Les derniers avis (5269 avis)

Couverture de la série Le Maître d'armes
Le Maître d'armes

La traduction de livres fondateurs sacrés ou profanes est une thématique très intéressante est bien plus pointue que ne le laisse penser Dorison dans sa série. Je me retrouve donc dans l'avis de Josq et il suffit d'une brève recherche pour voir que la Bible avait déjà été traduite en de nombreuses langues (Arabe, Anglais et pour nous en Ancien Français sur notre territoire en... 1297 !) D'ailleurs celle de 1530 en Moyen Français fut imprimé à Anvers ce qui met encore plus à mal le côté pseudo historique du scénario. Cette caricature superficielle laisse de côté une véritable thématique fondamentale sur la problématique de la traduction. C'est vrai pour des textes sacrés (pas forcément judéo-chrétiens) mais aussi sur des traités ou d'autres textes qui engagent la vie de millions d'hommes. Pour revenir au trivial de la série, je me lasse de ces super-héros qui de débarrassent de liens si facilement pour tuer plusieurs adversaires (pourtant aguerris) qui deviennent sots et maladroits au bon moment. Cela aboutit immanquablement à un visuel spectaculaire sanglant et super violent. Je trouve que l'on est à l'opposé du côté intello historique que prétend proposer le scénariste. Le graphisme fait le job dans cette succession de combats à la mise en scène grand spectacle. Trop réducteur, trop convenu. Pas mon truc.

17/02/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 1/5
Couverture de la série Iris (Cordès)
Iris (Cordès)

Alors je m'excuse de ce que je vais dire, puisque très jeune j'ai été habitué à ne pas dire "c'est de la merde" mais "je n'aime pas", mais je me permets ici : je n'aime pas cette merde. Et j'emploie volontairement ce mot parce que rien n'a trouvé grâce à mes yeux dans cet enchevêtrement de scènes toutes pires les unes que les autres. Ça commence par le dessin, qui est incroyablement plat et complètement raté selon moi : c'est une succession de corps aussi bien dessinée que dans une BD de Lauzier, avec des têtes pratiquement toujours dessinées pareil, l'ensemble rehaussé par une mise en couleur de mauvais gout. J'ai lu le premier tome, feuilleté les suivants, dieu que c'est moche ! Mais pour le reste, c'est encore pire ! Je n'aime pas du tout ce que propose le récit, c'est d'un bout à l'autre tout ce que je déteste. Entre la femme soumise, les représentations de nazies que je n'apprécie pas du tout dans le cadre sexuel (et qui me rappelle bien trop la nazixploitation), les viols et tout ce qui va avec... Oui, c'est franchement sale et dégueulasse. Je sais que la question du consentement sur la sexualité à bougé ces dernières années, mais ce type de BD me rappelle qu'on est parti de franchement très très loin. Quelle horreur ! Histoire insipide jouant sur des codes dégueulasses, dessin horrible, ensemble à jeter.

15/02/2024 (modifier)
Couverture de la série High School DxD
High School DxD

Ce n'est pas cette série qui me réconciliera avec le manga. Les auteurs reprennent une thématique très utilisée dans les années 90 de la lutte anges vs démons. Ils y incorporent un troisième parti des anges déchus pour élargir les combats et une intrigue très convenue. Il s'en suit une initiation du héros Issei, sorte d'élu des démons, dont la motivation première est de se constituer un harem d'esclaves sexuelles. Pour le moment il se contente de fantasmer sur les grosses poitrines et les petites culottes des filles qu'il rencontre dans ses aventures initiatiques. Ce simulacre d'érotisme voyeur est enrobé d'un galimatias ésotérique bas de gamme qui rend la lecture encore plus pénible. Le graphisme est du plus pur classicisme manga avec des personnages clonés sans aucune personnalité ni originalité propre. Le plus pénible est le graphisme des jeunes femmes qui renvoie à l'image de gamines de 12/15 ans (voire moins) en petites poupées gonflables qui prennent des poses suggestives afin qu'Issei (et le lecteur) puisse se repaître de leurs sous-vêtements. Avec les angles de vues choisis, cela m'a vraiment donné l'impression de devenir un voyeur minable. Je me demande ce que peut éprouver le dessinateur à proposer ce type de case. Un tome me suffira.

13/02/2024 (modifier)
Couverture de la série Kookaburra
Kookaburra

Oups c'est une erreur de destination. C'est vraiment le genre de série à laquelle je suis allergique. La maltraitance de la langue à ce niveau est pour moi rédhibitoire. L'auteur confond humour et vulgarité quand je lis les insignifiants dialogues injurieux du "héros" Dragan. La situation dans laquelle il évolue étant archi commune, le scénario n'apporte aucune originalité au genre (à l'époque ?). De plus j'ai trouvé la lecture embrouillée par le saut à ces différentes ambiances que j'ai eu du mal à relier les unes aux autres. Comme d'habitude un visuel exubérant essaye de cacher la pauvreté et la puérilité du récit. Le découpage est très travaillé et la construction des planches très moderne, c'est ce que j'ai préféré dans l'album. Malheureusement cela n'a pas été suffisant pour me faire poursuivre ma lecture au-delà du premier album. Sinon on retrouve les codes classiques de femmes hypersexualisées, de franc-tireur marginal qui sauve la planète, de monstres maladroits et d'autorité stupide. Rien de nouveau au Soleil.

13/02/2024 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 1/5
Couverture de la série La Montagne magique
La Montagne magique

Un cadeau. J'ignore si la chose est représentative de l'ensemble de la production de cet artiste, mais la valse-hésitation stylistique de cet ouvrage m'a proprement révulsé (!) dans son apparente (?) volonté de caresser tout le monde dans le sens du poil -et vendre un max...-, sans parler de son sujet, complètement vide d'intérêt. Du coup, je n'ai jamais essayé de connaitre d'avantage l'oeuvre. Ni Manga, ni complètement du Franco-Belge (quoi que cette appellation bâtarde puisse signifier ?!), l'exercice cumule certaines particularités stylistiques inhérentes aux deux qui, réunies, me semblent devenir des défauts rédhibitoires. Le côté aseptisé du trait (aucune scorie, aucune hésitation : une maitrise absolue mais très peu de "relief") refroidit franchement les cases tant le secours du dynamisme inhérent au découpage des meilleures BD Nippones manque à la narration : là, c'est le côté "plan-plan" typique de ce qui se fait de plus "linéaire" en Europe (Léo, les frères Schuiten...) qui alourdit (paralyse !) la progression. Et la "naïveté" appuyée des expressions ajoute encore au sacchariné de la démonstration : QUE des tronches de gâteau d'anniversaire... Beurk ! J'espère que sa renommée ne provient pas uniquement de sa volonté à imiter une école stylistique, tant le résultat, ici, est vide de sens.

11/02/2024 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 1/5
Couverture de la série Le Mari de mon frère
Le Mari de mon frère

Pfôlalaa ! Pénible. Bon, j'admets un préjugé sur l'auteur/artiste Tagame Gengorô, déjà, dont j'ai souvent survolé les travaux via de nombreux sites dédiés aux Manga (entre autres productions dessinées) à vocation pornographique : je le trouve graphiquement vraiment très en dessous des petits confrères qui partagent sa popularité : Jiraiya, Fujimoto Gou et Ebisubashi Seizou étant les plus connus ; même si Kujira est le seul vrai Grand mangaka dans ce genre si exclusif, pour moi. La singularité de sa production, miraculeux mélange d'humour et de tendresse à la sauce hard (!) est incommensurablement plus subversive et révolutionnaire -et efficacement croquée- que tout ce que j'ai pu voir dans le domaine. VOILÀ une œuvre positivement progressiste ! Je reconnais un effort au niveau du dessin (plus dépouillé) pour cette histoire résolument "mainstream", même si les personnages affectent toujours un look de robot (bizarrement articulés, parfois ?!) sous influence -et la gamine est résolument ratée : sa stylisation clashe avec le reste ; mais ce n'est pas vraiment là que se situe le problème du bouquin : on a vu pire. ... Mais le propos ! Nous expliquer la perception de l'Homosexualité au Japon via ce grotesque pèlerinage du conjoint endeuillé chez le jumeau de feu son compagnon est le prétexte le plus capillotracté qu'on puisse imaginer (sauf pour un truc trash, évidemment). Surtout que cette visite n'est à aucun moment argumentée : au contraire. Les deux frères ont cessé tout rapport depuis plus de quinze ans et l'arrivée de ce Nounours Canadien au pays du soleil levant sonne aussi faux que les réactions à sa présence des différents protagonistes croisés au long des pages (le copain d'école "in the closet" et l'ado curieux, en particulier ; et je ne parlerai pas de la mère, suspicieusement très... Complaisante !). Franchement, avec l'avènement d'Internet, il est impossible que le père puisse exprimer de pareilles âneries sur le sujet (et surtout si laborieusement ; mais c'est un autre problème), à moins d'être complètement nunuche mais, dans ce cas-là, ça démolirait ses à priori systématiquement positifs sur son invité : il ne pourrait alors ressentir que du rejet/dégoût. C'est tellement scolaire et consensuel que le fan-service, pourtant lourdingue ET dans les cases ET dans les sous-entendus circonstanciels, semble même une énième concession au politiquement correct de l'exercice : qui va lire ce truc simpliste sinon ceux qui connaissent déjà le pornocrate et, via cet adoubement officiel, se permettre d'assumer leur (mauvais ?!) goût publiquement ?! À l'instar de ses productions "adultes", résolument inoffensives tant la violence et la cruauté sous toutes leurs formes (sauf les plus subtiles, bien entendu...) servent d'accroche publicitaire gratuite, il n'y a ici rien qui permette la moindre empathie pour des personnages réduits à des stéréotypes tels qu'ils en deviennent absurdement irréels. Je veux dire : Mike est forcément simplet, non ?! Même la présence de la fillette permet à Tagame d'évacuer commodément l'argument-clé qui aurait pu, au delà de toutes ces grosses ficelles, donner corps à une véritable mise en avant de la réelle problématique engendrée par la situation : si elle avait été un garçon, toute la dynamique du récit aurait gagné en profondeur car LÀ on se serait attaqué au véritable sujet d'achoppement de la question sociale de l'Homosexualité "normalisée", à savoir la terrifiante INFLUENCE...! Et ce de manière beaucoup plus internationale : les hommes sont partout les mêmes, il me semble bien. Pire que facile et racoleur : lâche.

10/02/2024 (modifier)
Par BH
Note: 1/5
Couverture de la série Bellatrix
Bellatrix

Même avis que Mac Arthur, en plus court. Cycle décevant car copié-collé de certaines intrigues des cycles précédents et le dessin est effectivement vraiment trop figé dorénavant. Dommage, je pense que je vais passer mon chemin pour le tome 2 à moins qu'il y ait un réel travail sur le scénario et par conséquent des situations complètement nouvelles. J'avais déjà trouvé la fin de Neptune un peu rapide comme si le ressort créatif était rompu. Autant arrêter complètement la série.

08/02/2024 (modifier)
Couverture de la série Les Icariades
Les Icariades

Storybook absurde et foireuse. L'histoire commence pourtant bien et il y avait de quoi faire mais non, c'est trop un ramassis de clichés... Dommage ce départ raté, le première volume était prometteur, le deuxième déçoit et le 3ieme est absurde à tous égards. Personnages pas attachantes, effets de déjà vu à volonté et ambiance générale morose. Je le déconseille vivement...

06/02/2024 (modifier)
Couverture de la série La Croix-Rouge en BD
La Croix-Rouge en BD

Il y a quelques temps, Alix et moi discutions de la pertinence de créer un thème qui tournerait autour des associations à finalités sociales. Et en visionnant l’ensemble des séries concernées, j’ai été surpris de ne pas retrouver un ouvrage dédié tout spécialement à l’une des plus célèbres associations du genre : la Croix-Rouge. Du coup, ni une ni deux, lampe frontale et pioche en main, j’ai été déterrer un vieux truc tout moisi pour combler cette lacune. Voici donc « la Croix-Rouge en BD ». Dois-je vous dire que l’ouvrage a mal vieilli ? Dois-je préciser que même à l’époque de sa sortie, cette bande dessinée devait paraître démodée, ringarde et lourdement didactique ? Dois-je avouer ne pas avoir apprécié ce découpage « planche par planche » dans lequel chaque planche porte un titre, entrainant de facto la sensation d’un album fourre-tout aux propos répétitifs ? Dois-je préciser qu’ici la Croix-Rouge est encensée ? Ai-je perdu du temps en la lisant ? Oui et non ! Oui parce que, clairement, cette bande dessinée est mal faite et démodée. Non, parce que j’aurai quand même appris certains faits sur les origines de la Croix-Rouge, l’étendue de ses missions et les limites de son pouvoir (mais j'aurai tout oublié d'ici une semaine). Oui parce qu’il n’y a ici qu’un son de cloche et aucune remise en question. Non parce que ça fera une bande dessinée de plus dans le thème des associations à finalités sociales. Crotte ! Je n’ai pas encore parlé du dessin. Mais faut-il vraiment s’y attarder ? Il est typique des documentaires en BD de l’époque, travail de commande au rendu correct mais pas exceptionnel, colorisation baveuse, découpage basique. Si vous voulez vraiment mon avis : objectivement, on est sur du bof --. Mais mon ressenti réel est que je n’ai trouvé aucun intérêt à la lecture et qu’il serait peut-être temps qu’un documentaire plus neutre, plus complet, mieux structuré et mieux illustré paraisse sur ce sujet… Ou pas… Dans le cas présent, hormis le fait que cet objet est typique des documentaires en BD de l'époque et démontre par l'absurde les progrès faits dans ce domaine en quelques décennies, je ne vois aucune raison de le lire. Pas aimé, donc...

04/02/2024 (modifier)
Couverture de la série Congo 40 (Congo Blanc)
Congo 40 (Congo Blanc)

Je sors très circonspect après la lecture de cet opus du duo Warnauts-Raives. Graphiquement je ferais les mêmes remarques que pour mon avis de Lou Cale. Les décors sont soignés mais les visages et les expressions sont trop lisses et statiques à mon goût. De plus Raives reste superficiel dans sa peinture de la forêt équatoriale sur les quelques planches proposées. Il en va de même pour le camp de Mungi qui manque vraiment de vie sans aucun Natif Congolais pour donner de l'ambiance. Les bâtiments semblent tout droit sortis d'une vieille photo d'archive sans âme. J'ai toujours la même remarque négative sur une mise en couleur peu harmonieuse et agressive qui produit des ombrages bizarres. Mais cela n'est rien comparé au scénario de Warnauts. L'auteur s'empare de deux thématiques très lourdes : la colonisation du Congo Belge et la pédophilie. On pourrait s'attendre à être un peu bougé compte tenu des millions de drames que cela représente. Et non. L'auteur réussit à proposer un récit lénifiant de style vase clos théâtral rempli de non-dits, où rien ne se passe hormis des scènes de sexe qui servent à remplir le vide du récit. Les horreurs qui servent de fondements à la situation ne sont qu'évoquées du bout des lèvres, en passant et concentrées sur un seul personnage les autres étant des lâches voire des gentils. Le meilleur est pour la fin puisque l'auteur propose un épilogue incongru où la violence est ici explicitée par les images d'une machette sanglante, la suggestion de la castration du Blanc et l'image du viol de sa compagne par un révolutionnaire congolais. J'ai peut-être une vision déformée mais je n'arrive pas à me faire à ce type de présentation fictionnelle d'une réalité aussi lourde. Une pauvre lecture très loin de Kongo de Perrissin et Tarabosco.

01/02/2024 (modifier)