C'est étonnant mais je n'avais pas avisé cette série.
Si j'ai lu tous les tomes, la dernière lecture remonte à un bail.
En fait, je n'ai plus envie de relire les "Les Aventures de Tintin".
Je n'étais pas fan il y a 30 ans et je n'aime plus du tout aujourd'hui.
J'ai toujours préféré les Gaston Lagaffe ou Astérix et le fossé s'est accru au fil des ans.
Dans la présente série, je n'ai jamais accroché aux personnages et les scénarios m'ont toujours paru creux.
Je n'arrive pas à percevoir ce qui peut en faire une série culte si ce n'est la nostalgie.
Le dessin ligne claire est une référence. Il est simple et possède sa personnalité.
Les couleurs sont classiques et sans effets. Le dessin se veut efficace avant d'être beau.
Aujourd'hui il reste une machine de guerre pour continuer à exploiter cette licence.
Avec le passage au cinéma, les ventes risquent même de remonter...
Ce sera sans moi.
Tintin, une série soumise à controverse après de nombreuses années d'existence. Je ne sanctionne pas ici les idées qui peuvent aujourd'hui sembler racistes (Hergé vivait avec son temps, c'est tout, et durant une partie de ce temps des millions de personnes pensaient que la race (un non-sens du point de vue génétique) dominante était celle des blonds aux yeux bleus) mais la narration insipide qui se dégage de l'oeuvre.
Déjà petit (entre 6 et 8 ans), je trouvais Tintin lourd à lire : aucun suspens, on savait toujours que quoiqu'il arrive il se tirerait sans aucun dommage des situations les plus rocambolesques et qu'il rétablirait le bien absolu sur la terre tout entière. Les personnages sont lourds, possèdent chacun un unique trait de caractère indéfectible au cours de la (trop?) longue série. Bien que certains soient relativement drôles (le Pr Tournesol), le reste des personnages forme un ensemble insipide. Cette pauvreté psychologique entraine une anticipation des décisions des protagonistes.
Je souhaiterais maintenant mettre en exergue un point qui m'a dérangé après avoir pris du recul. Tintin est censé être un journaliste mais paradoxalement il passe sa vie dans la peau d'un aventurier. Jamais on ne le voit avec un appareil photo, une enquête sérieuse à mener ; il ne correspond en rien à l'idée que je me fais d'un reporter qui, lui, approfondira le sujet sur lequel il enquête. Au lieu de ça, nous avons affaire à un récit moralisateur invariable sur le ton du "le mal c'est pas bien et il ne faut jamais négocier avec le mal parce que c'est pas bien". Notre reporter sans frontières n'est donc qu'un aventurier qui ne fera que sermonner ceux qui ne correspondent pas à son idéal.
Tout comme Bécassine a fait son temps, Tintin n'est clairement plus d'actualité. Le monde n'était déjà pas si nuancé à l'époque d'Hergé, il l'est aujourd'hui encore plus. Hergé nie donc une évidence : le monde est une nuance de gris.
Cette lecture m'a été très pénible.
D'emblée, je n'aime pas le dessin. L'influence manga mal digérée, le trait imprécis, les personnages clichés, les visages qui se ressemblent tous, les poses grandiloquentes, les décors simplifiés, les couleurs certes soigneusement travaillées mais laides, j'ai l'impression de lire une BD amateur tirée d'un fanzine. A cela s'ajoute une très mauvaise narration graphique. Les enchainements sont souvent confus, sans fluidité. On sent en outre la recherche de facilité par l'abondance de grandes cases d'ensemble encombrée de bulles de dialogues trop longues et trop nombreuses au détriment d'une narration case par case qui auraient été plus contraignante pour le dessinateur mais plus plaisante à lire.
Quant au scénario, il est nul et empli de poncif et de déjà-vu. Les personnages sont caricaturaux, leurs comportements sans réalisme, les situations prévisibles et lourdement artificielles, les dialogues sont soit lourdingues car trop longs soit ridicules. L'album se résume à quelques thématiques clés : de la baston, des trahisons, de la baston, un sacrifice, de la baston, de la grande tragédie pour adolescent, et surtout beaucoup de baston. Le monde de World of Warcraft y apparait en outre comme doivent le voir les joueurs les plus immatures : un monde bourrin, sans humour, où seuls comptent les super combattants avec des armes qui font Smash, Schhing, Funkth, Schakumm, Schhazzak ou encore Fwoosch. Et le pire, c'est que ça a foutrement l'air de se prendre au sérieux.
BD commerciale, mal foutue et sans intérêt.
Voila typiquement le genre de série qui me donne la nausée. Et pourtant ce n'est pas du Clamp !
Tout d'abord, niveau dessin, c'est vraiment du manga gamin avec des yeux géants, des situations cocasses inutiles et un anti-héros androgyne sans aucun charisme (à part pour certaines jeunes filles...).
Ensuite niveau scénario, c'est lamentable. Tout est confus, avec une narration et un dessin brouillons qui ne simplifient pas la compréhension de la série.
Mais ce que j'exècre le plus, c'est ce côté marketing avec une attente de 3 ans pour ressortir 2 tomes, pour regonfler les ventes. Bref, Glénat ont-ils besoin de pépètes ?
A éviter sauf si vous avez entre 10 et 14 ans...
Ca me fait de la peine pour les Inconnus… J’étais un gros fan quand j’étais plus jeune. Je garde des souvenirs mémorables de leur « télé des inconnus », et je trouve leur 1er film « les 3 frères » très bon (sauf sur la fin). J’espérais donc que ce recueil de gags soit du même niveau…
Et bien écoutez je sais pas si c’est moi qui ai passé l’âge de lire ce genre de chose, mais alors quelle misère… Ca ressemble vraiment à du travail de commande, c’est insipide au possible, je doute vraiment que les 3 comiques aient participé à l’écriture de ce navet… On pourrait d’ailleurs remplacer Pascal Légitimus, Didier Bourdon et Bernard Campan par Bigard, le pape et ma grand-mère, et ça fonctionnerait pareil (c'est-à-dire pas du tout).
Le dessin est à l’image du reste… pas atroce, mais insipide, sans âme…
Ô misère.
Surfant sur la vague du phénomène Death Note, Neuro combine policier et fantastique. Malheureusement la mayonnaise ne prend pas et la lecture est difficile. En cause des dialogues insipides, des personnages creux et par dessus tout des énigmes capillotractées jusqu'aux orteils. Celles-ci, banales à la base, se révèlent en plus dénuées de tout intérêt de par leur dénouement. Pas le temps de réunir des indices, seulement le temps d'interroger les suspects et alors notre Neuro, plus fortiche que Poirot, se met à réfléchir quelques instants et nous pond la solution à force d'instruments démoniaques (au sens propre du terme). On n'a pas le temps de profiter de l'énigme que celle-ci se voit résolue instantanément. Pour une fois un rythme trop rapide se retrouve dans un shonen, chose rare à mon avis.
Ce Neuro est donc un ersatz manqué de Death Note, même si je ressens l'influence d'Hercule Poirot (là je suis tout de même dubitatif mais l'instinct dont fait preuve Neuro me rappelle Poirot, mais cela peut simplement être une simple coïncidence).
L'idée d'utiliser des instruments démoniaques au lieu des instruments traditionnels était plutôt sympathique mais tout cela est gâché par une lecture plus que pénible.
Par objectivité, je précise que je n'ai pas pu aller au bout de la lecture du premier tome mais que ma petite soeur (âgée de 14 ans) aime bien mais trouve également le rythme trop rapide.
Je me dois tout d'abord de préciser que j'ai acheté cette bd au petit bonheur la chance sur un site de vente à moitié prix, neuf je ne pense pas que j'y aurai investi le moindre sou. Espéranto c'est un mélange de chronique sociale, de seconde guerre mondiale et de dictature dans un univers à tendance futuriste, et c'est justement ce qui me dérange, ce fameux chronique sociale qui a la fâcheuse tendance à me hérisser le poil. L'histoire commençait plutôt bien avec une société où le jeu le plus populaire n'est pas le foot par exemple mais un jeu de guerre, or ceci n'est qu'un prétexte pour faire suivre un récit très social avec la révolte de travailleurs mécontents de leur mode de vie. J'ai atteint difficilement un peu plus de la moitié de l'ouvrage, j'ai essayé à plusieurs reprises de reprendre la lecture, me forçant à ne lire que quelques planches, mais au bout d'un moment même une simple bulle m'est devenue pénible. De plus le dessin n'est pas particulièrement attractif, une colorisation informatisée et assez sombre et des visages très peu travaillés plus près de l'esquisse.
Si l'on prend une ou deux cases indépendamment du reste de cette série, on peut en sourire. En effet, il s'agit de détourner des moments célèbres et d'imaginer la situation cocasse du moment si par exemple les choses s'étaient passées ainsi ou ainsi. Ce type de traitement humoristique souvent amusant est assez classique (qui a oublié les différentes visions de l'anecdote de la pomme de Newton dans la Rubrique-à-Brac de Gotlib ?).
Et effectivement dans le cas de cette bande dessinée, lire une case ou deux est plutôt plaisant. Le dessin est de qualité acceptable, certes réduit au minimum mais doté d'un trait personnel et agréable. Ce n'est pas hilarant mais pourquoi pas.
Mais d'en faire un album entier ? Et même trois albums à ce jour ?
Car au bout d'une page de la même situation répétée, j'ai commencé à me lasser. Au bout de 5 pages, j'étais gavé. Et je suis passé d'un faible sourire, à un léger ennui puis à un agacement. Plus de 30 pages par sujet pour répéter encore et encore la même situation, à raison de 4 ou 9 fois par page ! Ca sent vraiment la production artificielle et les gags un peu sincères sont noyés par des gags qu'on sent forcés, faits pour atteindre la quantité nécessaire. Alors certes le scénariste fait son possible pour varier ses idées mais on en revient toujours au même, et je n'ai presque jamais ri. Il faut dire que ça aurait été difficile tant j'étais lassé par la répétition. Ca devient très vite lourd. Même le dessin joue la carte de l'itération iconique, des portions d'images restant telles qu'elles tout au long des pages, tandis que d'autres sont récupérées et un peu modifiées mais pas toujours. Vive l'outil informatique, le copier/coller et les masques photoshop.
J'ai eu deux albums entre les mains. Pour aucun, je n'ai réussi à lire la totalité car je finissais à chaque fois par trouver la lecture pénible.
C'est un type d'humour qui est amusant à petite dose, mais il ne convient vraiment pas à une publication en album. Et je ne me vois pas les acheter en me disant que j'y piocherais par-ci par-là un gag au gré de mes envies, en prenant bien soin de ne pas lire tout d'un coup sous peine de lassitude accélérée.
Je vais faire court.
Cette BD revient à habiller du vide.
C'est profondément superficiel, narcissique, faussement humoristique...
Que l'auteur ait un blog pour ça, ok, mais qu'un éditeur en fasse une BD, cela me dépasse.
Le dessin n'a rien d'exceptionnel, je l'ai trouvé limite enfantin avec une touche féminine pour les rondeurs du trait.
Je ne suis pas fan de la forme et je n'ai pas trouvé de fond.
Comment faire pire ?
Ce one shot ne m'était pas destiné, il représente même ce que je n'aime pas...
L'auteure a mis 15 ans à écrire Ça !? … Ils ont comparé Ça au Seigneur des anneaux !? … Ça a reçu le prix Will Eisner Award 1998 !? … Trois questions dont je ne comprendrai sans doute jamais les réponses, d'une subtilité qui n'est pas à ma portée.
Pour ma part Ça me fout les boules. C'est mou et contemplatif, c'est l'attente d'un événement qui n'arrive jamais ; Ça manque cruellement d'imagination et en plus Ça n'a pas même pas de couleurs et c'est totalement fade, Ça n'est même pas beau à regarder. Ça est à mi-chemin entre le manuel Comment tenir une ferme et la Bible, si vous vouliez changer de métier, curé, nonne ou fermier, c'est le livre idéal. Quand je lis de telles histoires une montée de sadisme me parcourt l'échine, une envie de plonger mes mains dans leurs entrailles et leur arracher les tripes.
L'introduction, avec la reprise de La Belle au Bois Dormant, n'est qu'un prétexte pour faire disposer du château à une tripotée de personnages plus mièvres les uns que les autres et dont les histoires personnelles racontées au petit bonheur la chance sont excessivement simplettes. Le scénario se gâte tout de suite avec l'arrivée au château d'une gentille fille enceinte jusqu'aux yeux, à partir d'ici et pendant plus de la moitié de l'ouvrage les habitants du château ne font que bricoler, nettoyer, cuisiner, cultiver, manger, coudre, rire, faire les courses, papoter, etc., bizarrement la seule chose qu'ils ne font jamais c'est caca. Dans le tas de toutes ces activités ô combien passionnantes la gentille fille met au monde son lardon et tout le monde est en extase devant le poupon tout vilain. C'est pas un scénario béton Ça ? 276 pages de vide intersidéral. La seule intrigue réside dans la bibliothèque et son fantôme, mais leur histoire est passée à la trappe.
Après toutes ces bonnes réjouissances ménagères, l'auteure passe du coq à l'âne et se lance dans un récit relatant la vie communautaire de femmes à barbe, sans oublier leurs sempiternelles corvées. Le tout est saturé de religiosité poussée à l'extrême et qui en devient débile avec une femme à barbe qui se fait crucifier. Si la première partie est gentillette et très niaise, à partir de là Ça devient carrément liquide, Ça déborde de bons sentiments, de prêchi-prêcha exaspérant, de leçons de vie, de moralité à trois sous, et Ça devient aussi poisseux et collant qu'une giclée de sperme. Un zeste d'amour prude vient embraser l'histoire - que d'excitation ! - et lorsque le beau gosse embrasse sa barbue, moi ça me fait penser à ça, chaud !
Je ressens le besoin urgent d'un petit remontant, une lecture bien couillue, avec des mecs bien virils aux commandes, passer un petit moment avec Spider Jerusalem ou Ghorghor Bey par exemple.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Les Aventures de Tintin
C'est étonnant mais je n'avais pas avisé cette série. Si j'ai lu tous les tomes, la dernière lecture remonte à un bail. En fait, je n'ai plus envie de relire les "Les Aventures de Tintin". Je n'étais pas fan il y a 30 ans et je n'aime plus du tout aujourd'hui. J'ai toujours préféré les Gaston Lagaffe ou Astérix et le fossé s'est accru au fil des ans. Dans la présente série, je n'ai jamais accroché aux personnages et les scénarios m'ont toujours paru creux. Je n'arrive pas à percevoir ce qui peut en faire une série culte si ce n'est la nostalgie. Le dessin ligne claire est une référence. Il est simple et possède sa personnalité. Les couleurs sont classiques et sans effets. Le dessin se veut efficace avant d'être beau. Aujourd'hui il reste une machine de guerre pour continuer à exploiter cette licence. Avec le passage au cinéma, les ventes risquent même de remonter... Ce sera sans moi.
Les Aventures de Tintin
Tintin, une série soumise à controverse après de nombreuses années d'existence. Je ne sanctionne pas ici les idées qui peuvent aujourd'hui sembler racistes (Hergé vivait avec son temps, c'est tout, et durant une partie de ce temps des millions de personnes pensaient que la race (un non-sens du point de vue génétique) dominante était celle des blonds aux yeux bleus) mais la narration insipide qui se dégage de l'oeuvre. Déjà petit (entre 6 et 8 ans), je trouvais Tintin lourd à lire : aucun suspens, on savait toujours que quoiqu'il arrive il se tirerait sans aucun dommage des situations les plus rocambolesques et qu'il rétablirait le bien absolu sur la terre tout entière. Les personnages sont lourds, possèdent chacun un unique trait de caractère indéfectible au cours de la (trop?) longue série. Bien que certains soient relativement drôles (le Pr Tournesol), le reste des personnages forme un ensemble insipide. Cette pauvreté psychologique entraine une anticipation des décisions des protagonistes. Je souhaiterais maintenant mettre en exergue un point qui m'a dérangé après avoir pris du recul. Tintin est censé être un journaliste mais paradoxalement il passe sa vie dans la peau d'un aventurier. Jamais on ne le voit avec un appareil photo, une enquête sérieuse à mener ; il ne correspond en rien à l'idée que je me fais d'un reporter qui, lui, approfondira le sujet sur lequel il enquête. Au lieu de ça, nous avons affaire à un récit moralisateur invariable sur le ton du "le mal c'est pas bien et il ne faut jamais négocier avec le mal parce que c'est pas bien". Notre reporter sans frontières n'est donc qu'un aventurier qui ne fera que sermonner ceux qui ne correspondent pas à son idéal. Tout comme Bécassine a fait son temps, Tintin n'est clairement plus d'actualité. Le monde n'était déjà pas si nuancé à l'époque d'Hergé, il l'est aujourd'hui encore plus. Hergé nie donc une évidence : le monde est une nuance de gris.
World of Warcraft - Porte-Cendres
Cette lecture m'a été très pénible. D'emblée, je n'aime pas le dessin. L'influence manga mal digérée, le trait imprécis, les personnages clichés, les visages qui se ressemblent tous, les poses grandiloquentes, les décors simplifiés, les couleurs certes soigneusement travaillées mais laides, j'ai l'impression de lire une BD amateur tirée d'un fanzine. A cela s'ajoute une très mauvaise narration graphique. Les enchainements sont souvent confus, sans fluidité. On sent en outre la recherche de facilité par l'abondance de grandes cases d'ensemble encombrée de bulles de dialogues trop longues et trop nombreuses au détriment d'une narration case par case qui auraient été plus contraignante pour le dessinateur mais plus plaisante à lire. Quant au scénario, il est nul et empli de poncif et de déjà-vu. Les personnages sont caricaturaux, leurs comportements sans réalisme, les situations prévisibles et lourdement artificielles, les dialogues sont soit lourdingues car trop longs soit ridicules. L'album se résume à quelques thématiques clés : de la baston, des trahisons, de la baston, un sacrifice, de la baston, de la grande tragédie pour adolescent, et surtout beaucoup de baston. Le monde de World of Warcraft y apparait en outre comme doivent le voir les joueurs les plus immatures : un monde bourrin, sans humour, où seuls comptent les super combattants avec des armes qui font Smash, Schhing, Funkth, Schakumm, Schhazzak ou encore Fwoosch. Et le pire, c'est que ça a foutrement l'air de se prendre au sérieux. BD commerciale, mal foutue et sans intérêt.
D.N.Angel
Voila typiquement le genre de série qui me donne la nausée. Et pourtant ce n'est pas du Clamp ! Tout d'abord, niveau dessin, c'est vraiment du manga gamin avec des yeux géants, des situations cocasses inutiles et un anti-héros androgyne sans aucun charisme (à part pour certaines jeunes filles...). Ensuite niveau scénario, c'est lamentable. Tout est confus, avec une narration et un dessin brouillons qui ne simplifient pas la compréhension de la série. Mais ce que j'exècre le plus, c'est ce côté marketing avec une attente de 3 ans pour ressortir 2 tomes, pour regonfler les ventes. Bref, Glénat ont-ils besoin de pépètes ? A éviter sauf si vous avez entre 10 et 14 ans...
Les Inconnus - Les Zinédits
Ca me fait de la peine pour les Inconnus… J’étais un gros fan quand j’étais plus jeune. Je garde des souvenirs mémorables de leur « télé des inconnus », et je trouve leur 1er film « les 3 frères » très bon (sauf sur la fin). J’espérais donc que ce recueil de gags soit du même niveau… Et bien écoutez je sais pas si c’est moi qui ai passé l’âge de lire ce genre de chose, mais alors quelle misère… Ca ressemble vraiment à du travail de commande, c’est insipide au possible, je doute vraiment que les 3 comiques aient participé à l’écriture de ce navet… On pourrait d’ailleurs remplacer Pascal Légitimus, Didier Bourdon et Bernard Campan par Bigard, le pape et ma grand-mère, et ça fonctionnerait pareil (c'est-à-dire pas du tout). Le dessin est à l’image du reste… pas atroce, mais insipide, sans âme… Ô misère.
Neuro - Le Mange-mystères
Surfant sur la vague du phénomène Death Note, Neuro combine policier et fantastique. Malheureusement la mayonnaise ne prend pas et la lecture est difficile. En cause des dialogues insipides, des personnages creux et par dessus tout des énigmes capillotractées jusqu'aux orteils. Celles-ci, banales à la base, se révèlent en plus dénuées de tout intérêt de par leur dénouement. Pas le temps de réunir des indices, seulement le temps d'interroger les suspects et alors notre Neuro, plus fortiche que Poirot, se met à réfléchir quelques instants et nous pond la solution à force d'instruments démoniaques (au sens propre du terme). On n'a pas le temps de profiter de l'énigme que celle-ci se voit résolue instantanément. Pour une fois un rythme trop rapide se retrouve dans un shonen, chose rare à mon avis. Ce Neuro est donc un ersatz manqué de Death Note, même si je ressens l'influence d'Hercule Poirot (là je suis tout de même dubitatif mais l'instinct dont fait preuve Neuro me rappelle Poirot, mais cela peut simplement être une simple coïncidence). L'idée d'utiliser des instruments démoniaques au lieu des instruments traditionnels était plutôt sympathique mais tout cela est gâché par une lecture plus que pénible. Par objectivité, je précise que je n'ai pas pu aller au bout de la lecture du premier tome mais que ma petite soeur (âgée de 14 ans) aime bien mais trouve également le rythme trop rapide.
Esperanto
Je me dois tout d'abord de préciser que j'ai acheté cette bd au petit bonheur la chance sur un site de vente à moitié prix, neuf je ne pense pas que j'y aurai investi le moindre sou. Espéranto c'est un mélange de chronique sociale, de seconde guerre mondiale et de dictature dans un univers à tendance futuriste, et c'est justement ce qui me dérange, ce fameux chronique sociale qui a la fâcheuse tendance à me hérisser le poil. L'histoire commençait plutôt bien avec une société où le jeu le plus populaire n'est pas le foot par exemple mais un jeu de guerre, or ceci n'est qu'un prétexte pour faire suivre un récit très social avec la révolte de travailleurs mécontents de leur mode de vie. J'ai atteint difficilement un peu plus de la moitié de l'ouvrage, j'ai essayé à plusieurs reprises de reprendre la lecture, me forçant à ne lire que quelques planches, mais au bout d'un moment même une simple bulle m'est devenue pénible. De plus le dessin n'est pas particulièrement attractif, une colorisation informatisée et assez sombre et des visages très peu travaillés plus près de l'esquisse.
En plein dans le mythe
Si l'on prend une ou deux cases indépendamment du reste de cette série, on peut en sourire. En effet, il s'agit de détourner des moments célèbres et d'imaginer la situation cocasse du moment si par exemple les choses s'étaient passées ainsi ou ainsi. Ce type de traitement humoristique souvent amusant est assez classique (qui a oublié les différentes visions de l'anecdote de la pomme de Newton dans la Rubrique-à-Brac de Gotlib ?). Et effectivement dans le cas de cette bande dessinée, lire une case ou deux est plutôt plaisant. Le dessin est de qualité acceptable, certes réduit au minimum mais doté d'un trait personnel et agréable. Ce n'est pas hilarant mais pourquoi pas. Mais d'en faire un album entier ? Et même trois albums à ce jour ? Car au bout d'une page de la même situation répétée, j'ai commencé à me lasser. Au bout de 5 pages, j'étais gavé. Et je suis passé d'un faible sourire, à un léger ennui puis à un agacement. Plus de 30 pages par sujet pour répéter encore et encore la même situation, à raison de 4 ou 9 fois par page ! Ca sent vraiment la production artificielle et les gags un peu sincères sont noyés par des gags qu'on sent forcés, faits pour atteindre la quantité nécessaire. Alors certes le scénariste fait son possible pour varier ses idées mais on en revient toujours au même, et je n'ai presque jamais ri. Il faut dire que ça aurait été difficile tant j'étais lassé par la répétition. Ca devient très vite lourd. Même le dessin joue la carte de l'itération iconique, des portions d'images restant telles qu'elles tout au long des pages, tandis que d'autres sont récupérées et un peu modifiées mais pas toujours. Vive l'outil informatique, le copier/coller et les masques photoshop. J'ai eu deux albums entre les mains. Pour aucun, je n'ai réussi à lire la totalité car je finissais à chaque fois par trouver la lecture pénible. C'est un type d'humour qui est amusant à petite dose, mais il ne convient vraiment pas à une publication en album. Et je ne me vois pas les acheter en me disant que j'y piocherais par-ci par-là un gag au gré de mes envies, en prenant bien soin de ne pas lire tout d'un coup sous peine de lassitude accélérée.
Ma vie est tout à fait fascinante
Je vais faire court. Cette BD revient à habiller du vide. C'est profondément superficiel, narcissique, faussement humoristique... Que l'auteur ait un blog pour ça, ok, mais qu'un éditeur en fasse une BD, cela me dépasse. Le dessin n'a rien d'exceptionnel, je l'ai trouvé limite enfantin avec une touche féminine pour les rondeurs du trait. Je ne suis pas fan de la forme et je n'ai pas trouvé de fond. Comment faire pire ? Ce one shot ne m'était pas destiné, il représente même ce que je n'aime pas...
Château l'Attente
L'auteure a mis 15 ans à écrire Ça !? … Ils ont comparé Ça au Seigneur des anneaux !? … Ça a reçu le prix Will Eisner Award 1998 !? … Trois questions dont je ne comprendrai sans doute jamais les réponses, d'une subtilité qui n'est pas à ma portée. Pour ma part Ça me fout les boules. C'est mou et contemplatif, c'est l'attente d'un événement qui n'arrive jamais ; Ça manque cruellement d'imagination et en plus Ça n'a pas même pas de couleurs et c'est totalement fade, Ça n'est même pas beau à regarder. Ça est à mi-chemin entre le manuel Comment tenir une ferme et la Bible, si vous vouliez changer de métier, curé, nonne ou fermier, c'est le livre idéal. Quand je lis de telles histoires une montée de sadisme me parcourt l'échine, une envie de plonger mes mains dans leurs entrailles et leur arracher les tripes. L'introduction, avec la reprise de La Belle au Bois Dormant, n'est qu'un prétexte pour faire disposer du château à une tripotée de personnages plus mièvres les uns que les autres et dont les histoires personnelles racontées au petit bonheur la chance sont excessivement simplettes. Le scénario se gâte tout de suite avec l'arrivée au château d'une gentille fille enceinte jusqu'aux yeux, à partir d'ici et pendant plus de la moitié de l'ouvrage les habitants du château ne font que bricoler, nettoyer, cuisiner, cultiver, manger, coudre, rire, faire les courses, papoter, etc., bizarrement la seule chose qu'ils ne font jamais c'est caca. Dans le tas de toutes ces activités ô combien passionnantes la gentille fille met au monde son lardon et tout le monde est en extase devant le poupon tout vilain. C'est pas un scénario béton Ça ? 276 pages de vide intersidéral. La seule intrigue réside dans la bibliothèque et son fantôme, mais leur histoire est passée à la trappe. Après toutes ces bonnes réjouissances ménagères, l'auteure passe du coq à l'âne et se lance dans un récit relatant la vie communautaire de femmes à barbe, sans oublier leurs sempiternelles corvées. Le tout est saturé de religiosité poussée à l'extrême et qui en devient débile avec une femme à barbe qui se fait crucifier. Si la première partie est gentillette et très niaise, à partir de là Ça devient carrément liquide, Ça déborde de bons sentiments, de prêchi-prêcha exaspérant, de leçons de vie, de moralité à trois sous, et Ça devient aussi poisseux et collant qu'une giclée de sperme. Un zeste d'amour prude vient embraser l'histoire - que d'excitation ! - et lorsque le beau gosse embrasse sa barbue, moi ça me fait penser à ça, chaud ! Je ressens le besoin urgent d'un petit remontant, une lecture bien couillue, avec des mecs bien virils aux commandes, passer un petit moment avec Spider Jerusalem ou Ghorghor Bey par exemple.