Après "L'Atelier", la BD entièrement improvisée, Davodeau tente ici une nouvelle expérience audacieuse : la BD au scénario écrit par un enfant de 8 ans. Oui, oh, je sais, c'est de la provoc facile, de l'ironie lourde, on va encore me dire que j'insulte l'auteur, mais là, pour le coup, je trouve que c'est le lecteur qui peut se sentir insulté face à une histoire d'une telle bêtise, sans le moindre souci de vraisemblance. À croire que Davodeau nous prend pour des demeurés... Je ne vais pas vous détailler toutes les improbabilités du scénar, mais vraiment, à peu près rien n'est crédible, du début à la fin (parmi les plus belles invraisemblances : le Zidane local* qui se déplace sans garde du corps et accepte des rendez-vous chez des inconnus, les deux plus grosses stars de l'équipe de France qui jouent ensemble dans le même petit club de province...). Les personnages sont caricaturaux. L'intrigue est si mince que, pour remplir les 46 pages réglementaires, Davodeau est obligé d'y greffer de façon totalement artificielle une intrigue secondaire certes moins abracadabrante, mais sans intérêt. Pour finir, le sujet (comment les joueurs de foute sont dépossédés d'eux-mêmes par "ceux qui les aiment", mais aussi par leurs clubs, les journalistes...) est traité de façon très superficielle.
Si vous êtes encore en âge d'apprécier "Le Club des 5", vous aimerez peut-être ce sombre navet ; au- delà, j'ai des doutes.
*il s'appelle Titou, c'est un croisement de Tintin et Zizou. Au départ, Davodeau pensait utiliser un personnage appelé "Lucky Loche", croisement de Lucky Luke et Platoche, mais au dernier moment sa conseillère en marketing (celle qui lui a suggéré d'écrire une BD sur le foute parce que c'était LE sujet tendance du moment) lui a appris que Platini était à la retraite depuis longtemps.
A croire que je suis allergique aux avions; je détestais déjà Buck Danny alors Tanguy et Laverdure, même avec les touches d'humour du début, même avec Uderzo aux pinceaux, ça a du mal à passer. Un mystère énorme pour moi, je comprends pas comment cette série existe encore.
Jacques Martin c'est pour moi la BD historique dans tout ce qu'elle a de plus ennuyeux. Le dessin est figé et l'ensemble est d'un barbant... Une bonne punition pour les enfants qui ne font pas leurs devoirs.
Alors que je suis assez fan de Fred Duval dans ses séries d'action, j'ai pas du tout accroché à ce pastiche. J'ai pas trouvé ça franchement drôle et c'est de plus assez répétitif. J'suis pas sur que Duval soit dans son meilleur créneau avec cette BD. A l'inverse je suis assez séduit par les dessins et notamment le design des avions, assez impressionant malgré le côté humour.
"Paris-Londres" vient d'être réédité à L'Association, avec une couverture beaucoup plus jolie...
C'est sans aucune possibilité d'erreur une BD d'aventures. En effet, il arrive des trucs... Ah. Ben oui, il y a des personnages pouf pouf, ils font des choses pouf pouf, d'un début qui n'en est pas un pouf pouf jusqu'à une fin qui n'en est pas vraiment une pouf pouf.
La lecture est navrante d'ennui, et sans aucun intérêt, me rappelant beaucoup "Adieu Brindavoine"... :(
Il faut je pense absolument avoir lu au préalable "Le borgne Gauchet" et autres albums de Sfar de la même époque, parce que sinon -- et c'est mon cas -- on doit passer à côté de pas mal de choses.
Tout de même, on verra dans cet album le personnage du "Malka des lions", ainsi que certaines bases de ce qui deviendra "Le chat du rabbin", et "Pascin". Mais bon, ces préoccupations propres à Sfar sont à peu près les seules raisons que je vois à lire cet album. :(
Les affreux et Mai 68 (dans une moindre mesure) sont une déception. Pourtant les dessins de Bodart sont plutôt agréables, proches du style caricatural de Conrad. La déception vient plutôt du scénario de Yann qui se limite seulement à quelques allusions, bien senties il est vrai, des agissements de personnages assez connus des années 60. Bien que 'pastichant' des périodes de l'histoire 'contemporaine' peu glorieuses de la Belgique (congo post-colonial) et de la France (Mai 68 ), cela ne dispensait pas Yann de fournir au lecteur un scénario aussi peu consistant et un final suggéré, voire inexistant !
Si vous souhaitez lire cette série, je vous conseille ‘Mai 68’ qui est meilleur que le premier mais c'est loin d'être la révolution. Pour paraphraser, je dirais que la 'chienlit' c'est le premier tome, pas le deuxième !
Si l'on en croit la quatrième de couverture de l'album, Paul Pope, l'auteur d'"Escapo", est une star au Japon. Vu que son dessin est moche comme du manga, pour une fois, on pourrait croire à cette formule chère aux has been du show biz français... Oui, bon, je sais, les mangas ne sont pas tous moches, mais disons qu'il y a quand même beaucoup de mangas bien hideux et que ce comic leur ressemble...
Le scénario ne rattrape hélas pas cette laideur. Le thème de la première histoire, le monstre amoureux de la belle qui en aime un autre, plus beau, est terriblement usé. Et choisir un cirque comme décor à cette histoire est également très, très courant !! Sauf que d'habitude, l'amoureux malheureux est un clown, la belle une écuyère, et le bellâtre un trapéziste (sauf dans "Freaks", le film de Tod Browning, c'est vrai...). Là, on a un évasionniste, une équilibriste et un acrobate, mais ça ne change absolument rien. Et surtout, ça ne dit ou ne raconte vraiment rien de nouveau sur ce sujet maintes fois rebattu. Quant au pseudo-suspense (Escapo, par dépit amoureux, va-t-il laisser le piège le tuer ?), il est flingué d'entrée de jeu par la simple présence d'une deuxième histoire. Laquelle est à peine moins ratée.
Bref, pas la peine de perdre votre temps avec cette BD encore plus ennuyeuse qu'affreuse.
Une BD que j'avais lue en prépublication dans Bo-Doï, et qui m'avait attiré par un dessin agréable (oui, Uma est pas mal foutue quand même ;) et un scénario original, se déroulant dans le monde des diamantaires d'Anvers.
Un dessin assez conventionnel dont je ne suis pas un grand fan d'habitude, mais j'ai voulu essayer quand même la BD.
Ce premier tome pose les bases de la série, plante le décor et les personnages. Les dialogues sont parfois un peu pré-formatés (pour ne pas dire ridicules). Les personnages ont le mérite d'avoir un côté psychologique un peu plus creusé que dans d'autres séries. Mais à trop vouloir en faire, ils perdent en crédibilité et en authenticité...
J'ai regretté quelques imperfections sur le dessin, des détails un peu bâclés, enfin surtout un manque de constance, car sur certaines planches il n'y a rien à dire.
Une série qui nous présente un monde original, et c'est surtout là son intérêt...
C'est vrai que tout fan de manga doit arriver à cette conclusion : Eiji reprend tous les archétypes du manga de mauvaise qualité, les clichés et n'apporte rien d'original.
Le scénar faiblard et l'humour en-dessous du premier degré ne font pas mouche chez moi désolé.
Les dessins, pas terribles à la base, sont encore enlaidis par des couleurs bien moches. Mais le pire, c'est surtout la quasi-absence de scénario... Juste une succession de petits épisodes dépourvus du moindre intérêt, à l'intrigue aussi primitive que le protagoniste ("personnage chercher bouffe", "personnage se battre", "perssonnage se sauver" et, plus élaboré, "personnage rencontrer femelle"... presque hitchkockien, celui-là...). Heureusement que ça se finit très vite. Ca s'oublie aussitôt après.
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Après "L'Atelier", la BD entièrement improvisée, Davodeau tente ici une nouvelle expérience audacieuse : la BD au scénario écrit par un enfant de 8 ans. Oui, oh, je sais, c'est de la provoc facile, de l'ironie lourde, on va encore me dire que j'insulte l'auteur, mais là, pour le coup, je trouve que c'est le lecteur qui peut se sentir insulté face à une histoire d'une telle bêtise, sans le moindre souci de vraisemblance. À croire que Davodeau nous prend pour des demeurés... Je ne vais pas vous détailler toutes les improbabilités du scénar, mais vraiment, à peu près rien n'est crédible, du début à la fin (parmi les plus belles invraisemblances : le Zidane local* qui se déplace sans garde du corps et accepte des rendez-vous chez des inconnus, les deux plus grosses stars de l'équipe de France qui jouent ensemble dans le même petit club de province...). Les personnages sont caricaturaux. L'intrigue est si mince que, pour remplir les 46 pages réglementaires, Davodeau est obligé d'y greffer de façon totalement artificielle une intrigue secondaire certes moins abracadabrante, mais sans intérêt. Pour finir, le sujet (comment les joueurs de foute sont dépossédés d'eux-mêmes par "ceux qui les aiment", mais aussi par leurs clubs, les journalistes...) est traité de façon très superficielle. Si vous êtes encore en âge d'apprécier "Le Club des 5", vous aimerez peut-être ce sombre navet ; au- delà, j'ai des doutes. *il s'appelle Titou, c'est un croisement de Tintin et Zizou. Au départ, Davodeau pensait utiliser un personnage appelé "Lucky Loche", croisement de Lucky Luke et Platoche, mais au dernier moment sa conseillère en marketing (celle qui lui a suggéré d'écrire une BD sur le foute parce que c'était LE sujet tendance du moment) lui a appris que Platini était à la retraite depuis longtemps.
Tanguy et Laverdure
A croire que je suis allergique aux avions; je détestais déjà Buck Danny alors Tanguy et Laverdure, même avec les touches d'humour du début, même avec Uderzo aux pinceaux, ça a du mal à passer. Un mystère énorme pour moi, je comprends pas comment cette série existe encore.
Alix
Jacques Martin c'est pour moi la BD historique dans tout ce qu'elle a de plus ennuyeux. Le dessin est figé et l'ensemble est d'un barbant... Une bonne punition pour les enfants qui ne font pas leurs devoirs.
Lieutenant Mac Fly
Alors que je suis assez fan de Fred Duval dans ses séries d'action, j'ai pas du tout accroché à ce pastiche. J'ai pas trouvé ça franchement drôle et c'est de plus assez répétitif. J'suis pas sur que Duval soit dans son meilleur créneau avec cette BD. A l'inverse je suis assez séduit par les dessins et notamment le design des avions, assez impressionant malgré le côté humour.
Paris-Londres
"Paris-Londres" vient d'être réédité à L'Association, avec une couverture beaucoup plus jolie... C'est sans aucune possibilité d'erreur une BD d'aventures. En effet, il arrive des trucs... Ah. Ben oui, il y a des personnages pouf pouf, ils font des choses pouf pouf, d'un début qui n'en est pas un pouf pouf jusqu'à une fin qui n'en est pas vraiment une pouf pouf. La lecture est navrante d'ennui, et sans aucun intérêt, me rappelant beaucoup "Adieu Brindavoine"... :( Il faut je pense absolument avoir lu au préalable "Le borgne Gauchet" et autres albums de Sfar de la même époque, parce que sinon -- et c'est mon cas -- on doit passer à côté de pas mal de choses. Tout de même, on verra dans cet album le personnage du "Malka des lions", ainsi que certaines bases de ce qui deviendra "Le chat du rabbin", et "Pascin". Mais bon, ces préoccupations propres à Sfar sont à peu près les seules raisons que je vois à lire cet album. :(
Celestin Speculoos
Les affreux et Mai 68 (dans une moindre mesure) sont une déception. Pourtant les dessins de Bodart sont plutôt agréables, proches du style caricatural de Conrad. La déception vient plutôt du scénario de Yann qui se limite seulement à quelques allusions, bien senties il est vrai, des agissements de personnages assez connus des années 60. Bien que 'pastichant' des périodes de l'histoire 'contemporaine' peu glorieuses de la Belgique (congo post-colonial) et de la France (Mai 68 ), cela ne dispensait pas Yann de fournir au lecteur un scénario aussi peu consistant et un final suggéré, voire inexistant ! Si vous souhaitez lire cette série, je vous conseille ‘Mai 68’ qui est meilleur que le premier mais c'est loin d'être la révolution. Pour paraphraser, je dirais que la 'chienlit' c'est le premier tome, pas le deuxième !
Escapo
Si l'on en croit la quatrième de couverture de l'album, Paul Pope, l'auteur d'"Escapo", est une star au Japon. Vu que son dessin est moche comme du manga, pour une fois, on pourrait croire à cette formule chère aux has been du show biz français... Oui, bon, je sais, les mangas ne sont pas tous moches, mais disons qu'il y a quand même beaucoup de mangas bien hideux et que ce comic leur ressemble... Le scénario ne rattrape hélas pas cette laideur. Le thème de la première histoire, le monstre amoureux de la belle qui en aime un autre, plus beau, est terriblement usé. Et choisir un cirque comme décor à cette histoire est également très, très courant !! Sauf que d'habitude, l'amoureux malheureux est un clown, la belle une écuyère, et le bellâtre un trapéziste (sauf dans "Freaks", le film de Tod Browning, c'est vrai...). Là, on a un évasionniste, une équilibriste et un acrobate, mais ça ne change absolument rien. Et surtout, ça ne dit ou ne raconte vraiment rien de nouveau sur ce sujet maintes fois rebattu. Quant au pseudo-suspense (Escapo, par dépit amoureux, va-t-il laisser le piège le tuer ?), il est flingué d'entrée de jeu par la simple présence d'une deuxième histoire. Laquelle est à peine moins ratée. Bref, pas la peine de perdre votre temps avec cette BD encore plus ennuyeuse qu'affreuse.
Les Eternels
Une BD que j'avais lue en prépublication dans Bo-Doï, et qui m'avait attiré par un dessin agréable (oui, Uma est pas mal foutue quand même ;) et un scénario original, se déroulant dans le monde des diamantaires d'Anvers. Un dessin assez conventionnel dont je ne suis pas un grand fan d'habitude, mais j'ai voulu essayer quand même la BD. Ce premier tome pose les bases de la série, plante le décor et les personnages. Les dialogues sont parfois un peu pré-formatés (pour ne pas dire ridicules). Les personnages ont le mérite d'avoir un côté psychologique un peu plus creusé que dans d'autres séries. Mais à trop vouloir en faire, ils perdent en crédibilité et en authenticité... J'ai regretté quelques imperfections sur le dessin, des détails un peu bâclés, enfin surtout un manque de constance, car sur certaines planches il n'y a rien à dire. Une série qui nous présente un monde original, et c'est surtout là son intérêt...
Psychometrer Eiji
C'est vrai que tout fan de manga doit arriver à cette conclusion : Eiji reprend tous les archétypes du manga de mauvaise qualité, les clichés et n'apporte rien d'original. Le scénar faiblard et l'humour en-dessous du premier degré ne font pas mouche chez moi désolé.
L'Âge de raison
Les dessins, pas terribles à la base, sont encore enlaidis par des couleurs bien moches. Mais le pire, c'est surtout la quasi-absence de scénario... Juste une succession de petits épisodes dépourvus du moindre intérêt, à l'intrigue aussi primitive que le protagoniste ("personnage chercher bouffe", "personnage se battre", "perssonnage se sauver" et, plus élaboré, "personnage rencontrer femelle"... presque hitchkockien, celui-là...). Heureusement que ça se finit très vite. Ca s'oublie aussitôt après. Quand on pense qu'on peut gagner un prix à Angoulême avec ça...