Avant la lecture, ce qui frappe sûrement le plus, c'est le graphisme utilisé. Liberge cherche, expérimente, et le résultat est ici un mélange de photos largement retravaillées, de cases disposées un peu partout, et de techniques un peu plus classiques (du dessin, quoi). A voir, c'est assez dense.
Mais.
Mais je n'ai pas trouvé (pas du tout, même) que cet amoncellement servait la narration. Le contraste dessin (personnage) / photos et effets spéciaux (souvent le fond) est trop marqué, les uns ne se fondent pas dans l'autre, à l'image du lecteur que j'ai été qui ne s'est pas fondu dans l'histoire. Les textes sont souvent disposés de façon, disons spéciale, ce qui fait qu'on se perd et qu'on doit en lire trois avant de retrouver l'ordre de narration. C'est lourd.
Les mêmes textes -- et là c'est probablement parce que je m'ennuyais que j'ai cette impression -- sont plutôt lourds, ils sonnent faux, à la limite du prétentieux mélodramatique.
Les personnages sont à peine esquissés, leur psychologie est la même que leur épaisseur : faible ! Et ce malgré le cahier en fin d'album qui les décrit succintement.
Quant à l'histoire enfin, eh bien déjà on est embarqué dedans sans aucun préliminaire (au moins pour Le Dernier Marduk on était préparés pendant quelques pages), ensuite c'est une histoire de maison hantée d'une banalité qui me paraît affligeante (même si elle est inspirée de faits "réels"), et enfin -- et c'est ça qui me fait mettre une si mauvaise note -- c'est LONG ! On comprend rapidement le fin mot de l'histoire, on regarde avec perplexité le nombre de pages imposant qui reste : mais que va-t-il bien pouvoir se passer ?! Eh bien rien...
Alors voilà, ça m'a enervé, ce bouquin. :( Y compris au niveau de l'expérimentation graphique qui pour intéressante qu'elle soit ne sert en rien la narration.
Bref, pour finir sur quelque chose de positif : "si vous avez aimé Le dernier Marduk, lisez Tonnerre rampant".
Beuh...
C’était quoi ça ? Qu’est-ce que je viens de lire ? Je suis tombée dans un vortex déformatif de l'espace-temps hermannien qui m'a fait passer de la première page à la dernière page tout en s'arrangeant pour ne me laisser aucun souvenir de ce que contient cet album.
C'est embêtant, tout de même, je ne pourrai pas donner mon avis sur l'album.
Bon, sérieusement : il n'y a pas de scénario à proprement parler, juste un synopsis à partir duquel l'album est brodé. Il s'agit d'une suite de péripéties de types dont, à vrai dire, je n'avais franchement plus rien à foutre passé les premières pages. J'ai eu l'impression de lire une succession de cases sans intérêt.
Côté dessins, Hermann n'a plus à prouver qu'il sait y faire, et côté couleurs, ses aquarelles sont superbes.
La question se pose : est-ce que son seul album lisible est On a tué Wild Bill, ou bien il s'agit plutôt d'un ral-le-bol qui intervient après avoir lu 2-3 trucs de lui, parce que c'est toujours la même chose ? Je relis mes albums et je vous préviens.
Premier tome d’une série visiblement prévue en trois, ces Equilibres meurtriers ne m’ont pas vraiment convaincu. Vouloir marier polar et science fiction est une noble intention quand on sait le nombre de récits de qualité qu’une telle association ont pu nous apporter dans le passé (dans les domaines de la bande dessinée comme du roman ou du cinéma). Mais c’est une tentative à double tranchant car justement on a souvent en tête les ambiances ou les images d’une histoire qui nous a particulièrement marqué. Et parvenir à nous enchanter en nous montrant quelque chose de bien fait, bien pensé et de différent, n’est pas une tache aisée.
Ptoma s’y emploie quand même avec une évidente bonne volonté et parfois même des idées intéressantes mais la plupart du temps il m’a semblé se perdre dans des lieux communs et des impressions de déjà-vu persistantes et parfois agaçantes. Je passerai sur la liste de toutes ces références, conscientes ou non, qui me sont apparues en lisant cet album car après tout elles sont peut-être personnelles, mais elles m’ont gâché cette lecture.
La première partie est plutôt réussie pourtant. A mi chemin entre le polar classique et le récit d’investigation hardcore qui met en scène le serial killer un brin gore, les personnages à défaut d’originalité, faisaient montre de réalisme. Je m’étais préparé à la suite, impatient de voir comment les deux personnages qui mènent l’enquête s’en sortent. Hélas la suite dégringole en partant dans des directions avec lesquelles je n’ai jamais accroché. En voulant corser son scénario et l’étoffer avec des personnages complexes, des situations fantastiques, des allusions ésotériques ou religieuses, Ptoma m’a perdu. On ne tarde d’ailleurs pas à tomber dans le grand n’importe quoi et tous les mystères amenés pour inciter à la lecture de la suite ne m’ont jamais convaincu. Bref, je n’ai trouvé aucune envie à attendre la suite de ce premier tome.
Car le dessin ne sauve pas ce scénario maladroit et trop impersonnel. Au contraire même puisque si le trait n’est pas forcément laid, ces couleurs artificielles donnent lieu à des ambiances froides, fades, sans âme. Du reste l’abus de plans rapprochés et de portraits écrase les perspectives et on a un réel manque de retrait (à tous points de vue) en lisant cet album. Tout cela manque singulièrement de liant, de personnalité, et c’est bien dommage, certaines idées auraient mérité un traitement différent, de scénario et de dessin…
Je m'excuse, car c'est vrai que ça part d'une très bonne intention, cette BD.
Mais moi, franchement, je trouve ça zéro!
Outre les dessins qui me laissent froid, l'histoire qui est censée sensibiliser les jeunes au problème du sida était peut-être fort originale il y a 10 ans, mais aujourd'hui, il y a des ouvrages bien plus intéressants et plus utiles, et surtout bien moins caricaturaux sur la jeunesse actuelle...
Bref, à oublier illico, vraiment sans intérêt.
Je n'ai jamais aimé "Achille Talon". Ca ne m'a jamais fait rire, ni même sourire. En fait, je trouve ça lourd. J'ai l'impression que ça se veut subtil (trop pour moi peut-être), et ça manque son but à chaque fois. A mon avis, le problème réside dans la longueur des discours, c'est super fatiguant... Moi ça me fait déccrocher à chaque fois au bout de deux minutes, ça ne loupe jamais...
Et dans une série d'humour "normale", les gags se renouvèlent, il y a des innovations (enfin il vaut mieux...), mais là, tout est basé sur un truc, donc ça devient vite monotone, lassant...
Le graphisme, je le trouve moyen, pas bien recherché. Propre et net cependant, mais je ne suis pas spécialement fan. (y a pire cependant).
Les couleurs ne sont pas spécialement des plus attrayantes en plus donc, ça ne plaide pas en faveur de cette bd.
Je ne suis définitivement pas le type de public visé pour cette bd, car pas un gag ne m'a amusé (pourtant j'en ai lu).
En même temps Greg fait partie des incontournables, donc lisez si vous pouvez...
J'ai été très déçu par cette histoire... :( Qui fait pourtant partie de la collection "Encrages", très souvent intéressante.
Les dessins sont mauvais, il faut le dire. Les traits sont grossiers, le style aussi.
Mais le pire, c'est que le scénario de cette bande dessinée ne rattrappe même pas la médiocrité des dessins : l'histoire est lassante, sans grand intérêt... très dure à finir...
Voilà mon avis, je suis désolé d'être aussi dur avec ces auteurs, c'est rare, mais justifié dans ce cas...
J'irai même plus loin que Don Lope.
Le dessin est certes lêché, malgré quelques défauts de jeunesse et de tics maladroits, mais le scénario est une catastrophe. L'univers manque vraiment d'originalité et le tout repose sur des ressorts beaucoup trop faciles.
SPOILER
Le coup de l'adresse sur la lettre, la nana du héros qui trahit, le héros issu d'une expérience...
FIN DU SPOILER
La voix off du début est ridicule, les influences de classiques de la SF sont bien trop présentes, et il y a de grosses incohérences dans la SF proposée : peut-on parler de réseau informatique ayant tellement évolué qu'il donne la vie, et encore parler de câbles et de circuits imprimés, qui sont des concepts dépassés?
Bref, un album très décevant.
Par contre, les couleurs sont bien réussies.
A la lecture des premiers albums, on peut croire que la série est partie pour être agréable à lire, sans grande originalité mais avec quelques rebondissements intéressants, des nouveaux personnages et décors...
Finalement, après avoir lu le 5ème album, on se rend compte que s'il y a effectivement des nouveautés, elles sont uniquement dans le décor. La trame du reste ne change pas, les rebondissements sont d'une facilité écoeurante, le tout est bercé dans une pseudo-morale ("cette épreuve a permis d'apprendre à mes jeunes que de tout mal peut sortir un bien"), bref, la relecture du premier tome nous en apprend plus sur l'histoire que la lecture des 4 suivants. :(
Pour le dessin, ben ça va, pas extraordinaire non plus, couleurs et ombres à l'ordinateur, mais bon, si on aime le genre, il est correct. Mais comme pour un film, l'abondance d'effets spéciaux ne permet que de souligner à quel point le scénario reste creux.
Ahlala. Après avoir lu La nuit de l'inca du même dessinateur et être un peu tombé sous le charme particulier de son dessin tout aussi particulier, voilà-t-y pas que je tombe par hasard sur cet album en librairie. Feuilletage rapide : le dessin est plutôt pas mal malgré les couleurs un peu brillantes. Hop, emporté.
Sauf que c'est quand on tourne la première page qu'on s'aperçoit qu'elle formait un gag. Ah bon. O_o
Les gags suivants sont du même acabit : ils tombent com-plè-te-ment à plat et n'ont même pas pu m'arracher un sourire. C'est chez Dupuis que cette série aurait dû être publiée, à côté des Crannibales par exemple... L'humour est d'une inoriginalité confondante, d'un convenu faramineux, quand il y en a, car parfois on se demande vraiment ce qu'il y a de drôle. Pourtant c'est bien le même Pierre Veys qui a fait Baker Street, non ? Ô_o
A part ça le dessin de Duchazeau est bien sympa, mais bon voilà, hein.
Après la première lecture de "Banana Fight" et à chaud, ma première réaction est une vraie grosse déception. Je m’étais souvent tâté pour acheter cet album depuis sa sortie et au bout d’un an, de passage à Paname j’ai profité de l’ex-libris commercialisé par Fantasmagorie pour enfin acheter la BD.
Il faut dire que les couleurs et le dessin sont franchement attirants. Quand on ouvre la BD dans les allées de notre librairie préférée tout au moins. Car une fois chez soi bien tranquillement installé avec un bon café pendant qu’il pleut dehors*, la magie n’opère pas. Le dessin apparaît finalement certes très coloré mais pas vraiment beau. Pire même, les visages n’expriment rien, à l’image des personnages eux mêmes, au mieux fades, au pire inutiles.
Car le scénario est bien le très gros point faible de ce premier tome : l’histoire est totalement décousue, les auteurs ouvrent de nombreuses portes sans jamais aller plus loin. C’est donc une histoire très superficielle qui nous est proposée, avec des références qui n’ont aucune explication, aucun but bref, qui tombent complètement à plat. Les personnages n’ont pas d’âme, ils sortent de nulle part et franchement l’histoire ne donne pas envie de savoir où ils vont aller dans le futur tome 2. Le trio de gamins emmené par Banana n’a aucune dimension dramatique, aucune légitimité héroïque ou anti-héroïque, ils sont des personnages sans intérêt, plats, sans saveur, trop niais pour être adultes et trop peu innocents pour être des enfants. Bref, ils ont une personnalité bâtarde qui leur donne bien peu de relief. Le fou et Mariscal n’ont pas plus d’intérêt et sont eux aussi très transparents, et à part le Kanadian, monstre classique mais efficace dans son rôle de gros bourrin repenti, les personnages de ce récit m’ont énormément déçu. Enfin l’arrivée du nouveau personnage féminin à la fin du récit m’est apparue grandiloquente et ridicule.
Bref, un album à oublier.
*c’est la mode de la BD autobiographique alors pourquoi pas une chronique autobiographique hein ?
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Tonnerre Rampant
Avant la lecture, ce qui frappe sûrement le plus, c'est le graphisme utilisé. Liberge cherche, expérimente, et le résultat est ici un mélange de photos largement retravaillées, de cases disposées un peu partout, et de techniques un peu plus classiques (du dessin, quoi). A voir, c'est assez dense. Mais. Mais je n'ai pas trouvé (pas du tout, même) que cet amoncellement servait la narration. Le contraste dessin (personnage) / photos et effets spéciaux (souvent le fond) est trop marqué, les uns ne se fondent pas dans l'autre, à l'image du lecteur que j'ai été qui ne s'est pas fondu dans l'histoire. Les textes sont souvent disposés de façon, disons spéciale, ce qui fait qu'on se perd et qu'on doit en lire trois avant de retrouver l'ordre de narration. C'est lourd. Les mêmes textes -- et là c'est probablement parce que je m'ennuyais que j'ai cette impression -- sont plutôt lourds, ils sonnent faux, à la limite du prétentieux mélodramatique. Les personnages sont à peine esquissés, leur psychologie est la même que leur épaisseur : faible ! Et ce malgré le cahier en fin d'album qui les décrit succintement. Quant à l'histoire enfin, eh bien déjà on est embarqué dedans sans aucun préliminaire (au moins pour Le Dernier Marduk on était préparés pendant quelques pages), ensuite c'est une histoire de maison hantée d'une banalité qui me paraît affligeante (même si elle est inspirée de faits "réels"), et enfin -- et c'est ça qui me fait mettre une si mauvaise note -- c'est LONG ! On comprend rapidement le fin mot de l'histoire, on regarde avec perplexité le nombre de pages imposant qui reste : mais que va-t-il bien pouvoir se passer ?! Eh bien rien... Alors voilà, ça m'a enervé, ce bouquin. :( Y compris au niveau de l'expérimentation graphique qui pour intéressante qu'elle soit ne sert en rien la narration. Bref, pour finir sur quelque chose de positif : "si vous avez aimé Le dernier Marduk, lisez Tonnerre rampant".
Caatinga
Beuh... C’était quoi ça ? Qu’est-ce que je viens de lire ? Je suis tombée dans un vortex déformatif de l'espace-temps hermannien qui m'a fait passer de la première page à la dernière page tout en s'arrangeant pour ne me laisser aucun souvenir de ce que contient cet album. C'est embêtant, tout de même, je ne pourrai pas donner mon avis sur l'album. Bon, sérieusement : il n'y a pas de scénario à proprement parler, juste un synopsis à partir duquel l'album est brodé. Il s'agit d'une suite de péripéties de types dont, à vrai dire, je n'avais franchement plus rien à foutre passé les premières pages. J'ai eu l'impression de lire une succession de cases sans intérêt. Côté dessins, Hermann n'a plus à prouver qu'il sait y faire, et côté couleurs, ses aquarelles sont superbes. La question se pose : est-ce que son seul album lisible est On a tué Wild Bill, ou bien il s'agit plutôt d'un ral-le-bol qui intervient après avoir lu 2-3 trucs de lui, parce que c'est toujours la même chose ? Je relis mes albums et je vous préviens.
Les Equilibres meurtriers
Premier tome d’une série visiblement prévue en trois, ces Equilibres meurtriers ne m’ont pas vraiment convaincu. Vouloir marier polar et science fiction est une noble intention quand on sait le nombre de récits de qualité qu’une telle association ont pu nous apporter dans le passé (dans les domaines de la bande dessinée comme du roman ou du cinéma). Mais c’est une tentative à double tranchant car justement on a souvent en tête les ambiances ou les images d’une histoire qui nous a particulièrement marqué. Et parvenir à nous enchanter en nous montrant quelque chose de bien fait, bien pensé et de différent, n’est pas une tache aisée. Ptoma s’y emploie quand même avec une évidente bonne volonté et parfois même des idées intéressantes mais la plupart du temps il m’a semblé se perdre dans des lieux communs et des impressions de déjà-vu persistantes et parfois agaçantes. Je passerai sur la liste de toutes ces références, conscientes ou non, qui me sont apparues en lisant cet album car après tout elles sont peut-être personnelles, mais elles m’ont gâché cette lecture. La première partie est plutôt réussie pourtant. A mi chemin entre le polar classique et le récit d’investigation hardcore qui met en scène le serial killer un brin gore, les personnages à défaut d’originalité, faisaient montre de réalisme. Je m’étais préparé à la suite, impatient de voir comment les deux personnages qui mènent l’enquête s’en sortent. Hélas la suite dégringole en partant dans des directions avec lesquelles je n’ai jamais accroché. En voulant corser son scénario et l’étoffer avec des personnages complexes, des situations fantastiques, des allusions ésotériques ou religieuses, Ptoma m’a perdu. On ne tarde d’ailleurs pas à tomber dans le grand n’importe quoi et tous les mystères amenés pour inciter à la lecture de la suite ne m’ont jamais convaincu. Bref, je n’ai trouvé aucune envie à attendre la suite de ce premier tome. Car le dessin ne sauve pas ce scénario maladroit et trop impersonnel. Au contraire même puisque si le trait n’est pas forcément laid, ces couleurs artificielles donnent lieu à des ambiances froides, fades, sans âme. Du reste l’abus de plans rapprochés et de portraits écrase les perspectives et on a un réel manque de retrait (à tous points de vue) en lisant cet album. Tout cela manque singulièrement de liant, de personnalité, et c’est bien dommage, certaines idées auraient mérité un traitement différent, de scénario et de dessin…
Jo
Je m'excuse, car c'est vrai que ça part d'une très bonne intention, cette BD. Mais moi, franchement, je trouve ça zéro! Outre les dessins qui me laissent froid, l'histoire qui est censée sensibiliser les jeunes au problème du sida était peut-être fort originale il y a 10 ans, mais aujourd'hui, il y a des ouvrages bien plus intéressants et plus utiles, et surtout bien moins caricaturaux sur la jeunesse actuelle... Bref, à oublier illico, vraiment sans intérêt.
Achille Talon
Je n'ai jamais aimé "Achille Talon". Ca ne m'a jamais fait rire, ni même sourire. En fait, je trouve ça lourd. J'ai l'impression que ça se veut subtil (trop pour moi peut-être), et ça manque son but à chaque fois. A mon avis, le problème réside dans la longueur des discours, c'est super fatiguant... Moi ça me fait déccrocher à chaque fois au bout de deux minutes, ça ne loupe jamais... Et dans une série d'humour "normale", les gags se renouvèlent, il y a des innovations (enfin il vaut mieux...), mais là, tout est basé sur un truc, donc ça devient vite monotone, lassant... Le graphisme, je le trouve moyen, pas bien recherché. Propre et net cependant, mais je ne suis pas spécialement fan. (y a pire cependant). Les couleurs ne sont pas spécialement des plus attrayantes en plus donc, ça ne plaide pas en faveur de cette bd. Je ne suis définitivement pas le type de public visé pour cette bd, car pas un gag ne m'a amusé (pourtant j'en ai lu). En même temps Greg fait partie des incontournables, donc lisez si vous pouvez...
Toile Cirée
J'ai été très déçu par cette histoire... :( Qui fait pourtant partie de la collection "Encrages", très souvent intéressante. Les dessins sont mauvais, il faut le dire. Les traits sont grossiers, le style aussi. Mais le pire, c'est que le scénario de cette bande dessinée ne rattrappe même pas la médiocrité des dessins : l'histoire est lassante, sans grand intérêt... très dure à finir... Voilà mon avis, je suis désolé d'être aussi dur avec ces auteurs, c'est rare, mais justifié dans ce cas...
Les Chroniques de Magon
J'irai même plus loin que Don Lope. Le dessin est certes lêché, malgré quelques défauts de jeunesse et de tics maladroits, mais le scénario est une catastrophe. L'univers manque vraiment d'originalité et le tout repose sur des ressorts beaucoup trop faciles. SPOILER Le coup de l'adresse sur la lettre, la nana du héros qui trahit, le héros issu d'une expérience... FIN DU SPOILER La voix off du début est ridicule, les influences de classiques de la SF sont bien trop présentes, et il y a de grosses incohérences dans la SF proposée : peut-on parler de réseau informatique ayant tellement évolué qu'il donne la vie, et encore parler de câbles et de circuits imprimés, qui sont des concepts dépassés? Bref, un album très décevant. Par contre, les couleurs sont bien réussies.
Les Technopères
A la lecture des premiers albums, on peut croire que la série est partie pour être agréable à lire, sans grande originalité mais avec quelques rebondissements intéressants, des nouveaux personnages et décors... Finalement, après avoir lu le 5ème album, on se rend compte que s'il y a effectivement des nouveautés, elles sont uniquement dans le décor. La trame du reste ne change pas, les rebondissements sont d'une facilité écoeurante, le tout est bercé dans une pseudo-morale ("cette épreuve a permis d'apprendre à mes jeunes que de tout mal peut sortir un bien"), bref, la relecture du premier tome nous en apprend plus sur l'histoire que la lecture des 4 suivants. :( Pour le dessin, ben ça va, pas extraordinaire non plus, couleurs et ombres à l'ordinateur, mais bon, si on aime le genre, il est correct. Mais comme pour un film, l'abondance d'effets spéciaux ne permet que de souligner à quel point le scénario reste creux.
Igor et les monstres
Ahlala. Après avoir lu La nuit de l'inca du même dessinateur et être un peu tombé sous le charme particulier de son dessin tout aussi particulier, voilà-t-y pas que je tombe par hasard sur cet album en librairie. Feuilletage rapide : le dessin est plutôt pas mal malgré les couleurs un peu brillantes. Hop, emporté. Sauf que c'est quand on tourne la première page qu'on s'aperçoit qu'elle formait un gag. Ah bon. O_o Les gags suivants sont du même acabit : ils tombent com-plè-te-ment à plat et n'ont même pas pu m'arracher un sourire. C'est chez Dupuis que cette série aurait dû être publiée, à côté des Crannibales par exemple... L'humour est d'une inoriginalité confondante, d'un convenu faramineux, quand il y en a, car parfois on se demande vraiment ce qu'il y a de drôle. Pourtant c'est bien le même Pierre Veys qui a fait Baker Street, non ? Ô_o A part ça le dessin de Duchazeau est bien sympa, mais bon voilà, hein.
Banana fight
Après la première lecture de "Banana Fight" et à chaud, ma première réaction est une vraie grosse déception. Je m’étais souvent tâté pour acheter cet album depuis sa sortie et au bout d’un an, de passage à Paname j’ai profité de l’ex-libris commercialisé par Fantasmagorie pour enfin acheter la BD. Il faut dire que les couleurs et le dessin sont franchement attirants. Quand on ouvre la BD dans les allées de notre librairie préférée tout au moins. Car une fois chez soi bien tranquillement installé avec un bon café pendant qu’il pleut dehors*, la magie n’opère pas. Le dessin apparaît finalement certes très coloré mais pas vraiment beau. Pire même, les visages n’expriment rien, à l’image des personnages eux mêmes, au mieux fades, au pire inutiles. Car le scénario est bien le très gros point faible de ce premier tome : l’histoire est totalement décousue, les auteurs ouvrent de nombreuses portes sans jamais aller plus loin. C’est donc une histoire très superficielle qui nous est proposée, avec des références qui n’ont aucune explication, aucun but bref, qui tombent complètement à plat. Les personnages n’ont pas d’âme, ils sortent de nulle part et franchement l’histoire ne donne pas envie de savoir où ils vont aller dans le futur tome 2. Le trio de gamins emmené par Banana n’a aucune dimension dramatique, aucune légitimité héroïque ou anti-héroïque, ils sont des personnages sans intérêt, plats, sans saveur, trop niais pour être adultes et trop peu innocents pour être des enfants. Bref, ils ont une personnalité bâtarde qui leur donne bien peu de relief. Le fou et Mariscal n’ont pas plus d’intérêt et sont eux aussi très transparents, et à part le Kanadian, monstre classique mais efficace dans son rôle de gros bourrin repenti, les personnages de ce récit m’ont énormément déçu. Enfin l’arrivée du nouveau personnage féminin à la fin du récit m’est apparue grandiloquente et ridicule. Bref, un album à oublier. *c’est la mode de la BD autobiographique alors pourquoi pas une chronique autobiographique hein ?