Dès le début de la lecture, je savais que ce manga n'était pas pour moi. Outre qu'il s'agit d'un shojo, genre qui ne me convient vraiment pas, celui-ci est en plus clairement destiné aux jeunes filles, tranche d'âge 9-12 ans. Les gamines qui crient "Kyaaaa ! Trop beaaaau !" devant un éphèbe androgyne et pour qui le karaoké déguisée en cosplay est le summum de la fête dépravée.
Alors, j'ai tenté de le lire avec autant d'objectivité que possible, cherchant ça et là ce qui aurait lieu de plaire à une jeune lectrice.
Dans ce domaine là, il y aurait éventuellement des points acceptables. Le dessin est relativement maîtrisé, concernant les personnages en tout cas car les décors sont le plus souvent vides. Les visages sont vivants et même si j'ai régulièrement confondu des personnages qui se ressemblaient, ce n'est pas laid et pas trop mal construit en terme de mise en page. Le public visé sera en outre probablement touché au départ car le sujet est affiché sans fioriture, il s'agit de parler de la drague pour deux collégiennes faussement rivales mais surtout très désireuses de vivre leur premier vrai amour avec un vrai baiser à la clé. Très midinette mais après tout, à cet âge là, ça doit quand même pas mal occuper l'esprit des collégien(ne)s, non ?
L'ennui, c'est qu'il n'y a pas de scénario. L'auteure a-t-elle réfléchi avant de lancer son histoire ou a-t-elle simplement décidé de mettre en scène des personnages, de voir ce que ça donnait, puis d'ajouter de nouveaux personnages au fur et à mesure histoire d'allonger la sauce ?
L'histoire résumée en quelques mots : deux filles, soi-disant rivales, cherchent à sortir avec le garçon de leurs rêves, elles tombent sur deux garçons parfaits (beaux, mignons, surfeurs, cools, visiblement riches) et le courant passent aussitôt entre eux, mais la situation est plus compliquée car les garçons jouent un peu un jeu de dupes mais en fait pas vraiment, mais ça se complique encore parce que déboule une ex jalouse, puis le cousin de celle-ci, puis... Bref, ça tergiverse pendant des pages et des pages mais il ne se passe rien, rien que des discussions, des pensées, des avancées, des reculades, des petites péripéties aussitôt oubliées, et... on s'en fout. Ce n'est vraiment pas prenant, les personnages n'ont aucun charisme. Zéro intérêt pour un adulte, et je doute même qu'une pré-adolescente soit vraiment captivée au-delà de quelques chapitres. Et ce serait d'autant plus dur que la narration graphique devient franchement fouillis au bout de quelques chapitres.
A cela s'ajoutent des éléments qui m'ont rebuté. Des dialogues "djeunz" directement importés du Japon à base d'expressions anglaises ridicules : "so cute, so cool, hyper nice !", "yes ! get !", etc etc... Et surtout une superficialité et une addiction à la société de consommation qui me révulse : ces gamines de 15 ans prônent en permanence le maquillage, les fringues, les accessoires et même les crèmes rafermissantes pour la peau... Quelles c**neries !
Bref, même en essayant de rester aussi neutre que possible, je n'ai rien trouvé à ce manga. Il n'est pas détestable car la lecture d'un chapitre ou deux se fait sans difficulté, mais au-delà de ce stade, cela devient assez éprouvant et surtout ennuyeux. Il n'y a rien à tirer de ce récit.
Au départ, cette BD avait beaucoup d'atouts pour me plaire:
- du noir et blanc (c'est souvent beau, le noir et blanc) ;
- de la Science-fiction avec des univers parallèles (j'adore) ;
- pas toujours simple à lire (un peu de complexité est toujours un plus dans une BD) ;
- une certaine "aura" (considérée par certains comme un "must", un "classique").
Malheureusement, le résultat fût loin de me réjouir...
D'abord, au niveau du dessin. Celui-ci est fort inégal. Par moment, on a des planches sublimes et par moment, c'est assez limite (en comparaison avec les belles planches). Et au niveau des personnages, c'est un peu pareil : il est parfois impossible de différencier une héroïne d'une autre. D'autant plus que ces personnages existent dans différents univers avec différents styles vestimentaires, ce qui ajoute à la confusion... Nombre de fois, il m'a fallu revenir en arrière ou attendre que le nom de l'héroïne soit prononcé pour m'y retrouver.
Ensuite, au niveau de la narration. Passées les 30 premières pages (qui nous plongent vraiment dans un brouillard dense), on commence à découvrir la trame de l'histoire et qui est qui et fait quoi. Malheureusement, l'auteur noie cette intrigue dans :
- des dialogues parfois incompréhensibles (sauf avec un dictionnaire à côté de soi) : mauvaise traduction ou réelle intention de l'auteur ?
- des références religieuses et ésotériques vraiment obscures (de nouveau, une encyclopédie est nécessaire pour comprendre quelque chose) ;
- des monologues inintéressants (je pense notamment aux pages lors de la "mort" de Luther - pages que j'ai passées tellement je m'ennuyais à la lecture) ;
- certains noms ridicules (surtout au niveau des armes, je trouve).
Ces différents points ne firent donc que complexifier ma lecture. A un certain moment, je me suis rendu compte que je passais plus de temps à essayer de comprendre le texte plutôt qu'à apprécier l'histoire et me laisser emporter par elle (chose que j'attends d'une BD). J'ai donc refermé l'album avant la fin, avec cette pensée : l'expression "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué" a dû être créée pour cet album...
Je recommande à toute personne intéressée (comme moi je l'étais) par la découverte de cet album de l'emprunter (si vous trouvez quelqu'un qui le possède, ce qui ne doit pas être facile) afin d'économiser 20 euros.
Cela faisait longtemps que j'avais entendu parler de Witchblade et que j'en avais vu des extraits. Mais je n'ai jamais pu accrocher au style de Michael Turner et n'ai jamais réussi à entamer la série pour de bon. Maintenant encore, alors que je venais d'emprunter les 5 premiers tomes, j'ai dû me forcer pour l'entamer tant cela me rebutait.
Je déteste le dessin. Je le trouve putassier au possible. Alors ok, les décors sont corrects, dans un style comics qui me rappelle John Romita Jr. Mais alors les personnages, merde, quoi ! C'est quoi ces mannequins aux mamelles siliconées pour TOUTES les femmes et ces athlètes bodybuildés à la mâchoire carré pour TOUS les hommes ? Ils sont tous bâtis sur le même moule, froids, sans saveur, sans personnalité. Et toutes les planches sont prétextes à des poses grandiloquentes pour les mecs et à des tenues aussi dénudées et sexys que possible pour les filles. Putassier et racoleur pour adolescents frustrés.
Et les auteurs qui prennent la relève de Michael Turner pour les autres histoires ont un style exactement similaire et tout aussi pénible.
La narration graphique est nullissime ! La lecture est presque incompréhensible. La voix-off est envahissante au possible, pénible à lire. Les dialogues sont risibles. Tous les personnages ont l'air de surjouer en permanence leur rôle et leurs comportements sont bien souvent incohérents. Le scénario n'a aucune crédibilité.
Quant à toute cette intrigue à base de gant magique surpuissant et de combats des femmes qui le portent contre des méchants messieurs aux super-pouvoirs sortis d'on ne sait où, je n'en avais strictement rien à foutre.
J'ai trouvé cette série aussi agaçante qu'illisible.
Avec la sortie du second tome je me suis laissée tenter par cette série et ses bonnes notes, mais je n'irai pas au-delà du premier tome. Je pensais avoir affaire à une bd humoristique et parodique, mais elle ne fait que relater - certes avec humour - la fin de la vie de Jésus. Pendant sa lecture, l'énervement commençant à me prendre au ventre et dans un geste d'exaspération, j'ai retourné la bd et la mention Prix international de la bd chrétienne, Angoulême 2008 m'est apparue comme une vision d'horreur et n'a fait que confirmer la désagréable impression que j'avais, cette bd est plus proche de la leçon de catéchisme que de tout autre genre. Cela dit les pères sont attachants et souvent drôles et malgré un très joli dessin, tout ce qui va autour me met en fuite. Si l'éditeur avait mis la mention ci-dessus en gros sur la couverture de la bd et non au dos je ne l'aurais jamais lue.
Tout ce qui touche à la religion ne m'intéresse que dans ces trois cas : d'un point de vue purement historique ; comme parodie mais cynique si possible ; qui ne concerne que les dieux morts, et aucun des trois cas n'est présent ici.
Après la lecture du tome 1 (qui était semble-t-il un one shot).
Cette BD a plus de 15 ans et est une oeuvre de jeunesse.
Le dessin est relativement gras mais correct. La mise en couleur est très fade et sans contraste.
Ce qui m'a le plus rebuté dans cette BD, c'est son scénario indigeste.
C'est confus du début à la fin, on confond les personnages auxquels il est plus que difficile de s'attacher.
L'auteur avait de bonnes idées mais il n'a pas su les exploiter. La narration est poussive, les enchainements incompréhensibles.
Je me suis forcé à aller au bout mais mes premières impressions étaient bonnes : je n'ai jamais aimé cette BD. La note de 1/5 est appropriée même si le dessin n'est pas ridicule.
J'aurais dû me méfier, avec Pol et Alix qui ont adoré, alors qu'on a si peu de goûts communs, mais je ne voulais pas non plus passer à côté d'une lecture bien marrante. Je n'ai pas aimé et surtout ça m'a royalement gonflée.
Parodie préhistorique de notre société actuelle et de tout ce qui va avec : discours politiques barbants, débats économiques et sociaux rasoirs, rabâchage écologique, débilité religieuse, sans oublier les nouvelles technologies (ça plaira aux geeks) et bien d'autres thèmes abordés. Bourré de jeux de mots et d'anachronismes jusqu'à l'indigestion, j'ai cru mourir à chaque bulle. Je n'y ai trouvé ni humour ni subtilité, c'est juste une répétition de ce qu'on doit s'avaler tous les jours aux infos sans y changer grand chose.
Le dessin en plus n'est pas beau, ce n'est pas le but me direz-vous…
C'est tout.
Pouh pouh pidouh… (wink) Pouh
Qui ne connaît pas Betty Boop la mythique pin-up des années 30 ? Personnage célèbre du dessin animé et de la bande dessinée, Betty Boop a marqué les Etats-Unis et le monde dès sa création.
Au-delà du mythe, force est de constater que le dessin, même s’il a un peu vieilli, reste tout à fait correct et agréable à regarder. Rien de révolutionnaire mais un joli dessin tout en rondeur et en courbe. Betty a un look absolument inoubliable.
En revanche, du point de vue de l’humour, tout tombe à plat. Les strips sont inspirés de la vie de tous les jours mais aucune âme ne s’en dégage. Si seulement l’humour avait ne serait-ce qu’un quart des jolies courbes de la pin-up… je ne suis pas du tout convaincu. J’ai dû relire certaines pages me demandant si c’était supposé être drôle et que j’avais manqué quelque chose ou si c’était vraiment plat. À chaque fois, et bien non, ce n’était pas drôle. Mignon parfois, drôle jamais.
Les dessins animés étaient bien meilleurs…
À noter qu’un album de « Betty Boop » très sexy avec sa couverture rouge et moelleuse vient de sortir chez Vents d’Ouest. De quoi ravir les fans de la belle mais l’aventure se fera sans moi.
Qu'est ce que c'est que cette BD ?
Je n'ai jamais réussi à rentrer dans cette histoire, si tant est qu'il y en ait une.
Tout est absurde mais à un niveau qui me dépasse complètement.
L'avis précédent résume bien cet état de fait.
Le dessin est en rapport, décalé, sans cadrage précis et avec des couleurs délirantes aussi par moments. On ne peut pas parler de réussite non plus sur cette partie.
C'est simple, j'ai tenu jusqu'à la page 30 en me forçant par respect pour Davodeau que j'apprécie. Mais arrivé à saturation, j'ai refermé cette BD.
Au final, rien ne m'a plu dans ce one shot...
C'est la première fois que je ressens une impression de "surjoué" en lisant une BD.
Les personnages en font beaucoup trop et les dialogues sont franchement pénibles.
Le dessin est pourtant correct dans l'ensemble malgré les visages caricaturaux. Les couleurs sont aussi douces que belles.
Les personnages sont caricaturaux, les jeux d'amours se mélangent avec des jeux d'arroseurs arrosés : c'est long, très long... Plus de 60 pages pour un scénario aussi léger, c'est de l'abus.
Une prolifération de petits cupidons n'apporte que du ridicule à ce one shot insipide.
On devine dès le début la trame de l'histoire, la suite demande une persévérance sans récompense.
Un grand moment de solitude, cette lecture restera ancrée dans ma mémoire uniquement pour de mauvaises raisons.
Pour paraphraser notre ami Zarathoustra « Tout d’abord, considérons cette série de loin, de très loin. » je dirai :
Et bien qu’elle y reste ! Effectivement depuis que je m’en suis approché, je ne souhaite pas la voir dans mon champ visuel, ou, du moins si c’est le cas, que, cela soit de loin, de très loin. …
Autant Garulfo m'a conquis, autant nos amis tout en cape et en canines m'ont laissé de marbre froid, marmoréen.
Perplexe, hésitant, incertain, eut été préférable à mon goût, mais décidément non cet univers, ce « macrocosme » n’est résolument pas mien.
Le dessin est beau, assurément, les innombrables références sont attrayantes, incontestablement, mais « la fable animalière » ne m'a pas emporté.
Ce qui m'a le plus plu dans cette BD c’est l’enthousiasme communicatif de Zarathoustra…
Bon, d’accord je jure de relire cette histoire je vais peut être bien finir par y voir cette extraordinaire épopée tellement adulée et respectée, que dis-je vénérée.
(4/20)
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Ultracute (Urukyu)
Dès le début de la lecture, je savais que ce manga n'était pas pour moi. Outre qu'il s'agit d'un shojo, genre qui ne me convient vraiment pas, celui-ci est en plus clairement destiné aux jeunes filles, tranche d'âge 9-12 ans. Les gamines qui crient "Kyaaaa ! Trop beaaaau !" devant un éphèbe androgyne et pour qui le karaoké déguisée en cosplay est le summum de la fête dépravée. Alors, j'ai tenté de le lire avec autant d'objectivité que possible, cherchant ça et là ce qui aurait lieu de plaire à une jeune lectrice. Dans ce domaine là, il y aurait éventuellement des points acceptables. Le dessin est relativement maîtrisé, concernant les personnages en tout cas car les décors sont le plus souvent vides. Les visages sont vivants et même si j'ai régulièrement confondu des personnages qui se ressemblaient, ce n'est pas laid et pas trop mal construit en terme de mise en page. Le public visé sera en outre probablement touché au départ car le sujet est affiché sans fioriture, il s'agit de parler de la drague pour deux collégiennes faussement rivales mais surtout très désireuses de vivre leur premier vrai amour avec un vrai baiser à la clé. Très midinette mais après tout, à cet âge là, ça doit quand même pas mal occuper l'esprit des collégien(ne)s, non ? L'ennui, c'est qu'il n'y a pas de scénario. L'auteure a-t-elle réfléchi avant de lancer son histoire ou a-t-elle simplement décidé de mettre en scène des personnages, de voir ce que ça donnait, puis d'ajouter de nouveaux personnages au fur et à mesure histoire d'allonger la sauce ? L'histoire résumée en quelques mots : deux filles, soi-disant rivales, cherchent à sortir avec le garçon de leurs rêves, elles tombent sur deux garçons parfaits (beaux, mignons, surfeurs, cools, visiblement riches) et le courant passent aussitôt entre eux, mais la situation est plus compliquée car les garçons jouent un peu un jeu de dupes mais en fait pas vraiment, mais ça se complique encore parce que déboule une ex jalouse, puis le cousin de celle-ci, puis... Bref, ça tergiverse pendant des pages et des pages mais il ne se passe rien, rien que des discussions, des pensées, des avancées, des reculades, des petites péripéties aussitôt oubliées, et... on s'en fout. Ce n'est vraiment pas prenant, les personnages n'ont aucun charisme. Zéro intérêt pour un adulte, et je doute même qu'une pré-adolescente soit vraiment captivée au-delà de quelques chapitres. Et ce serait d'autant plus dur que la narration graphique devient franchement fouillis au bout de quelques chapitres. A cela s'ajoutent des éléments qui m'ont rebuté. Des dialogues "djeunz" directement importés du Japon à base d'expressions anglaises ridicules : "so cute, so cool, hyper nice !", "yes ! get !", etc etc... Et surtout une superficialité et une addiction à la société de consommation qui me révulse : ces gamines de 15 ans prônent en permanence le maquillage, les fringues, les accessoires et même les crèmes rafermissantes pour la peau... Quelles c**neries ! Bref, même en essayant de rester aussi neutre que possible, je n'ai rien trouvé à ce manga. Il n'est pas détestable car la lecture d'un chapitre ou deux se fait sans difficulté, mais au-delà de ce stade, cela devient assez éprouvant et surtout ennuyeux. Il n'y a rien à tirer de ce récit.
Les Aventures de Luther Arkwright
Au départ, cette BD avait beaucoup d'atouts pour me plaire: - du noir et blanc (c'est souvent beau, le noir et blanc) ; - de la Science-fiction avec des univers parallèles (j'adore) ; - pas toujours simple à lire (un peu de complexité est toujours un plus dans une BD) ; - une certaine "aura" (considérée par certains comme un "must", un "classique"). Malheureusement, le résultat fût loin de me réjouir... D'abord, au niveau du dessin. Celui-ci est fort inégal. Par moment, on a des planches sublimes et par moment, c'est assez limite (en comparaison avec les belles planches). Et au niveau des personnages, c'est un peu pareil : il est parfois impossible de différencier une héroïne d'une autre. D'autant plus que ces personnages existent dans différents univers avec différents styles vestimentaires, ce qui ajoute à la confusion... Nombre de fois, il m'a fallu revenir en arrière ou attendre que le nom de l'héroïne soit prononcé pour m'y retrouver. Ensuite, au niveau de la narration. Passées les 30 premières pages (qui nous plongent vraiment dans un brouillard dense), on commence à découvrir la trame de l'histoire et qui est qui et fait quoi. Malheureusement, l'auteur noie cette intrigue dans : - des dialogues parfois incompréhensibles (sauf avec un dictionnaire à côté de soi) : mauvaise traduction ou réelle intention de l'auteur ? - des références religieuses et ésotériques vraiment obscures (de nouveau, une encyclopédie est nécessaire pour comprendre quelque chose) ; - des monologues inintéressants (je pense notamment aux pages lors de la "mort" de Luther - pages que j'ai passées tellement je m'ennuyais à la lecture) ; - certains noms ridicules (surtout au niveau des armes, je trouve). Ces différents points ne firent donc que complexifier ma lecture. A un certain moment, je me suis rendu compte que je passais plus de temps à essayer de comprendre le texte plutôt qu'à apprécier l'histoire et me laisser emporter par elle (chose que j'attends d'une BD). J'ai donc refermé l'album avant la fin, avec cette pensée : l'expression "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué" a dû être créée pour cet album... Je recommande à toute personne intéressée (comme moi je l'étais) par la découverte de cet album de l'emprunter (si vous trouvez quelqu'un qui le possède, ce qui ne doit pas être facile) afin d'économiser 20 euros.
Witchblade
Cela faisait longtemps que j'avais entendu parler de Witchblade et que j'en avais vu des extraits. Mais je n'ai jamais pu accrocher au style de Michael Turner et n'ai jamais réussi à entamer la série pour de bon. Maintenant encore, alors que je venais d'emprunter les 5 premiers tomes, j'ai dû me forcer pour l'entamer tant cela me rebutait. Je déteste le dessin. Je le trouve putassier au possible. Alors ok, les décors sont corrects, dans un style comics qui me rappelle John Romita Jr. Mais alors les personnages, merde, quoi ! C'est quoi ces mannequins aux mamelles siliconées pour TOUTES les femmes et ces athlètes bodybuildés à la mâchoire carré pour TOUS les hommes ? Ils sont tous bâtis sur le même moule, froids, sans saveur, sans personnalité. Et toutes les planches sont prétextes à des poses grandiloquentes pour les mecs et à des tenues aussi dénudées et sexys que possible pour les filles. Putassier et racoleur pour adolescents frustrés. Et les auteurs qui prennent la relève de Michael Turner pour les autres histoires ont un style exactement similaire et tout aussi pénible. La narration graphique est nullissime ! La lecture est presque incompréhensible. La voix-off est envahissante au possible, pénible à lire. Les dialogues sont risibles. Tous les personnages ont l'air de surjouer en permanence leur rôle et leurs comportements sont bien souvent incohérents. Le scénario n'a aucune crédibilité. Quant à toute cette intrigue à base de gant magique surpuissant et de combats des femmes qui le portent contre des méchants messieurs aux super-pouvoirs sortis d'on ne sait où, je n'en avais strictement rien à foutre. J'ai trouvé cette série aussi agaçante qu'illisible.
Le Voyage des Pères
Avec la sortie du second tome je me suis laissée tenter par cette série et ses bonnes notes, mais je n'irai pas au-delà du premier tome. Je pensais avoir affaire à une bd humoristique et parodique, mais elle ne fait que relater - certes avec humour - la fin de la vie de Jésus. Pendant sa lecture, l'énervement commençant à me prendre au ventre et dans un geste d'exaspération, j'ai retourné la bd et la mention Prix international de la bd chrétienne, Angoulême 2008 m'est apparue comme une vision d'horreur et n'a fait que confirmer la désagréable impression que j'avais, cette bd est plus proche de la leçon de catéchisme que de tout autre genre. Cela dit les pères sont attachants et souvent drôles et malgré un très joli dessin, tout ce qui va autour me met en fuite. Si l'éditeur avait mis la mention ci-dessus en gros sur la couverture de la bd et non au dos je ne l'aurais jamais lue. Tout ce qui touche à la religion ne m'intéresse que dans ces trois cas : d'un point de vue purement historique ; comme parodie mais cynique si possible ; qui ne concerne que les dieux morts, et aucun des trois cas n'est présent ici.
Gadel le fou
Après la lecture du tome 1 (qui était semble-t-il un one shot). Cette BD a plus de 15 ans et est une oeuvre de jeunesse. Le dessin est relativement gras mais correct. La mise en couleur est très fade et sans contraste. Ce qui m'a le plus rebuté dans cette BD, c'est son scénario indigeste. C'est confus du début à la fin, on confond les personnages auxquels il est plus que difficile de s'attacher. L'auteur avait de bonnes idées mais il n'a pas su les exploiter. La narration est poussive, les enchainements incompréhensibles. Je me suis forcé à aller au bout mais mes premières impressions étaient bonnes : je n'ai jamais aimé cette BD. La note de 1/5 est appropriée même si le dessin n'est pas ridicule.
Silex and the city
J'aurais dû me méfier, avec Pol et Alix qui ont adoré, alors qu'on a si peu de goûts communs, mais je ne voulais pas non plus passer à côté d'une lecture bien marrante. Je n'ai pas aimé et surtout ça m'a royalement gonflée. Parodie préhistorique de notre société actuelle et de tout ce qui va avec : discours politiques barbants, débats économiques et sociaux rasoirs, rabâchage écologique, débilité religieuse, sans oublier les nouvelles technologies (ça plaira aux geeks) et bien d'autres thèmes abordés. Bourré de jeux de mots et d'anachronismes jusqu'à l'indigestion, j'ai cru mourir à chaque bulle. Je n'y ai trouvé ni humour ni subtilité, c'est juste une répétition de ce qu'on doit s'avaler tous les jours aux infos sans y changer grand chose. Le dessin en plus n'est pas beau, ce n'est pas le but me direz-vous… C'est tout.
Betty Boop
Pouh pouh pidouh… (wink) Pouh Qui ne connaît pas Betty Boop la mythique pin-up des années 30 ? Personnage célèbre du dessin animé et de la bande dessinée, Betty Boop a marqué les Etats-Unis et le monde dès sa création. Au-delà du mythe, force est de constater que le dessin, même s’il a un peu vieilli, reste tout à fait correct et agréable à regarder. Rien de révolutionnaire mais un joli dessin tout en rondeur et en courbe. Betty a un look absolument inoubliable. En revanche, du point de vue de l’humour, tout tombe à plat. Les strips sont inspirés de la vie de tous les jours mais aucune âme ne s’en dégage. Si seulement l’humour avait ne serait-ce qu’un quart des jolies courbes de la pin-up… je ne suis pas du tout convaincu. J’ai dû relire certaines pages me demandant si c’était supposé être drôle et que j’avais manqué quelque chose ou si c’était vraiment plat. À chaque fois, et bien non, ce n’était pas drôle. Mignon parfois, drôle jamais. Les dessins animés étaient bien meilleurs… À noter qu’un album de « Betty Boop » très sexy avec sa couverture rouge et moelleuse vient de sortir chez Vents d’Ouest. De quoi ravir les fans de la belle mais l’aventure se fera sans moi.
La Tour des miracles
Qu'est ce que c'est que cette BD ? Je n'ai jamais réussi à rentrer dans cette histoire, si tant est qu'il y en ait une. Tout est absurde mais à un niveau qui me dépasse complètement. L'avis précédent résume bien cet état de fait. Le dessin est en rapport, décalé, sans cadrage précis et avec des couleurs délirantes aussi par moments. On ne peut pas parler de réussite non plus sur cette partie. C'est simple, j'ai tenu jusqu'à la page 30 en me forçant par respect pour Davodeau que j'apprécie. Mais arrivé à saturation, j'ai refermé cette BD. Au final, rien ne m'a plu dans ce one shot...
Le Jeu de l'Amour et du Hasard de Marivaux
C'est la première fois que je ressens une impression de "surjoué" en lisant une BD. Les personnages en font beaucoup trop et les dialogues sont franchement pénibles. Le dessin est pourtant correct dans l'ensemble malgré les visages caricaturaux. Les couleurs sont aussi douces que belles. Les personnages sont caricaturaux, les jeux d'amours se mélangent avec des jeux d'arroseurs arrosés : c'est long, très long... Plus de 60 pages pour un scénario aussi léger, c'est de l'abus. Une prolifération de petits cupidons n'apporte que du ridicule à ce one shot insipide. On devine dès le début la trame de l'histoire, la suite demande une persévérance sans récompense. Un grand moment de solitude, cette lecture restera ancrée dans ma mémoire uniquement pour de mauvaises raisons.
De Cape et de Crocs
Pour paraphraser notre ami Zarathoustra « Tout d’abord, considérons cette série de loin, de très loin. » je dirai : Et bien qu’elle y reste ! Effectivement depuis que je m’en suis approché, je ne souhaite pas la voir dans mon champ visuel, ou, du moins si c’est le cas, que, cela soit de loin, de très loin. … Autant Garulfo m'a conquis, autant nos amis tout en cape et en canines m'ont laissé de marbre froid, marmoréen. Perplexe, hésitant, incertain, eut été préférable à mon goût, mais décidément non cet univers, ce « macrocosme » n’est résolument pas mien. Le dessin est beau, assurément, les innombrables références sont attrayantes, incontestablement, mais « la fable animalière » ne m'a pas emporté. Ce qui m'a le plus plu dans cette BD c’est l’enthousiasme communicatif de Zarathoustra… Bon, d’accord je jure de relire cette histoire je vais peut être bien finir par y voir cette extraordinaire épopée tellement adulée et respectée, que dis-je vénérée. (4/20)