Hé hé...
Le gardien de la lance...
Une blague, cette BD. Que dis-je, une imposture!
J'ai été bien inspiré, ce jour là, de commencer la BD en librairie, ça m'a évité une bien mauvaise surprise à domicile.
Les séries Z, il y a les bonnes et les mauvaises. Les gros nanars, "affligeants mais hilarants" comme dirait le critique de cinéma François Forestier, dont on ne peut nier qu'on les lit avec plaisir, le sourire aux lèvres, comme Les enfants d'Eve de Bernard Werber. Et puis les gros navets, qui sont juste tout pourris. Comme Exit, de Bernard Werber (décidément). Hélas pour elle, la série "Zone d'ombre", arrêtée au bout des 3 épisodes réunis dans cette intégrale (qui forment cependant une histoire complète) appartient à la deuxième catégorie. Celle des mauvaises BDs. Des BDs mal fichues qu'on lit vraiment sans plaisir aucun. Pourtant les ingrédients habituels du gros nanar sont là : le scénario est débile, les dialogues risibles feraient passer les répliques d'un film de Vin Diesel pour du Shakespeare, et même le dessin est moche, ce qui peut surprendre de la part de JRJR. Et il y a bien quelques moments involontairement drôles, comme le coup de théâtre ridicule qui survient avant l'épilogue (je vous dis rien au cas où vous voudriez lire la BD quand même). Mais malgré tout, il manque ce je-ne-sais-quoi qui fait qu'une série Z devient culte. Du coup il ne reste qu'une BD archi-mauvaise, une des pires que j'aie lues cette année, et pourtant j'ai lu Les Aventures de Bigard et Joséphine ange gardien, c'est vous dire.
Située dans un monde où il n'y a visiblement pas de police des polices, puisque notre ripou de la brigade des stups n'hésite pas à arborer ses costards à 5000 dollars pendant ses heures de travail sans crainte d'éveiller les soupçons, l'intrigue vaguement repompée sur celle du Punisher repose sur une fausse bonne idée que je trouve, pour ma part, particulièrement idiote : le purgatoire où vont, après la mort, les âmes qui ne méritent ni le paradis ni l'enfer, est un endroit dangereux qui doit être surveillé par une escouade de police de choc. C'est c'laaaaaaa, ouiiiiiii... Bon, même en tant que non-croyant, je veux bien admettre le temps d'une BD qu'il y a un paradis, un enfer et un purgatoire pour héberger les âmes des morts, mais l'idée que toutes ces âmes égarées n'aient pour seul but que de se foutre sur la tronche en espérant ne pas se faire poirer par ces superflics qui peuvent lancer des rayons de la mort façon "Dragon Ball Z" à l'aide d'insignes de police hi-tech me paraît en revanche absolument grotesque. A moins de totalement débrancher votre cerveau pendant la lecture, tout le fonctionnement de cette "zone d'ombre" risque de vous sembler idiot et dépourvu de sens... Pourquoi certaines âmes gardent leur aspect terrestre et d'autres ressemblent à des mutants grisâtres ? Comment les âmes, immatérielles par définition, peuvent-elle subir blessures et souffrances physiques ? Puisqu'il n'y a plus ni richesse ni puissance à tirer de ses mauvais penchants, pourquoi certaines âmes continuent à se comporter comme des méchants de James Bond au lieu de faire profil bas à défaut d'essayer de se racheter ? Pourquoi y a-t-il un monument à la mémoire d'un mort dans ce lieu où chacun ne devrait de toutes façons espérer qu'un séjour le plus bref possible ? Pourquoi ce lieu semble dépourvu de tout caractère religieux alors qu'il obéit de toute évidence à des notions très chrétiennes de Bien, de Mal et de rédemption ? Trop de "pourquoi" dont la seule réponse est malheureusement "parce que les auteurs étaient tellement persuadés que leur idée de départ était géniale qu'ils n'ont pas réfléchi une seconde aux conneries qu'ils écrivaient".
Bon, comme ce texte commence à traîner en longueur, je n'insiste pas trop sur le manque d'originalité et le comportement improbable du personnage principal (voir sa réaction placide à l'annonce de sa propre mort par exemple), qui semble avoir été pioché dans un catalogue de personnages-types pour scénaristes en panne d'inspiration.
On sourit parfois face à un ratage aussi catastrophique, mais pas assez souvent, et au final, c'est vraiment trop ennuyeux et agaçant pour mériter d'être considéré comme un nanar plutôt que comme un navet.
Dingue ce que l'on peut lire en moins de 40 secondes à la Fnac.
Ceci est donc l'histoire du petit bonhomme du logo Bic qui veut rencontrer la dame du logo des toilettes mais il n'a pas d'argent pour l'inviter au Paintball, en boite de nuit, au restaurant etc. et en plus elle est déjà avec le monsieur des toilettes. Voilà l'intégralité de l'histoire de ce titre qui coûte tout de même 4€, et qui est présenté dans joli petit album cartonné avec du papier épais comme il faut. C'est très cher pour ce que c'est, et parfaitement inutile . . .
Bref à oublier
Un bel écrin pour quelques pages de vide. Je ne peux pas dire que c'est mauvais, c'est tellement vide. C'est une histoire qui se raconterait en une planche vendue au prix d'un petit album.
Physiquement, l'album est joli et de belle qualité. Couverture solide, album broché, papier de qualité.
Mais y a rien dedans, quoi...
Une image par planche. Chaque image utilise la symbolique de la vie courante : symboles des toilettes, des restaurants, no smoking, etc., pour raconter une histoire très simple et surtout qui se résume en une petite phrase.
Ca se lit en 30 secondes, ça ne fait pas rire, pas sourire, on est loin de crier au génie ou à l'originalité.
C'est pas particulièrement mauvais, c'est juste que c'est du vide vendu à un prix qui n'a rien à voir avec le contenu.
Bon, avant de parler de l’humour assez douteux de cette BD, j’aimerais quand même attirer votre attention sur son plus gros problème : ces strips étaient à l’origine publiés sur un blog quotidiennement, et collaient donc à l’actualité du jour. Ils font souvent référence à un événement télévisé bien particulier, un discours de Bush, un attentat en Afghanistan, … et du coup en lisant ça hors contexte, 3 ans après, on se sent un peu à côté de la plaque, et beaucoup de strips sont incompréhensibles.
Comme en plus c’est pas toujours drôle (c’est le moins qu’on puisse dire), et très grossier (j’ai lu ça en VO, et il doit y avoir en moyenne 2 fuck, 3 shit et 5 bastard par phylactère), je me demande bien pourquoi Denoël a décidé de publier ce désastre en France.
Je pourrais au moins le dire maintenant : je l'ai lue et c'est... vraiment nul !
Bigard est réputé pour ses gags gras et ses gros mots faciles : eh bien, je trouve cette BD largement plus grasse et vulgaire encore que ses sketchs. Au milieu de gags totalement plats malgré la quantité de sperme, cul, bite, couille, etc., on trouve des reprises de blagues vulgaires connues, des private jokes minables destinées aux fans de Bigard, et des gags totalement scatos. Niveau humour, c'est nul, totalement nul. Je n'ai souri qu'une seule fois de tout l'album (la cage aux chauve-souris). En outre, l'aspect macho et ultra-mysogine en est presque nauséeux.
Le dessin aussi est plus que médiocre. C'est bien simple, c'est bien sûr Bigard qu'on voit sur chaque case mais le dessinateur ne sait tellement pas le dessiner qu'il le représente quasiment en permanence avec le même 3/4 figé. En outre, j'ai bien l'impression que certaines cases, où les décors sont étonnamment plus réussis que sur la plupart des planches, sont carrément pompées sur des cases d'autres BDs (je pense notamment à la page 20 où la "femme" de Bigard se met à sonner l'alarme dans la rue : ça ne vous rappelle pas l'image de fin du gag de Gaston Lagaffe quand son réveil géant sonne au milieu de la nuit ? Je pense également entre autres au poivrot de la page 40 qui me rappelle grandement le M. Dupilon de Spirou...).
Bref, c'est nul.
Mon dieu !
Ayant décidé d'alterner les styles, je suis tombé récemment sur cette triste b.d…
Je pensai en l’ouvrant pouvoir au minimum rigoler un bon coup sur le dos des bon pères de famille catho à défaut de pouvoir me faire plaisir sur l’esthétique. Que nenni ! Je n’ai même pas souri une seule fois… Au mieux, je pense que cela doit se rapprocher du film « les choristes » avec une petite touche de nostalgie. C’est décevant. Mais probablement aussi car je m’attendais à de l’humour.
Quand j'étais gosse, j'adorais Manu, je le trouvais plus marrant et plus accessible que Lucien, mais maintenant c'est l'inverse. Sa bouille m'énerve, les gags tombent souvent à l'eau parce que trop prévisibles, le trait est classique et sans profondeur, bref du très médiocre. Ca fait toujours du mal de noter 1/5 une bédé que vous avez adoré plus jeune (surtout quand vous avez tous les tomes), mais là je ne vois pas mieux. Même le dernier tome, où les histoires sont plus longues, n'est pas meilleur.
La décence m'empêche de dire ici les mots exacts de ce que je pense du niveau de cette BD.
Ca commence avec le dessin que je trouve tout simplement mauvais. A mes yeux, c'est le dessin d'un adolescent qui a très mal assimilé ses nombreuses références mangas : Les Chevaliers du Zodiaque, Ken le survivant, Akira et compagnie. C'est un dessin amateur, affreusement colorisé à l'informatique, avec des angles bizarres et ratés en permanence pour donner un genre mais surtout pour rendre la narration d'une confusion impressionnante.
Le scénario est d'un classique complet, le genre de scénario de très mauvais shonen avec un gamin qui a hérité de son père mystérieux des pouvoirs de combats qui apparaissent quand il est énervé ou en danger de mort, des dialogues indigents, des situations d'une platitude totale, un scénario prévisible en permanence.
Oeuvre de jeunesse, c'est le moins qu'on puisse dire de cette très mauvaise BD. Je m'étonne qu'un éditeur aie pu la publier telle quelle même si c'était pour couler ensuite.
Ben, moi qui suis loin d'être un fan des mangas en général, j'ai vraiment pas aimé celui-là...
Je n'accroche pas du tout au scénario, je le trouve mou, sans grands changements. Les dessins ne rattrapent pas le niveau : c'est pas terrible (Ayamine ne sait pas dessiner des seins, ou quoi ?).
Moi qui voulais me lancer dans le manga, je suis vachement déçu, tiens...
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Le Gardien de la Lance
Hé hé... Le gardien de la lance... Une blague, cette BD. Que dis-je, une imposture! J'ai été bien inspiré, ce jour là, de commencer la BD en librairie, ça m'a évité une bien mauvaise surprise à domicile.
Zone d'ombre
Les séries Z, il y a les bonnes et les mauvaises. Les gros nanars, "affligeants mais hilarants" comme dirait le critique de cinéma François Forestier, dont on ne peut nier qu'on les lit avec plaisir, le sourire aux lèvres, comme Les enfants d'Eve de Bernard Werber. Et puis les gros navets, qui sont juste tout pourris. Comme Exit, de Bernard Werber (décidément). Hélas pour elle, la série "Zone d'ombre", arrêtée au bout des 3 épisodes réunis dans cette intégrale (qui forment cependant une histoire complète) appartient à la deuxième catégorie. Celle des mauvaises BDs. Des BDs mal fichues qu'on lit vraiment sans plaisir aucun. Pourtant les ingrédients habituels du gros nanar sont là : le scénario est débile, les dialogues risibles feraient passer les répliques d'un film de Vin Diesel pour du Shakespeare, et même le dessin est moche, ce qui peut surprendre de la part de JRJR. Et il y a bien quelques moments involontairement drôles, comme le coup de théâtre ridicule qui survient avant l'épilogue (je vous dis rien au cas où vous voudriez lire la BD quand même). Mais malgré tout, il manque ce je-ne-sais-quoi qui fait qu'une série Z devient culte. Du coup il ne reste qu'une BD archi-mauvaise, une des pires que j'aie lues cette année, et pourtant j'ai lu Les Aventures de Bigard et Joséphine ange gardien, c'est vous dire. Située dans un monde où il n'y a visiblement pas de police des polices, puisque notre ripou de la brigade des stups n'hésite pas à arborer ses costards à 5000 dollars pendant ses heures de travail sans crainte d'éveiller les soupçons, l'intrigue vaguement repompée sur celle du Punisher repose sur une fausse bonne idée que je trouve, pour ma part, particulièrement idiote : le purgatoire où vont, après la mort, les âmes qui ne méritent ni le paradis ni l'enfer, est un endroit dangereux qui doit être surveillé par une escouade de police de choc. C'est c'laaaaaaa, ouiiiiiii... Bon, même en tant que non-croyant, je veux bien admettre le temps d'une BD qu'il y a un paradis, un enfer et un purgatoire pour héberger les âmes des morts, mais l'idée que toutes ces âmes égarées n'aient pour seul but que de se foutre sur la tronche en espérant ne pas se faire poirer par ces superflics qui peuvent lancer des rayons de la mort façon "Dragon Ball Z" à l'aide d'insignes de police hi-tech me paraît en revanche absolument grotesque. A moins de totalement débrancher votre cerveau pendant la lecture, tout le fonctionnement de cette "zone d'ombre" risque de vous sembler idiot et dépourvu de sens... Pourquoi certaines âmes gardent leur aspect terrestre et d'autres ressemblent à des mutants grisâtres ? Comment les âmes, immatérielles par définition, peuvent-elle subir blessures et souffrances physiques ? Puisqu'il n'y a plus ni richesse ni puissance à tirer de ses mauvais penchants, pourquoi certaines âmes continuent à se comporter comme des méchants de James Bond au lieu de faire profil bas à défaut d'essayer de se racheter ? Pourquoi y a-t-il un monument à la mémoire d'un mort dans ce lieu où chacun ne devrait de toutes façons espérer qu'un séjour le plus bref possible ? Pourquoi ce lieu semble dépourvu de tout caractère religieux alors qu'il obéit de toute évidence à des notions très chrétiennes de Bien, de Mal et de rédemption ? Trop de "pourquoi" dont la seule réponse est malheureusement "parce que les auteurs étaient tellement persuadés que leur idée de départ était géniale qu'ils n'ont pas réfléchi une seconde aux conneries qu'ils écrivaient". Bon, comme ce texte commence à traîner en longueur, je n'insiste pas trop sur le manque d'originalité et le comportement improbable du personnage principal (voir sa réaction placide à l'annonce de sa propre mort par exemple), qui semble avoir été pioché dans un catalogue de personnages-types pour scénaristes en panne d'inspiration. On sourit parfois face à un ratage aussi catastrophique, mais pas assez souvent, et au final, c'est vraiment trop ennuyeux et agaçant pour mériter d'être considéré comme un nanar plutôt que comme un navet.
Just you and me
Dingue ce que l'on peut lire en moins de 40 secondes à la Fnac. Ceci est donc l'histoire du petit bonhomme du logo Bic qui veut rencontrer la dame du logo des toilettes mais il n'a pas d'argent pour l'inviter au Paintball, en boite de nuit, au restaurant etc. et en plus elle est déjà avec le monsieur des toilettes. Voilà l'intégralité de l'histoire de ce titre qui coûte tout de même 4€, et qui est présenté dans joli petit album cartonné avec du papier épais comme il faut. C'est très cher pour ce que c'est, et parfaitement inutile . . . Bref à oublier
Just you and me
Un bel écrin pour quelques pages de vide. Je ne peux pas dire que c'est mauvais, c'est tellement vide. C'est une histoire qui se raconterait en une planche vendue au prix d'un petit album. Physiquement, l'album est joli et de belle qualité. Couverture solide, album broché, papier de qualité. Mais y a rien dedans, quoi... Une image par planche. Chaque image utilise la symbolique de la vie courante : symboles des toilettes, des restaurants, no smoking, etc., pour raconter une histoire très simple et surtout qui se résume en une petite phrase. Ca se lit en 30 secondes, ça ne fait pas rire, pas sourire, on est loin de crier au génie ou à l'originalité. C'est pas particulièrement mauvais, c'est juste que c'est du vide vendu à un prix qui n'a rien à voir avec le contenu.
Putain, c'est la guerre !
Bon, avant de parler de l’humour assez douteux de cette BD, j’aimerais quand même attirer votre attention sur son plus gros problème : ces strips étaient à l’origine publiés sur un blog quotidiennement, et collaient donc à l’actualité du jour. Ils font souvent référence à un événement télévisé bien particulier, un discours de Bush, un attentat en Afghanistan, … et du coup en lisant ça hors contexte, 3 ans après, on se sent un peu à côté de la plaque, et beaucoup de strips sont incompréhensibles. Comme en plus c’est pas toujours drôle (c’est le moins qu’on puisse dire), et très grossier (j’ai lu ça en VO, et il doit y avoir en moyenne 2 fuck, 3 shit et 5 bastard par phylactère), je me demande bien pourquoi Denoël a décidé de publier ce désastre en France.
Les Aventures de Bigard
Je pourrais au moins le dire maintenant : je l'ai lue et c'est... vraiment nul ! Bigard est réputé pour ses gags gras et ses gros mots faciles : eh bien, je trouve cette BD largement plus grasse et vulgaire encore que ses sketchs. Au milieu de gags totalement plats malgré la quantité de sperme, cul, bite, couille, etc., on trouve des reprises de blagues vulgaires connues, des private jokes minables destinées aux fans de Bigard, et des gags totalement scatos. Niveau humour, c'est nul, totalement nul. Je n'ai souri qu'une seule fois de tout l'album (la cage aux chauve-souris). En outre, l'aspect macho et ultra-mysogine en est presque nauséeux. Le dessin aussi est plus que médiocre. C'est bien simple, c'est bien sûr Bigard qu'on voit sur chaque case mais le dessinateur ne sait tellement pas le dessiner qu'il le représente quasiment en permanence avec le même 3/4 figé. En outre, j'ai bien l'impression que certaines cases, où les décors sont étonnamment plus réussis que sur la plupart des planches, sont carrément pompées sur des cases d'autres BDs (je pense notamment à la page 20 où la "femme" de Bigard se met à sonner l'alarme dans la rue : ça ne vous rappelle pas l'image de fin du gag de Gaston Lagaffe quand son réveil géant sonne au milieu de la nuit ? Je pense également entre autres au poivrot de la page 40 qui me rappelle grandement le M. Dupilon de Spirou...). Bref, c'est nul.
Super catho
Mon dieu ! Ayant décidé d'alterner les styles, je suis tombé récemment sur cette triste b.d… Je pensai en l’ouvrant pouvoir au minimum rigoler un bon coup sur le dos des bon pères de famille catho à défaut de pouvoir me faire plaisir sur l’esthétique. Que nenni ! Je n’ai même pas souri une seule fois… Au mieux, je pense que cela doit se rapprocher du film « les choristes » avec une petite touche de nostalgie. C’est décevant. Mais probablement aussi car je m’attendais à de l’humour.
Manu
Quand j'étais gosse, j'adorais Manu, je le trouvais plus marrant et plus accessible que Lucien, mais maintenant c'est l'inverse. Sa bouille m'énerve, les gags tombent souvent à l'eau parce que trop prévisibles, le trait est classique et sans profondeur, bref du très médiocre. Ca fait toujours du mal de noter 1/5 une bédé que vous avez adoré plus jeune (surtout quand vous avez tous les tomes), mais là je ne vois pas mieux. Même le dernier tome, où les histoires sont plus longues, n'est pas meilleur.
Eloïms
La décence m'empêche de dire ici les mots exacts de ce que je pense du niveau de cette BD. Ca commence avec le dessin que je trouve tout simplement mauvais. A mes yeux, c'est le dessin d'un adolescent qui a très mal assimilé ses nombreuses références mangas : Les Chevaliers du Zodiaque, Ken le survivant, Akira et compagnie. C'est un dessin amateur, affreusement colorisé à l'informatique, avec des angles bizarres et ratés en permanence pour donner un genre mais surtout pour rendre la narration d'une confusion impressionnante. Le scénario est d'un classique complet, le genre de scénario de très mauvais shonen avec un gamin qui a hérité de son père mystérieux des pouvoirs de combats qui apparaissent quand il est énervé ou en danger de mort, des dialogues indigents, des situations d'une platitude totale, un scénario prévisible en permanence. Oeuvre de jeunesse, c'est le moins qu'on puisse dire de cette très mauvaise BD. Je m'étonne qu'un éditeur aie pu la publier telle quelle même si c'était pour couler ensuite.
Get Backers
Ben, moi qui suis loin d'être un fan des mangas en général, j'ai vraiment pas aimé celui-là... Je n'accroche pas du tout au scénario, je le trouve mou, sans grands changements. Les dessins ne rattrapent pas le niveau : c'est pas terrible (Ayamine ne sait pas dessiner des seins, ou quoi ?). Moi qui voulais me lancer dans le manga, je suis vachement déçu, tiens...