons. Tout dans cette bd est lisse, même les personnages principaux ne me sont pas apparus attachants : Masson semble peu ému voire indifférent à la disparition de ses proches, la secrétaire sexy y apparaît comme la parfaite compagne stéréotypée des années 50 et semble avoir été mise dans ce récit pour éviter qu’on compare cette série avec « Blake et Mortimer »…
Eh bien non encore ! Parce que les nombreux bavardages entre les protagonistes m’ont saoûlé… Dans cette BD, ça cause tellement d’ailleurs que j’ai eu envie à maintes fois de tourner les pages à la va-vite pour voir si la situation évoluait ! Encore heureux que les auteurs aient évité les voix-off à la « Blake et Mortimer » sinon j’aurais abandonné cette lecture !
Tiens, en parlant de « Blake et Mortimer », « Kaplan & Masson » rappelle beaucoup cette série : Deux personnages principaux masculins, mise en couleurs, récit d'espionnage, ligne claire… mais mise en scène un peu plus dynamique, on dirait du « Blake et Mortimer » en plus moderne !
De ma lecture de ce premier tome de « Kaplan & Masson », je n’en ai pratiquement rien retenu de ce récit policier/d’espionnage qui m’a pratiquement désintéressé et qui ne m’a procuré aucune émotion… Reste que le dessin de Jean-Christophe devrait combler ceux qui aiment la ligne claire. Quant à l’histoire, je vous laisse juge étant donné que de nombreux autres lecteurs l’ont apprécié…
Je n'ai pas du tout été touché par cette histoire sur le plan de l'émotion. Cela arrive parfois. Un homme souhaite retourner aux sources et retourne pour cela au Maroc. On découvre un beau pays mais également avec sa face cachée à savoir un roi qui jette ses opposants en prison. C'est évoqué avec insistance. Il y a comme une espèce de surplace dans des scènes un peu contemplatives. Un sachet s'envole et on le retrouve ici et là au gré du vent.
Il y a également la place de la femme qui est évoquée avec la vision européenne en tout début d'album. C'est marrant de faire cette comparaison sur l'inversion des rôles. Pourtant, la réflexion s'arrête à des constats sans aller plus loin. Au final, c'est une lecture qui ne semble rien apporter de nouveau.
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Au bord de l'eau
Je n'ai pas accroché à ce premier tome. Les péripéties ne sont pas mal, mais il manque quelque chose pour que l'intrigue me captive réellement. À la fin, je ne faisais que survoler les pages. Ça va un peu de droite à gauche. Je ne comprends pas trop les liens qui unissent tous ses personnages. Le problème, ce sont les dessins qui font en sorte que j'ai de la difficulté à rentrer dans le récit. C'est tellement réaliste que j'ai un peu de difficulté à me concentrer pour lire les bulles. Je ne sais pas trop pourquoi, mais c'est comme ça.
Space Girl
Bof. Certes très beau sur le plan graphique, mais le scénario est très léger car en 54 planches d'une case, on n'a pas le temps de développer grand chose comme histoire. En plus on n’a pas trop le sentiment de continuité entre les planches, on passe d'une scène à l'autre sans lien avec une jolie fille qu'on croit être la dernière femme d'une population humaine ravagé. Le tout donne plus le sentiment d'un joli art-book avec un joli prix dans un joli format à l'italienne qu'un réel album comprenant une histoire structurée. L'univers et le style graphique me font penser à l'album Le Quatrième pouvoir de Gimenez, si vous aimez ce dernier peut-être que Space Girl vous plaira.
Contrapunktiques (Tot / In Vitro)
Cette BD regroupe les 2 seules BD faites par Marc Caro avant son parcours dans le cinéma que l'on connait. La première partie est en N&B et avait été publiée sous le titre de Tot, la seconde en couleur était elle publié sous le titre de In Vitro. Pour ceux qui connaissent Thomas OTT, il n'y aura pas de dépaysement sur le style graphique : la carte à gratter. J'aime beaucoup cette technique offrent un rendu puissant. Par contre je l'ai moins appréciée avec une mise en couleur. Il ne s'agit pas de 2 BD mais de multiples petits récits. Ceux de Tot m'ont plu avec leurs logiques kafkaïennes et l'humour noir. Ils sont sans concessions et souvent lugubres. Les récits de In Vitro sont complètement délirants. Je suis malheureusement passé à côté, la note finale sanctionnant principalement cette partie. Cette oeuvre globale est originale mais cible un public restreint. Je conseille la lecture avant l'éventuel achat.
Etre ou ne pas être un beauf ?
Tous les dessins de cette BD ont été publiés dans le Canard Enchainé. Je ne sais pas si le fait de les sortir de leurs contextes était judicieux. L'humour m'a paru douteux et rarement réussi. L'accumulation a amplifié ce ressenti. Je n'ai jamais été conquis par la publication de BD regroupant des strips quotidiens ou hebdomadaires. Les lectures deviennent rapidement indigestes. Le dessin est orienté caricature avec des codes et des personnages précis. Il n'évolue pas assez et donne une impression de redondance. Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu de Cabu mais je gardais un meilleur souvenir. Certains messages m'ont parus intéressants sur le fond, mais ils sont souvent amenés maladroitement.
La Horde (Mandryka)
La Horde est la véritable retranscription, ou tentative de retranscription, de la psychanalyse de Mandryka. Elle s'entame comme un récit libre et improvisé. Ca commence sur une île où vit un éléphant dans une petite maison au bord de la mer. Un jour, il recueille un naufragé qui lui raconte son passé, comment il en est arrivé là (en pantoufle), comment il a cherché à se faire un nom, comment il a rencontré le Maître du Monde sous les traits du Fantôme du Bengale, comment ensemble ils ont discuté de la réalité du monde, de la part de phantasmes, de leurs propres natures, etc... Je fus un très mauvais lecteur pour cette BD. Concrètement, je ne m'intéresse vraiment pas à la psychanalyse, je méprise les écrits de Freud, Lacan et compagnie que j'ai survolés mais dont je me fous complètement, et qui plus est la fin de cet album, qui devient davantage un roman illustré qu'une bande dessinée, m'a tellement gonflé et embrouillé que je n'ai pu en lire que quelques passages clés sans en comprendre le contenu exact. Les deux premiers tiers de l'album sont de la pure bande dessinée. Un récit assez délirant mais sans l'humour dont Mandryka fait preuve pour une oeuvre plus "classique" telle que Le Concombre Masqué. Ce n'est pas très passionnant mais le récit est suffisamment linéaire pour se laisser suivre sans trop de difficulté. Cependant, l'improvisation implique rapidement une certaine perte de structure, le scénario s'égarant loin des trames de départ ce qui n'est pas idéal pour captiver le lecteur. Puis quand Mandryka en vient à entrer dans le vif du sujet, à tenter de percer le symbolisme de son récit, il ne peut plus maintenir le format bande dessinée et doit transformer son récit en roman à peine illustré car il en a trop à dire. C'est là que j'ai décroché complètement. Les personnages discutent entre eux, s'auto-analysent, jouent sur leurs propres mots, expliquent leur vision du monde, de la réalité, de leurs fantasmes, de ce qui dirige la société et les hommes. Puis vient la symbolique Freudienne et Lacanienne où tout se rapporte à la mère, au père, au Moi, aux traumatismes de jeunesse. Et là, ça m'a gonflé. Cet album intéressera probablement un lecteur psychanalyste désireux de découvrir une telle analyse retranscrite en texte et images, ou alors une autre personne en cours d'analyse ou qui en sort et qui voudra comparer son entreprise à celle de Mandryka, ou encore des proches de l'auteur curieux de connaître l'esprit de cet homme. Mais moi, je m'en passerai.
Les Pages noires
Cela fait un peu mal au coeur de noter aussi sévèrement une bd dont l'auteur a mis 4 ans de maturation et de finition à la réaliser. Il la définit lui-même comme un recueil de gravures réalisées aux Arts Décos de 2003 à 2004. Ce fut édité en 2008. Elle met en scène un marin pris dans un tourbillon de péripéties : abordage en sous-marin, crimes, arnaque, traversée du désert, amours... Une petite saga autour d'un anti-héros sympathique mais cynique. On sent diverses influences dont celle d'Hugo Pratt et d'un autre célèbre marin aventurier... La comparaison s'arrêtera là. Le graphisme n'est pas ma tasse de thé. Par ailleurs, je trouve cette histoire assez décousue. Il manque une maîtrise narrative et quelque chose qui ferait qu'on s'intéresserait au destin de ce héros sans vergogne.
Le Fils
Si l'on s'en tient au résumé de cette bande dessinée, il est assez classique mais pourrait amener quelque intérêt. Il s'agit en effet de présenter un fils de notable chinois tiraillé entre la menace d'un mariage arrangé avec une fille de bonne famille et son amour pour une amie d'enfance plus campagnarde, avec pour trame de fond le même type de dilemme imposé à son propre père une génération plus tôt ayant entraîné une relation conflictuelle entre sa mère et lui. Un bon moyen de découvrir la Chine des années 30, confrontée aux prémices de l'invasion japonaise, entre influence occidentale et traditions chinoises, une Chine où le premier-né se doit d'être un fils pour assurer l'honneur d'une famille. Malheureusement, le résumé contient quasiment tout l'intérêt de l'album. Le reste n'a rien d'exceptionnel. Le dessin est simple, techniquement maîtrisé mais trop lisse et pas très enthousiasmant. La narration est assez décousue, le récit s'égare souvent et il m'a fallu atteindre les deux tiers de l'album pour bien cerner le type précis du récit que je lisais. Certains passages me faisaient croire à une part de fantastique voire d'horreur alors qu'il n'en était rien. Les réactions du héros sont assez mal rendues, ou du moins je n'ai pas bien su les apprécier. Il oscille entre suractivité puérile et stoïcisme aristocratique avec parfois des poussées de frayeur, notamment face à sa mère, qu'on a du mal à bien comprendre. Le récit se déroule sans jamais vraiment réussir à transmettre l'émotion qu'il devrait et je l'ai parcouru avec un certain ennui.
Mushishi
Je n'ai pas accroché à ce manga. Hormis la première histoire avec la grand-mère et son petit-fils que je trouve touchante, les différents récits m'ont profondément ennuyé. Je suis totalement passé à coté de la poésie qu'on retrouve souvent dans ce manga et je trouve que les personnages ne sont pas du tout attachants. Le seul truc que j'ai aimé, c'est lorsque l'auteure dessine des femmes avec des kimonos. Je les trouvais jolies, mais c'est vraiment très peu pour aimer une série.
Kaplan & Masson
C’est suite aux nombreuses critiques positives sur ce premier album de « Kaplan & Masson » que je me suis décidé à le lire. Franchement, je n’étais pas trop motivé à feuilleter « La théorie du chaos » car je n’apprécie pas vraiment la ligne claire. Mais bon, j’avais espoir que le scénario m’enthousiasme. Hélas, mille fois hélas, ce ne fut pas le cas ! L’histoire se résume en seule ligne : après la seconde guerre mondiale et à l’aube d’une conférence ayant pour but d’éviter la prolifération de l’arme atomique, plusieurs savants qui ont participé à la création de cette arme ultime sont assassinés un par un. Par qui et pourquoi ? C’est ce que nous proposent de découvrir Didier Convard (au scénario) et Jean-Christophe Thibert… Fascinant, non ? Eh bien non ! Parce que ce récit n’est -à mon avis- guère original et parce qu’il n’y aucune surprise ! Dans ce premier tome, je n’ai trouvé aucun suspens, aucune scène qui m’a tenu en haleine ou m’a arraché des frissons. Tout dans cette bd est lisse, même les personnages principaux ne me sont pas apparus attachants : Masson semble peu ému voire indifférent à la disparition de ses proches, la secrétaire sexy y apparaît comme la parfaite compagne stéréotypée des années 50 et semble avoir été mise dans ce récit pour éviter qu’on compare cette série avec « Blake et Mortimer »… Eh bien non encore ! Parce que les nombreux bavardages entre les protagonistes m’ont saoûlé… Dans cette BD, ça cause tellement d’ailleurs que j’ai eu envie à maintes fois de tourner les pages à la va-vite pour voir si la situation évoluait ! Encore heureux que les auteurs aient évité les voix-off à la « Blake et Mortimer » sinon j’aurais abandonné cette lecture ! Tiens, en parlant de « Blake et Mortimer », « Kaplan & Masson » rappelle beaucoup cette série : Deux personnages principaux masculins, mise en couleurs, récit d'espionnage, ligne claire… mais mise en scène un peu plus dynamique, on dirait du « Blake et Mortimer » en plus moderne ! De ma lecture de ce premier tome de « Kaplan & Masson », je n’en ai pratiquement rien retenu de ce récit policier/d’espionnage qui m’a pratiquement désintéressé et qui ne m’a procuré aucune émotion… Reste que le dessin de Jean-Christophe devrait combler ceux qui aiment la ligne claire. Quant à l’histoire, je vous laisse juge étant donné que de nombreux autres lecteurs l’ont apprécié…
La Maison d'Éther
Je n'ai pas du tout été touché par cette histoire sur le plan de l'émotion. Cela arrive parfois. Un homme souhaite retourner aux sources et retourne pour cela au Maroc. On découvre un beau pays mais également avec sa face cachée à savoir un roi qui jette ses opposants en prison. C'est évoqué avec insistance. Il y a comme une espèce de surplace dans des scènes un peu contemplatives. Un sachet s'envole et on le retrouve ici et là au gré du vent. Il y a également la place de la femme qui est évoquée avec la vision européenne en tout début d'album. C'est marrant de faire cette comparaison sur l'inversion des rôles. Pourtant, la réflexion s'arrête à des constats sans aller plus loin. Au final, c'est une lecture qui ne semble rien apporter de nouveau.