Yalek fait son apparition (en Belgique) dans le quotidien "Le Soir" du 15 Octobre 1969.
Ce n'est qu'au début des années 80 que j'ai fait l'acquisition de quelques albums.
Mon opinion : "bmpfffff..." pardon, je voulais écrire "grmmmlllbb..."
En résumé : NON !
Je ne sais ce que Duchâteau avait fumé le jour où il a écrit ses histoires ! Les héros ?... un indien reporter et son adjoint -un cow-boy gaffeur- ; le tout style années 70 et avec bandanas !
C'est vrai que Denayer y met un sacré coup graphique, son trait vif et nerveux faisant ressortir poursuites de véhicules divers et bagarres. Mais comme tout cela sent le "réchauffé" !...
Figurez-vous que ces deux personnages vont même rencontrer quelqu'un qui veut devenir maître du monde ! Hé ben !... jamais lu ça auparavant !...
Je résume : un bon style graphique pour des scénarios alambiqués fort peu intéressants, et encore moins attachants. Des produits qui n'arrivent pas à s'harmoniser pour ce cocktail bien fade. Du "n'importe quoi" de consommation.
Bien vérifié, 16 albums ont été édités entre 1972 et 1985. Je n'en reviens toujours pas !
Une histoire qui débute dans le mensuel "Circus" n° 58 de Février 1980.
Une histoire qui, à vrai dire, me dérange.
Que le scénario soit complexe, passe encore... mais si un auteur doit assouvir ses fantasmes, doit-il les montrer au travers d'une bande dessinée ?... Pourquoi pas, après tout ?... Mais doit-il pour cela en dessiner les détails intimes ?...
Un mélange de sorcellerie, d'exotisme, d'érotisme pour une série aux qualités graphiques certaines. C'est néanmoins le fond qui me pose des interrogations !...
Irritant. Pas d'autres mots.
Mais libre à vous d'en faire ou non l'achat...
J'ai avisé "Aventures". Ca peut aussi être "Erotisme"...
En général, je fais des critiques quand je suis enthousiasmé par un album... mais là...
J’ai rien compris, je suis pas rentré dedans, j'ai lu en 1/4 H en me faisant chier grave... c'est du foutage de gueule d'autant que j'ai beaucoup aimé tous les albums précédents de ce duo talentueux (surtout La Vie de ma Mère).
A déconseiller, c'est de l'arnaque, je suis limite vénère !
Je n'ai lu que 2 albums des "Zappeurs" et je pense que cela me suffit à donner un avis sur cette série, ma foi pas terrible du tout.
Les dessins sont corrects.
Les gags rarement drôles et tournent toujours autour du même thème. On en a vite fait le tour et donc l'humour est vraiment répétitif.
Il y a beaucoup mieux en bd humour, croyez-moi.
Donc pour moi son achat est loin, très loin d'être indispensable, au pire louez-le. Il y a mieux à faire que de dépenser son argent pour cette bd.
Mais que diable vient faire Baudelaire dans cette galère ? Ballotté de calèche en calèche, d'intermédiaire en intermédiaire, notre poète maudit national se fond dans un rôle qui ne lui convient guère, celui d'espion ou plutôt de petit télégraphiste de son éditeur.
Autant j'ai apprécié les bande dessinées signées Tarek comme Le Tsar Fou ou plus récemment Raspoutine voire l'excellent Sir Arthur Benton, autant je suis déçu par ce nouveau scénario, j'avoue même m'être ennuyé.
En voyant le titre, je m'attendais à du grandiose, au lieu de cela, je n'ai vu qu'un jeu de piste sans intérêt, complètement insignifiant.
Admirateur de Baudelaire, que je tiens pour un des plus grands poètes français (lisez plutôt sa biographie par Claude Pichois, le spécialiste du poète, chez Fayard), je déplore l'utilisation malheureuse du personnage. Le traducteur d'Edgar Allan Poe méritait un meilleur sort.
Pourtant, le dessin en noir et blanc de Morinière est parfaitement adapté à l'atmosphère du scénario mais malheureusement cela ne sauve pas l'ensemble.
Grosse déception.
Aïe, quelle déception... Je partage tout à fait l'avis d'Arzak sur l'aspect pour le moins pauvre du scénario, ainsi que sur le caractère assez irritant des personnages, en premier lieu celui du héros, dont le charisme m'a rappelé un big jim en ferrari. J'exagère un peu, mais on a quand même parfois presque l'impression que le perso lui-même va se dire à un moment: "Mais... pourquoi je suis là déjà?"
Quant à l'aspect post-cataclysme, j'ai également des difficultés à en percevoir la valeur ajoutée, et même à le percevoir tout court. Par exemple, alors que les villes sont censées être "organisées en bastions" et "régies par des seigneurs locaux", nous découvrons une petite bourgade assez ordinaire avec ses autochtones bourrus qui ont certes la gâchette facile mais qui, surarmés et en nombre pour venger deux des leurs, iront tout de même chercher un mandat chez le juge pour pénétrer une propriété privée...
Bref. J'avais beaucoup aimé Sanctuaire, mais je risque de ne retenir du Temps des loups que la couverture que je trouve peut-être beaucoup plus digne de Bec. Quant à la suite, nous verrons bien, mais bon.
C'est en Angleterre que Garth fait son apparition. Il paraît pour la première fois -sous forme de strips- dans le quotidien "Daily Mirror" du 24 Juillet 1943.
Garth ?... C'est vraiment n'importe quoi ! Une saga qui mêle science-fiction, récit historique et intrigues policières.
Garth est une espèce de personnage body-buildé de la pire espèce, aux muscles hypertrophiés, au visage "volontaire-pur-et-dur" ; du genre "Ah que je tape d'abord, et que je ne pose même pas de questions ensuite" !... Un héros du style : "c'est une lumière, mais on n'a jamais appuyé sur l'interrupteur !"
Mais qu'est-ce que de bons dessinateurs sont-ils allés faire dans cette galère !?!.. Surtout que cette série va durer PLUS DE TRENTE ANS ! Incompréhensible !..
Voici peu, j'ai essayé de relire le premier opus, paru en 1979. Abandon après quelques pages ! Beurk !... Pas de mise en scène, découpage en "bêtes" cases carrées ou rectangulaires, décors rares ou à peine esquissés, envie d'écraser du pied ce grand imbécile de "(z)héros" . Non, non et non ! Aucun attrait ; si ce n'est le graphisme en noir et blanc. Et encore !..
Et pourtant Garth est fort connu (dans les pays anglo-saxons). En Australie, il aura même son propre comic-book. Il fera l'objet de nombreux albums en langue anglaise
Et en francophonie :
La série est partiellement publiée, en 1949, par SAGEDITION. On la retrouve plus tard, dès Juillet 1966, chez Artima dans la collection "Aventures Fiction". Et ensuite dans Pogo-Poco (!) un mensuel édité dès Avril 1969.
Garth fera l'objet de 4 éditions brochées en langue française : les 3 premières aux éditions Pierre-Charles ; la 4ème chez Focus.
Autre problème : ces albums sont de type "grand format", difficile à ranger !
Les auteurs :
Le créateur, Steve Dowling, gèrera cette série de 1943 à 1957. La série est ensuite reprise par Steve Allard de 1957 à 1971. Franck Bellamy s'en occupe de 1971 à 1976 (c'est cette série qui sera éditée en France). Dès 1976, Martin Asbury reprend le flambeau, sur des textes de Jim Edgar.
Garth ?... Une des rares séries vraiment décevantes dans mon chef. Pourtant bon lecteur, il y a quand même des "choses" qui ne "passent" pas. Et ce neu-neu musclé en fait partie !...
C'est vrai que ces dernières années, MSN s'est vraiment imposé comme un moyen de communication majeur, en particulier chez les adolescents. Il y a fort à parier qu'avec le temps, son importance ira en grandissant.
Tel a été le prétexte à une BD somme toute médiocre, mais qui semble ne pas s'en cacher sous de quelconques artifices. Les personnages de la BD ont pour la plupart 13-14 ans, mais il ne faudrait pas oublier que msn fédère une tranche d'âge bien plus large, ce qu'omet de préciser cette BD.
De plus, sur MSN il n'y a pas de "channel operator" et ça je trouve que c'est du foutage-de-gueule.
Les gags pour la plupart ne sont pas terribles. Et je n'accroche à l'influence manga qui transpire dans cette BD.
Herve m'apprend dans son avis que "dans le dernier numéro de Bodoi, Bec confiait vouloir abandonner définitivement le dessin au profit du métier de scénariste"... Personnellement, je pense que c'est le plus mauvais choix de carrière qu'il puisse faire. Autant je trouve que c'est un très bon dessinateur, autant comme scénariste... c'est nettement plus moyen... voire médiocre sur ce premier tome.
J'ai trouvé ce début de série totalement ennuyeux, le personnage principal est complètement inexistant, on ne sait pas qui il est, ni ce qu'il fait là. Il agace à force de donner des réponses énigmatiques aux questions que les autres lui posent... tout se met en place de manière assez pataude, nombre de planches semblent plus illustratives qu'autre chose, des séquences entières sont aussi vite oubliées que lues parce qu'on n'arrive pas à les raccrocher à l'ensemble... Je ne saisis pas pourquoi l'intrigue est censée prendre place dans un monde post-apocalyptique; c'est presque risible tant Bec semble ne profiter à aucun moment de cette donnée historique... Et puis, de manière générale, je retrouve dans cet album ce que je déteste le plus dans les mauvais premiers tomes : le mystère pour le mystère, qui semble juste là pour cacher un manque de fond.
Je pourrais laisser 2 étoiles pour le dessin... qui est magnifique et bien mis en couleur, mais franchement, ça m'est totalement tombé des mains et un beau dessin sur un scénario bidesque, c'est encore plus triste...
Franka ?... Elle montre le bout de son s... euh... de son nez dans l'hebdomadaire hollandais "Pep" n° 48 du 30 Novembre 1974.
Voici une dizaine d'années, lors d'un festival BD, j'ai eu mon attention attirée par trois albums brochés dont les couvertures -de belle facture- me semblaient réalisés par Walthéry...
Tiens ?... Une cousine de Natacha qui n'aurait été éditée qu'en Hollande ?.. Pourquoi pas !...
J'ai acheté, très bon marché, sans paginer au préalable. J'aurais dû !
Positivement, je reconnais que l'auteur a le sens du détail, a un trait bien lisible. Mais pour le reste, c'est vraiment n'importe quoi !...
A moins que : l'esquisse de l'ombre de la pointe d'un sein ici, la bretelle d'une nuisette tombée là, une cuisse dégagée ailleurs... peut-être cela fait-il saliver le lectorat masculin des Pays-Bas ?... Ben, chers voisins, nous on en a vu d'autres !!!...
Trames classiques, scénarios d'une banalité quelconque, personnages sans "épaisseur". Je me suis renseigné : Franka, au fil des épisodes, a acquis un grand réalisme et a conquis une très grande partie du lectorat dans son pays d'origine.
Ben.. qu'elle y reste !...
L'hebdo Spirou, je m'en souviens, en a proposé 3 épisodes dès 1980, ultérieurement édités chez Dupuis. Heureusement pour nous, Franka n'a remporté qu'un succès vraiment très mitigé auprès du public francophone.
Désolé ! Chose très rare, je n'aime vraiment pas. Je reconnais de bonnes qualités graphiques -et encore- à la série, mais -personnellement- c'est tout ce que je réussis à sauver de ces parutions.
Néanmoins, il faut de tout pour faire un monde. Ca existe, donc j'avise.
L'auteur :
Henk KUIJPERS, vraisemblablement de nationalité hollandaise. Mais je ne me suis même pas renseigné.
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Yalek
Yalek fait son apparition (en Belgique) dans le quotidien "Le Soir" du 15 Octobre 1969. Ce n'est qu'au début des années 80 que j'ai fait l'acquisition de quelques albums. Mon opinion : "bmpfffff..." pardon, je voulais écrire "grmmmlllbb..." En résumé : NON ! Je ne sais ce que Duchâteau avait fumé le jour où il a écrit ses histoires ! Les héros ?... un indien reporter et son adjoint -un cow-boy gaffeur- ; le tout style années 70 et avec bandanas ! C'est vrai que Denayer y met un sacré coup graphique, son trait vif et nerveux faisant ressortir poursuites de véhicules divers et bagarres. Mais comme tout cela sent le "réchauffé" !... Figurez-vous que ces deux personnages vont même rencontrer quelqu'un qui veut devenir maître du monde ! Hé ben !... jamais lu ça auparavant !... Je résume : un bon style graphique pour des scénarios alambiqués fort peu intéressants, et encore moins attachants. Des produits qui n'arrivent pas à s'harmoniser pour ce cocktail bien fade. Du "n'importe quoi" de consommation. Bien vérifié, 16 albums ont été édités entre 1972 et 1985. Je n'en reviens toujours pas !
Cargo
Une histoire qui débute dans le mensuel "Circus" n° 58 de Février 1980. Une histoire qui, à vrai dire, me dérange. Que le scénario soit complexe, passe encore... mais si un auteur doit assouvir ses fantasmes, doit-il les montrer au travers d'une bande dessinée ?... Pourquoi pas, après tout ?... Mais doit-il pour cela en dessiner les détails intimes ?... Un mélange de sorcellerie, d'exotisme, d'érotisme pour une série aux qualités graphiques certaines. C'est néanmoins le fond qui me pose des interrogations !... Irritant. Pas d'autres mots. Mais libre à vous d'en faire ou non l'achat... J'ai avisé "Aventures". Ca peut aussi être "Erotisme"...
Du papier faisons table rase
En général, je fais des critiques quand je suis enthousiasmé par un album... mais là... J’ai rien compris, je suis pas rentré dedans, j'ai lu en 1/4 H en me faisant chier grave... c'est du foutage de gueule d'autant que j'ai beaucoup aimé tous les albums précédents de ce duo talentueux (surtout La Vie de ma Mère). A déconseiller, c'est de l'arnaque, je suis limite vénère !
Les Zappeurs
Je n'ai lu que 2 albums des "Zappeurs" et je pense que cela me suffit à donner un avis sur cette série, ma foi pas terrible du tout. Les dessins sont corrects. Les gags rarement drôles et tournent toujours autour du même thème. On en a vite fait le tour et donc l'humour est vraiment répétitif. Il y a beaucoup mieux en bd humour, croyez-moi. Donc pour moi son achat est loin, très loin d'être indispensable, au pire louez-le. Il y a mieux à faire que de dépenser son argent pour cette bd.
Baudelaire ou le roman rêvé d'E.A. Poe
Mais que diable vient faire Baudelaire dans cette galère ? Ballotté de calèche en calèche, d'intermédiaire en intermédiaire, notre poète maudit national se fond dans un rôle qui ne lui convient guère, celui d'espion ou plutôt de petit télégraphiste de son éditeur. Autant j'ai apprécié les bande dessinées signées Tarek comme Le Tsar Fou ou plus récemment Raspoutine voire l'excellent Sir Arthur Benton, autant je suis déçu par ce nouveau scénario, j'avoue même m'être ennuyé. En voyant le titre, je m'attendais à du grandiose, au lieu de cela, je n'ai vu qu'un jeu de piste sans intérêt, complètement insignifiant. Admirateur de Baudelaire, que je tiens pour un des plus grands poètes français (lisez plutôt sa biographie par Claude Pichois, le spécialiste du poète, chez Fayard), je déplore l'utilisation malheureuse du personnage. Le traducteur d'Edgar Allan Poe méritait un meilleur sort. Pourtant, le dessin en noir et blanc de Morinière est parfaitement adapté à l'atmosphère du scénario mais malheureusement cela ne sauve pas l'ensemble. Grosse déception.
Le Temps des loups
Aïe, quelle déception... Je partage tout à fait l'avis d'Arzak sur l'aspect pour le moins pauvre du scénario, ainsi que sur le caractère assez irritant des personnages, en premier lieu celui du héros, dont le charisme m'a rappelé un big jim en ferrari. J'exagère un peu, mais on a quand même parfois presque l'impression que le perso lui-même va se dire à un moment: "Mais... pourquoi je suis là déjà?" Quant à l'aspect post-cataclysme, j'ai également des difficultés à en percevoir la valeur ajoutée, et même à le percevoir tout court. Par exemple, alors que les villes sont censées être "organisées en bastions" et "régies par des seigneurs locaux", nous découvrons une petite bourgade assez ordinaire avec ses autochtones bourrus qui ont certes la gâchette facile mais qui, surarmés et en nombre pour venger deux des leurs, iront tout de même chercher un mandat chez le juge pour pénétrer une propriété privée... Bref. J'avais beaucoup aimé Sanctuaire, mais je risque de ne retenir du Temps des loups que la couverture que je trouve peut-être beaucoup plus digne de Bec. Quant à la suite, nous verrons bien, mais bon.
Garth
C'est en Angleterre que Garth fait son apparition. Il paraît pour la première fois -sous forme de strips- dans le quotidien "Daily Mirror" du 24 Juillet 1943. Garth ?... C'est vraiment n'importe quoi ! Une saga qui mêle science-fiction, récit historique et intrigues policières. Garth est une espèce de personnage body-buildé de la pire espèce, aux muscles hypertrophiés, au visage "volontaire-pur-et-dur" ; du genre "Ah que je tape d'abord, et que je ne pose même pas de questions ensuite" !... Un héros du style : "c'est une lumière, mais on n'a jamais appuyé sur l'interrupteur !" Mais qu'est-ce que de bons dessinateurs sont-ils allés faire dans cette galère !?!.. Surtout que cette série va durer PLUS DE TRENTE ANS ! Incompréhensible !.. Voici peu, j'ai essayé de relire le premier opus, paru en 1979. Abandon après quelques pages ! Beurk !... Pas de mise en scène, découpage en "bêtes" cases carrées ou rectangulaires, décors rares ou à peine esquissés, envie d'écraser du pied ce grand imbécile de "(z)héros" . Non, non et non ! Aucun attrait ; si ce n'est le graphisme en noir et blanc. Et encore !.. Et pourtant Garth est fort connu (dans les pays anglo-saxons). En Australie, il aura même son propre comic-book. Il fera l'objet de nombreux albums en langue anglaise Et en francophonie : La série est partiellement publiée, en 1949, par SAGEDITION. On la retrouve plus tard, dès Juillet 1966, chez Artima dans la collection "Aventures Fiction". Et ensuite dans Pogo-Poco (!) un mensuel édité dès Avril 1969. Garth fera l'objet de 4 éditions brochées en langue française : les 3 premières aux éditions Pierre-Charles ; la 4ème chez Focus. Autre problème : ces albums sont de type "grand format", difficile à ranger ! Les auteurs : Le créateur, Steve Dowling, gèrera cette série de 1943 à 1957. La série est ensuite reprise par Steve Allard de 1957 à 1971. Franck Bellamy s'en occupe de 1971 à 1976 (c'est cette série qui sera éditée en France). Dès 1976, Martin Asbury reprend le flambeau, sur des textes de Jim Edgar. Garth ?... Une des rares séries vraiment décevantes dans mon chef. Pourtant bon lecteur, il y a quand même des "choses" qui ne "passent" pas. Et ce neu-neu musclé en fait partie !...
Accros d'MSN
C'est vrai que ces dernières années, MSN s'est vraiment imposé comme un moyen de communication majeur, en particulier chez les adolescents. Il y a fort à parier qu'avec le temps, son importance ira en grandissant. Tel a été le prétexte à une BD somme toute médiocre, mais qui semble ne pas s'en cacher sous de quelconques artifices. Les personnages de la BD ont pour la plupart 13-14 ans, mais il ne faudrait pas oublier que msn fédère une tranche d'âge bien plus large, ce qu'omet de préciser cette BD. De plus, sur MSN il n'y a pas de "channel operator" et ça je trouve que c'est du foutage-de-gueule. Les gags pour la plupart ne sont pas terribles. Et je n'accroche à l'influence manga qui transpire dans cette BD.
Le Temps des loups
Herve m'apprend dans son avis que "dans le dernier numéro de Bodoi, Bec confiait vouloir abandonner définitivement le dessin au profit du métier de scénariste"... Personnellement, je pense que c'est le plus mauvais choix de carrière qu'il puisse faire. Autant je trouve que c'est un très bon dessinateur, autant comme scénariste... c'est nettement plus moyen... voire médiocre sur ce premier tome. J'ai trouvé ce début de série totalement ennuyeux, le personnage principal est complètement inexistant, on ne sait pas qui il est, ni ce qu'il fait là. Il agace à force de donner des réponses énigmatiques aux questions que les autres lui posent... tout se met en place de manière assez pataude, nombre de planches semblent plus illustratives qu'autre chose, des séquences entières sont aussi vite oubliées que lues parce qu'on n'arrive pas à les raccrocher à l'ensemble... Je ne saisis pas pourquoi l'intrigue est censée prendre place dans un monde post-apocalyptique; c'est presque risible tant Bec semble ne profiter à aucun moment de cette donnée historique... Et puis, de manière générale, je retrouve dans cet album ce que je déteste le plus dans les mauvais premiers tomes : le mystère pour le mystère, qui semble juste là pour cacher un manque de fond. Je pourrais laisser 2 étoiles pour le dessin... qui est magnifique et bien mis en couleur, mais franchement, ça m'est totalement tombé des mains et un beau dessin sur un scénario bidesque, c'est encore plus triste...
Franka
Franka ?... Elle montre le bout de son s... euh... de son nez dans l'hebdomadaire hollandais "Pep" n° 48 du 30 Novembre 1974. Voici une dizaine d'années, lors d'un festival BD, j'ai eu mon attention attirée par trois albums brochés dont les couvertures -de belle facture- me semblaient réalisés par Walthéry... Tiens ?... Une cousine de Natacha qui n'aurait été éditée qu'en Hollande ?.. Pourquoi pas !... J'ai acheté, très bon marché, sans paginer au préalable. J'aurais dû ! Positivement, je reconnais que l'auteur a le sens du détail, a un trait bien lisible. Mais pour le reste, c'est vraiment n'importe quoi !... A moins que : l'esquisse de l'ombre de la pointe d'un sein ici, la bretelle d'une nuisette tombée là, une cuisse dégagée ailleurs... peut-être cela fait-il saliver le lectorat masculin des Pays-Bas ?... Ben, chers voisins, nous on en a vu d'autres !!!... Trames classiques, scénarios d'une banalité quelconque, personnages sans "épaisseur". Je me suis renseigné : Franka, au fil des épisodes, a acquis un grand réalisme et a conquis une très grande partie du lectorat dans son pays d'origine. Ben.. qu'elle y reste !... L'hebdo Spirou, je m'en souviens, en a proposé 3 épisodes dès 1980, ultérieurement édités chez Dupuis. Heureusement pour nous, Franka n'a remporté qu'un succès vraiment très mitigé auprès du public francophone. Désolé ! Chose très rare, je n'aime vraiment pas. Je reconnais de bonnes qualités graphiques -et encore- à la série, mais -personnellement- c'est tout ce que je réussis à sauver de ces parutions. Néanmoins, il faut de tout pour faire un monde. Ca existe, donc j'avise. L'auteur : Henk KUIJPERS, vraisemblablement de nationalité hollandaise. Mais je ne me suis même pas renseigné.