Un dessin figé et un scénario tiré par les cheveux. Ce n'est pas parce que les héros sont fous que le scénario doit être inexistant.
Je me suis forcé à lire jusqu'à la fin et arrivé, je me suis dit : "enfin ..."
Si le fait de ne rien comprendre est synonyme de chef d'oeuvre à vos yeux, courez acheter cette bd. Sinon, empruntez-la à la bibliothèque de votre quartier si vous voulez lire et vous ennuyer en même temps.
Je ne suis pas un fan de Warcraft. A part avoir joué un peu à Warcraft 3, le jeu PC de stratégie, je n’ai jamais touché AU jeu en ligne WoW. Autant dire que je découvre cet univers. Et là, premier constat, c’est le drame. On sent que l’univers présenté est vaste, complexe, vivant, avec un background riche. Mais pour moi, néophyte, je suis passé à coté. Les informations nous sont balancées comme si nous étions déjà au courant. Du coup, j’ai pris ça par un œil et c’est ressorti aussitôt par les oreilles. Me renseignant un peu sur internet, il apparait effectivement que toutes les races présentées ont une histoire et que les adeptes trouveront leur compte.
Passée cette difficulté, le scénario en lui-même de ce premier tome est extrêmement limité. Amis de baston présenteeeeez armes ! Cet album est basé sur l’action, l’action et le combat. D’ailleurs, les héros sont gladiateurs et tout l’album se déroule autour de la préparation d’un grand tournoi et se termine par ce tournoi. Bref, des combats, des combats et des combattants.
Chercher à réfléchir pourquoi faire ? Ce premier tome complètement introductif ne présente pas grand-chose de la suite de l’histoire. Si le quatrième de couverture n’en disait pas un peu plus (c’est d’ailleurs la présentation éditeur de l’album…), vraiment juste un tout petit peu plus, on aurait bien du mal à la lecture du premier tome à deviner ce qui nous attend.
Coté dessin, c’est Ludolullabi qui se retrouve aux manettes. Et là, on retrouve son style. On aime ou on n’aime pas. Personnellement je l’avais découvert avec Lilian Cortez et n’avais pas vraiment aimé. Ici, c’est pareil. Son style manga ne m’accroche pas. Son trait ici est carré pour les hommes, rond pour la femme. Il fait preuve d’un style personnel à noter. Pourtant, même si objectivement les personnages sont aisément reconnaissables d’une case à l’autre, les cadrages serrés rendent fréquemment la lecture difficile. Ludolullabi use et abuse des gros plans et ça, je n’aime pas. De plus, bien souvent il use d’artefacts et d’effet spéciaux mauvais pour tous les mouvements rapides et qui pourraient coûter en temps de réalisation par trop de détails. Ainsi, tous les mouvements rapides, tous les découpages sauvages de têtes et les tranchages de ventres sont invisibles, pris dans des ombres à grand coup de traits, soit, dynamiques, mais brouillant complètement le dessin et la vision.
Les perspectives en revanche sont parfaitement gérées, mais cela ne suffit pas à sauver un dessin moderne, mais fatiguant.
Enfin, j’ai trouvé les textes trop simples, voire mauvais par moments, les dialogues s’enchaînent parfois avec lourdeur.
Tout cela ne vole pas très haut malheureusement et j’ai vraiment l’impression que les auteurs comptent plus sur la mode active de WoW que sur la vraie qualité de la série.
Dommage, c’est le genre d’univers qui m’attirait vraiment mais qui m’a vraiment déçu.
Pour jouer le jeu je mets un avis même si j'estime perdre mon temps une seconde fois après la lecture.
Il s'agit d'un avis personnel qui n'engage que moi.
Je n'aime pas ce que fait C. Bretécher, ni le dessin, ni les semblants d'histoires qui ne me touchent vraiment pas.
C'est facile d'accès mais ça ne décolle pas !!!
De nos jours je trouve ce genre de productions sans intérêt.
A lire avec d'envisager un achat, ce qui préservera de toute mauvaise surprise.
Bof!
Un dessin pas tip-top (mais pas horrible non plus) pour des histoires particulièrement chiantes… d’accord, l’univers des cartes est bien développé, mais ça tourne en rond, très répétitif, et l’intrigue principale traîne en longueur. Et puis je ne trouve pas les personnages intéressants. On nous sert à la louche l’éternelle rengaine sur le surpassement de soi, qui passe bien sûr par la confiance en soi, mais aussi en ses compagnons. En gros, un pour tous et tous pour un!
Assez nase, en fait :(
Je rejoins totalement world21, Shaman King était au départ une BD sympathique qui a viré au grosbillisme à tout crin, tout en devenant complètement mou, ce qui est assez exceptionnel pour le remarquer (les grosbills tout mous, pas le partage en eau de boudin)!
C’est devenu d’un chiant, mais d’un chiant... pas vraiment la peine de continuer à s'y attarder!
Bon bon bon bon...
Samouraï machin étale tous les poncifs du genre, et les use jusqu'à la corde. Honnêtement, ça vaut d'être vu seulement parce qu'esthétiquement, c'est loin d'être dégueu, et pis aussi, passqu'i' y a un héros méchant plutôt du genre gros psychopathe, ça nous change... un peu!
La symbolique de la chose? euuuuuuh la quête de soi? naaaaaaaan! pas possible, ce serait trop gros! Que l'Histoire avec un grand "H" se fait dans l'ombre? Arf! Et pis quoi encore?
Allez, m'en vais faire des statues en pétales de fleurs de cerisier, j'ai encore un peu de temps, moâ!
C'est zouli tout plein cette BD.
Le dessin manque de maturité, c'est clair, mais le style est déjà là, c'est toujours ça de gagné!
Mais c'est vide, vous trouvez pas? Pas très fouillé, et puis, ça manque de volume, non? M'enfin, de ce côté-là, je ne désespère pas, c'est sympa et puis, c'est toujours perfectible!
Par contre, l'histoire, j'ai pas tout compris... ça part dans tous les sens, j'arrive pas trop à suivre. Et ce qui est malheureux, c'est que le héros, Robin Hood (si, si, c'est vraiment lui!), et ben, on ne le voit pas trop! Pour la mise en place, c'est rapé, mais il semble que le scénariste ne soit pas tout à fait d'accord avec la nécessité de toujours mettre le "héros" au premier plan... ceci explique donc peut-être cela!
Un premier album un peu trop brouillon à mon goût, pas génial, mais qui peut se laisser lire d'un oeil distrait (enfin, pas trop distrait, l'oeil, sinon, vous z'allez vraiment rien comprendre)!
J'attends tout de même la suite, on ne sait jamais... les auteurs ont promis de faire mieux.
Update après lecture du deuxième tome (j'ai pas osé lire la suite): l'humour tombe à plat, les décors sont toujours vides, bref, pas de progrès, bref, décevant... dommage.
Je sens que je vais me faire lyncher comme un malpropre et que ma dépouille finira clouée à la porte du dessineux de Captain Perfect, mais quand faut y aller, faut y aller...
Je suis très embêté...
Marini est un dieu! du dessin, de la couleur, du découpage, des effets de lumière... il a un rendu époustouflant des scènes d'action, ça virevolte de partout, c'est découpé au poil, une vraie mise en scène cinématographique (la remarquable poursuite sur les toits, le massacre du commando). Et ces femmes... même ses personnages masculins sont beaux. Mais il me semble inconstant, enfin, moins appliqué dans le troisième tome! Il y a un je-ne-sais-quoi de moins bon dans son dessin, une impression globale de moindre maîtrise, comme s'il avait été "bâclé" (très relatif, le bâclage, ça demeure excellent!).
Mais surtout, je me suis ennuyé!
J'ai lu le premier tome à sa sortie et à vrai dire, à part une histoire de méchants pas beaux qui se faisaient dégommer par des méchants très beaux pour je ne sais quelles raisons, avec au beau milieu de tout cela, une jeune et belle inspectrice de police, je ne voyais pas trop où on allait. Z'allez me dire qu'il faut bien installer l'histoire (chose faite de belle manière à vrai dire), et qu'il faut laisser de la place au suspense... D'accord, mais ça m'a laissé plus dubitatif qu'impatient : "oui, et?" me disais-je! mais le dessin était somptueux, alors, on pardonne... (cette couverture!!!!!!)
J'eus la réponse bien plus tard avec un deuxième tome qui définissait enfin les rôles respectifs des protagonistes et où le talent de Marini explosait littéralement. Apparaissait Aznar Akeba, l'insipide poulain de l'écurie des vampires déchus (ça sent la double damnation, ça, on aurait presque envie de les plaindre!) et on en apprenait plus sur le passé de l'androgyne Vicky, son lien avec les Rapaces... "Oh! c'est une histoire de vengeance en fait? bon bah très bien alors, c'est quand que les fautifs sont envoyés ad patres?" c'était grosso modo ma réaction... ça manque d'enthousiasme, hein? Et je vous donnerais raison, mais c'est simple, j'accroche pas à l'histoire, je reconnais que c'est bien ficelé, que c'est plus complexe qu'une simple vengeance, mais je me suis emmerdé, pas d'identification aux personnages que je ne trouve pas bien intéressants (vous avez dit beauté envoûtante? perverse sensualité? goût de l'interdit... ouais, ouais, 'me laisse de marbre en fait! Ah si, un bout d'sein, des scènes d'"amour"!!! Ouais ben pas de quoi casser une côte à une limace, esthétique certes, mais bon...).
Et le summum de l'ennui a été atteint avec le troisième tome : encore des révélations! des tas de révélations, sur l'humanité et son très incertain avenir, sur l'identité d'Aznar Akeba! Mais Dieu que ce n'est pas bien passionnant... J'arrive pas à m'y intéresser j'vous dis! Alors, si en plus le dessin fait des siennes!
Désolé mais "Rapaces" est une magnifique série qui ne remporte pas mon suffrage... On va me dire que je ne sais pas ce qui est bon, mais j'assume. J'espère juste que le dernier tome me fera réviser mon jugement et que je pourrai reconsidérer la série dans son ensemble, mais ça promet d'être une apothéose grosbillesque, mâtinée eau de boudin!
Wait and see, donc...
Allez, hop, update après lecture du quatrième tome: pffff, c'est poussif, inintéressant et moins bien dessiné, et pour une fois, je ne suis pas le seul à le dire; allez, aux oubliettes! pas la peine de débourser ses sous pour cette série, malgré des dessins splendides!
ATTENTION SPOILERS (et accessoirement, énorme pavé indigeste!)
Bon, par où commencer...
Causons un peu de l’histoire : il était une fois Gabriel, un ange mineur (non, il ne creuse pas), Veilleur responsable de la surveillance d’un passage entre le Paradis, la Terre et l’Enfer, qui rencontre fortuitement une charmante tête blonde en la personne de Julien qui a eu la mauvaise idée de traverser ledit passage. Le beau châtain (c’est même pas un beau brun ténébreux) décide de tirer le garçon de ce mauvais pas... et au cours de ce haut fait viril (et sanglant), il aperçoit une ange-démone qu’il a bien connue, aux prises avec des méchants démons tout pas beaux. Après avoir récupéré le gamin, il décide d’aller rechercher la fille, faisant fi de son statut de larbin céleste...mais le Julien en question semble attiser les convoitises d’En-Haut comme d’En-Bas ! Et la petite balade en Enfer de commencer...
Eliminons d’abord la question de l’histoire : je n’ai pas aimé, je me suis ennuyé !
Dire que ça tient sur un papier à cigarette tient de l’euphémisme, un Dead Hunter ou un 666 est plus fourni ! Un gamin fait une petite promenade en Enfer, rencontre un bonhomme ailé qui se fritte avec des démons et des chiens écorchés qui sortent des murs. Il fait en plus la connaissance d’un séraphin, une grosse huile céleste. Et bien, il admire tout ce beau monde comme si c’était tout naturel... Il se contente juste de trouver Gabriel gentil et tous les autres méchants... c’est beau l’innocence. C’est pratique surtout et ça a bon dos !
Et puis ces dialogues...
Mise en situation : Gabriel et le gamin sont en enfer, le petit vient d’être à nouveau sauvé par l’ange et celui-ci lui fait un petit topo de la situation (admirez au passage la coïncidence qui veut que Gabriel retrouve Julien au beau milieu de l’Enfer, pile poil pour le sauver des griffes d’un gros tout moche… les voies du Seigneur sont décidément impénétrables) :
Gaby : « J’ai interrogé le précédent occupant de ce costume (celui qu’il porte, un truc moulant, je vous dis que ça!) »
Juju : « Interrogé... ? » « Oh. »
Gaby : « Elle doit être dans le huitième cercle. C’est là qu’ils les détiennent. »
Juju : « Elle ? » « Oh elle. » « Je l’avais presque oubliée. »
En image, c’est encore plus ridicule... un beau dialogue de sourds.
Deuxième moment d’anthologie :
Quand tout notre beau monde s’échappe du huitième cercle, Anya (l’ange-démone) et Juju parviennent à sortir d’un puits et Anya (vous savez, l’ange-démone) donne un coup de tatane à Gaby qui manque de se gaufrer au niveau d’en-dessous...
Juju : « Tu l’as poussé, tu as essayé de le tuer. »
Anya : « Je suis un démon. Qu’est-ce que vous croyiez ? »
Pour se raviser l’image suivante : « Cela ne se reproduira plus. J’ai agi sur une impulsion, et c’était stupide. J’ai besoin de vous pour… »
Warf, warf, warf ! t’appelles ça un dialogue crédible? C’est niveau série Z ! du nanar pure souche !
Autre scène inoubliable (je ne sais plus si c’est avant ou après la scène du puits) : quand Anya se fout à poil pour allumer un démon et l’occire par la suite. J’ai l’impression que l’on revisite le coup de la jeune fille charmante qui remonte sa jupe pour montrer ses belles guiboles au garde vicelard avant de lui asséner un coup de latte magistral, tout occupé qu’il était à mater. Mais attention, ici, on fait dans le sophistiqué ! c’est du chiadé.
Très approximativement (m’en souviens plus) :
Anya : « Grokhlr, tu m’as toujours désirée. »
Grokhlr : « Oh oui, je n’ai jamais cessé de penser à toi. »
Anya : « Tu peux enfin serrer dans tes bras ce corps dont tu as toujours rêvé. »
Grokhlr : « Oh oui, oh oui. »
Anya : « Han ! (elle le poignarde) »
Grokhlr : « Gargl ! (il est poignardé) »
C’est à peine exagéré, c’est juste plus dégoulinant de mauvais dialogues pompeux dans l’original.
Franchement, ce passage tombe comme un cheveu sur la soupe. On ne savait absolument rien de la relation des deux personnages et on nous sert une histoire d’amour avoué à demi-mots. On nous présente (brièvement) un démon pas si démoniaque que ça, plutôt fleur bleue, limite langoureux! Pas très crédible, surtout quand on connaît le boulot dudit démon (garde, a priori) et quand on a une vague idée de l’activité favorite des démons en général (ça cogne très fort un démon, sur la tête de préférence). On nous balance aussi une séance de gonzesse à poil, à la plastique certes fort sympathique, mais qui ne sert à rien sauf à émoustiller quelques adolescents. Et après, on a un Gaby qui ne trouve rien d’autre à faire que de plaindre le pauvre démon qui s’est lâchement fait planté (« c’est monstrueux »), reprochant à Anya d’avoir trahi sa confiance (au démon), et elle de rétorquer : « Oui il me connaissait et parce qu’il me connaissait, il aurait vu qu’il ne fallait pas me faire confiance. » En fait, je crois que c’est cette histoire de confiance qui doit justifier cette scène qui elle-même est complémentaire de celle du puits. En gros, Anya dit : « Je suis une méchante fille, c’est pour ça qu’il ne faut pas me faire confiance ! ». Je parie qu’il faut interpréter : « Gaby, je t’aime, mais j’ai une mission à remplir. Et ce que j’ai à faire, tu ne le comprendrais pas et ne l’approuverais pas. Alors surtout, ne cherche pas à me suivre. Je ne veux pas te retrouver pour te perdre à nouveau. Je ne veux pas te faire souffrir davantage. Ne m’en veux pas, je t’en prie. Adieu mon amour ! » Je vois ça gros comme une maison... enfin, sait-on jamais, Ange a une imagination plus fertile que la mienne (normal, à deux).
On a donc un des rôles principaux, Gaby, un ange tout de même, le truc qu’on ne voit pas tous les jours sauf quand on abuse de stupéfiants, un type à la base qu’on se dit : « Houa didonc, ça doit être ’achement costaud un emplumé comme ça, ça doit savoir plein de trucs sur les choses de la vie ! » Et ben non, c’est qu’un tâcheron, un nettoyeur de chiottes qui ne comprend même pas ce qui lui arrive, un type rattrapé et torturé par son passé, englouti par quelque chose qui le dépasse. On lui adjoint un mystérieux gamin (serait-ce l’antéchrist ?) sur lequel tout le monde voudrait foutre le grappin, on assaisonne ça de sentiments bien niaisous, avec l’Apocalypse en filigrane. Les anges supérieurs (Séraphi en l'occurrence) sont des incapables, même pas foutus de choper un gamin. Et on nous ressert, histoire d'être très original, les interrogations de ces fichues bestioles ailées à propos des obscures desseins du grand Manitou, que même elles, des créatures divines, ne peuvent saisir (quand on vous dit qu'elles sont impénétrables, ses voies!). Ange a sûrement voulu aborder de grandes thématiques (avec le Bien, le Mal, la Mort, la Vie, on peut faire plein de choses), mais franchement, j'ai pas trop cherché à comprendre... j'ai peut-être eu tort.
En gros, une histoire qui se veut sérieuse... moi je dis prétentieuse. A vous de juger.
Au tour du dessin maintenant...
Je suis assez embêté. Varanda est loin d’être un manchot et il n’est pas mauvais dans les scènes d’action. Je trouve qu’il maîtrise plutôt bien l’unité de lieu. Seulement, quand ça bouge beaucoup, c’est très syncopé, il n’y a pas ces traits que l’on met habituellement pour indiquer le mouvement (persistance rétinienne) d’un segment de membre, d’un objet... Ça n’aurait pas été plus mal d’en ajouter parce que je trouve que les images perdent de leur fluidité. En fait, ça donne l’impression que la scène est photographiée ou bien qu’on a une succession de tableaux, beaux d'accord, mais on a quelque chose de fixe... Certains apprécieront, moi, je n’aime pas ces exercices de style imposés au lecteur. Je veux bien m’arrêter sur deux-trois cases pendant quelques minutes pour admirer le dessin, mais sûrement pas pour le décrypter afin de tenter de comprendre ce qui se passe. Et une autre chose le dessert méchamment : ses plongées et contre-plongées, et bien je les trouve ratées, décors et personnages... surtout les personnages. Non mais vous avez vu ? Parfois, on a bien un point de fuite, mais on ne sait même pas dans quelle direction on regarde. Sur les deux-trois contre-plongées qu’on a de Séraphi, il lui fait une mâchoire de pitbull, un menton qui prend la moitié du visage, c’est tout laid. A propos des visages, ’faudrait qu’il arrête de nous ressortir ses profils et trois-quarts de mecs qui font la gueule, parfois limite constipés, tout torturés qu’ils sont par leur passé. De plus, Varanda manque totalement de constance dans la réalisation de ces fameux visages. On dirait qu’une fois qu’il a réussi deux têtes d’affilée, il foire les dix suivantes. Allez voir la tronche du gamin (page 25 je crois), avant qu’il ne s’endorme dans le train des damnés, ça vaut le jus tellement c’est pô beau. Ce n’est pas représentatif, je sais bien, mais assez démonstratif.
Et ces mèches de cheveux, z'avez jamais envie d'y foutre un coup de ciseaux ?
Je suis aussi assez mitigé sur les couleurs. Pas dans leur qualité (Lyse est très douée) mais dans le choix de la palette. Trop de marron, de rouge... je sais que ça se passe surtout en Enfer, mais je ne m’habitue pas à l’uni. Les meilleures scènes sont les rares se déroulant sur Terre, lorsque l’on a un mélange de couleurs chaudes (Enfer?) et froides (Paradis?), conservant encore un peu de souplesse au dessin... et quand en plus, on a droit à la Lune, moi je dis que ça le fait !
Une dernière chose, encore anecdotique, concernant les onomatopées : je n’en ai retrouvé qu’une seule, un « clac » de fermeture de porte (je ne compte pas les grognements des chiens et les gémissements des damnés). Ce choix aurait pu être sympa : on ne gâche pas le dessin avec des grosses lettres toutes laides. Mais ça ne marche que si le dessin se suffit à lui-même. Et parfois, c’est vraiment limite et en rajouter quelques-unes n’aurait finalement pas été superflu. Nécessité qui a dû se faire ressentir avec ce fameux « clac », quand on nous offre un bête gros plan sur une porte... (passage où Anya se fait emmener par les démons, quand Gaby sauve Juju pour la première fois).
C’est vrai que je peux paraître sévère (en fait, je suis mesquin), mais que voulez-vous ? Je ne suis parvenu à me lancer dans la lecture de ce bouquin qu’au bout de quatre ou cinq tentatives. Dès le départ, il ne m’attirait pas. Je concède que j’ai dû insister sur des détails insignifiants pour beaucoup de monde, mais ils m’ont vraiment pourri la lecture. C'est vrai que graphiquement, c'est au-dessus de la moyenne actuelle, mais il n'y a pas ce petit quelque chose qui fait qu'on adhère malgré tous les défauts...je ne sais pas, ça manque de chaleur. Je conçois parfaitement que ce soit complètement idiot de dire ça à propos d'un bouquin dont le titre est Enfer dans une série au nom tout aussi joyeux que Paradis Perdu, mais je n'arrive pas du tout à m'attacher aux personnages, et encore moins à m'y identifier. Je ne lirai pas la suite.
On m’avait dit beaucoup de bien de cette série, malheureusement, je n’ai pas du tout accroché.
Je trouve que l’intrigue n’avance pas. Huit tomes pour faire sortir le héros de son ghetto hivernal et enfin le faire affronter ses ennemis face-à-face, déjà, là, c’est long, mais c’est pas fini: ces huit albums, c’est surtout huit ans d’attente!!!! Je n’ai pas suivi la série depuis le début mais j’imagine l’impatience des fidèles. D’accord, une moyenne d’un bouquin par an, c’est plutôt bien, mais c’est surtout un opus pour faire attendre le suivant, car franchement, je ne les trouve pas bien passionnants, à part peut-être tout l’épisode de la cité des Doges que j’ai un peu bien apprécié.
Je trouve le héros ni intéressant, ni attachant… il n’y a que Cueille-la-Mort qui m’interpelle. Sa folie et son désespoir sont pitoyables, poignants. Un résumé à elle-même de la folie et de la cruauté du monde de Neige, capable malgré tout d’amour… de passion, plutôt, jusqu’à la mort…
Des questions sur le thème de l’apprenti sorcier et de la responsabilité qui en découle, mais surtout sur la relativité de la valeur qu’on attache à la vie humaine et les comportements d’hommes livrés à eux-mêmes, vivant dans des conditions de vie rudes, en dehors d’une véritable société un tant soit peu organisée… en somme, une réflexion sur la nature humaine, à l’écart de la "civilisation". En gros, on plonge toute une population dans un monde hostile et on regarde comment ces malheureux se débrouillent… Une sorte de récit expérimental cruel, sauf que les auteurs ont imposé une quête à notre héros, histoire de donner un peu de piquant à tout ça ;)
Mais j’ai vraiment eu du mal me plonger dans l’univers de Neige et j’ai décroché relativement rapidement, mais j’ai tout de même persévéré jusqu’à ce huitième tome… je crois que je n’irai pas plus loin, je ne suis pas du tout impatient d’en connaître la suite.
Et puis le dessin, ben, je ne l’aime pas, surtout la mise en couleurs… trop de neige, trop terne! Vous me direz que c’est inhérent à l’histoire, que justement, ça la sert! Peut-être, mais je n’aime pas, c’est tout :(
Pour ceux que les histoires tristes ne rebutent pas…
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Sept psychopathes
Un dessin figé et un scénario tiré par les cheveux. Ce n'est pas parce que les héros sont fous que le scénario doit être inexistant. Je me suis forcé à lire jusqu'à la fin et arrivé, je me suis dit : "enfin ..." Si le fait de ne rien comprendre est synonyme de chef d'oeuvre à vos yeux, courez acheter cette bd. Sinon, empruntez-la à la bibliothèque de votre quartier si vous voulez lire et vous ennuyer en même temps.
World of Warcraft
Je ne suis pas un fan de Warcraft. A part avoir joué un peu à Warcraft 3, le jeu PC de stratégie, je n’ai jamais touché AU jeu en ligne WoW. Autant dire que je découvre cet univers. Et là, premier constat, c’est le drame. On sent que l’univers présenté est vaste, complexe, vivant, avec un background riche. Mais pour moi, néophyte, je suis passé à coté. Les informations nous sont balancées comme si nous étions déjà au courant. Du coup, j’ai pris ça par un œil et c’est ressorti aussitôt par les oreilles. Me renseignant un peu sur internet, il apparait effectivement que toutes les races présentées ont une histoire et que les adeptes trouveront leur compte. Passée cette difficulté, le scénario en lui-même de ce premier tome est extrêmement limité. Amis de baston présenteeeeez armes ! Cet album est basé sur l’action, l’action et le combat. D’ailleurs, les héros sont gladiateurs et tout l’album se déroule autour de la préparation d’un grand tournoi et se termine par ce tournoi. Bref, des combats, des combats et des combattants. Chercher à réfléchir pourquoi faire ? Ce premier tome complètement introductif ne présente pas grand-chose de la suite de l’histoire. Si le quatrième de couverture n’en disait pas un peu plus (c’est d’ailleurs la présentation éditeur de l’album…), vraiment juste un tout petit peu plus, on aurait bien du mal à la lecture du premier tome à deviner ce qui nous attend. Coté dessin, c’est Ludolullabi qui se retrouve aux manettes. Et là, on retrouve son style. On aime ou on n’aime pas. Personnellement je l’avais découvert avec Lilian Cortez et n’avais pas vraiment aimé. Ici, c’est pareil. Son style manga ne m’accroche pas. Son trait ici est carré pour les hommes, rond pour la femme. Il fait preuve d’un style personnel à noter. Pourtant, même si objectivement les personnages sont aisément reconnaissables d’une case à l’autre, les cadrages serrés rendent fréquemment la lecture difficile. Ludolullabi use et abuse des gros plans et ça, je n’aime pas. De plus, bien souvent il use d’artefacts et d’effet spéciaux mauvais pour tous les mouvements rapides et qui pourraient coûter en temps de réalisation par trop de détails. Ainsi, tous les mouvements rapides, tous les découpages sauvages de têtes et les tranchages de ventres sont invisibles, pris dans des ombres à grand coup de traits, soit, dynamiques, mais brouillant complètement le dessin et la vision. Les perspectives en revanche sont parfaitement gérées, mais cela ne suffit pas à sauver un dessin moderne, mais fatiguant. Enfin, j’ai trouvé les textes trop simples, voire mauvais par moments, les dialogues s’enchaînent parfois avec lourdeur. Tout cela ne vole pas très haut malheureusement et j’ai vraiment l’impression que les auteurs comptent plus sur la mode active de WoW que sur la vraie qualité de la série. Dommage, c’est le genre d’univers qui m’attirait vraiment mais qui m’a vraiment déçu.
Les Frustrés
Pour jouer le jeu je mets un avis même si j'estime perdre mon temps une seconde fois après la lecture. Il s'agit d'un avis personnel qui n'engage que moi. Je n'aime pas ce que fait C. Bretécher, ni le dessin, ni les semblants d'histoires qui ne me touchent vraiment pas. C'est facile d'accès mais ça ne décolle pas !!! De nos jours je trouve ce genre de productions sans intérêt. A lire avec d'envisager un achat, ce qui préservera de toute mauvaise surprise.
Yu-Gi-Oh !
Bof! Un dessin pas tip-top (mais pas horrible non plus) pour des histoires particulièrement chiantes… d’accord, l’univers des cartes est bien développé, mais ça tourne en rond, très répétitif, et l’intrigue principale traîne en longueur. Et puis je ne trouve pas les personnages intéressants. On nous sert à la louche l’éternelle rengaine sur le surpassement de soi, qui passe bien sûr par la confiance en soi, mais aussi en ses compagnons. En gros, un pour tous et tous pour un! Assez nase, en fait :(
Shaman King
Je rejoins totalement world21, Shaman King était au départ une BD sympathique qui a viré au grosbillisme à tout crin, tout en devenant complètement mou, ce qui est assez exceptionnel pour le remarquer (les grosbills tout mous, pas le partage en eau de boudin)! C’est devenu d’un chiant, mais d’un chiant... pas vraiment la peine de continuer à s'y attarder!
Samuraï Deeper Kyo
Bon bon bon bon... Samouraï machin étale tous les poncifs du genre, et les use jusqu'à la corde. Honnêtement, ça vaut d'être vu seulement parce qu'esthétiquement, c'est loin d'être dégueu, et pis aussi, passqu'i' y a un héros méchant plutôt du genre gros psychopathe, ça nous change... un peu! La symbolique de la chose? euuuuuuh la quête de soi? naaaaaaaan! pas possible, ce serait trop gros! Que l'Histoire avec un grand "H" se fait dans l'ombre? Arf! Et pis quoi encore? Allez, m'en vais faire des statues en pétales de fleurs de cerisier, j'ai encore un peu de temps, moâ!
Robin Hood
C'est zouli tout plein cette BD. Le dessin manque de maturité, c'est clair, mais le style est déjà là, c'est toujours ça de gagné! Mais c'est vide, vous trouvez pas? Pas très fouillé, et puis, ça manque de volume, non? M'enfin, de ce côté-là, je ne désespère pas, c'est sympa et puis, c'est toujours perfectible! Par contre, l'histoire, j'ai pas tout compris... ça part dans tous les sens, j'arrive pas trop à suivre. Et ce qui est malheureux, c'est que le héros, Robin Hood (si, si, c'est vraiment lui!), et ben, on ne le voit pas trop! Pour la mise en place, c'est rapé, mais il semble que le scénariste ne soit pas tout à fait d'accord avec la nécessité de toujours mettre le "héros" au premier plan... ceci explique donc peut-être cela! Un premier album un peu trop brouillon à mon goût, pas génial, mais qui peut se laisser lire d'un oeil distrait (enfin, pas trop distrait, l'oeil, sinon, vous z'allez vraiment rien comprendre)! J'attends tout de même la suite, on ne sait jamais... les auteurs ont promis de faire mieux. Update après lecture du deuxième tome (j'ai pas osé lire la suite): l'humour tombe à plat, les décors sont toujours vides, bref, pas de progrès, bref, décevant... dommage.
Rapaces
Je sens que je vais me faire lyncher comme un malpropre et que ma dépouille finira clouée à la porte du dessineux de Captain Perfect, mais quand faut y aller, faut y aller... Je suis très embêté... Marini est un dieu! du dessin, de la couleur, du découpage, des effets de lumière... il a un rendu époustouflant des scènes d'action, ça virevolte de partout, c'est découpé au poil, une vraie mise en scène cinématographique (la remarquable poursuite sur les toits, le massacre du commando). Et ces femmes... même ses personnages masculins sont beaux. Mais il me semble inconstant, enfin, moins appliqué dans le troisième tome! Il y a un je-ne-sais-quoi de moins bon dans son dessin, une impression globale de moindre maîtrise, comme s'il avait été "bâclé" (très relatif, le bâclage, ça demeure excellent!). Mais surtout, je me suis ennuyé! J'ai lu le premier tome à sa sortie et à vrai dire, à part une histoire de méchants pas beaux qui se faisaient dégommer par des méchants très beaux pour je ne sais quelles raisons, avec au beau milieu de tout cela, une jeune et belle inspectrice de police, je ne voyais pas trop où on allait. Z'allez me dire qu'il faut bien installer l'histoire (chose faite de belle manière à vrai dire), et qu'il faut laisser de la place au suspense... D'accord, mais ça m'a laissé plus dubitatif qu'impatient : "oui, et?" me disais-je! mais le dessin était somptueux, alors, on pardonne... (cette couverture!!!!!!) J'eus la réponse bien plus tard avec un deuxième tome qui définissait enfin les rôles respectifs des protagonistes et où le talent de Marini explosait littéralement. Apparaissait Aznar Akeba, l'insipide poulain de l'écurie des vampires déchus (ça sent la double damnation, ça, on aurait presque envie de les plaindre!) et on en apprenait plus sur le passé de l'androgyne Vicky, son lien avec les Rapaces... "Oh! c'est une histoire de vengeance en fait? bon bah très bien alors, c'est quand que les fautifs sont envoyés ad patres?" c'était grosso modo ma réaction... ça manque d'enthousiasme, hein? Et je vous donnerais raison, mais c'est simple, j'accroche pas à l'histoire, je reconnais que c'est bien ficelé, que c'est plus complexe qu'une simple vengeance, mais je me suis emmerdé, pas d'identification aux personnages que je ne trouve pas bien intéressants (vous avez dit beauté envoûtante? perverse sensualité? goût de l'interdit... ouais, ouais, 'me laisse de marbre en fait! Ah si, un bout d'sein, des scènes d'"amour"!!! Ouais ben pas de quoi casser une côte à une limace, esthétique certes, mais bon...). Et le summum de l'ennui a été atteint avec le troisième tome : encore des révélations! des tas de révélations, sur l'humanité et son très incertain avenir, sur l'identité d'Aznar Akeba! Mais Dieu que ce n'est pas bien passionnant... J'arrive pas à m'y intéresser j'vous dis! Alors, si en plus le dessin fait des siennes! Désolé mais "Rapaces" est une magnifique série qui ne remporte pas mon suffrage... On va me dire que je ne sais pas ce qui est bon, mais j'assume. J'espère juste que le dernier tome me fera réviser mon jugement et que je pourrai reconsidérer la série dans son ensemble, mais ça promet d'être une apothéose grosbillesque, mâtinée eau de boudin! Wait and see, donc... Allez, hop, update après lecture du quatrième tome: pffff, c'est poussif, inintéressant et moins bien dessiné, et pour une fois, je ne suis pas le seul à le dire; allez, aux oubliettes! pas la peine de débourser ses sous pour cette série, malgré des dessins splendides!
Paradis perdu
ATTENTION SPOILERS (et accessoirement, énorme pavé indigeste!) Bon, par où commencer... Causons un peu de l’histoire : il était une fois Gabriel, un ange mineur (non, il ne creuse pas), Veilleur responsable de la surveillance d’un passage entre le Paradis, la Terre et l’Enfer, qui rencontre fortuitement une charmante tête blonde en la personne de Julien qui a eu la mauvaise idée de traverser ledit passage. Le beau châtain (c’est même pas un beau brun ténébreux) décide de tirer le garçon de ce mauvais pas... et au cours de ce haut fait viril (et sanglant), il aperçoit une ange-démone qu’il a bien connue, aux prises avec des méchants démons tout pas beaux. Après avoir récupéré le gamin, il décide d’aller rechercher la fille, faisant fi de son statut de larbin céleste...mais le Julien en question semble attiser les convoitises d’En-Haut comme d’En-Bas ! Et la petite balade en Enfer de commencer... Eliminons d’abord la question de l’histoire : je n’ai pas aimé, je me suis ennuyé ! Dire que ça tient sur un papier à cigarette tient de l’euphémisme, un Dead Hunter ou un 666 est plus fourni ! Un gamin fait une petite promenade en Enfer, rencontre un bonhomme ailé qui se fritte avec des démons et des chiens écorchés qui sortent des murs. Il fait en plus la connaissance d’un séraphin, une grosse huile céleste. Et bien, il admire tout ce beau monde comme si c’était tout naturel... Il se contente juste de trouver Gabriel gentil et tous les autres méchants... c’est beau l’innocence. C’est pratique surtout et ça a bon dos ! Et puis ces dialogues... Mise en situation : Gabriel et le gamin sont en enfer, le petit vient d’être à nouveau sauvé par l’ange et celui-ci lui fait un petit topo de la situation (admirez au passage la coïncidence qui veut que Gabriel retrouve Julien au beau milieu de l’Enfer, pile poil pour le sauver des griffes d’un gros tout moche… les voies du Seigneur sont décidément impénétrables) : Gaby : « J’ai interrogé le précédent occupant de ce costume (celui qu’il porte, un truc moulant, je vous dis que ça!) » Juju : « Interrogé... ? » « Oh. » Gaby : « Elle doit être dans le huitième cercle. C’est là qu’ils les détiennent. » Juju : « Elle ? » « Oh elle. » « Je l’avais presque oubliée. » En image, c’est encore plus ridicule... un beau dialogue de sourds. Deuxième moment d’anthologie : Quand tout notre beau monde s’échappe du huitième cercle, Anya (l’ange-démone) et Juju parviennent à sortir d’un puits et Anya (vous savez, l’ange-démone) donne un coup de tatane à Gaby qui manque de se gaufrer au niveau d’en-dessous... Juju : « Tu l’as poussé, tu as essayé de le tuer. » Anya : « Je suis un démon. Qu’est-ce que vous croyiez ? » Pour se raviser l’image suivante : « Cela ne se reproduira plus. J’ai agi sur une impulsion, et c’était stupide. J’ai besoin de vous pour… » Warf, warf, warf ! t’appelles ça un dialogue crédible? C’est niveau série Z ! du nanar pure souche ! Autre scène inoubliable (je ne sais plus si c’est avant ou après la scène du puits) : quand Anya se fout à poil pour allumer un démon et l’occire par la suite. J’ai l’impression que l’on revisite le coup de la jeune fille charmante qui remonte sa jupe pour montrer ses belles guiboles au garde vicelard avant de lui asséner un coup de latte magistral, tout occupé qu’il était à mater. Mais attention, ici, on fait dans le sophistiqué ! c’est du chiadé. Très approximativement (m’en souviens plus) : Anya : « Grokhlr, tu m’as toujours désirée. » Grokhlr : « Oh oui, je n’ai jamais cessé de penser à toi. » Anya : « Tu peux enfin serrer dans tes bras ce corps dont tu as toujours rêvé. » Grokhlr : « Oh oui, oh oui. » Anya : « Han ! (elle le poignarde) » Grokhlr : « Gargl ! (il est poignardé) » C’est à peine exagéré, c’est juste plus dégoulinant de mauvais dialogues pompeux dans l’original. Franchement, ce passage tombe comme un cheveu sur la soupe. On ne savait absolument rien de la relation des deux personnages et on nous sert une histoire d’amour avoué à demi-mots. On nous présente (brièvement) un démon pas si démoniaque que ça, plutôt fleur bleue, limite langoureux! Pas très crédible, surtout quand on connaît le boulot dudit démon (garde, a priori) et quand on a une vague idée de l’activité favorite des démons en général (ça cogne très fort un démon, sur la tête de préférence). On nous balance aussi une séance de gonzesse à poil, à la plastique certes fort sympathique, mais qui ne sert à rien sauf à émoustiller quelques adolescents. Et après, on a un Gaby qui ne trouve rien d’autre à faire que de plaindre le pauvre démon qui s’est lâchement fait planté (« c’est monstrueux »), reprochant à Anya d’avoir trahi sa confiance (au démon), et elle de rétorquer : « Oui il me connaissait et parce qu’il me connaissait, il aurait vu qu’il ne fallait pas me faire confiance. » En fait, je crois que c’est cette histoire de confiance qui doit justifier cette scène qui elle-même est complémentaire de celle du puits. En gros, Anya dit : « Je suis une méchante fille, c’est pour ça qu’il ne faut pas me faire confiance ! ». Je parie qu’il faut interpréter : « Gaby, je t’aime, mais j’ai une mission à remplir. Et ce que j’ai à faire, tu ne le comprendrais pas et ne l’approuverais pas. Alors surtout, ne cherche pas à me suivre. Je ne veux pas te retrouver pour te perdre à nouveau. Je ne veux pas te faire souffrir davantage. Ne m’en veux pas, je t’en prie. Adieu mon amour ! » Je vois ça gros comme une maison... enfin, sait-on jamais, Ange a une imagination plus fertile que la mienne (normal, à deux). On a donc un des rôles principaux, Gaby, un ange tout de même, le truc qu’on ne voit pas tous les jours sauf quand on abuse de stupéfiants, un type à la base qu’on se dit : « Houa didonc, ça doit être ’achement costaud un emplumé comme ça, ça doit savoir plein de trucs sur les choses de la vie ! » Et ben non, c’est qu’un tâcheron, un nettoyeur de chiottes qui ne comprend même pas ce qui lui arrive, un type rattrapé et torturé par son passé, englouti par quelque chose qui le dépasse. On lui adjoint un mystérieux gamin (serait-ce l’antéchrist ?) sur lequel tout le monde voudrait foutre le grappin, on assaisonne ça de sentiments bien niaisous, avec l’Apocalypse en filigrane. Les anges supérieurs (Séraphi en l'occurrence) sont des incapables, même pas foutus de choper un gamin. Et on nous ressert, histoire d'être très original, les interrogations de ces fichues bestioles ailées à propos des obscures desseins du grand Manitou, que même elles, des créatures divines, ne peuvent saisir (quand on vous dit qu'elles sont impénétrables, ses voies!). Ange a sûrement voulu aborder de grandes thématiques (avec le Bien, le Mal, la Mort, la Vie, on peut faire plein de choses), mais franchement, j'ai pas trop cherché à comprendre... j'ai peut-être eu tort. En gros, une histoire qui se veut sérieuse... moi je dis prétentieuse. A vous de juger. Au tour du dessin maintenant... Je suis assez embêté. Varanda est loin d’être un manchot et il n’est pas mauvais dans les scènes d’action. Je trouve qu’il maîtrise plutôt bien l’unité de lieu. Seulement, quand ça bouge beaucoup, c’est très syncopé, il n’y a pas ces traits que l’on met habituellement pour indiquer le mouvement (persistance rétinienne) d’un segment de membre, d’un objet... Ça n’aurait pas été plus mal d’en ajouter parce que je trouve que les images perdent de leur fluidité. En fait, ça donne l’impression que la scène est photographiée ou bien qu’on a une succession de tableaux, beaux d'accord, mais on a quelque chose de fixe... Certains apprécieront, moi, je n’aime pas ces exercices de style imposés au lecteur. Je veux bien m’arrêter sur deux-trois cases pendant quelques minutes pour admirer le dessin, mais sûrement pas pour le décrypter afin de tenter de comprendre ce qui se passe. Et une autre chose le dessert méchamment : ses plongées et contre-plongées, et bien je les trouve ratées, décors et personnages... surtout les personnages. Non mais vous avez vu ? Parfois, on a bien un point de fuite, mais on ne sait même pas dans quelle direction on regarde. Sur les deux-trois contre-plongées qu’on a de Séraphi, il lui fait une mâchoire de pitbull, un menton qui prend la moitié du visage, c’est tout laid. A propos des visages, ’faudrait qu’il arrête de nous ressortir ses profils et trois-quarts de mecs qui font la gueule, parfois limite constipés, tout torturés qu’ils sont par leur passé. De plus, Varanda manque totalement de constance dans la réalisation de ces fameux visages. On dirait qu’une fois qu’il a réussi deux têtes d’affilée, il foire les dix suivantes. Allez voir la tronche du gamin (page 25 je crois), avant qu’il ne s’endorme dans le train des damnés, ça vaut le jus tellement c’est pô beau. Ce n’est pas représentatif, je sais bien, mais assez démonstratif. Et ces mèches de cheveux, z'avez jamais envie d'y foutre un coup de ciseaux ? Je suis aussi assez mitigé sur les couleurs. Pas dans leur qualité (Lyse est très douée) mais dans le choix de la palette. Trop de marron, de rouge... je sais que ça se passe surtout en Enfer, mais je ne m’habitue pas à l’uni. Les meilleures scènes sont les rares se déroulant sur Terre, lorsque l’on a un mélange de couleurs chaudes (Enfer?) et froides (Paradis?), conservant encore un peu de souplesse au dessin... et quand en plus, on a droit à la Lune, moi je dis que ça le fait ! Une dernière chose, encore anecdotique, concernant les onomatopées : je n’en ai retrouvé qu’une seule, un « clac » de fermeture de porte (je ne compte pas les grognements des chiens et les gémissements des damnés). Ce choix aurait pu être sympa : on ne gâche pas le dessin avec des grosses lettres toutes laides. Mais ça ne marche que si le dessin se suffit à lui-même. Et parfois, c’est vraiment limite et en rajouter quelques-unes n’aurait finalement pas été superflu. Nécessité qui a dû se faire ressentir avec ce fameux « clac », quand on nous offre un bête gros plan sur une porte... (passage où Anya se fait emmener par les démons, quand Gaby sauve Juju pour la première fois). C’est vrai que je peux paraître sévère (en fait, je suis mesquin), mais que voulez-vous ? Je ne suis parvenu à me lancer dans la lecture de ce bouquin qu’au bout de quatre ou cinq tentatives. Dès le départ, il ne m’attirait pas. Je concède que j’ai dû insister sur des détails insignifiants pour beaucoup de monde, mais ils m’ont vraiment pourri la lecture. C'est vrai que graphiquement, c'est au-dessus de la moyenne actuelle, mais il n'y a pas ce petit quelque chose qui fait qu'on adhère malgré tous les défauts...je ne sais pas, ça manque de chaleur. Je conçois parfaitement que ce soit complètement idiot de dire ça à propos d'un bouquin dont le titre est Enfer dans une série au nom tout aussi joyeux que Paradis Perdu, mais je n'arrive pas du tout à m'attacher aux personnages, et encore moins à m'y identifier. Je ne lirai pas la suite.
Neige
On m’avait dit beaucoup de bien de cette série, malheureusement, je n’ai pas du tout accroché. Je trouve que l’intrigue n’avance pas. Huit tomes pour faire sortir le héros de son ghetto hivernal et enfin le faire affronter ses ennemis face-à-face, déjà, là, c’est long, mais c’est pas fini: ces huit albums, c’est surtout huit ans d’attente!!!! Je n’ai pas suivi la série depuis le début mais j’imagine l’impatience des fidèles. D’accord, une moyenne d’un bouquin par an, c’est plutôt bien, mais c’est surtout un opus pour faire attendre le suivant, car franchement, je ne les trouve pas bien passionnants, à part peut-être tout l’épisode de la cité des Doges que j’ai un peu bien apprécié. Je trouve le héros ni intéressant, ni attachant… il n’y a que Cueille-la-Mort qui m’interpelle. Sa folie et son désespoir sont pitoyables, poignants. Un résumé à elle-même de la folie et de la cruauté du monde de Neige, capable malgré tout d’amour… de passion, plutôt, jusqu’à la mort… Des questions sur le thème de l’apprenti sorcier et de la responsabilité qui en découle, mais surtout sur la relativité de la valeur qu’on attache à la vie humaine et les comportements d’hommes livrés à eux-mêmes, vivant dans des conditions de vie rudes, en dehors d’une véritable société un tant soit peu organisée… en somme, une réflexion sur la nature humaine, à l’écart de la "civilisation". En gros, on plonge toute une population dans un monde hostile et on regarde comment ces malheureux se débrouillent… Une sorte de récit expérimental cruel, sauf que les auteurs ont imposé une quête à notre héros, histoire de donner un peu de piquant à tout ça ;) Mais j’ai vraiment eu du mal me plonger dans l’univers de Neige et j’ai décroché relativement rapidement, mais j’ai tout de même persévéré jusqu’à ce huitième tome… je crois que je n’irai pas plus loin, je ne suis pas du tout impatient d’en connaître la suite. Et puis le dessin, ben, je ne l’aime pas, surtout la mise en couleurs… trop de neige, trop terne! Vous me direz que c’est inhérent à l’histoire, que justement, ça la sert! Peut-être, mais je n’aime pas, c’est tout :( Pour ceux que les histoires tristes ne rebutent pas…