Les derniers avis (5294 avis)

Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Surimi - Une vie de crabe
Surimi - Une vie de crabe

J'aime bien le dessin de Serge Salma, je trouve qu'il a une certaine personnalité. Et j'aime bien sa série Nathalie. Je me suis donc dit qu'il n'y avait pas de raison que je n'aime pas cette BD d'humour là. Mais non... Le dessin est toujours sympa mais... mais qu'est-ce que ce n'est pas drôle ! De tout un album, j'ai vaguement souri 2 fois, et le reste des gags m'a purement et simplement ennuyé. Ce sont soit des gags déjà vus, soit des gags tout simplement... plats, prévisibles, sans originalité. A lire cette Bd, on dirait vraiment qu'il n'y a pas grand chose à dire en prenant pour héros un crabe. Bref, je ne déteste pas cette BD, mais vraiment je n'en ai rien retiré du tout et je me suis rapidement mis à feuilleter les pages plutôt qu'à en prendre le moindre plaisir.

19/02/2008 (modifier)
Par Nijal
Note: 1/5
Couverture de la série Le ciel au-dessus de Bruxelles
Le ciel au-dessus de Bruxelles

A bien des égards, "Le ciel au-dessus de Bruxelles" m'a fait beaucoup réfléchir. A la fin de la lecture du dernier tome, je ressentais une sourde mais hésitante répulsion envers ce qui venait de me sauter à la figure. Mettre des mots sur mes sentiments à l'égard de cette BD n'a pas été chose aisée. Mais tout d'abord, petite parenthèse sur la couverture du tome 1 : Yslaire semble reprendre trait pour trait une très célèbre photographie de Paris -Les Amoureux- d'un non moins célèbre photographe décédé il y a peu, Robert Doisneau (Merci Katz). Au niveau de l'aspect graphique, cette BD n'est pas déplaisante. Le trait est précis, mais suffisamment brouillon pour conférer une certaine personnalité "brut-de-décoffrage" au dessin. L'utilisation d'une palette de couleurs pastel est judicieuse, avec une utilisation du jeu de lumière et des ombres assez réussie ; le traitement graphique dans son ensemble sert donc à merveille une ambiance faussement mélancolique (qui ne tardera pas à virer au pornographique, nous le verrons). Cependant, que faut-il penser de l'usage de plusieurs polices de caractères différentes pour indiquer la langue parlée par les protagonistes ? Si la trouvaille est habile, elle se retourne contre l'auteur. Habile car cela permet de montrer qu'un personnage parle une autre langue (par exemple quand Fadhya parle arabe), tout en le comprenant nous-mêmes ; mais risqué car à la limite de l'illisible, et surtout le "système" perd de sa cohérence car quand Edwin parle, on peut avoir l'impression qu'il parle hébreu ou que sais-je encore, alors qu'il parle français. Bref, un beau mic-mac que tout cela (et je ne parle même pas des images informatisées sinon on n'a pas fini). Venons-en maintenant au fait, c'est-à-dire l'histoire proprement dite. Alors, si on résume, c'est un Juif (qui l'est sans vraiment l'être), qui porte plusieurs noms (?), et qui arrive à Bruxelles en 2003 en pleine manifestation anti-guerre en Irak, après avoir été abattu dans un camp de concentration durant la Seconde Guerre Mondiale (??). Il rencontre une jeune femme voilée qui est en fait une kamikaze et qui est destinée par son frère (!) à se faire sauter devant la Commission Européenne pour protester contre la guerre (???), et il l'aborde comme s'il la connaissait déjà (?!). S'ensuit une relation amour-haine... Bref, vous l'aurez compris, à première vue, du grand n'importe quoi. A première vue seulement ? Oui et non (c'est là que ça se corse). Car il apparaît bien que derrière cette histoire de fantôme sur le retour (qui n'est pas celui que l'on croit ahah) et d'accélération temporelle, dont d'ailleurs je n'ai rien compris (si tant est qu'il y avait quelque chose à comprendre), Yslaire brandit son bâton de pélerin, comme pour nous hurler : "La guerre, c'est pas bien !" Et pour nous le prouver, il nous fait cette hallucinante mais bien réelle analogie, qui va enfler et exploser dans le tome 2 : aux images de guerre sorties tout droit de CNN et autres Al Jazeera, l'auteur oppose les ébats pantagruéliques de nos deux tourtereaux. Ce ne sont pas de simples scènes d'amour -ça aurait été encore quelque peu légitime-, mais de la pornographie, carrément vulgaire qui plus est. Et heureusement que certains passages sont racontés plutôt que montrés (il y a dû y avoir de la censure de la part de l'éditeur). C'est dommage de sombrer dans une telle vulgarité, parce qu'il aurait été tellement plus subtil de peindre les sentiments amoureux : le moment où Fadhya tombe amoureuse de Edwin est ainsi tellement touchant. Mais ce qu'on est censé comprendre, c'est qu'à l'obscénité soi-disant purement formelle des ébats amoureux s'oppose l'obscénité véritable de la guerre. Certes oui. Mais comme Spooky, on serait tenté de répondre : "mais on s'en fout un peu, non ?" Je rajouterais même que ce qui est véritablement obscène là-dedans, ce sont les partis-pris initiaux de l'auteur pour nous persuader de la justesse de son propos, qui en lui-même est tout à fait honorable. Ainsi, on a droit à une accumulation de clichés qui, sous couvert d'un propos fort, actuel et "engagé", passent de fait assez bien. Les policiers belges sont tournés en ridicule, et la "beurette" (comme Yslaire le dit lui-même) obligée par son frère islamiste de jouer à la kamikaze, que dire... Mais à un cliché en répond un autre, car le plus agaçant, ça reste encore ce personnage de Juif (non-juif), "forcément victime" comme le dit Cassidy, et qui semble posséder la science infuse (ainsi que le don de réminiscence psychique). Une vraie tête à claques. Bref, même si le parallèle entre la guerre en Irak et la prise de Babylone dans l'Antiquité est intéressant -quoique peu évident-, "Le ciel au-dessus de Bruxelles" ne semble se résumer qu'à une énième variation, gargantuesque si elle en est, sur le thème "faisons l'amour pas la guerre". Pas de quoi fouetter un chat...

17/02/2008 (MAJ le 18/02/2008) (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série La Poubelle de la Place Vendome
La Poubelle de la Place Vendome

Alors là je pense qu'on a une bd vraiment sans aucun intérêt. Comme l'a souligné Ro, l'histoire tient en une ligne, un fait divers, ou plutôt un non fait divers à partir duquel Ruppert et Mulot, les expérimentateurs en chef de la BD d'auteur française, essaient de broder une histoire. Il n'y a pas de fin, ça s'arrête en pleine "action". Je vais probablement me faire traiter de neuneu, mais là j'avoue que la finalité de l'ensemble m'échappe. Les personnages ne sont guère plus que des esquisses, et du coup le manque d'expression ne permet pas de s'y intéresser plus que ça.

16/02/2008 (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série Innocent W
Innocent W

Hum alors... J’ai eu du mal à finir le premier tome de ce nouveau manga. D'abord parce que l'action est assez confuse : ça commence par l'immédiat instant après un accident de car. Un retour en arrière nous permet de comprendre ce qu'il s'est passé, mais après, c'est très confus. On se retrouve avec un groupe de lycéennes soi-disant investies de pouvoir qui les font s'appeler Sorcières, qui paniquent complètement dans les bois. Pour un peu j'avais l'impression de me retrouver dans Blair Witch... Mais là au contraire, il y a un peu d'action, mais c'est plutôt confus. En général un "Baaaam !" est encadré par un des traits, et ensuite l'un des protagonistes dit "qu'est-ce qu'il s'est passé ?", et juste après on voit l'une des cruches éventrée, clouée à un arbre et les tripes sur les pieds. Rassurez-vous, le style "classique" de l'auteur ne permet pas d'apposer l'étiquette "gore" sur ce manga, même s'il y a un peu de sang. Un soupçon de fan service aussi, avec une vue plongeante sur une culotte et deux tétons par-ci par là. Mais pour le reste, c'est à peu près nul.

15/02/2008 (modifier)
Par jay
Note: 1/5
Couverture de la série Rapaces
Rapaces

Je me suis arrêté au tome 3 et je pense que j'aurai beaucoup de mal à aller au-delà... L'histoire manque vraiment de rythme, à la fin du 3ème tome il n'y a pas énormément plus d'avancées depuis le 1er tome... C'est franchement lent et pas vraiment de personnages pour tenir l'histoire. Et que dire des scènes de sexe... Elles ne servent à rien, et sont (pour moi) trop explicites... Je veux bien que dans le mythe du vampire, il y ait ce coté attirant, sexuel... mais là c'est trop... Je trouve que ces scènes sont uniquement là pour foutre des gonzesses et des hommes à poil... aucun intérêt !! Par contre rien à redire coté dessin, c'est beau, fin, et bien détaillé. Une BD à marquer (personnellement) d'une pierre blanche puisqu'il s'agit de mon 1er avis négatif sur ce site !!! ^^

15/02/2008 (modifier)
Par Nijal
Note: 1/5
Couverture de la série La revanche des blondes
La revanche des blondes

C'est à grand renfort de promotion télévisée (avec un passage remarqué chez Fogiel), qu'Eve Angeli -chanteuse, actrice (?), égérie de télé-réalité- a tenté de lancer sa première BD, "la revanche des blondes". Etonnant tout de même de la part d'une fausse blonde! Le postulat est simple: remarquant à raison que les blagues sur les blondes fleurissent depuis quelques années (dans l'introduction, on trouve même un clin d'oeil à la BD Les Blondes), Eve Angeli et deux de ses comparses dont j'ai oublié les noms, entreprennent de se rébeller dans la vie quotidienne. Leurs cibles sont ceux-là mêmes qui sont censés se moquer d'elles, à savoir les gros machos (dans la BD, ce spécimen est représenté par un mâle méditerranéen pas du tout caricatural), et les brunes jalouses. Bien sûr, dans la BD, les blondes affichent toutes une plastique superbe, et ne se privent d'ailleurs pas d'afficher leurs atouts par des tenues affriolantes. Ceux qui ont l'oeil remarqueront qu'Eve affiche des tenues (la tenue de cow-girl par exemple) qu'on aura déjà vue porter dans la vraie vie. Honnêtement, les gags sont vraiment nuls (d'habitude je n'aime pas être aussi catégorique, mais là c'est au-dessus de mes forces). Pas d'immoralité ou quelque chose de ce genre, mais vraiment la platitude extrême. Les chutes sont toujours les mêmes: le trio de blondes se vengent ou se moquent toujours des mêmes (les machos, les brunes, voire leurs ex) et toujours de la même façon, par des petits coups tordus, et parfois par des bons mots. Seul point positif: le dessin est d'agréable facture. Ca ne me dérange pas qu'Eve Angeli tente de donner un coup de pouce à sa carrière d'égérie de la superficialité par le biais de la bande-dessinée, mais m'est avis que ce n'est pas par cette BD sans intérêt qu'elle se fera un nom dans le milieu (ce qui n'est évidemment pas son objectif).

13/02/2008 (MAJ le 13/02/2008) (modifier)
Par Mael
Note: 1/5
Couverture de la série Taxi
Taxi

Pas grand chose à dire de plus que mon prédécesseur. Je rajouterais peut-être que la série qui s'annonce me semble calibrée pour un passage à une version animée, tant la répétition des codes visuels et des styles de décors se prêtent à une systématisation, comme si on avait plutôt affaire à un cahier des charges en bonne et due forme pour animateurs/infographistes africains ou philippins payés au lance-pierre. Enfin bref, on est dans le produit dérivé, sans plus d'ambition que pour la vente de badges ou de verres moutarde "Taxi". Brave Besson qui continue son combat pour l'acceptation de la culture populaire par les élites. Bientôt même la masse s'en détournera, les béotiens !!

12/02/2008 (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série Un Gentil garçon
Un Gentil garçon

Dans cet album de chez Cornélius, on nous propose Shin'ichi Abe comme un maître du gekiga, un auteur majeur dont toute l'oeuvre n'a pu être sauvée de l'oubli... C'était déjà le cas dans Paradis, qui était une vaste fumisterie. Ici Abe montre à nouveau son savoir-faire pour faire du rien littéraire. Le néant narratif, un sujet qui porte sur la vacuité de l'existence, un faux rythme de langueur... Ah si, il se passe quelque chose dans ce recueil. il y a très exactement trois scènes de sexe, plus deux scènes où une femme se balade à poil (mais personne pour en profiter). Le problème, c'est que le trait d'Abe est vraiment moche, sauf peut-être dans les 3 premières histoires, où c'est juste pas beau. Dommage que je n'aie pas de quoi le scanner, mais il y a une pleine page d'une femme abominable. Elle est censée être belle, mais se retrouve avec une petite tête, des seins anatomiquement impossibles (et même pas dans le genre Pamela Anderson, hein). Bref, c'est moche, c'est vide, Shin'ichi Abe n'est pas mon auteur préféré, loin de là même.

11/02/2008 (modifier)
Par Katz
Note: 1/5
Couverture de la série Rose Hip Rose
Rose Hip Rose

Peu importe le flacon, ce qui importe c’est l’ivresse. Ici, le flacon est plutôt magnifique. En effet, une jolie blonde sur la couverture, et un titre imprimé en relief sur la couverture (je crois bien que c’est la première fois que je vois ça sur un manga) : franchement, le flacon promet l’ivresse. Mais si ivresse il y a, c’est celle que peut vous provoquer un horrible tord-boyaux. Alors, certes, le tord-boyaux est plutôt bien dessiné, ce qui atténue donc l’impression d’avoir affaire à une nullité infâme. La qualité des dessins mis à part, c’est tout de même l’impression que j’en retire. Moralité de l’histoire : méfiez-vous des jolies blondes en couverture. Et aussi des résumés trompeurs. Voici par exemple celui auquel j’ai eu droit sur le site où j’ai commandé le charmant Rose Hip Rose : Shohei Aiba est un jeune Lycéen dont la principale préoccupation est de photographier les culottes des lycéennes dans les trains, pour approvisionner son site internet... Jusqu'au jour où il rencontre Kasumi Asakura. Sous son air de jeune lycéenne plus ou moins naïve, se cache Rose Hip, une combattante hors pair et le membre le plus efficace des brigades d'intervention de la police. Suite à un quiproquo, Shohei et elle se retrouvent à combattre un mystérieux "Bélier" terrorisant Tokyo. Recherches faites, il s’avère certes qu’il ne s’agit pas d’un résumé officiel (puisqu’il n’est pas présent sur le site de l’éditeur), mais est issu d’un (probable) communiqué de presse pour présenter la série. Il n’empêche qu’on peut le retrouver un peu partout sur le web. Et là où le bât blesse, c’est qu’il est absolument inexact en ce qui concerne le tome 1. À la lecture donc de ce « résumé », je m’attendais à trouver le loser habituel qui, suite à un quiproquo, se retrouve donc à faire équipe avec une sorte de James Bond au féminin. A priori, voilà qui pouvait s’avérer sympa. Pour faire un jeu de mots : la belle et le bête. Oui, sauf que non. Quand le premier tome s’achève, la belle et le pseudo-benêt ne semblent guère en passe de faire équipe. De ce point de vue, ce tome ressemble surtout à une (trop) longue introduction. Mais si ce n’était que cela... Le plus ennuyant, et le plus rageant, c’est que ce manga cumule les poncifs et les clichés, et pas des plus reluisants. De une, son héroïne, qui est traitée à la limite du vulgaire objet de fantasme sexuel (un peu comme Ray, d’ailleurs, sauf que dans Ray l’histoire est largement meilleure). Chaque chapitre s’ouvre par une pose de l’héroïne assise, jambes écartées, et dont les vêtements s’échancrent de plus en plus à mesure que les chapitres avancent. C’est dire tout le respect qu’éprouve l’auteur pour son « héroïne ». Étant à elle toute seule une unité d’élite, elle est donc vêtue d’une combinaison d’intervention telle qu’en portent les unités spécialisées. Enfin, presque comme celle des unités type SWAT ou GIGN. Faut pas déconner, non plus. Ici, on est dans le shonen racoleur et vulgaire. La femme n’y est qu’un morceau de chair chargé d’exciter la libido des mâles décervelés. Donc, notre « No Murder Angel » se voit affublée d’une combinaison assez particulière : au lieu d’un pantalon classique, elle est vêtue d’un short asymétrique, de longueur bermuda sur une jambe, et sans longueur sur l’autre (genre short ultra mini, ou culotte de maillot de bain). Et puis, comme son short est, oups, taille basse, et que les arsenaux de la police n’ont pas été en mesure de lui fournir un veston à sa taille, et ben, mince alors !, on voit son nombril. Manque de bol alors... Mais, vous inquiétez pas, hein, c’est pas grave. Car ce manque de protection ne l’empêche pas de passer au travers d’une verrière, qui se brise en mille morceaux, sans subir la moindre égratignure. Incassable, la fille... Si c’est comme ça, pourquoi le mangaka n’a pas cédé à son désir le plus évident : la dénuder totalement ? À cette question, on pourrait répondre : parce qu’il fallait bien faire semblant de la considérer comme une héroïne. Mais l’auteur se rattrape, heureusement !, grâce au porno-gore. Tendance à la limite de l’abject qu’on voit d’ailleurs fleurir de plus en plus. Vous prenez donc un affreux méchant, qui s’en prend aux femmes. Pourquoi aux femmes ? Pour le rendre plus méchant ? Non, parce que ça permet ainsi à l’auteur de balancer (au sens strict) un cadavre féminin totalement dénudé. Cadavre par ailleurs affreusement mutilé (ça va que c’est du noir et blanc un manga, sinon...), histoire de pas faire croire qu’on soit dans le registre « je montre des filles nues ». Mais non, bien sûr, c’est juste du réalisme policier. En fait, c’est doublement racoleur. C’est même puant. À part cela, dans un registre plus anecdotique, on fait de cette fliquette d’élite une lycéenne de 17 ans, histoire de faire baver le puceau pré- ou légèrement post-pubère, en lui laisser imaginer qu’il pourrait rencontrer ce genre de fille dans sa classe. On nous agrémente aussi d’un syndrome « Loïs Lane » inversé. À savoir qu’il suffit d’une paire de lunettes pour que le « héros » ne reconnaisse pas l’héroïne lorsqu’elle devient la super-flic (peut-être aussi d’une perruque, mais ce n’est pas très évident dans le manga avec cette absence de couleurs). De plus, le grand méchant est d’un ridicule achevé. Du genre à passer sa langue sur le côté non tranchant de sa lame, tout en ricanant « hin, hin, hin ». Histoire de montrer combien il est fou et méchant. Bouh, je frémis de peur. En bref : l’aspect « slasher » est totalement raté. Mais pour conclure par du lourd, notons que le « héros », devant le cadavre mutilé, a pour seul réflexe de prendre une photo sur son portable. Le découvrant, l’héroïne ne s’étonne pas un seul instant de son absence totale d’émotions. Non, pas du tout. C’est vrai, ce cadavre de femme, c’est juste un truc pour racoler les voyeurs, alors pourquoi lui montrer la moindre considération ? Pourquoi feindre la moindre humanité ? Remarquons juste, au passage, que cela a surtout permis de remontrer en gros plan une paire de seins dénudés. Vous l’aurez donc compris, je ne saurais féliciter Pika pour avoir mis tant de soin à publier un titre aussi répugnant.

30/01/2008 (MAJ le 11/02/2008) (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série La Lune et le Soleil
La Lune et le Soleil

Waoh. Je crois que je n'ai jamais lu un truc aussi mauvais. Parfois, quand le dessin me révulse, l'histoire contient une étincelle qui me permet de l'apprécier un peu. D'autres fois l'histoire n'a aucun sens, mais le dessin la sauve... Ici tout est réuni pour foirer la publication. Le dessin est plutôt mauvais, les combats sont montés de façon à ce qu'on ne comprenne pas ce qu'il se passe, et l'histoire... Et bien elle ne rime à rien. Montrer des trous de balle de chevaux en train de déféquer, ou des seins pendouillants, je ne suis pas sûr que ce soit réellement intéressant. Cela émaille une histoire où l'on suit vaguement les aventures d'un jeune pêcheur complètement idiot, qui se bat avec des espèces de samouraïs (je ne connais pas le terme coréen) encore plus bêtes que lui, bêtes à manger du foin. Affreux, bête et même pas méchant. Juste inutile.

11/02/2008 (MAJ le 11/02/2008) (modifier)