Un gros bof pour cette BD que j'ai traversé sans le moindre intérêt.
Le scénario n'est pas catastrophique mais il est maladroit, on a du mal à voir où les auteurs veulent nous amener. Au final j'ai l'impression que le nombre de pages élevé masque la légèreté du récit que l'on peut résumer en trois lignes...
Le dessin est contradictoire, il y a de belles cases avec de belles couleurs et d'autres soit bâclées, soit trop sombres sans parler des visages peu réussis.
Et ce filtre photoshop en dégradé jaune à rouge en arrière plan, j'ai du mal en temps normal, mais sa surabondance est de mauvais goût.
Il y a de bonnes choses donc au scénario et au dessin mais elles ne ressortent pas en raison d'autres aspects plus négligés ou tout simplement ratés.
Pas très palpitante cette série jeunesse. Le dessin est dynamique, mais je n'aime pas trop comment Ridel dessine ses personnages. Leurs actions sont souvent tellement exagérées que j'ai l'impression que les personnages surjouent.
Ensuite, les histoires sont très banales et tiennent sur deux-trois phrases. Le premier tome peut se résumer à 'Loustic a peur de faire du nudisme' et le second à 'Loustic commence à s'intéresser aux filles' avec plein de situations sois-disant drôles qui ne me font pas rire du tout. Les personnages n'ont aucune personnalité et le héros est franchement agaçant. Il n'arrête pas de courir partout.
Un manga long, dans lequel on a du mal à entrer si on n'est pas dans le trip "shojo gothique" : les dessins sont fouillées mais fouillis, on confond souvent les personnages et l'intrigue est dure à suivre tant elle part parfois dans tous les sens (outre le fait qu'elle repose parfois sur une morale un peu douteuse).
On s'attache un peu plus à certains personnages au fil des tomes mais cela prend du temps, et le lecteur risque d'être vite lassé...
Cependant, le manga plaira aux filles amatrices du genre et fans de "bishies" effeminés (voire maquillés), de démons, d'anges et de graphismes shojo travaillés.
Pas accroché, pour ma part.
Ayant acheté le 1er volume au cours d'une convention bien connue des fans du Japon début juillet, j'ai été attiré par la couverture assez pétillante. Je me suis dit "pourquoi pas" ? Après tout, je suis un geek !
A priori, je ne suis pas dans la cible "jeune adolescente" visée mais il en faut plus pour me rebuter (j'ai déjà aimé des œuvres "pour filles").
Hélas j'ai assez vite déchanté...
Le graphisme n'est pas mal : très "manga", très coloré et "girly" (mais c'est le public cible), ça peut coller au format et ça reste très expressif et "fun", quoique parfois trop simpliste et too much dans la caricature.
L'histoire, elle, est d'une platitude totale, comme les personnages : une succession de clichés "types" des films pour ado se croisent dans un lycée tout beau tout propre : le cancre playboy hyper caricatural (look tektonic, ahuri, superficiel - il l'est tellement que ce n'est même pas drôle), le "beau gosse" fan de manga intello et fils à papa, l'héroïne geekette étant la moins catastrophique (et bien sûr, la belle blonde meilleure amie qui rougit tout le temps, toute de rose vêtue).
On s'attend à peu près à tout, on s'attache mal aux personnages très fades et l'histoire ne transcende pas par son intrigue. Même le côté "geek" frôle de trop près la caricature...
Au-delà de ça, le livre relève parfois de la private joke entre les auteures et le lecteur non "mangaphile" risque de se sentir déstabilisé.
Donc, un manga "francisé" en couleurs qui conviendra aux jeunes filles fans des fictions d'ado voulant passer un moment sympa sans se prendre la tête.
Pour ma part, bof bof...
Cette BD, moyenne dans la qualité du scénario, n’est que prétexte à Hermann pour dénoncer l’attitude des Serbes pendant la guerre de l’ex-Yougoslavie et la désinvolture de l’Onu face aux événements.
En tant que homme d’expérience il devrait être moins manichéen et savoir que l’origine et le déroulement de ce type de conflit sont bien plus complexes que les apparences.
De plus, et je pense qu’il en est victime en partie , « monsieur tout-le-monde » a bien du mal à se faire une idée juste sachant que les informations sont manipulées par les médias, médias eux-mêmes dirigés ou manipulés par les autorités .
Comme dit plus haut je trouve le scénario moyen et la fin de l’histoire peu crédible.
Pour le dessin c’est tout bon.
Aïe aïe aïe… que c’est mauvais, un premier tome qui n’apporte rien à l’intrigue, de l’action pure et dure mais qui ne sert pas à faire avancer l’intrigue, le scénario se résume en deux lignes : deux universitaires créent un téléporteur moins cher que celui utilisé par des firmes. Nos deux compères s’en servent pour leur échapper (elles veulent mettre la main sur ce prototype). Rien de plus, c’est loooooong. Le tome deux relance la série (les auteurs se sont surement rendus compte de la pauvreté du premier tome), on essaye de créer un intérêt (pas une intrigue) : rivalités entre les services de sécurités, personnages mystérieux… mouais, mais ça ne fait pas tout. Le troisième tome clôt la fuite des deux héros sans aucune surprise (mais qui est l’inspecteur ?!).
En bref le scenario est nul, le héros (l’étudiant) est vraiment très très c** et nous lâche des répliques du style « haaaaaa, je tombe ! »… la narration est à la hauteur du scénario, ridicule. Je me suis forcé à terminer cette série. Quelques dessins sont néanmoins très sympathiques mais ne font en rien oublier l’ennui que procure cette série. Je regrette l’achat des trois tomes.
Un récit très prenant au démarrage, servi par la grande rigueur scénaristique de Fabien Nury. Le scénario est bâti comme une machinerie parfaite, chaque élément s'emboîtant parfaitement dans le précédent, sans temps mort ni dialogue superflu, exigeant du lecteur une attention soutenue et une bonne mémoire.
Au bout de trois tomes, cette narration si enchevêtrée (plusieurs histoires se mêlent qui se rejoignent à la fin) et si élaborée peut lasser. A force de se concentrer pour comprendre et ne pas perdre le fil, l'intérêt s'émousse.
Bon, et puis, il s'agit d'une énième relecture mythologique de l'histoire, avec entités surnaturelles qui interviennent en secret dans le cours des grands évènements. Bref, un épigone de l'histoire secrète ou du chant des Stryges. On pardonne à Fabien Nury parce qu'il s'en tire avec une telle maestria qu'il met une sorte de point final au genre. Difficile de faire mieux.
Mais il serait surtout temps de faire autre chose...
Un mot pour le dessin : la construction des pages est superbe, mais l'image donne une impression de rigidité et de froideur. Peut-être voulue, compte tenu du sujet.
Otogi Matsuri est une série mettant en scène un groupe d'ados et leur prof d'histoire qui défendent leur ville et ses habitants contre des monstres surgis de nulle part, à l’aide d’armes sacrées dont ils sont fortuitement entrés en possession. L’histoire ne fait pas dans la dentelle, on a droit à des monstres sanguinaires, des massacres, des morts violentes, le tout servi par avec un graphisme assez impressionnant par moments.
Globalement, j'ai été très moyennement emballée par le scénario ; pour tout dire, je me suis un peu ennuyée et je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages.
Le dessin par contre est vraiment très bon : précis, détaillé et très lisible même dans les scènes d’action, c'est dynamique, entraînant, il y a beaucoup de mouvement. Les monstres imaginés par l’auteur sont vraiment… monstrueux ! Ce récit est franchement cauchemardesque de ce point de vue, aucun doute là dessus. Il y a même parfois dans les premiers tomes des ambiances franchement oppressantes.
Malheureusement, ça pèche vraiment du côté de la psychologie des personnages : on est un peu mis devant le fait accompli et on ne revient que très peu sur les origines de tout ça… De plus, la fin est hyper stéréotypée, le dessinateur a œuvré auparavant dans les jeux vidéo, et ça se sent : on a droit au traditionnel boss de fin de niveau super gros, super fort et qui sera vraiment à deux doigts de gagner.
En conclusion : « Otogi Matsuri » est un manga au dessin très réussi, avec des bastons contre d’impressionnants monstres vraiment pas beaux, la mise en scène est efficace, on a droit à beaucoup d’action, mais il est un peu faible du côté des personnages auxquels on ne s'attache pas vraiment, c’est dommage. L’auteur explique en fin d’ouvrage qu’il a écrit et dessiné ce que son lectorat voulait lire, je pense que le problème est là : on est souvent impressionné par les dessins, mais rarement surpris par le scénario…
Pschhhhhhhhht... Logicomix a tout du pétard mouillé.
Et pourtant j'étais très enthousiaste vu le sujet !
Objectivement, la lecture s'est faite dans la douleur. Non pas à cause du fond ; le sujet est très intéressant et aurait pu être passionnant ... mais bien à cause de la forme.
Ce qui me chagrine, en fait, c'est que l'intérêt BD-istique de Logicomix est proche de zéro.
Question fondamentale : le dessin apporte-t-il quelque chose ?
Je ne parle pas seulement du trait, qui est insipide (autant au départ ça fait juste de la peine, autant à la longue c'est insupportable).
Non ! Je parle du dessin. Je veux dire, est-ce que l'emploi du média "BD" se justifie ?
Du point de vue narratif la réponse est... non.
Le texte est découpé en bulles, puis en cases. Le livre est découpé en chapitres, et on a pris soin de rajouter quelques interjections envers le lecteur, quelques regards aussi, comme pour intéresser, ou s'assurer qu'on ne décroche pas. Il y a aussi quelques exercices de contre point entre les parties historiques et les narrateurs du présent.
Techniquement c'est une BD donc, ça en suit tant bien que mal les basiques, mais le système narratif est inexistant. Et le découpage n'apporte rien, si ce n'est de la longueur.
Du point de vue du graphisme la réponse est... non.
Là ou certains concepts méritaient évidemment une mise en image. Là ou un beau dessin vaut mieux qu'un long discours, on n'aura le droit finalement à pas grand chose.
Ce qui ne va pas c'est que ce qui est représenté n'a aucun intérêt. Les concepts restent enfermés dans le discours.
Ce n'est pas cette quête mentale et existentielle des fondements de la logique qui est mise en image, mais la vie des narrateurs et des protagonistes historiques.
Ca valait pourtant le coup je pense, de courber des droites, de contredire la géométrie, de former les concepts pour mieux les détruire ensuite, de dessiner l'indessinable en somme... Mais non.
On aura juste des semblants d'équations sur des tableaux noirs, derrière des barbus soucieux.
Le dessin est donc au niveau de "Martine fait des mathématiques" : j'écris sur un tableau noir et je dis à voix haute ce que je fais. Dessin et concept ne se marient jamais.
Et on ne rentre jamais dans la tableau.
Prenez L'art invisible, ou Alpha ... directions. En voilà des ouvrages où le graphisme et la narration apportent réellement.
En voilà des ouvrages où le média BD se justifie, en voilà des ouvrages où les concepts incompréhensibles finissent par prendre une forme graphique qu'on croyait impossible.
Reste alors le fond.
L'idée est intéressante, les cross over aussi, mais finalement c'est long, un peu lourd et surtout on n'avance pas vraiment.
On a sans cesse l'impression que la bonne idée va arriver mais elle est trop souvent fugace. Une petite phrase, des petits débats... les concepts sont souvent mal amenés et plus grave à mon sens, leur puissance n'est à aucun moment ressentie. Cette puissance conceptuelle est belle et bien énoncée, car le texte fait son travail, mais la BD, elle, n'y parvient pas.
Finalement on énumère, on contredit, on s'implique, mais les auteurs ont beau se démener, on est rarement remué. Ce n'est donc jamais révolutionnaire, ni haletant.
Finalement la démarche des logiciens est limpide, la démarche des auteurs de logicomix l'est beaucoup moins.
Mieux vaut lire du Stephen W. Hawking si vous aimez la vraie bonne vulgarisation.
Mieux vaut lire autre chose si vous aimez la bonne BD.
Une série de Cauvin que je n'avais jamais lue.
Voilà, c'est fait ...
Franchement, ce n'est pas très drôle. Malgré quelques bonnes trouvailles, la série tourne rapidement en rond et surexploite les mêmes thèmes jusqu'à la lassitude. Pourtant, elle ne se compose que de deux tomes ...
Le dessin de Laudec est correct mais ce style (plus réaliste que sur Cédric) ne permet pas à l'artiste de se lâcher sur ses expressions de visages. C'est donc, à mes yeux, trop raide pour le genre.
Bof ...
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Urielle
Un gros bof pour cette BD que j'ai traversé sans le moindre intérêt. Le scénario n'est pas catastrophique mais il est maladroit, on a du mal à voir où les auteurs veulent nous amener. Au final j'ai l'impression que le nombre de pages élevé masque la légèreté du récit que l'on peut résumer en trois lignes... Le dessin est contradictoire, il y a de belles cases avec de belles couleurs et d'autres soit bâclées, soit trop sombres sans parler des visages peu réussis. Et ce filtre photoshop en dégradé jaune à rouge en arrière plan, j'ai du mal en temps normal, mais sa surabondance est de mauvais goût. Il y a de bonnes choses donc au scénario et au dessin mais elles ne ressortent pas en raison d'autres aspects plus négligés ou tout simplement ratés.
Rigoletto Loustic
Pas très palpitante cette série jeunesse. Le dessin est dynamique, mais je n'aime pas trop comment Ridel dessine ses personnages. Leurs actions sont souvent tellement exagérées que j'ai l'impression que les personnages surjouent. Ensuite, les histoires sont très banales et tiennent sur deux-trois phrases. Le premier tome peut se résumer à 'Loustic a peur de faire du nudisme' et le second à 'Loustic commence à s'intéresser aux filles' avec plein de situations sois-disant drôles qui ne me font pas rire du tout. Les personnages n'ont aucune personnalité et le héros est franchement agaçant. Il n'arrête pas de courir partout.
Angel Sanctuary
Un manga long, dans lequel on a du mal à entrer si on n'est pas dans le trip "shojo gothique" : les dessins sont fouillées mais fouillis, on confond souvent les personnages et l'intrigue est dure à suivre tant elle part parfois dans tous les sens (outre le fait qu'elle repose parfois sur une morale un peu douteuse). On s'attache un peu plus à certains personnages au fil des tomes mais cela prend du temps, et le lecteur risque d'être vite lassé... Cependant, le manga plaira aux filles amatrices du genre et fans de "bishies" effeminés (voire maquillés), de démons, d'anges et de graphismes shojo travaillés. Pas accroché, pour ma part.
Geek & Girly
Ayant acheté le 1er volume au cours d'une convention bien connue des fans du Japon début juillet, j'ai été attiré par la couverture assez pétillante. Je me suis dit "pourquoi pas" ? Après tout, je suis un geek ! A priori, je ne suis pas dans la cible "jeune adolescente" visée mais il en faut plus pour me rebuter (j'ai déjà aimé des œuvres "pour filles"). Hélas j'ai assez vite déchanté... Le graphisme n'est pas mal : très "manga", très coloré et "girly" (mais c'est le public cible), ça peut coller au format et ça reste très expressif et "fun", quoique parfois trop simpliste et too much dans la caricature. L'histoire, elle, est d'une platitude totale, comme les personnages : une succession de clichés "types" des films pour ado se croisent dans un lycée tout beau tout propre : le cancre playboy hyper caricatural (look tektonic, ahuri, superficiel - il l'est tellement que ce n'est même pas drôle), le "beau gosse" fan de manga intello et fils à papa, l'héroïne geekette étant la moins catastrophique (et bien sûr, la belle blonde meilleure amie qui rougit tout le temps, toute de rose vêtue). On s'attend à peu près à tout, on s'attache mal aux personnages très fades et l'histoire ne transcende pas par son intrigue. Même le côté "geek" frôle de trop près la caricature... Au-delà de ça, le livre relève parfois de la private joke entre les auteures et le lecteur non "mangaphile" risque de se sentir déstabilisé. Donc, un manga "francisé" en couleurs qui conviendra aux jeunes filles fans des fictions d'ado voulant passer un moment sympa sans se prendre la tête. Pour ma part, bof bof...
Sarajevo-Tango
Cette BD, moyenne dans la qualité du scénario, n’est que prétexte à Hermann pour dénoncer l’attitude des Serbes pendant la guerre de l’ex-Yougoslavie et la désinvolture de l’Onu face aux événements. En tant que homme d’expérience il devrait être moins manichéen et savoir que l’origine et le déroulement de ce type de conflit sont bien plus complexes que les apparences. De plus, et je pense qu’il en est victime en partie , « monsieur tout-le-monde » a bien du mal à se faire une idée juste sachant que les informations sont manipulées par les médias, médias eux-mêmes dirigés ou manipulés par les autorités . Comme dit plus haut je trouve le scénario moyen et la fin de l’histoire peu crédible. Pour le dessin c’est tout bon.
Omnopolis
Aïe aïe aïe… que c’est mauvais, un premier tome qui n’apporte rien à l’intrigue, de l’action pure et dure mais qui ne sert pas à faire avancer l’intrigue, le scénario se résume en deux lignes : deux universitaires créent un téléporteur moins cher que celui utilisé par des firmes. Nos deux compères s’en servent pour leur échapper (elles veulent mettre la main sur ce prototype). Rien de plus, c’est loooooong. Le tome deux relance la série (les auteurs se sont surement rendus compte de la pauvreté du premier tome), on essaye de créer un intérêt (pas une intrigue) : rivalités entre les services de sécurités, personnages mystérieux… mouais, mais ça ne fait pas tout. Le troisième tome clôt la fuite des deux héros sans aucune surprise (mais qui est l’inspecteur ?!). En bref le scenario est nul, le héros (l’étudiant) est vraiment très très c** et nous lâche des répliques du style « haaaaaa, je tombe ! »… la narration est à la hauteur du scénario, ridicule. Je me suis forcé à terminer cette série. Quelques dessins sont néanmoins très sympathiques mais ne font en rien oublier l’ennui que procure cette série. Je regrette l’achat des trois tomes.
Je suis légion
Un récit très prenant au démarrage, servi par la grande rigueur scénaristique de Fabien Nury. Le scénario est bâti comme une machinerie parfaite, chaque élément s'emboîtant parfaitement dans le précédent, sans temps mort ni dialogue superflu, exigeant du lecteur une attention soutenue et une bonne mémoire. Au bout de trois tomes, cette narration si enchevêtrée (plusieurs histoires se mêlent qui se rejoignent à la fin) et si élaborée peut lasser. A force de se concentrer pour comprendre et ne pas perdre le fil, l'intérêt s'émousse. Bon, et puis, il s'agit d'une énième relecture mythologique de l'histoire, avec entités surnaturelles qui interviennent en secret dans le cours des grands évènements. Bref, un épigone de l'histoire secrète ou du chant des Stryges. On pardonne à Fabien Nury parce qu'il s'en tire avec une telle maestria qu'il met une sorte de point final au genre. Difficile de faire mieux. Mais il serait surtout temps de faire autre chose... Un mot pour le dessin : la construction des pages est superbe, mais l'image donne une impression de rigidité et de froideur. Peut-être voulue, compte tenu du sujet.
Otogi Matsuri
Otogi Matsuri est une série mettant en scène un groupe d'ados et leur prof d'histoire qui défendent leur ville et ses habitants contre des monstres surgis de nulle part, à l’aide d’armes sacrées dont ils sont fortuitement entrés en possession. L’histoire ne fait pas dans la dentelle, on a droit à des monstres sanguinaires, des massacres, des morts violentes, le tout servi par avec un graphisme assez impressionnant par moments. Globalement, j'ai été très moyennement emballée par le scénario ; pour tout dire, je me suis un peu ennuyée et je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Le dessin par contre est vraiment très bon : précis, détaillé et très lisible même dans les scènes d’action, c'est dynamique, entraînant, il y a beaucoup de mouvement. Les monstres imaginés par l’auteur sont vraiment… monstrueux ! Ce récit est franchement cauchemardesque de ce point de vue, aucun doute là dessus. Il y a même parfois dans les premiers tomes des ambiances franchement oppressantes. Malheureusement, ça pèche vraiment du côté de la psychologie des personnages : on est un peu mis devant le fait accompli et on ne revient que très peu sur les origines de tout ça… De plus, la fin est hyper stéréotypée, le dessinateur a œuvré auparavant dans les jeux vidéo, et ça se sent : on a droit au traditionnel boss de fin de niveau super gros, super fort et qui sera vraiment à deux doigts de gagner. En conclusion : « Otogi Matsuri » est un manga au dessin très réussi, avec des bastons contre d’impressionnants monstres vraiment pas beaux, la mise en scène est efficace, on a droit à beaucoup d’action, mais il est un peu faible du côté des personnages auxquels on ne s'attache pas vraiment, c’est dommage. L’auteur explique en fin d’ouvrage qu’il a écrit et dessiné ce que son lectorat voulait lire, je pense que le problème est là : on est souvent impressionné par les dessins, mais rarement surpris par le scénario…
Logicomix
Pschhhhhhhhht... Logicomix a tout du pétard mouillé. Et pourtant j'étais très enthousiaste vu le sujet ! Objectivement, la lecture s'est faite dans la douleur. Non pas à cause du fond ; le sujet est très intéressant et aurait pu être passionnant ... mais bien à cause de la forme. Ce qui me chagrine, en fait, c'est que l'intérêt BD-istique de Logicomix est proche de zéro. Question fondamentale : le dessin apporte-t-il quelque chose ? Je ne parle pas seulement du trait, qui est insipide (autant au départ ça fait juste de la peine, autant à la longue c'est insupportable). Non ! Je parle du dessin. Je veux dire, est-ce que l'emploi du média "BD" se justifie ? Du point de vue narratif la réponse est... non. Le texte est découpé en bulles, puis en cases. Le livre est découpé en chapitres, et on a pris soin de rajouter quelques interjections envers le lecteur, quelques regards aussi, comme pour intéresser, ou s'assurer qu'on ne décroche pas. Il y a aussi quelques exercices de contre point entre les parties historiques et les narrateurs du présent. Techniquement c'est une BD donc, ça en suit tant bien que mal les basiques, mais le système narratif est inexistant. Et le découpage n'apporte rien, si ce n'est de la longueur. Du point de vue du graphisme la réponse est... non. Là ou certains concepts méritaient évidemment une mise en image. Là ou un beau dessin vaut mieux qu'un long discours, on n'aura le droit finalement à pas grand chose. Ce qui ne va pas c'est que ce qui est représenté n'a aucun intérêt. Les concepts restent enfermés dans le discours. Ce n'est pas cette quête mentale et existentielle des fondements de la logique qui est mise en image, mais la vie des narrateurs et des protagonistes historiques. Ca valait pourtant le coup je pense, de courber des droites, de contredire la géométrie, de former les concepts pour mieux les détruire ensuite, de dessiner l'indessinable en somme... Mais non. On aura juste des semblants d'équations sur des tableaux noirs, derrière des barbus soucieux. Le dessin est donc au niveau de "Martine fait des mathématiques" : j'écris sur un tableau noir et je dis à voix haute ce que je fais. Dessin et concept ne se marient jamais. Et on ne rentre jamais dans la tableau. Prenez L'art invisible, ou Alpha ... directions. En voilà des ouvrages où le graphisme et la narration apportent réellement. En voilà des ouvrages où le média BD se justifie, en voilà des ouvrages où les concepts incompréhensibles finissent par prendre une forme graphique qu'on croyait impossible. Reste alors le fond. L'idée est intéressante, les cross over aussi, mais finalement c'est long, un peu lourd et surtout on n'avance pas vraiment. On a sans cesse l'impression que la bonne idée va arriver mais elle est trop souvent fugace. Une petite phrase, des petits débats... les concepts sont souvent mal amenés et plus grave à mon sens, leur puissance n'est à aucun moment ressentie. Cette puissance conceptuelle est belle et bien énoncée, car le texte fait son travail, mais la BD, elle, n'y parvient pas. Finalement on énumère, on contredit, on s'implique, mais les auteurs ont beau se démener, on est rarement remué. Ce n'est donc jamais révolutionnaire, ni haletant. Finalement la démarche des logiciens est limpide, la démarche des auteurs de logicomix l'est beaucoup moins. Mieux vaut lire du Stephen W. Hawking si vous aimez la vraie bonne vulgarisation. Mieux vaut lire autre chose si vous aimez la bonne BD.
Taxi girl
Une série de Cauvin que je n'avais jamais lue. Voilà, c'est fait ... Franchement, ce n'est pas très drôle. Malgré quelques bonnes trouvailles, la série tourne rapidement en rond et surexploite les mêmes thèmes jusqu'à la lassitude. Pourtant, elle ne se compose que de deux tomes ... Le dessin de Laudec est correct mais ce style (plus réaliste que sur Cédric) ne permet pas à l'artiste de se lâcher sur ses expressions de visages. C'est donc, à mes yeux, trop raide pour le genre. Bof ...