Jamais pu la saquer la Yoko Tsuno !
Pourtant il y a quelques points positifs, à savoir des dessins de grande qualité plutôt soignés et les aventures se passent sur plusieurs niveaux géographiquement, certaines se passent dans l’espace avec extra-terrestres et space opéra et d’autres ressemblent à des enquêtes plus classiques sans apport de fantastique sur notre bonne vieille planète terre.
Par contre le tout est d’une mièvrerie à toutes épreuves et c’est trop manichéen pour être réellement crédible pourtant Roger Leloup redouble d’efforts afin d’apporter le plus grand soin à ses dessins (mais leur coté réaliste les rend trop froid et distant) et à ses scénarios (mais ils sont trop sérieux et détaillés pour devenir aussi fun que des Blake & Mortimer par exemple).
Quelque part je me rends compte que ma note est bien dure ... mais en phase avec mon ressenti car gamin ou adulte, les aventures de Yoko Tsuno ne m’ont jamais passionné et sont si peu attrayantes qu’elle finissent invariablement dans la salle d’attente des docteurs !
Un peu d’humour et de dérision aurait pu rafraichir l’ensemble mais rien n’y fait, Roger Leloup reste fidèle à son trait si particulier qui donne un aspect « poupée de cire » désagréable à ses personnages… Il ne manque pas de talent mais sûrement un peu de facétie !
Tiens je remarque seulement à présent que je n’avais pas avisé cette série qui m’avait pourtant fait de l’œil à l’époque où je recherchais des bds érotiques aussi agréables à l’œil qu’à la lecture.
Malheureusement je constate une fois de plus que la bd érotique est très mal desservie… Sans vouloir jouer aux prudes dont je me ferais un très mauvais émissaire, soit on tourne au délire sado-maso, soit on impose des phylactères complètement ridicules et vulgaires soit le dessin n’est pas à la hauteur.
Vouloir tenter de détourner un conte célèbre en le rendant parodique n’est certes pas d’une grande originalité mais peut procurer une base de qualité en quète de sensations coquines.
Si Gibrat possède un talent incontestable pour nous proposer une pulpeuse Pinocchia de bois qui ne nous laisse pas de bois, que dire du scénario qui ne va pas assez loin dans le délire et propose tellement de situations grotesques et inappropriés qu’on en reste de marbre.
Pourtant la définition de la femme objet est immédiatement associée à l’idée que l’héroïne n’est qu’une marionnette de désir. Mais le désir tel que je le conçois ne se limite pas à s’offrir à n’importe qui n’importe comment sans lever un minimum de charme et vu que la donzelle n’a aucune personnalité et se trimballe dans le plus simple appareil constamment ben voilà quoi….
Si au moins c’était drôle ou excitant… mais même pas c’est simplement banal malgré une maitrise totale du dessin. Dommage, mille fois dommage car on aurait aimé prétendre à autre chose que cette fausse image d’Epinal misogyne…
Pour paraître branché dans les années 80, il était de bon usage de lire L’écho des savanes qui se faisait un malin plaisir à diffuser par épisodes des bds à tendance légèrement trash voire ouvertement sexuelles.
C’est ainsi que Martin Veyron s’est fait connaitre du « grand » public avec ce qui restera comme son chef d’œuvre immaculé, le présent ouvrage…
Complètement datée déjà à l’époque, son léger pouvoir émoustillant s’est depuis complètement évaporé avec ces dessins qu’on jugerait sortis d’un autre âge… Décors quasi inexistants et personnages sans charme sont au service d’un sale gosse gâté qui se cherche, sexuellement parlant, j’entends…
Ça discute beaucoup plus que ça ne fornique et le format par épisodes n’arrange pas la lourdeur de l’ensemble, ce qui fait qu’au final personne n’est touché quelque soit le but initial recherché lors de la lecture…
Je déteste ce genre de récits légers à lire où je dois m’y prendre à plusieurs reprises tant l’ennui et les bâillements remplacent ma curiosité initiale et on se contrefiche bien de savoir si ce fameux point G féminin existe…
Cet ouvrage principalement destiné aux jeunes mâles a eu au moins un mérite, celui d’être à l’origine d’une pitoyable adaptation ciné dont l’unique intérêt est de nous dévoiler la jolie poitrine d’une Corinne Touzet alors débutante… Avis donc aux (a)mateurs, le public féminin se contentera de hausser les épaules à bon escient forcément !
Quelque fois, je me comporte comme un enfant qui est attiré plus par la forme que par le fond. Cela me rappelle les pochettes surprises dans les supermarchés que nos parents payaient les yeux de la tête pour au final une vulgaire marchandise made in China.
En l'occurrence, j'ai été attiré par la forme de cette bd en forme de tombeau. C'est vrai que c'est un peu morbide comme attirance mais bon. Je trouvais que l'idée était originale.
Pour autant, sur le fond, les strips ne m'ont fait aucun effet. C'est mortellement plat. Pas de quoi fouetter un mort. Un comble tout de même !
Je n’ai toujours pas compris le pourquoi de ce nom ridicule et évocateur, et qui n’a rien à voir avec la choucroute… Je n’ai d’ailleurs pas du tout accroché à cette histoire et je me contenterai de la lecture fastidieuse de ce premier tome.
Heureusement que le graphisme des décors et la colorisation sont accrocheurs, alors que certains personnages sont vraiment moches ; entre Brüssli, la jeune bourgeoise ingénue et le lapin rose, je ne sais pas qui gagne la palme du mauvais gout… Je préfère largement l’autre série phare d’Etienne Jung, « Gargouilles ».
Car « Brüssli » part vraiment dans tous les sens au niveau scénar’, et les personnages sont vraiment d’une tristesse archétypale affligeante…
Bref, j’ai vraiment fait un effort pour finir ce premier opus et je n’ai vraiment pas envie de lire la suite.
Je me suis forcé à finir pour dire d'avoir lu toute la série avant de la poster, je trouvais ça plus réglo, mais j'avais vraiment envie de fermer cet album avant la fin...
Malgré quelques répliques drôles, malheureusement trop rares, on s'ennuie ferme avec cet album, dans lequel on est ballotté de couples en couples à vitesse grand V, pour finir par en avoir la nausée, un peu comme un mal de mer.
A la moitié de l'ouvrage, la répétition des mots "coucher", "faire l'amour", "baiser"...etc et autres synonymes me tapait grave sur le système.
J'ajoute que la physionomie des personnages n'est pas assez variée, et il m'a parfois fallu revenir en arrière afin d'identifier un personnage comme étant nouveau.
Bref, un album ultra-répétitif, pas assez drôle, et dont le rythme est trop rapide pour donner la moindre chance de s'attacher aux personnages.
(122)
Il est rare que j'abandonne ma lecture en cours de route, mais ici c'est un cas de force majeure.
Pourtant j'avais l'intégrale, donc réellement l'intention de tout lire. Mais impossible. Impossible avec cette intrigue qui d'entrée de jeu est très embrouillée, qui semble aller dans l'action sans perdre de temps. J'ai juste eu l'impression qu'il manquait les premières pages, et je me suis senti perdu, exclu. J'ai tenté de m'accrocher, mais peine perdue, ça continuait sur le même tempo.
Parfois quand ça ne marche pas dans l'histoire, on se raccroche au dessin, mais là non plus ça n'a pas marché. Le style avant tout, trop chargé, avec des couleurs qui ont très mal vieilli, passant d'un fort contraste à des cases très éclairées, sans transition ni justification... Et que dire des scans de Soleil, qui ne rétablissent pas les lettrages défaillants...
Je dois passer à côté de quelque chose, mais tant pis.
"Mais que venait-il faire dans cette galère ?"
Ce sont ces célèbres mots de Molière qui me viennent tout d'abord à l'esprit lorsque je me dois d'évoquer ce que j'appellerai effectivement comme une blague potache de Franquin et Delporte qui sont partis en roue libre avec cette série illustrée par le surestimé Jannin.
Je n'ai aucune prétention pour dire qu'il n'est pas doué pour le dessin mais disons plus poliment que je n'aime pas du tout son style trop brouillon et impersonnel pour attirer l'oeil.
Soit mais lorsque des gags franchement très bofs sur une taupe (bien mal dessinée et même pas drole) désirant élire domicile sous le jardin d'un espèce de beauf au physique aussi délicat que celui de mon voisin (qui a pour surnom Gargamel 100% véridique) ben on passe très rapidement sur une bd que j'aurais aimé toutefois sympathique mais ne dépasse guère le statut du "aussitôt lu aussitôt oublié".
Encore plus brouillon que dans Germain et nous, l'idée de base est très rapidement épuisée et la seule bonne idée de cette oeuvre qui n'aura pas marqué beaucoup de monde est de ne pas être très longue. Et tant mieux !
Germain et nous est la proposition de Frédéric Jannin pour parler de la génération dite jeune et adolescente des années 80 avec ses divers personnages, parents has been babas cools choqués de voir leur fille bien travailler à l’époque, Calorine dont le régime tourne à l’obsession, le père hargneux et beauf fan de foot et de discipline bref tout un tas de clichés se voulant ultra branché tout du moins à l’époque.
Si l’intention est louable de créer une petite communauté au travers de gags en une page, le résultat est tout autre faute à des situations pas si originales et mordantes que souhaitées, un dessin vraiment pas terrible et des personnages finalement pas si attachants et surtout têtes à claques.
Il aurait fallu un peu plus de rigueur dans le trait à main levée de l’auteur et une ligne directive un peu plus poussée pour rendre le tableau plus alléchant mais outre la banalité de certaines situations, l’ensemble devient rapidement répétitif et je n’ai jamais réussi à accrocher….
Du coup Jannin est devenu ma bête noire des publications Dupuis en devenant le moins bon élève… Dommage, ça aurait pu en séduire d’autres mais le pire est que les situations semblent datées de surcroit et pas uniquement à cause de la période de référence (les années 80).
Bonne chance pour les éventuels amateurs.
"Qu'est ce qu'on fait ?" Ben on se fait chier répondit l'écho...
Voilà pour moi le pire de la bande dessinée….
On peut bien se moquer sur les strips des métiers de la collection Bamboo, rien ne sera plus désagréable à lire que ces bandes dessinées vieillottes que constituent Buck Danny…
Tout comme Johnny Halliday, l’après guerre est une revanche sur l’ennemi communiste et tout ce qui vient des Etats-Unis est « cool » d’où l’américanisation de tous ces noms parce que les Etats Unis c’est cool, c’est in, c’est génial, ce sont les meilleurs.
Et c’est bien en cela qu’une série comme Buck Danny est bien plus détestable qu’un Michel Vaillant, c’est manichéen au possible avec des dessins pas forcément moches mais figés et puant fortement la propagande sans proposer pour autant un second degré salvateur…
Du coup je n’ai jamais réussi à accrocher aux aventures fort manichéennes de ce Buck Danny et aurais davantage prié pour qu’il se prenne vite fait une balle entre les deux yeux par les « japs » qu’il exècre tant !
Ok c’est une vieille bd mais elle n’a jamais su évoluer et quitte à lire des batailles aériennes sur fond de despote illuminé autant me replonger directement dans Le Secret de l’Espadon dont la qualité d’écriture supplante n’importe quel album de Buck Danny…
Parce que là niveau action, on s’emmerde mais qu’est-ce qu’on s’emmerde !!!!! Et le pire c’est que la série semble avoir du succès alors qu’elle est complètement à coté de la plaque depuis belles lurettes !
J’ai pour seul souvenir positif de cette série un pastiche réalisé par les facétieux Yann & Conrad s’intitulant à juste titre « Fuck Banny » c’est dire l’amour que je porte à cette série ! (et à Jean-Philippe Smet itou d’ailleurs au passage)
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Yoko Tsuno
Jamais pu la saquer la Yoko Tsuno ! Pourtant il y a quelques points positifs, à savoir des dessins de grande qualité plutôt soignés et les aventures se passent sur plusieurs niveaux géographiquement, certaines se passent dans l’espace avec extra-terrestres et space opéra et d’autres ressemblent à des enquêtes plus classiques sans apport de fantastique sur notre bonne vieille planète terre. Par contre le tout est d’une mièvrerie à toutes épreuves et c’est trop manichéen pour être réellement crédible pourtant Roger Leloup redouble d’efforts afin d’apporter le plus grand soin à ses dessins (mais leur coté réaliste les rend trop froid et distant) et à ses scénarios (mais ils sont trop sérieux et détaillés pour devenir aussi fun que des Blake & Mortimer par exemple). Quelque part je me rends compte que ma note est bien dure ... mais en phase avec mon ressenti car gamin ou adulte, les aventures de Yoko Tsuno ne m’ont jamais passionné et sont si peu attrayantes qu’elle finissent invariablement dans la salle d’attente des docteurs ! Un peu d’humour et de dérision aurait pu rafraichir l’ensemble mais rien n’y fait, Roger Leloup reste fidèle à son trait si particulier qui donne un aspect « poupée de cire » désagréable à ses personnages… Il ne manque pas de talent mais sûrement un peu de facétie !
Pinocchia
Tiens je remarque seulement à présent que je n’avais pas avisé cette série qui m’avait pourtant fait de l’œil à l’époque où je recherchais des bds érotiques aussi agréables à l’œil qu’à la lecture. Malheureusement je constate une fois de plus que la bd érotique est très mal desservie… Sans vouloir jouer aux prudes dont je me ferais un très mauvais émissaire, soit on tourne au délire sado-maso, soit on impose des phylactères complètement ridicules et vulgaires soit le dessin n’est pas à la hauteur. Vouloir tenter de détourner un conte célèbre en le rendant parodique n’est certes pas d’une grande originalité mais peut procurer une base de qualité en quète de sensations coquines. Si Gibrat possède un talent incontestable pour nous proposer une pulpeuse Pinocchia de bois qui ne nous laisse pas de bois, que dire du scénario qui ne va pas assez loin dans le délire et propose tellement de situations grotesques et inappropriés qu’on en reste de marbre. Pourtant la définition de la femme objet est immédiatement associée à l’idée que l’héroïne n’est qu’une marionnette de désir. Mais le désir tel que je le conçois ne se limite pas à s’offrir à n’importe qui n’importe comment sans lever un minimum de charme et vu que la donzelle n’a aucune personnalité et se trimballe dans le plus simple appareil constamment ben voilà quoi…. Si au moins c’était drôle ou excitant… mais même pas c’est simplement banal malgré une maitrise totale du dessin. Dommage, mille fois dommage car on aurait aimé prétendre à autre chose que cette fausse image d’Epinal misogyne…
L'Amour Propre (Ne le reste ...)
Pour paraître branché dans les années 80, il était de bon usage de lire L’écho des savanes qui se faisait un malin plaisir à diffuser par épisodes des bds à tendance légèrement trash voire ouvertement sexuelles. C’est ainsi que Martin Veyron s’est fait connaitre du « grand » public avec ce qui restera comme son chef d’œuvre immaculé, le présent ouvrage… Complètement datée déjà à l’époque, son léger pouvoir émoustillant s’est depuis complètement évaporé avec ces dessins qu’on jugerait sortis d’un autre âge… Décors quasi inexistants et personnages sans charme sont au service d’un sale gosse gâté qui se cherche, sexuellement parlant, j’entends… Ça discute beaucoup plus que ça ne fornique et le format par épisodes n’arrange pas la lourdeur de l’ensemble, ce qui fait qu’au final personne n’est touché quelque soit le but initial recherché lors de la lecture… Je déteste ce genre de récits légers à lire où je dois m’y prendre à plusieurs reprises tant l’ennui et les bâillements remplacent ma curiosité initiale et on se contrefiche bien de savoir si ce fameux point G féminin existe… Cet ouvrage principalement destiné aux jeunes mâles a eu au moins un mérite, celui d’être à l’origine d’une pitoyable adaptation ciné dont l’unique intérêt est de nous dévoiler la jolie poitrine d’une Corinne Touzet alors débutante… Avis donc aux (a)mateurs, le public féminin se contentera de hausser les épaules à bon escient forcément !
Macchabée strips
Quelque fois, je me comporte comme un enfant qui est attiré plus par la forme que par le fond. Cela me rappelle les pochettes surprises dans les supermarchés que nos parents payaient les yeux de la tête pour au final une vulgaire marchandise made in China. En l'occurrence, j'ai été attiré par la forme de cette bd en forme de tombeau. C'est vrai que c'est un peu morbide comme attirance mais bon. Je trouvais que l'idée était originale. Pour autant, sur le fond, les strips ne m'ont fait aucun effet. C'est mortellement plat. Pas de quoi fouetter un mort. Un comble tout de même !
Brüssli
Je n’ai toujours pas compris le pourquoi de ce nom ridicule et évocateur, et qui n’a rien à voir avec la choucroute… Je n’ai d’ailleurs pas du tout accroché à cette histoire et je me contenterai de la lecture fastidieuse de ce premier tome. Heureusement que le graphisme des décors et la colorisation sont accrocheurs, alors que certains personnages sont vraiment moches ; entre Brüssli, la jeune bourgeoise ingénue et le lapin rose, je ne sais pas qui gagne la palme du mauvais gout… Je préfère largement l’autre série phare d’Etienne Jung, « Gargouilles ». Car « Brüssli » part vraiment dans tous les sens au niveau scénar’, et les personnages sont vraiment d’une tristesse archétypale affligeante… Bref, j’ai vraiment fait un effort pour finir ce premier opus et je n’ai vraiment pas envie de lire la suite.
Marivaudevilles
Je me suis forcé à finir pour dire d'avoir lu toute la série avant de la poster, je trouvais ça plus réglo, mais j'avais vraiment envie de fermer cet album avant la fin... Malgré quelques répliques drôles, malheureusement trop rares, on s'ennuie ferme avec cet album, dans lequel on est ballotté de couples en couples à vitesse grand V, pour finir par en avoir la nausée, un peu comme un mal de mer. A la moitié de l'ouvrage, la répétition des mots "coucher", "faire l'amour", "baiser"...etc et autres synonymes me tapait grave sur le système. J'ajoute que la physionomie des personnages n'est pas assez variée, et il m'a parfois fallu revenir en arrière afin d'identifier un personnage comme étant nouveau. Bref, un album ultra-répétitif, pas assez drôle, et dont le rythme est trop rapide pour donner la moindre chance de s'attacher aux personnages. (122)
Foc
Il est rare que j'abandonne ma lecture en cours de route, mais ici c'est un cas de force majeure. Pourtant j'avais l'intégrale, donc réellement l'intention de tout lire. Mais impossible. Impossible avec cette intrigue qui d'entrée de jeu est très embrouillée, qui semble aller dans l'action sans perdre de temps. J'ai juste eu l'impression qu'il manquait les premières pages, et je me suis senti perdu, exclu. J'ai tenté de m'accrocher, mais peine perdue, ça continuait sur le même tempo. Parfois quand ça ne marche pas dans l'histoire, on se raccroche au dessin, mais là non plus ça n'a pas marché. Le style avant tout, trop chargé, avec des couleurs qui ont très mal vieilli, passant d'un fort contraste à des cases très éclairées, sans transition ni justification... Et que dire des scans de Soleil, qui ne rétablissent pas les lettrages défaillants... Je dois passer à côté de quelque chose, mais tant pis.
Arnest Ringard et Augraphie
"Mais que venait-il faire dans cette galère ?" Ce sont ces célèbres mots de Molière qui me viennent tout d'abord à l'esprit lorsque je me dois d'évoquer ce que j'appellerai effectivement comme une blague potache de Franquin et Delporte qui sont partis en roue libre avec cette série illustrée par le surestimé Jannin. Je n'ai aucune prétention pour dire qu'il n'est pas doué pour le dessin mais disons plus poliment que je n'aime pas du tout son style trop brouillon et impersonnel pour attirer l'oeil. Soit mais lorsque des gags franchement très bofs sur une taupe (bien mal dessinée et même pas drole) désirant élire domicile sous le jardin d'un espèce de beauf au physique aussi délicat que celui de mon voisin (qui a pour surnom Gargamel 100% véridique) ben on passe très rapidement sur une bd que j'aurais aimé toutefois sympathique mais ne dépasse guère le statut du "aussitôt lu aussitôt oublié". Encore plus brouillon que dans Germain et nous, l'idée de base est très rapidement épuisée et la seule bonne idée de cette oeuvre qui n'aura pas marqué beaucoup de monde est de ne pas être très longue. Et tant mieux !
Germain et nous
Germain et nous est la proposition de Frédéric Jannin pour parler de la génération dite jeune et adolescente des années 80 avec ses divers personnages, parents has been babas cools choqués de voir leur fille bien travailler à l’époque, Calorine dont le régime tourne à l’obsession, le père hargneux et beauf fan de foot et de discipline bref tout un tas de clichés se voulant ultra branché tout du moins à l’époque. Si l’intention est louable de créer une petite communauté au travers de gags en une page, le résultat est tout autre faute à des situations pas si originales et mordantes que souhaitées, un dessin vraiment pas terrible et des personnages finalement pas si attachants et surtout têtes à claques. Il aurait fallu un peu plus de rigueur dans le trait à main levée de l’auteur et une ligne directive un peu plus poussée pour rendre le tableau plus alléchant mais outre la banalité de certaines situations, l’ensemble devient rapidement répétitif et je n’ai jamais réussi à accrocher…. Du coup Jannin est devenu ma bête noire des publications Dupuis en devenant le moins bon élève… Dommage, ça aurait pu en séduire d’autres mais le pire est que les situations semblent datées de surcroit et pas uniquement à cause de la période de référence (les années 80). Bonne chance pour les éventuels amateurs. "Qu'est ce qu'on fait ?" Ben on se fait chier répondit l'écho...
Buck Danny
Voilà pour moi le pire de la bande dessinée…. On peut bien se moquer sur les strips des métiers de la collection Bamboo, rien ne sera plus désagréable à lire que ces bandes dessinées vieillottes que constituent Buck Danny… Tout comme Johnny Halliday, l’après guerre est une revanche sur l’ennemi communiste et tout ce qui vient des Etats-Unis est « cool » d’où l’américanisation de tous ces noms parce que les Etats Unis c’est cool, c’est in, c’est génial, ce sont les meilleurs. Et c’est bien en cela qu’une série comme Buck Danny est bien plus détestable qu’un Michel Vaillant, c’est manichéen au possible avec des dessins pas forcément moches mais figés et puant fortement la propagande sans proposer pour autant un second degré salvateur… Du coup je n’ai jamais réussi à accrocher aux aventures fort manichéennes de ce Buck Danny et aurais davantage prié pour qu’il se prenne vite fait une balle entre les deux yeux par les « japs » qu’il exècre tant ! Ok c’est une vieille bd mais elle n’a jamais su évoluer et quitte à lire des batailles aériennes sur fond de despote illuminé autant me replonger directement dans Le Secret de l’Espadon dont la qualité d’écriture supplante n’importe quel album de Buck Danny… Parce que là niveau action, on s’emmerde mais qu’est-ce qu’on s’emmerde !!!!! Et le pire c’est que la série semble avoir du succès alors qu’elle est complètement à coté de la plaque depuis belles lurettes ! J’ai pour seul souvenir positif de cette série un pastiche réalisé par les facétieux Yann & Conrad s’intitulant à juste titre « Fuck Banny » c’est dire l’amour que je porte à cette série ! (et à Jean-Philippe Smet itou d’ailleurs au passage)