J'ai lu la réédition de 2006 chez Vertige Graphic.
Depuis 1987, il s'en est passé des choses en Afghanistan.
La carte de l'humour n'est la meilleure pour dénoncer les exactions commises par les différents protagonistes. Depuis bien des BD en ont parlé avec plus de réussite en privilégiant le côté documentaire.
C'est tout l'ensemble qui date et accuse le poids des années. Le dessin n'y échappe pas, il est rondouillard et manque cruellement de personnalité.
L'humour de cet album ne m'a pas réellement touché même si l'auteur arrive à ne pas en faire des tonnes et tomber dans la caricature.
Je n'en conseille ni la lecture et encore moins l'achat : Si le sujet vous intéresse, regardez le thème spécifique dans BDT. Si c'est pour l'humour, passez votre chemin, ce n'est pas ce qu'il manque dans le 9ème art.
Autant j'aime beaucoup Percevan, autant j'ai du mal avec les séries enfantines de Luguy, qu'il s'agisse de Karolyn ou ici de Sylvio. Et pourtant je croyais aimer car j'avais de vagues souvenirs de jeunesse de planches de cette série observées dans Pif Gadget. Mais à la lecture récente d'un album entier, j'ai vraiment été déçu.
Cela provient peut-être du fait que j'ai lu la série telle qu'elle a été publiée puis abandonnée chez MC Productions en 1988. Après quelques recherches d'informations, je comprends que cet album contient une mise en forme, déguisée en une seule histoire longue, des courts récits publiés dans Pif Gadget. Comme ce n'est pas évident au premier abord, cela ressemble plus à un long scénario complètement déstructuré et qui part dans tous les sens, avec une suite de péripéties n'ayant rien à voir les unes avec les autres qui s'accumulent sans aucun charme.
Des facilités scénaristiques nombreuses, des coïncidences énormes et de grosses incohérences apparaissent à chaque page, c'en est lassant. J'ai même trouvé une page où une intrigue semble se lancer (celle avec l'araignée qui capture Jack le Cafard) et puis pouf elle est complètement oubliée quand on passe à la page suivante. A cela s'ajoute d'affreuses fautes d'orthographes dans les bulles de dialogues qui gâchent encore plus l'ensemble.
Et comme le tout, tant au niveau du dessin que des scénarios, est trop basiquement enfantin et naïf à mon goût, je me suis vraiment ennuyé à la lecture. Peut-être que la réédition chez Bernard Grange est de meilleure qualité mais je ne suis pas motivé à l'idée de le vérifier.
Ca faisait déjà un petit moment que je possédais le bouquin, et lorsque j'estimai qu'il avait assez macéré je me décidai finalement à le sortir de la bibliothèque. Au vu de la multiplication des critiques louangeuses, je m'attendais à passer un bon, voire très bon moment. Et finalement j'en ressors déçu sur beaucoup de points.
Mon premier reproche concernera le dessin. Les tons ocres, proches de la couleur prédominante de ce site, me paraissent desservir entièrement l'identification des personnages. Les visages, à l'exception d'un ou deux personnages, sont très ressemblants, au point que l'on en vient à ne pas distinguer un personnage secondaire du reichfuhrer. Grosse déception sur ce point qui m'a totalement handicapé lors de ma lecture. Autrement, sur un plan purement esthétique, il faut simplement adhérer au parti style. Personnellement j'ai été un peu désappointé par ce manque de couleurs. Et sans contester le talent graphique de Ronan Toulhoat, ces choix me paraissent discutables, surtout lorsque l'on montre l'intérieur du block. Les seuls moments où l'on a droit à un peu de couleurs chaudes sont lors des scènes d'action.
En revanche je serai nettement plus acerbe sur le scénario. J'ai du fragmenter ma lecture en deux fois pour voir le bout de cette aventure. J'exclue de facto un manque de réceptivité. Alors déjà c'est long. Pendant 100 pages on est trimballé entre différents personnages qui ne semblent pas être liés, entre le front germano-russe et Berlin. J'ai trouvé qu'à cette occasion Vincent Brugeas ne prend pas suffisamment de temps pour développer les personnages, ni mentionner explicitement leur rôle dans tout ce complot. Et c'est ainsi que j'ai commencé à être perdu, balloté entre quelques noms que je n'arrivais pas à situer et des personnages très peu attachants. Donc mauvaise narration et personnalité réduite au strict minimum.
Après une centaine de pages donc, la véritable histoire peut donc démarrer. Je pensais alors rentrer dans le vif du sujet, vivre des aventures enfin plus explicites qu'auparavant... eh bien non. A l'instar de la première moitié, c'est une alternance entre Berlin et le front, entre le coeur de l'intrigue et des combats ma foi peu palpitants. Ces derniers me semblent d'ailleurs plus être un bouche trou qu'une réelle trouvaille scénaristique, une rallonge qui fait office de pirouette vers la fin. Je ne vois absolument pas l'utilité d'avoir fini comme ça. Et ce n'est pas la suite qui me le dira puisque je m'arrêterai ici.
Pour conclure sur une note positive, je dois dire que j'ai bien aimé la personnalité du Hochmeister et son plan. Les petites réflexions qui en découlent sonnent assez juste mais n'occupent pas une place suffisante pour que j'élève ma note.
Bref, c'est trop décousu pour moi, trop de superflu et mal développé. Je souhaite quand même une bonne continuation aux auteurs, cocorico oblige.
Un mélange de Robin des bois et des Trois mousquetaires avec des personnages animaliers, c'est une bonne histoire dans laquelle l'humour a une bonne place, mais globalement cela manque un peu d'originalité, je n'ai à aucun moment été surprise par le scénario où toutes les situations ont déjà été maintes et maintes fois reprises, mais comme le récit est bien mené ça ne m'a pas dérangée non plus. Par contre les personnages eux sont très attachants. Cela dit ce n'est qu'un premier opus et la suite pourra peut-être réserver de bonnes surprises. Par ailleurs, l'auteur étant passé sur le site pour nous confirmer que la suite sera bien publiée, j'accorde mon option d'achat car ça vaut la peine de l'attendre.
Le point fort reste tout de même le graphisme qui est de toute beauté et très raffiné, avec une multitude de détails et un rendu des personnages animaliers absolument parfait, tant dans leurs expressions que dans leurs mouvements. J'ai passé beaucoup de temps à détailler tout ce petit monde.
De plus c'est lisible par un large public.
Mise à jour.
Je me suis arrêtée sur le tome 3, je trouvé le ton un peu trop puéril et ç'est plus prononcé au fil des tomes. Une bonne histoire pour les plus jeunes. Le dessin reste de même qualité.
Une histoire à la Cothias. Donc un bon départ, puis la série tourne en rond. Elle est à mettre en rapport avec Le Lièvre de Mars (reptiles inclus). C'est d'autant plus dommage que j'avais vraiment bien aimé les deux premiers tomes. Mais, par la suite, la série devient tellement redondante que je l'ai abandonnée à la fin du tome 4 (alors que le cinquième était censé fournir les réponses attendues).
Graphiquement, le trait de Marivain est agréable mais passe-partout. Il convient bien à la série mais ne lui apporte pas de vraie personnalité.
1er tome : franchement bien !
2ème tome : pas mal, mais il faudrait que ça avance !
3ème tome : bof, on apprend plus rien ...
4ème tome : bof, bof, bof, ça devient n'importe quoi ...
5ème tome : je sais pas, j'ai pas lu et je m'en f...
Note moyenne : 2/5 (seul les fans de Le Lièvre de Mars) ont intérêt à l'acheter. Achat déconseillé, donc.
Au début, je trouvais cette série vraiment nulle. Les gags n’offraient rien d’original, certains ne sont tout simplement pas drôles. De plus, ils sont souvent mal construits, de telle sorte que la chute n’en est plus une (puisqu’elle tombe au milieu de la planche, qui se traine ensuite lamentablement). L’univers est mal employé (alors que nous sommes dans un esprit assez proche du très bon « La jungle en folie ») et la redondance est de mise.
Toutefois, petit à petit, et sans que les faiblesses de la série ne disparaissent, j’ai revu mon jugement. De « franchement pas aimé », je suis passé à « bof », grâce à des jeux de mots assez lamentables … que j’ai bien aimé. Mais, là aussi, les auteurs ont tendance à tomber dans le piège de la redondance, à un tel point que le dernier tome n’offre presque plus de gags mais bien uniquement des jeux de mots souvent très répétitifs.
Le dessin, influencé par Franquin et Roba, s’il est expressif et dynamique, manque d’âme pour parvenir à sauver l’ensemble (mais c’était mission quasi-impossible, à mes yeux). Je l’aime cependant assez bien et aurai plaisir à retrouver cet artiste sur d’autres séries humoristiques. Ses planches sont riches et soignées, son trait est dynamique, et ses personnages bien croqués.
Bof, donc, même si certains jeux de mots m’ont bien fait rire.
Pas trop convaincante, cette adaptation d’une pièce de théâtre dans l’air du temps.
Commençons par le sujet : les couples mixtes. Alors, couple mixte, contrairement au tennis, ne signifie pas un homme et une femme, mais bien un français et un pas tout à fait français. Dans le cas présent, le couple se compose d’un magrébin et d’une française issue d’une famille bourgeoise. La ficelle est grosse pour illustrer le choc culturel que les amoureux devront affronter pour vivre leur folle passion.
Si l’humour est présent, je trouve que le texte n’a pas bien été adapté au mode narratif spécifique de la bande dessinée. L’album est sur-joué, les répliques manquent de finesse, et je suis convaincu que le texte fait bien plus mouche dans la pièce de théâtre (avec accent et mimiques) que dans cette version écrite. Je me suis d’ailleurs essayé à l’imaginer dans sa version théâtrale en cours de lecture. Mais, même sans ce problème d’adaptation, j’ai trouvé la plupart des idées développées stéréotypées. Du début à la fin, et sans jamais avoir vu la pièce, j’ai eu un sentiment de déjà-vu. De ce point de vue, l’album est donc sympathique mais très quelconque.
Du point de vue graphique, l’album est encore plus décevant. Le style humoristique de Marmou est très (mais alors là, vraiment très) passe-partout. L’artiste va à l’essentiel : une expression de visage et, hop, voilà, tout est fait. Les décors sont minimalistes, les personnages sont raide, le trait est caricatural et quelconque.
Je ne sais pas si c’est le cas, mais cette bande dessinée me semble avoir été réalisée à la va-vite, histoire de pouvoir surfer sur le succès de la pièce. Mais la vitesse de production se fait souvent au détriment de la qualité, et c’est manifestement le cas ici.
Peut-être les personnes qui ont aimé la pièce aimeront-elle relire certaines répliques dans cet album, mais je crains que l’amateur de bande dessinée n’y trouve pas son compte.
Bof, bof …
Un album assez décevant. Il se base sur le principe de la péripétie répétitive, la casquette échappant à son propriétaire et détournant l’attention du peloton d’exécution. Ça court, ça vole, mais pas bien haut.
Le dessin de David Benito est sympathique, mais sans plus, dans un style assez enfantin. Il y a des jolies collines derrière le premier plan, mais pas grand-chose de plus...
Etrange album. Non pas seulement à cause de son sujet, mais aussi par le degré de mystère qu’il propose et l’ambiance un peu inquiétante dans laquelle il baigne. Nous sommes dans le Nord de la France, sur une zone minière désaffectée, semble-t-il seulement habitée par un homme et son fils. Deux personnages unis non seulement par le sang mais aussi par une mutation monstrueuse… Avec la silhouette fantomatique de la mère qui rôde, cela achève le tableau. L’album est en partie muet, les personnages échangent très peu de paroles, et du coup l’album se lit vite, presque en autant de temps que vous en mettrez pour lire le présent avis.
Le dessin de Léo Quiévreux manque de maturité, même s’il parvient à instiller un sentiment de malaise – renforcé par le scénario, bien sûr - chez le lecteur. Un point intéressant : la présentation classique, presque en gaufrier, présente sur l’ensemble de l’album, pour marquer le décalage avec l’étrangeté de l’histoire. Mais malheureusement cela ne suffit pas à rendre ce one shot passionnant, alors que l’idée de départ était assez intéressante…
Mon avis ne portera que sur le tome 1. Et la probabilité que je lise les autres tomes est faible.
La faute en est principalement au fait qu'il y a autre chose à lire qui me tente plus.
En effet, cette série n'a pas réussi à me captiver.
Pourtant, elle avait quelques atouts :
- le graphisme est plutôt bien foutu et se trouve dans le haut du panier (même si certains visages sont parfois durs à reconnaître) ;
- les couleurs directes sont un vrai régal pour les yeux ;
- le découpage de l'histoire et la narration sont clairs ;
- on ressent vraiment une certaine tension et que "ça" monte (même s'il est dur de définir à le fin du tome ce que sera ce "ça").
Mais cette série a surtout ces défauts majeurs :
- je me suis ennuyé à la lecture : il ne se passe pas grand chose à part la présentation des différents protagonistes. De plus, on ne sait pas trop où le scénariste veut en venir (ce qui pourrait ne pas être un défaut si mon point suivant n'existait pas) ;
- les bases de cette histoire ne m'ont pas plu du tout : l'univers Paris début 1900 n'est pas ce que je préfère, les tensions politiques non plus et le "combat" pour devenir la première femme médecin encore moins ;
- ajoutons à cela quelques personnages qui apparaissent sans crier gare (je n'ai toujours pas compris le bien-fondé de la bagarre dans le café - et en fait, je m'en fiche un peu).
Donc, voilà, une BD qui plaira certainement à plusieurs personnes, mais pas à moi...
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J'ai lu la réédition de 2006 chez Vertige Graphic. Depuis 1987, il s'en est passé des choses en Afghanistan. La carte de l'humour n'est la meilleure pour dénoncer les exactions commises par les différents protagonistes. Depuis bien des BD en ont parlé avec plus de réussite en privilégiant le côté documentaire. C'est tout l'ensemble qui date et accuse le poids des années. Le dessin n'y échappe pas, il est rondouillard et manque cruellement de personnalité. L'humour de cet album ne m'a pas réellement touché même si l'auteur arrive à ne pas en faire des tonnes et tomber dans la caricature. Je n'en conseille ni la lecture et encore moins l'achat : Si le sujet vous intéresse, regardez le thème spécifique dans BDT. Si c'est pour l'humour, passez votre chemin, ce n'est pas ce qu'il manque dans le 9ème art.
Sylvio
Autant j'aime beaucoup Percevan, autant j'ai du mal avec les séries enfantines de Luguy, qu'il s'agisse de Karolyn ou ici de Sylvio. Et pourtant je croyais aimer car j'avais de vagues souvenirs de jeunesse de planches de cette série observées dans Pif Gadget. Mais à la lecture récente d'un album entier, j'ai vraiment été déçu. Cela provient peut-être du fait que j'ai lu la série telle qu'elle a été publiée puis abandonnée chez MC Productions en 1988. Après quelques recherches d'informations, je comprends que cet album contient une mise en forme, déguisée en une seule histoire longue, des courts récits publiés dans Pif Gadget. Comme ce n'est pas évident au premier abord, cela ressemble plus à un long scénario complètement déstructuré et qui part dans tous les sens, avec une suite de péripéties n'ayant rien à voir les unes avec les autres qui s'accumulent sans aucun charme. Des facilités scénaristiques nombreuses, des coïncidences énormes et de grosses incohérences apparaissent à chaque page, c'en est lassant. J'ai même trouvé une page où une intrigue semble se lancer (celle avec l'araignée qui capture Jack le Cafard) et puis pouf elle est complètement oubliée quand on passe à la page suivante. A cela s'ajoute d'affreuses fautes d'orthographes dans les bulles de dialogues qui gâchent encore plus l'ensemble. Et comme le tout, tant au niveau du dessin que des scénarios, est trop basiquement enfantin et naïf à mon goût, je me suis vraiment ennuyé à la lecture. Peut-être que la réédition chez Bernard Grange est de meilleure qualité mais je ne suis pas motivé à l'idée de le vérifier.
Block 109
Ca faisait déjà un petit moment que je possédais le bouquin, et lorsque j'estimai qu'il avait assez macéré je me décidai finalement à le sortir de la bibliothèque. Au vu de la multiplication des critiques louangeuses, je m'attendais à passer un bon, voire très bon moment. Et finalement j'en ressors déçu sur beaucoup de points. Mon premier reproche concernera le dessin. Les tons ocres, proches de la couleur prédominante de ce site, me paraissent desservir entièrement l'identification des personnages. Les visages, à l'exception d'un ou deux personnages, sont très ressemblants, au point que l'on en vient à ne pas distinguer un personnage secondaire du reichfuhrer. Grosse déception sur ce point qui m'a totalement handicapé lors de ma lecture. Autrement, sur un plan purement esthétique, il faut simplement adhérer au
partistyle. Personnellement j'ai été un peu désappointé par ce manque de couleurs. Et sans contester le talent graphique de Ronan Toulhoat, ces choix me paraissent discutables, surtout lorsque l'on montre l'intérieur du block. Les seuls moments où l'on a droit à un peu de couleurs chaudes sont lors des scènes d'action. En revanche je serai nettement plus acerbe sur le scénario. J'ai du fragmenter ma lecture en deux fois pour voir le bout de cette aventure. J'exclue de facto un manque de réceptivité. Alors déjà c'est long. Pendant 100 pages on est trimballé entre différents personnages qui ne semblent pas être liés, entre le front germano-russe et Berlin. J'ai trouvé qu'à cette occasion Vincent Brugeas ne prend pas suffisamment de temps pour développer les personnages, ni mentionner explicitement leur rôle dans tout ce complot. Et c'est ainsi que j'ai commencé à être perdu, balloté entre quelques noms que je n'arrivais pas à situer et des personnages très peu attachants. Donc mauvaise narration et personnalité réduite au strict minimum. Après une centaine de pages donc, la véritable histoire peut donc démarrer. Je pensais alors rentrer dans le vif du sujet, vivre des aventures enfin plus explicites qu'auparavant... eh bien non. A l'instar de la première moitié, c'est une alternance entre Berlin et le front, entre le coeur de l'intrigue et des combats ma foi peu palpitants. Ces derniers me semblent d'ailleurs plus être un bouche trou qu'une réelle trouvaille scénaristique, une rallonge qui fait office de pirouette vers la fin. Je ne vois absolument pas l'utilité d'avoir fini comme ça. Et ce n'est pas la suite qui me le dira puisque je m'arrêterai ici. Pour conclure sur une note positive, je dois dire que j'ai bien aimé la personnalité du Hochmeister et son plan. Les petites réflexions qui en découlent sonnent assez juste mais n'occupent pas une place suffisante pour que j'élève ma note. Bref, c'est trop décousu pour moi, trop de superflu et mal développé. Je souhaite quand même une bonne continuation aux auteurs, cocorico oblige.L'Épée d'Ardenois
Un mélange de Robin des bois et des Trois mousquetaires avec des personnages animaliers, c'est une bonne histoire dans laquelle l'humour a une bonne place, mais globalement cela manque un peu d'originalité, je n'ai à aucun moment été surprise par le scénario où toutes les situations ont déjà été maintes et maintes fois reprises, mais comme le récit est bien mené ça ne m'a pas dérangée non plus. Par contre les personnages eux sont très attachants. Cela dit ce n'est qu'un premier opus et la suite pourra peut-être réserver de bonnes surprises. Par ailleurs, l'auteur étant passé sur le site pour nous confirmer que la suite sera bien publiée, j'accorde mon option d'achat car ça vaut la peine de l'attendre. Le point fort reste tout de même le graphisme qui est de toute beauté et très raffiné, avec une multitude de détails et un rendu des personnages animaliers absolument parfait, tant dans leurs expressions que dans leurs mouvements. J'ai passé beaucoup de temps à détailler tout ce petit monde. De plus c'est lisible par un large public. Mise à jour. Je me suis arrêtée sur le tome 3, je trouvé le ton un peu trop puéril et ç'est plus prononcé au fil des tomes. Une bonne histoire pour les plus jeunes. Le dessin reste de même qualité.
La Mémoire des ogres
Une histoire à la Cothias. Donc un bon départ, puis la série tourne en rond. Elle est à mettre en rapport avec Le Lièvre de Mars (reptiles inclus). C'est d'autant plus dommage que j'avais vraiment bien aimé les deux premiers tomes. Mais, par la suite, la série devient tellement redondante que je l'ai abandonnée à la fin du tome 4 (alors que le cinquième était censé fournir les réponses attendues). Graphiquement, le trait de Marivain est agréable mais passe-partout. Il convient bien à la série mais ne lui apporte pas de vraie personnalité. 1er tome : franchement bien ! 2ème tome : pas mal, mais il faudrait que ça avance ! 3ème tome : bof, on apprend plus rien ... 4ème tome : bof, bof, bof, ça devient n'importe quoi ... 5ème tome : je sais pas, j'ai pas lu et je m'en f... Note moyenne : 2/5 (seul les fans de Le Lièvre de Mars) ont intérêt à l'acheter. Achat déconseillé, donc.
Croco & Fastefoude
Au début, je trouvais cette série vraiment nulle. Les gags n’offraient rien d’original, certains ne sont tout simplement pas drôles. De plus, ils sont souvent mal construits, de telle sorte que la chute n’en est plus une (puisqu’elle tombe au milieu de la planche, qui se traine ensuite lamentablement). L’univers est mal employé (alors que nous sommes dans un esprit assez proche du très bon « La jungle en folie ») et la redondance est de mise. Toutefois, petit à petit, et sans que les faiblesses de la série ne disparaissent, j’ai revu mon jugement. De « franchement pas aimé », je suis passé à « bof », grâce à des jeux de mots assez lamentables … que j’ai bien aimé. Mais, là aussi, les auteurs ont tendance à tomber dans le piège de la redondance, à un tel point que le dernier tome n’offre presque plus de gags mais bien uniquement des jeux de mots souvent très répétitifs. Le dessin, influencé par Franquin et Roba, s’il est expressif et dynamique, manque d’âme pour parvenir à sauver l’ensemble (mais c’était mission quasi-impossible, à mes yeux). Je l’aime cependant assez bien et aurai plaisir à retrouver cet artiste sur d’autres séries humoristiques. Ses planches sont riches et soignées, son trait est dynamique, et ses personnages bien croqués. Bof, donc, même si certains jeux de mots m’ont bien fait rire.
Couscous aux lardons
Pas trop convaincante, cette adaptation d’une pièce de théâtre dans l’air du temps. Commençons par le sujet : les couples mixtes. Alors, couple mixte, contrairement au tennis, ne signifie pas un homme et une femme, mais bien un français et un pas tout à fait français. Dans le cas présent, le couple se compose d’un magrébin et d’une française issue d’une famille bourgeoise. La ficelle est grosse pour illustrer le choc culturel que les amoureux devront affronter pour vivre leur folle passion. Si l’humour est présent, je trouve que le texte n’a pas bien été adapté au mode narratif spécifique de la bande dessinée. L’album est sur-joué, les répliques manquent de finesse, et je suis convaincu que le texte fait bien plus mouche dans la pièce de théâtre (avec accent et mimiques) que dans cette version écrite. Je me suis d’ailleurs essayé à l’imaginer dans sa version théâtrale en cours de lecture. Mais, même sans ce problème d’adaptation, j’ai trouvé la plupart des idées développées stéréotypées. Du début à la fin, et sans jamais avoir vu la pièce, j’ai eu un sentiment de déjà-vu. De ce point de vue, l’album est donc sympathique mais très quelconque. Du point de vue graphique, l’album est encore plus décevant. Le style humoristique de Marmou est très (mais alors là, vraiment très) passe-partout. L’artiste va à l’essentiel : une expression de visage et, hop, voilà, tout est fait. Les décors sont minimalistes, les personnages sont raide, le trait est caricatural et quelconque. Je ne sais pas si c’est le cas, mais cette bande dessinée me semble avoir été réalisée à la va-vite, histoire de pouvoir surfer sur le succès de la pièce. Mais la vitesse de production se fait souvent au détriment de la qualité, et c’est manifestement le cas ici. Peut-être les personnes qui ont aimé la pièce aimeront-elle relire certaines répliques dans cet album, mais je crains que l’amateur de bande dessinée n’y trouve pas son compte. Bof, bof …
Casquette vole !
Un album assez décevant. Il se base sur le principe de la péripétie répétitive, la casquette échappant à son propriétaire et détournant l’attention du peloton d’exécution. Ça court, ça vole, mais pas bien haut. Le dessin de David Benito est sympathique, mais sans plus, dans un style assez enfantin. Il y a des jolies collines derrière le premier plan, mais pas grand-chose de plus...
La Mue
Etrange album. Non pas seulement à cause de son sujet, mais aussi par le degré de mystère qu’il propose et l’ambiance un peu inquiétante dans laquelle il baigne. Nous sommes dans le Nord de la France, sur une zone minière désaffectée, semble-t-il seulement habitée par un homme et son fils. Deux personnages unis non seulement par le sang mais aussi par une mutation monstrueuse… Avec la silhouette fantomatique de la mère qui rôde, cela achève le tableau. L’album est en partie muet, les personnages échangent très peu de paroles, et du coup l’album se lit vite, presque en autant de temps que vous en mettrez pour lire le présent avis. Le dessin de Léo Quiévreux manque de maturité, même s’il parvient à instiller un sentiment de malaise – renforcé par le scénario, bien sûr - chez le lecteur. Un point intéressant : la présentation classique, presque en gaufrier, présente sur l’ensemble de l’album, pour marquer le décalage avec l’étrangeté de l’histoire. Mais malheureusement cela ne suffit pas à rendre ce one shot passionnant, alors que l’idée de départ était assez intéressante…
Sequana
Mon avis ne portera que sur le tome 1. Et la probabilité que je lise les autres tomes est faible. La faute en est principalement au fait qu'il y a autre chose à lire qui me tente plus. En effet, cette série n'a pas réussi à me captiver. Pourtant, elle avait quelques atouts : - le graphisme est plutôt bien foutu et se trouve dans le haut du panier (même si certains visages sont parfois durs à reconnaître) ; - les couleurs directes sont un vrai régal pour les yeux ; - le découpage de l'histoire et la narration sont clairs ; - on ressent vraiment une certaine tension et que "ça" monte (même s'il est dur de définir à le fin du tome ce que sera ce "ça"). Mais cette série a surtout ces défauts majeurs : - je me suis ennuyé à la lecture : il ne se passe pas grand chose à part la présentation des différents protagonistes. De plus, on ne sait pas trop où le scénariste veut en venir (ce qui pourrait ne pas être un défaut si mon point suivant n'existait pas) ; - les bases de cette histoire ne m'ont pas plu du tout : l'univers Paris début 1900 n'est pas ce que je préfère, les tensions politiques non plus et le "combat" pour devenir la première femme médecin encore moins ; - ajoutons à cela quelques personnages qui apparaissent sans crier gare (je n'ai toujours pas compris le bien-fondé de la bagarre dans le café - et en fait, je m'en fiche un peu). Donc, voilà, une BD qui plaira certainement à plusieurs personnes, mais pas à moi...