Ma connaissance de la chose politique étant assez restreinte, et mon intérêt à peine plus affirmé, il m'arrive toutefois de lire tel ou tel pamphlet pour au moins sourire, pour ne pas pleurer.
Autant les albums précédents sur le même sujet chez 12bis (La Gauche bling-bling, par exemple) m'avaient vraiment plu, alliant un humour classique à une pédagogie bien pensée, autant ici je suis réellement dubitatif.
L'objectif des auteurs ? Montrer la collusion entre les hommes de pouvoir (enfin, UN, qui est comme par hasard au pouvoir actuellement, mais peut-être pour plus très longtemps) avec la justice. Pourquoi pas, si c'est fait dans le même esprit que les autres titres du genre chez 12 bis. Et là c'est complètement raté. Entre des affaires en tous genres à peine évoqués, des passages incompréhensible (que vient faire Virenque là-dedans ?), et une timeline absolument illisible, on a affaire à un album incompréhensible pour le béotien que je suis. Mais je ne suis pas sûr que les magistrats de haut niveau n'y entravent quoi que ce soit non plus, tant la mélasse est indigeste.
Reste le dessin de Marco Paulo, auteur de La Smala et de La Guerre des étoilés, un vrai caricaturiste, qui essaye de sauver l'album du naufrage sans y parvenir. Je n'avais pas remarqué jusqu'alors, mais l'influence graphique de Gotlib est évidente sur cet album.
Heureusement que j’ai déniché quelques tomes de cette série par curiosité pour quelques euros dans une librairie hard-discount parce qu’en les lisant ensuite, je suis tombé des nues !
Ce n’est pas au niveau du dessin que j’ai été fort déçu, sur ce point-là je n'ai pas été du tout surpris par la ligne claire employée par l’auteur car j’avais auparavant feuilleté « Bob et Bobette » avant l’achat et j’avais trouvé ce style plutôt assez bien maîtrisé. La mise en couleurs réalisée en aplats n’est pas ce que j’aime le plus mais elle m’est apparue assez agréable à l’œil, surtout au regard des premiers exemplaires parus en 1951.
Les scénarii ? Argh !!!! C’est quoi ces histoires ? Du grand n’importe quoi ! Et que je te mets des retournements de situations très improbables ! Et que je te mets des clichés partout ! Et que je te mélange maladroitement la science-fiction avec l’histoire ! Et que ça fonce tête la première dans des péripéties aussi improbables et ridicules les unes des autres ! Et que je te mets des dialogues entre personnages sans intérêt et niais ! Et j’en passe ! A tel point qu’au bout d’une douzaine de pages, je m’ennuie ferme puis j’abandonne la lecture à chaque fois que j’essaie de feuilleter complètement un de ces ouvrages !
Et puis, c’est quoi cette voix-off omniprésente et inutile qui nous explique une scène alors qu’on voit très bien ce que fait tel ou tel personnage dans la case en question ! Où est l’utilité de cette voix-off ? Déjà que dans « Blake et Mortimer », je n’aime pas trop ce genre de commentaire dans une case mais dans « Bob et Bobette », ils battent des records d’inutilité dans l’emploi d’une voix-off !
Alors étant donné l’ancienneté de cette série et son nombre de tomes (très) impressionnant (314 !), je peux comprendre que « Bob et Bobette » puisse être un monument de la bd belge (ou plutôt flamande) et que certains lecteurs puissent avoir la nostalgie en feuilletant un tome de cette série. Mais objectivement, je n’arriverai jamais à reconnaître que « Bob et Bobette » est une série à découvrir étant donné les nombreuses tares que j’ai relevées dans les scénarii. Dommage car le graphisme m’est apparu plus que correct.
Bon, c’est pas tout, j’attends impatiemment la prochaine brocante de la commune où je réside pour me débarrasser vite fait de mes albums de « Bob et Bobette » !
Quand j'ai feuilleté ce truc en librairie (je crois que ça ne m'a même pas pris 5 minutes pour finir l'album) j'étais abasourdi. Cet album m'a vraiment énervé parce que je le vois comme une grosse arnaque. Quel est l'intérêt de publier un album qui contient des dessins même pas terminés ? L'humour n'est pas drôle, même lorsque Reiser a vaguement terminé le gag... parce que, souvent, ce sont juste de vagues esquisses qui ne méritaient pas d'être publiées ou alors uniquement dans un truc du genre 'biographie de Reiser avec comme bonus ses dessins inachevés à la fin'.
Le pauvre Reiser a dû se retourner dans sa tombe le jour de la publication de cet ouvrage.
Le meilleur moment de cet opus réside dans la préface de Vives. En fait il s’agit même du seul passage drôle de l’album. Le reste ? Une succession de tentatives violentes d’aller contre le bon sentiment. Incapables, égoïstes, violents, criminels, vulgaires, les personnages portent sur eux tout comportement extrême, sortes d’antihumain, dans le sens où ils feront justement le contraire de ce que l’humanité pourrait leur signifier. Aussi gras que leurs traits, ils n’arrivent même pas à susciter l’antipathie tant tout cela est juste ridicule. Subversif et choquant cela, non mais allez voir Winshluss plutôt ! Et n’allons pas dire que c’est parce que c’est de l’antépénultième degré et qu’on n'a rien compris. Au premier degré, c’est con, au second, c’est navrant, au-delà il faut arrêter !
Le graphique se met à hauteur du fond avec une expression minimaliste qui souffre en plus d’illisibilité. Je me demande sincèrement sur certaines cases ce qui est représenté. Rarement vu une publication aussi illisible.
Non vraiment, à part les quelques cases de Vives qui pour le coup sont un peu plus fines, je n’ai rien trouvé à tirer de cet opus. Je n’arriverai même pas à en faire un avis plus construit !
Désolé, mais là, rien à faire...
Je n'ai même pas réussi à lire l'intégralité de cette trilogie. J'ai déjà eu énormément de mal à boucler le premier tome ; j'ai dû me forcer pour le reprendre à plusieurs reprises pour au moins aller au bout de ce premier opus...
Mais bon, on se refait pas... Moi, déjà la BD historique c'est pas ma tasse de thé, les autobio (Pedrosa à la rigueur :p) idem, alors si vous me mélangez les deux en plus...
Bref, effectivement, cette histoire de la Chine vue de l'intérieur par un jeune chinois pourrait être intéressante. Mais non. Qu'est-ce que c'est fastidieux ! Pas de rythme, si ce n'est l'évolution de cette Révolution Culturelle innommable et interminable. Un dessin que je n'aime mais alors pas du tout : tout y est plus ou moins étiré et déformé, ce qui parfois nuit même à la lisibilité.
Bref, ennui profond et rien pour me contenter les yeux : une vision de la Chine que je range volontiers au placard !
MAJ après tome 2
Ce comics présente un mélange de tradition nippone et américaine. Si le format fait penser à un comics, le dessin et le style narratif se rapprochent énormément du manga.
Le scénario utilise un narrateur pour l’intrigue, en pratique il ne sert qu’à couper des espaces narratifs pour faire respirer le lecteur et créer un effet de « manque » pour avoir envie de lire ce qui se passe ensuite. Très vite, ce personnage qui dans ce tome ne sert à rien m’a gavé.
On nous parle d’un brigand reconverti avec une jolie femme et un gentil garçon. Ils commencent tout heureux dans un endroit perdu et fertile, c’est le bonheur, mais hélas, la cachette est éventée, des hommes vont venir lui faire payer son passé visiblement trouble, interlude narrateur. Ailleurs, on ne sait pas quand un guerrier tout plein de pansements rentre dans une auberge, oh des vilains parlent mal, on va les tuer pour leur apprendre. Et toi petit ne serais-tu pas le fils de cette légende disparue ?… Interlude. Pfff, de qui se moque-t-on ? Le scénario souffre d’une lourdeur particulièrement prévisible.
Graphiquement, les mouvements et traits se font en mode manga avec beaucoup d’angles aigus, des vues latérales et des effets de « lignes ». La technique est maîtrisée, je ne l’apprécie pas pour autant. Tout cela me parait si superficiel.
Je croyais être certain de ne pas lire la suite mais finalement un peu trop de temps un midi m'a fait changer d'avis. Et la suite est une suite parfaite du premier tome, voici un album qui rentre dans le standard de l’histoire du héros un peu malfrat avec des combats à l’épée bien violents si prolixes dans les productions de manga. Aucune originalité, une succession de lourdeurs et de banalités, rien à sauver de cet album, si ce n’est des jolies couvertures.
Ça faisait déjà longtemps que je tournais autour de ce titre intriguant.
Grand fan de zombies (la révélation s’est effectuée à mon adolescence lors de ce week end béni des dieux où je venais de louer le premier Evil Dead !!!), l’idée d’en proposer une récréation par le Romero de la Bd, Robert Kirkman himself, en s’attaquant aux super héros Marvel n’est pas une mauvaise idée en soi et m’a plutôt émoustillé.
En effet, si on s’en tient à un délire potache uniquement, voir Spidey décomposé avec mâchoire cadavérique et jambe osseuse apparente peut avoir ce quelque chose de réjouissant dans le cadre d’un divertissement pur et dur.
Ces athètes increvables que constituent Hulk, X-Men et autres Vengeurs soumis à une situation dépassant l’entendement et malmenés par l’auteur qui a su si bien en retranscrire les codes par Walking Dead ne pouvait qu’aboutir à un résultat probant.
Et bien non, mille fois non.
L’idée de base, à savoir qu’une météorite zombifie tous ces héros qui ne pensent plus qu’à s’entretuer entre eux pour « bouffer » après avoir nettoyé toute la planète, est une idée morte à la base même de son essence puisque ce postulat ne sera jamais réellement bien exploité au-delà de ce simple pitch.
Déjà, zéro humour : il n’y a rien de marrant ou de poilant dans cette situation. Non pas que ce soit déjà fort hilarant en soi mais les auteurs décident de le traiter à la mode « sérieuse » comme s’il y avait quelque chose de dramatique à défendre alors que ce n’est pas du tout le cas. Aucune tension n’émaille de ce récit fort répétitif où on discute beaucoup pour ne rien dire. On va bouffer un Silver Surfer qui passe par là, on se débarrasse de quelques oripeaux à l’état de putréfaction et c’est reparti comme en 40.
Ridicule. Ridicule d’autant plus qu’on a fait le tour de l’idée en un seul chapitre que l’on s’évertue à répéter inlassablement et sans aucun second degré. Pire encore, les individualités des différents super héros (on parle quand même d’Iron Man, Wolverine ou Spider-Man nom de Dieu !) sont étouffées dans l’œuf et transparentes au possible.
Du coup on se fiche royalement des non-événements leur tombant dessus. Il n’y a aucun trait de caractère initial qui ressort de tout ce gloubi-boulga si indigeste qu’il ennuie plus qu’il n’écoeure ou amuse.
Sean Philips dont j’avais déjà gouté les talents sans enthousiasme dans le pourtant très bon 7 Psychopathes livre ici un pur travail de commande : dessins classiques faits à la va-vite sans talent ni caractère.
Bruce Banner alias Hulk change plusieurs fois d’apparence sous sa forme humaine, les décors se bornent uniquement à représenter des immeubles détruits, plus caricatural que cela tu meurs…. La grande invention du 3ème tome (qui correspond à la suite du premier, cherchez-pas-c’est-normal-et-c’est-l’éditeur-qui-a-fait-ce-choix !!!) c’est que les méchants zombies deviennent bons en pratiquant le jeun ! Whouah la grande invention du siècle !!!
Je pensais que le second tome introduisant Ash d’Evil Dead (que vient il foutre ici d’ailleurs ?) allait arranger le tout mais c’est limite encore plus indigeste malgré l’apport d’un peu d’humour bien au ras des paquerettes et d’un Howard The Duck Zombie bien trop bref pour être marquant…
On est au degré zéro de la tolérance et finir ces trois tomes a été aussi laborieux que pénible. Ou comment faire un bête produit de consommation avec un sujet à la mode….
Allez tout n’est pas si négatif, j’ai économisé mon pognon grâce au pote qui m’a gracieusement prêté sa collection que je vais m’empresser de lui rendre en l’état (ça me ferait bien ch… de les abimer pour devoir les rembourser) et j’envisage très sérieusement de passer tous mes autres avis d’une étoile à deux afin de bien les distinguer de ce ramassis de conneries que constitue ce piètre Marvel Zombies.
A quand Captain America VS. Michael Vendetta ? A ce stade là il n’est pas impossible que ça voit le jour si l’autre crétin accède un jour au succès qu’il revendique et que j’espère il n’aura jamais droit…. Tout comme ce comics de bien piètre facture…
Lamentable de la première à la dernière page...
Récemment une proche s'étonna du fait que je n'avais jamais lu les chroniques de la lune noire en dépit de toutes les bandes dessinées qui me tombaient entre les mains. Eh oui malgré de nombreuses années et un nombre que je ne compte plus de lectures de bandes dessinées, c'est une course sans fin et j'ai certainement encore un grand nombre de choses incontournables et autres pépites à lire.
Pour le coup après m'être procuré les dits tomes à la bibliothèque voisine, je peux dire que de n'avoir pas lu ces chroniques plus tôt n'a pas été un manque à ma vie.
En effet j'ai lu les premiers tomes sans déplaisir apprenant à connaître la petite bande autour de notre héros flanqué d'un rigolo de service, d'une nana accorte et d'un golgoth jovial. Mais le tome 6 m'est carrément tombé des mains. Je dois être un peu trop vieux maintenant pour apprécier à sa juste mesure une débauche de batailles, de luttes de pouvoir dont je n'ai pas tout compris.
Et puis ce dessin, il est laid. Ledroit produit des planches hyper chargées avec des doubles pages de folie montrant des combats épiques. Pour autant quand vous le regardez de près, il est laid. Les fans me diront sûrement que le tout s'améliore vers le tome 13 ou 14 mais il se trouve que je n'ai pas envie d'attendre jusque là et me farcir des tomes sans aucun plaisir.
Je n'aime pas vraiment le Vivès auteur de romans graphiques, je ne suis pas vraiment plus convaincu par l'auteur d'érotisme soft.
Ici l'argument est une jeune fille dotée de lourds attributs, qui lui causent des soucis multiples et variés, surtout sur le plan du traitement qu'elle reçoit... Disons-le tout de suite, on est clairement dans la farce, le loufoque, le jean-foutre. Les différentes séquences -le viol de la jeune fille, ses expériences avec son jeune frère, la colère du père ou la conclusion, sont à prendre au 15ème degré. Quant à l'excitation tout court, elle fuit vite le lecteur, partagé entre le dégoût (même si on n'est pas dans le porno crade, loin de là), la circonspection et le désintérêt. L'auteur y livre peut-être ses fantasmes, mais ils semblent un peu... limités. Et pour le coup, je trouve que la limite de la pédopornographie est franchie, allègrement. C'est dégueulasse.
On sent que le jeune auteur a une facilité dans le trait, mais même s'il y a des membres virils et des appas féminins explicitement montrés, la pauvreté -pour ne pas dire l'absence- des décors n'est pas des plus heureuses.
Bref, une incursion peu convaincante dans l'érotisme, et même pire, à gerber.
Voilà une oeuvre bien curieuse, présentée comme un conte poétique sur le passage de l'enfance à l'âge adulte. Bon, ouais, si on veut...
Soit c'est terriblement philosophique, soit les métaphores sont si complexes que je ne les ai pas vraiment saisies, toujours est il que je suis resté hermétique à ce récit du début à la fin. On a là les aventures d'une petite fille, amie avec un renard pourtant rigolo avec son lance pierre. Notre binôme croise des groupes d'oiseaux, un gros bonhomme sourd sur son tracteur, ou encore le vent avec qui ils tapent un brin de causette...
C'est à la fois simple et décousu. Simple parce qu'il ne se passe pas grand chose, on dirait un livre pour enfant. Décousu car on enchaîne ces péripéties linéairement, sans explications concrètes sur pourquoi tout ça, et si il faut y trouver un sens caché, je ne l'ai pas vu, même en cherchant bien.
Bref une BD étrange, je n'ai pas compris son message, je ne vois pas non plus à qui elle s'adresse.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Le Pouvoir de convaincre
Ma connaissance de la chose politique étant assez restreinte, et mon intérêt à peine plus affirmé, il m'arrive toutefois de lire tel ou tel pamphlet pour au moins sourire, pour ne pas pleurer. Autant les albums précédents sur le même sujet chez 12bis (La Gauche bling-bling, par exemple) m'avaient vraiment plu, alliant un humour classique à une pédagogie bien pensée, autant ici je suis réellement dubitatif. L'objectif des auteurs ? Montrer la collusion entre les hommes de pouvoir (enfin, UN, qui est comme par hasard au pouvoir actuellement, mais peut-être pour plus très longtemps) avec la justice. Pourquoi pas, si c'est fait dans le même esprit que les autres titres du genre chez 12 bis. Et là c'est complètement raté. Entre des affaires en tous genres à peine évoqués, des passages incompréhensible (que vient faire Virenque là-dedans ?), et une timeline absolument illisible, on a affaire à un album incompréhensible pour le béotien que je suis. Mais je ne suis pas sûr que les magistrats de haut niveau n'y entravent quoi que ce soit non plus, tant la mélasse est indigeste. Reste le dessin de Marco Paulo, auteur de La Smala et de La Guerre des étoilés, un vrai caricaturiste, qui essaye de sauver l'album du naufrage sans y parvenir. Je n'avais pas remarqué jusqu'alors, mais l'influence graphique de Gotlib est évidente sur cet album.
Bob et Bobette
Heureusement que j’ai déniché quelques tomes de cette série par curiosité pour quelques euros dans une librairie hard-discount parce qu’en les lisant ensuite, je suis tombé des nues ! Ce n’est pas au niveau du dessin que j’ai été fort déçu, sur ce point-là je n'ai pas été du tout surpris par la ligne claire employée par l’auteur car j’avais auparavant feuilleté « Bob et Bobette » avant l’achat et j’avais trouvé ce style plutôt assez bien maîtrisé. La mise en couleurs réalisée en aplats n’est pas ce que j’aime le plus mais elle m’est apparue assez agréable à l’œil, surtout au regard des premiers exemplaires parus en 1951. Les scénarii ? Argh !!!! C’est quoi ces histoires ? Du grand n’importe quoi ! Et que je te mets des retournements de situations très improbables ! Et que je te mets des clichés partout ! Et que je te mélange maladroitement la science-fiction avec l’histoire ! Et que ça fonce tête la première dans des péripéties aussi improbables et ridicules les unes des autres ! Et que je te mets des dialogues entre personnages sans intérêt et niais ! Et j’en passe ! A tel point qu’au bout d’une douzaine de pages, je m’ennuie ferme puis j’abandonne la lecture à chaque fois que j’essaie de feuilleter complètement un de ces ouvrages ! Et puis, c’est quoi cette voix-off omniprésente et inutile qui nous explique une scène alors qu’on voit très bien ce que fait tel ou tel personnage dans la case en question ! Où est l’utilité de cette voix-off ? Déjà que dans « Blake et Mortimer », je n’aime pas trop ce genre de commentaire dans une case mais dans « Bob et Bobette », ils battent des records d’inutilité dans l’emploi d’une voix-off ! Alors étant donné l’ancienneté de cette série et son nombre de tomes (très) impressionnant (314 !), je peux comprendre que « Bob et Bobette » puisse être un monument de la bd belge (ou plutôt flamande) et que certains lecteurs puissent avoir la nostalgie en feuilletant un tome de cette série. Mais objectivement, je n’arriverai jamais à reconnaître que « Bob et Bobette » est une série à découvrir étant donné les nombreuses tares que j’ai relevées dans les scénarii. Dommage car le graphisme m’est apparu plus que correct. Bon, c’est pas tout, j’attends impatiemment la prochaine brocante de la commune où je réside pour me débarrasser vite fait de mes albums de « Bob et Bobette » !
Dessins Cochons
Quand j'ai feuilleté ce truc en librairie (je crois que ça ne m'a même pas pris 5 minutes pour finir l'album) j'étais abasourdi. Cet album m'a vraiment énervé parce que je le vois comme une grosse arnaque. Quel est l'intérêt de publier un album qui contient des dessins même pas terminés ? L'humour n'est pas drôle, même lorsque Reiser a vaguement terminé le gag... parce que, souvent, ce sont juste de vagues esquisses qui ne méritaient pas d'être publiées ou alors uniquement dans un truc du genre 'biographie de Reiser avec comme bonus ses dessins inachevés à la fin'. Le pauvre Reiser a dû se retourner dans sa tombe le jour de la publication de cet ouvrage.
Paf & Hencule
Le meilleur moment de cet opus réside dans la préface de Vives. En fait il s’agit même du seul passage drôle de l’album. Le reste ? Une succession de tentatives violentes d’aller contre le bon sentiment. Incapables, égoïstes, violents, criminels, vulgaires, les personnages portent sur eux tout comportement extrême, sortes d’antihumain, dans le sens où ils feront justement le contraire de ce que l’humanité pourrait leur signifier. Aussi gras que leurs traits, ils n’arrivent même pas à susciter l’antipathie tant tout cela est juste ridicule. Subversif et choquant cela, non mais allez voir Winshluss plutôt ! Et n’allons pas dire que c’est parce que c’est de l’antépénultième degré et qu’on n'a rien compris. Au premier degré, c’est con, au second, c’est navrant, au-delà il faut arrêter ! Le graphique se met à hauteur du fond avec une expression minimaliste qui souffre en plus d’illisibilité. Je me demande sincèrement sur certaines cases ce qui est représenté. Rarement vu une publication aussi illisible. Non vraiment, à part les quelques cases de Vives qui pour le coup sont un peu plus fines, je n’ai rien trouvé à tirer de cet opus. Je n’arriverai même pas à en faire un avis plus construit !
Une vie chinoise
Désolé, mais là, rien à faire... Je n'ai même pas réussi à lire l'intégralité de cette trilogie. J'ai déjà eu énormément de mal à boucler le premier tome ; j'ai dû me forcer pour le reprendre à plusieurs reprises pour au moins aller au bout de ce premier opus... Mais bon, on se refait pas... Moi, déjà la BD historique c'est pas ma tasse de thé, les autobio (Pedrosa à la rigueur :p) idem, alors si vous me mélangez les deux en plus... Bref, effectivement, cette histoire de la Chine vue de l'intérieur par un jeune chinois pourrait être intéressante. Mais non. Qu'est-ce que c'est fastidieux ! Pas de rythme, si ce n'est l'évolution de cette Révolution Culturelle innommable et interminable. Un dessin que je n'aime mais alors pas du tout : tout y est plus ou moins étiré et déformé, ce qui parfois nuit même à la lisibilité. Bref, ennui profond et rien pour me contenter les yeux : une vision de la Chine que je range volontiers au placard !
Gyakushu !
MAJ après tome 2 Ce comics présente un mélange de tradition nippone et américaine. Si le format fait penser à un comics, le dessin et le style narratif se rapprochent énormément du manga. Le scénario utilise un narrateur pour l’intrigue, en pratique il ne sert qu’à couper des espaces narratifs pour faire respirer le lecteur et créer un effet de « manque » pour avoir envie de lire ce qui se passe ensuite. Très vite, ce personnage qui dans ce tome ne sert à rien m’a gavé. On nous parle d’un brigand reconverti avec une jolie femme et un gentil garçon. Ils commencent tout heureux dans un endroit perdu et fertile, c’est le bonheur, mais hélas, la cachette est éventée, des hommes vont venir lui faire payer son passé visiblement trouble, interlude narrateur. Ailleurs, on ne sait pas quand un guerrier tout plein de pansements rentre dans une auberge, oh des vilains parlent mal, on va les tuer pour leur apprendre. Et toi petit ne serais-tu pas le fils de cette légende disparue ?… Interlude. Pfff, de qui se moque-t-on ? Le scénario souffre d’une lourdeur particulièrement prévisible. Graphiquement, les mouvements et traits se font en mode manga avec beaucoup d’angles aigus, des vues latérales et des effets de « lignes ». La technique est maîtrisée, je ne l’apprécie pas pour autant. Tout cela me parait si superficiel. Je croyais être certain de ne pas lire la suite mais finalement un peu trop de temps un midi m'a fait changer d'avis. Et la suite est une suite parfaite du premier tome, voici un album qui rentre dans le standard de l’histoire du héros un peu malfrat avec des combats à l’épée bien violents si prolixes dans les productions de manga. Aucune originalité, une succession de lourdeurs et de banalités, rien à sauver de cet album, si ce n’est des jolies couvertures.
Marvel zombies
Ça faisait déjà longtemps que je tournais autour de ce titre intriguant. Grand fan de zombies (la révélation s’est effectuée à mon adolescence lors de ce week end béni des dieux où je venais de louer le premier Evil Dead !!!), l’idée d’en proposer une récréation par le Romero de la Bd, Robert Kirkman himself, en s’attaquant aux super héros Marvel n’est pas une mauvaise idée en soi et m’a plutôt émoustillé. En effet, si on s’en tient à un délire potache uniquement, voir Spidey décomposé avec mâchoire cadavérique et jambe osseuse apparente peut avoir ce quelque chose de réjouissant dans le cadre d’un divertissement pur et dur. Ces athètes increvables que constituent Hulk, X-Men et autres Vengeurs soumis à une situation dépassant l’entendement et malmenés par l’auteur qui a su si bien en retranscrire les codes par Walking Dead ne pouvait qu’aboutir à un résultat probant. Et bien non, mille fois non. L’idée de base, à savoir qu’une météorite zombifie tous ces héros qui ne pensent plus qu’à s’entretuer entre eux pour « bouffer » après avoir nettoyé toute la planète, est une idée morte à la base même de son essence puisque ce postulat ne sera jamais réellement bien exploité au-delà de ce simple pitch. Déjà, zéro humour : il n’y a rien de marrant ou de poilant dans cette situation. Non pas que ce soit déjà fort hilarant en soi mais les auteurs décident de le traiter à la mode « sérieuse » comme s’il y avait quelque chose de dramatique à défendre alors que ce n’est pas du tout le cas. Aucune tension n’émaille de ce récit fort répétitif où on discute beaucoup pour ne rien dire. On va bouffer un Silver Surfer qui passe par là, on se débarrasse de quelques oripeaux à l’état de putréfaction et c’est reparti comme en 40. Ridicule. Ridicule d’autant plus qu’on a fait le tour de l’idée en un seul chapitre que l’on s’évertue à répéter inlassablement et sans aucun second degré. Pire encore, les individualités des différents super héros (on parle quand même d’Iron Man, Wolverine ou Spider-Man nom de Dieu !) sont étouffées dans l’œuf et transparentes au possible. Du coup on se fiche royalement des non-événements leur tombant dessus. Il n’y a aucun trait de caractère initial qui ressort de tout ce gloubi-boulga si indigeste qu’il ennuie plus qu’il n’écoeure ou amuse. Sean Philips dont j’avais déjà gouté les talents sans enthousiasme dans le pourtant très bon 7 Psychopathes livre ici un pur travail de commande : dessins classiques faits à la va-vite sans talent ni caractère. Bruce Banner alias Hulk change plusieurs fois d’apparence sous sa forme humaine, les décors se bornent uniquement à représenter des immeubles détruits, plus caricatural que cela tu meurs…. La grande invention du 3ème tome (qui correspond à la suite du premier, cherchez-pas-c’est-normal-et-c’est-l’éditeur-qui-a-fait-ce-choix !!!) c’est que les méchants zombies deviennent bons en pratiquant le jeun ! Whouah la grande invention du siècle !!! Je pensais que le second tome introduisant Ash d’Evil Dead (que vient il foutre ici d’ailleurs ?) allait arranger le tout mais c’est limite encore plus indigeste malgré l’apport d’un peu d’humour bien au ras des paquerettes et d’un Howard The Duck Zombie bien trop bref pour être marquant… On est au degré zéro de la tolérance et finir ces trois tomes a été aussi laborieux que pénible. Ou comment faire un bête produit de consommation avec un sujet à la mode…. Allez tout n’est pas si négatif, j’ai économisé mon pognon grâce au pote qui m’a gracieusement prêté sa collection que je vais m’empresser de lui rendre en l’état (ça me ferait bien ch… de les abimer pour devoir les rembourser) et j’envisage très sérieusement de passer tous mes autres avis d’une étoile à deux afin de bien les distinguer de ce ramassis de conneries que constitue ce piètre Marvel Zombies. A quand Captain America VS. Michael Vendetta ? A ce stade là il n’est pas impossible que ça voit le jour si l’autre crétin accède un jour au succès qu’il revendique et que j’espère il n’aura jamais droit…. Tout comme ce comics de bien piètre facture… Lamentable de la première à la dernière page...
Chroniques de la lune noire
Récemment une proche s'étonna du fait que je n'avais jamais lu les chroniques de la lune noire en dépit de toutes les bandes dessinées qui me tombaient entre les mains. Eh oui malgré de nombreuses années et un nombre que je ne compte plus de lectures de bandes dessinées, c'est une course sans fin et j'ai certainement encore un grand nombre de choses incontournables et autres pépites à lire. Pour le coup après m'être procuré les dits tomes à la bibliothèque voisine, je peux dire que de n'avoir pas lu ces chroniques plus tôt n'a pas été un manque à ma vie. En effet j'ai lu les premiers tomes sans déplaisir apprenant à connaître la petite bande autour de notre héros flanqué d'un rigolo de service, d'une nana accorte et d'un golgoth jovial. Mais le tome 6 m'est carrément tombé des mains. Je dois être un peu trop vieux maintenant pour apprécier à sa juste mesure une débauche de batailles, de luttes de pouvoir dont je n'ai pas tout compris. Et puis ce dessin, il est laid. Ledroit produit des planches hyper chargées avec des doubles pages de folie montrant des combats épiques. Pour autant quand vous le regardez de près, il est laid. Les fans me diront sûrement que le tout s'améliore vers le tome 13 ou 14 mais il se trouve que je n'ai pas envie d'attendre jusque là et me farcir des tomes sans aucun plaisir.
Les Melons de la colère
Je n'aime pas vraiment le Vivès auteur de romans graphiques, je ne suis pas vraiment plus convaincu par l'auteur d'érotisme soft. Ici l'argument est une jeune fille dotée de lourds attributs, qui lui causent des soucis multiples et variés, surtout sur le plan du traitement qu'elle reçoit... Disons-le tout de suite, on est clairement dans la farce, le loufoque, le jean-foutre. Les différentes séquences -le viol de la jeune fille, ses expériences avec son jeune frère, la colère du père ou la conclusion, sont à prendre au 15ème degré. Quant à l'excitation tout court, elle fuit vite le lecteur, partagé entre le dégoût (même si on n'est pas dans le porno crade, loin de là), la circonspection et le désintérêt. L'auteur y livre peut-être ses fantasmes, mais ils semblent un peu... limités. Et pour le coup, je trouve que la limite de la pédopornographie est franchie, allègrement. C'est dégueulasse. On sent que le jeune auteur a une facilité dans le trait, mais même s'il y a des membres virils et des appas féminins explicitement montrés, la pauvreté -pour ne pas dire l'absence- des décors n'est pas des plus heureuses. Bref, une incursion peu convaincante dans l'érotisme, et même pire, à gerber.
Jeanne (Pistouvi)
Voilà une oeuvre bien curieuse, présentée comme un conte poétique sur le passage de l'enfance à l'âge adulte. Bon, ouais, si on veut... Soit c'est terriblement philosophique, soit les métaphores sont si complexes que je ne les ai pas vraiment saisies, toujours est il que je suis resté hermétique à ce récit du début à la fin. On a là les aventures d'une petite fille, amie avec un renard pourtant rigolo avec son lance pierre. Notre binôme croise des groupes d'oiseaux, un gros bonhomme sourd sur son tracteur, ou encore le vent avec qui ils tapent un brin de causette... C'est à la fois simple et décousu. Simple parce qu'il ne se passe pas grand chose, on dirait un livre pour enfant. Décousu car on enchaîne ces péripéties linéairement, sans explications concrètes sur pourquoi tout ça, et si il faut y trouver un sens caché, je ne l'ai pas vu, même en cherchant bien. Bref une BD étrange, je n'ai pas compris son message, je ne vois pas non plus à qui elle s'adresse.