Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

Baudelaire ou le roman rêvé d'E.A. Poe

Note: 2.2/5
(2.2/5 pour 5 avis)

Spleen de Paris, errance du poète. Baudelaire se retrouve malgré lui embarqué dans une aventure où le fantastique est partout présent.


Edgar Allan Poe Londres Poètes et poésie

Spleen de Paris, errance du poète. Baudelaire se retrouve malgré lui embarqué dans une aventure où le fantastique est partout présent. Un écrivain américain, ami de son éditeur Poulet-Malassis, le charge d'une importante mission : sauver un manuscrit sensible dont la teneur risque de créer un scandale sans nom. La curiosité du dandy parisien, son envie de s'évade, de quitter sa torpeur et la grisaille de son meublé le pousse à partir sans réfléchir. Il se retrouve très rapidement à Londres, ville troublante et mystérieuse. Sans le savoir, l'auteur des Fleurs du Mal devient le principal protagoniste d'une histoire qui s'écrit, d'une histoire qu'il sera amené à traduire un jour. Edgar Allan Poe se livre à un jeu machiavélique, accouchant de son chef d'oeuvre écrit sous forme de testament et que personne n'avait pu lire avant aujourd'hui. Un hommage à son plus fidèle défenseur en terre de France !

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 2006
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Baudelaire ou le roman rêvé d'E.A. Poe
Les notes (5)
Cliquez pour lire les avis

03/10/2006 | hervé
Modifier


Par Pierig
Note: 2/5
L'avatar du posteur Pierig

Bof, sans plus. La couverture n’est pas des plus attirantes, seul le titre interpelle. L’histoire imaginée par Tarek est plutôt surréaliste avec un Baudelaire qui fait toutefois figure de protagoniste plausible. Le début est intriguant mais, bien vite, l’histoire perd en intérêt et crédibilité. Ce n’est qu’à la toute fin qu’on devine les motivations du périple de Baudelaire en Angleterre et qui donne au titre de l’album tout son sens. Mais j’aurais envie de dire "tout ça pour ça". Bref pas marquant pour le coup. Et que dire du dessin ? Morinière a du talent mais cela ne transparaît pas vraiment des planches plutôt ternes. Certes, c’est pour l’ambiance mais, visuellement, ça ne m’a pas emballé non plus. Deux étoiles pour l’originalité.

25/11/2016 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Les avis très diversifiés de mes camarades n'aident pas forcément à se faire une idée avant la lecture ; il ets vrai que pour les amateurs de littérature classique, voire de poésie, voir Charles Baudelaire devenir un agent secret de l'époque victorienne est assez inattendu. Mais pourquoi pas, après tout, puisque d'autres auteurs très connus ont eu une vie comparable... cet album commence à dater, pourtant le trait d'Aurélien Morinière, dans un exercice dont il n'est pas coutumier, est loin d'être déplaisant. Les niveaux de gris apportent un cachet certain à son trait "semi-réaliste", d'autant plus que comme l'a signalé l'un de mes camarades les personnages ont des visages vraiment réussis. par contre il y a des erreurs de proportion qui subsistent. Côté histoire, si le côté fantasmé permet toutes sortes d'évolutions, il faut tout de même un minimum de cohérence narrative. Ici le rythme est très lent, on a l'impression que Tarek, à l'instar de son personnage principal, perd le fil et ses objectifs assez vite. Et au final, l'histoire en devient insignifiante, ne servant plus que de prétexte à un voyage pas comme les autres dans une Londres des années 1840...

02/03/2013 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
L'avatar du posteur Erik

Baudelaire est de loin mon poète préféré. Qui n'a jamais lu les Fleurs du mal ? C'est donc avec beaucoup de curiosité que j'ai voulu le voir dans une curieuse histoire imaginée par des auteurs inspirés. Le dessin en noir et blanc avec des nuances de touches grisâtre semble donner le ton pour restituer une certaine atmosphère : celle de l'époque de la restauration peu avant la nouvelle révolution du peuple qui se préparait. On est loin du poète maudit que l'on peut s'imaginer. On a plutôt droit à un dandy qui joue les agents secrets au service de son ami éditeur Poulet-Malassis ! Il va se retrouver dans une Londres brumeuse et mystérieuse. Il y a bien un soupçon de crédibilité avec un cadre historique bien restitué mais cela ne le fait pas. Pour autant, comme la narration est très fluide sans être pompeuse ce que l'on aurait pu craindre, la lecture s'avère agréable. Je n'ai pas vraiment ressenti l'hommage au spleen et à la poésie, ni même la main d'Edgar Allan Poe qui se livre à un jeu machiavélique en se servant de Baudelaire. C'est vrai qu'au final, on peut légitimement se demander où est l'hommage en question si ce n'est l'évocation d'un voyage fantasmé sous bien des aspects.

08/02/2010 (modifier)

Très bonne BD d'atmosphère, l'histoire avance à pas feutré comme une nouvelle de Poe justement, dont Baudelaire semble être un jouet, mais un jouet précieux qui semble évoluer dans l'univers de l'écrivain. A partir du moment où on capte la douce noirceur onirique du récit, il devient agréable de le lire, hommage au spleen et à la poésie. Idéal pour s'endormir le soir quand il pleut, et ce n'est pas péjoratif. Le rythme lent et hypnotique, combiné aux couleurs grises mélancoliques de Morinière est un excellent somnifère... Mention aussi pour les trognes et les visages féminins, très réussis...

07/11/2006 (modifier)
Par hervé
Note: 1/5
L'avatar du posteur hervé

Mais que diable vient faire Baudelaire dans cette galère ? Ballotté de calèche en calèche, d'intermédiaire en intermédiaire, notre poète maudit national se fond dans un rôle qui ne lui convient guère, celui d'espion ou plutôt de petit télégraphiste de son éditeur. Autant j'ai apprécié les bande dessinées signées Tarek comme Le Tsar Fou ou plus récemment Raspoutine voire l'excellent Sir Arthur Benton, autant je suis déçu par ce nouveau scénario, j'avoue même m'être ennuyé. En voyant le titre, je m'attendais à du grandiose, au lieu de cela, je n'ai vu qu'un jeu de piste sans intérêt, complètement insignifiant. Admirateur de Baudelaire, que je tiens pour un des plus grands poètes français (lisez plutôt sa biographie par Claude Pichois, le spécialiste du poète, chez Fayard), je déplore l'utilisation malheureuse du personnage. Le traducteur d'Edgar Allan Poe méritait un meilleur sort. Pourtant, le dessin en noir et blanc de Morinière est parfaitement adapté à l'atmosphère du scénario mais malheureusement cela ne sauve pas l'ensemble. Grosse déception.

03/10/2006 (modifier)