Je n'ai lu que le tome 1, et je n'en lirai pas d'autre.
Je ne comprends pas qu'il faille 60 pages pour raconter si peu de chose. Le médium BD ne me semble pas du tout être le bon véhicule pour raconter cette histoire (apparemment l'ambition est de faire une série de one shots sur une deuxième guerre mondiale alternative). Un recueil de nouvelles aurait été beaucoup plus approprié, et aurait peut-être eu plus de nerf.
Dans le détail :
L'introduction qui explique la préparation et l’exécution de l'attentat qui va coûter la vie à Hitler est écrite en voix off, avec à l'image un personnage qui écrit cette histoire, assis à un bureau. 6 pages d'un mec en contre jour, toujours cadré de la même façon, assis à son bureau, alors que le texte lui-même est passionnant et aurait largement mérité d'être illustré. Si le choix était de ne pas l'illustrer, une simple page de texte introductif aurait suffi.
Arrive ensuite la meilleure séquence de la BD, celle qui m'a fait croire que ça allait être génial : réunion de l'état major des Alliés qui élaborent une tactique pour stopper l'avancée des allemands en les piégeant à Paris. Franchement excitant, on attend la suite.
Mais tout le reste déçoit cette attente. On n'assiste jamais à la mise en œuvre de ce plan. On a juste droit au portrait hyper académique d'un petit groupe de soldats qui attendent l'Allemand dans les rues de Paris désertées par la population.
Mais :
- la présentation des personnages est faite en voix off "lui c'est machin, il a telle caractéristique" (la caractéristique en question étant un cliché rebattu). On a ensuite droit à l'illustration lourdingue de ces caractéristiques (les jumeaux qui finissent la phrase de l'autre, le chanteur qui chante, le bougon qui bougonne, le muet qui se tait...)
- L'intrigue n'a rien de passionnant, on se fiche des destins des uns et des autres (et sans spoiler la fin, il est clair que les auteurs aussi s'en fichent). Aucune surprise ne vient tirer le lecteur de la torpeur qui le gagne, aucun souffle n'emporte l'histoire.
- Les dialogues bourrés d'une sorte d'argot populo de l'époque sonnent faux, voire ringards. Ils en sont presque pénibles à lire.
- On n'a même pas droit à quelques plans spectaculaires de Paris désert. On reste dans trois rues, comme si on était dans un film sans budget.
- Le dessin est parfaitement plat. Clair, mais sans aucun intérêt. Et les personnages se ressemblent physiquement tous (heureusement qu'il y a des moustaches, des couleurs de cheveux et des lunettes pour les distinguer !)
Et quand finalement arrive le moment de voir si le plan des Alliés fonctionnera ou pas, on a droit à un résumé en voix off, et voilà, fin de l'histoire.
Franchement, faire un truc aussi pompier en 2012, c'est navrant. Je serais surpris que cette série aille au bout des sept tomes prévus.
D’un spin off d’Alix, j’attendais beaucoup. D’une part parce que la série mère, même si elle n’est pas exempte de défauts, était assez prenante tout en étant didactique, d’autre part du fait du battage fait autour de cette sortie.
Et comme bien souvent dans pareil cas, on ressort déçu de cette lecture. Déçu parce que les auteurs s’éloignent trop du contexte historique et trop également du caractère initial du personnage et de la série de Martin. Réduire le verbiage souvent important de Martin pourquoi pas, mais pas à ce point. Et puis le scénario ne tient pas. Il est bancal, et se détache tellement du contexte historique qu’il en devient risible.
Graphiquement c’est réussi mais assez « neutre ».
Plutôt raté. Le seul point positif c’est qu’on reste sur une histoire par tome. A suivre sur le prochain opus pour voir si ce 1er tome est raté ou si on va avoir droit à une série commerciale exploitant un filon sans vergogne ni talent.
Futuropolis est pourtant l'un de mes éditeurs préférés. Cela ne veut pourtant rien dire car chaque oeuvre est unique et toutes ne se valent pas. Là encore, il y avait de quoi faire d'autant que le sujet concernant l'assassinat de Trotsky au Mexique par les assassins à la solde de Staline était intéressant.
En fait, c'est la mise en image qui pêche. Une calligraphie non adaptée associée à un dessin approximatif et des couleurs trop chatoyantes ne m'auront guère captivé. Sylvia ne sera finalement que le faire-valoir pour faire entrer le loup dans la bergerie. J'aurais sans doute aimé voir sa réaction par la suite et j'en suis privé tant le récit s'achève de façon radicale. Staline a encore gagné...
J’avais beaucoup aimé Il fera beau demain du même auteur.
J’avais donc pas mal d’attentes pour ce titre, d’autant que Duprat avait bien affiné son trait.
Si le début de l’histoire est agréable, la suite se gâte très vite. L’auteur abuse beaucoup trop des métaphores, d’ailleurs souvent assez confuses. On perd de ce fait vite le fil de l’intrigue, d’autant que j’ai trouvé la narration molle et brouillonne.
Du coup, je n’ai pas réussi à aller au bout de l’album qui m’a rapidement ennuyé et agacé.
C’est vraiment dommage car on sent un vrai travail de Duprat sur cette BD.
Graphiquement par contre, je n’ai rien à dire ; c’est beau et coloré.
Comme l'avis précédent, j'ai trouvé ce livre assez vain.
Aie aie...je me souviens avoir lu ça étant jeune (au collège si je me souviens bien) et ça m'a laissé un souvenir impérissable...tellement c'est naze !
C'est tout ce que je n'aime pas en bd. Un scénar niais au possible, totalement irréaliste, des messages que l'auteur cherche à faire passer à tire-larigot...etc.
Tellement mauvais et caricatural que c'en est presque pathétique. Un bon exemple de ce qu'il ne faut pas faire en BD.
Ok les dessins sont splendides, bien qu'un peu figés.
Côté histoire par contre, c’est fort mauvais. D’abord il ne se passe pas grand-chose : on suit les amours naissantes et chastes de deux ados que tout sépare. Le thème, déjà éculé est traité avec une mièvrerie consternante. Si on y ajoute des personnages archi-stéréotypés et sans profondeur, des dialogues insipides et des scènes plates, on obtient un shojo très ennuyeux et vu déjà mille fois.
Pitié, pour le prochain album que l’auteur se fasse aider par un bon scénariste !
J'ai rarement lu un BD documentaire à portée historico-biographique aussi mal fichue.
Tout, TOUT est brouillon. D'abord le sujet ; on comprend que ça se passe surtout durant la Guerre d'Espagne, mais s'il n'y avait pas eu l'introduction de Françoise Denoyelle, professeure d'université, je n'aurais jamais pu déterminer qui était le/les héros de l'histoire. Qui se trouve être Robert Capa, célèbre photographe aux origines obscures et au parcours incroyable. Lequel n'est vraiment pas représenté ici, puisque le récit fait des va et vient dans le temps et l'espace, sans prévenir, avec des personnages aux visages mouvants (on sent poindre une influence du Picasso de Guernica, mais quand même...).
Le sujet est donc, officiellement, l'engagement de Capa au sein des forces républicaines espagnoles dans les années 1930-40... Bien bien bien. Mais alors cela n'est jamais montré, on a des saynètes avec des personnages qui citent les différentes factions, de temps en temps des "boom", des "aaaargh" et c'est un véritable bordel. Ca devait l'être aussi à l'époque, mais ceci est un autre débat.
Le dessin fait penser à celui de Dupuy et Berberian, mais avec moins de constance, de maîtrise. Il n'est pas désagréable avec cette bichromie en bleu, mais j'ai eu du mal à comprendre le pourquoi de tel ou tel découpage du calque bleu. Je n'ai d'ailleurs toujours pas compris, et je m'en vais refermer cet avis sur une amère impression de gâchis et de perte de temps.
Baladi à vraiment du mal à me convaincre. Je trouve ses idées de départ pas inintéressantes, mais ça tourne vite au gloubiboulga. Et c'est encore le cas ici. De disco il est finalement très peu question, et ce qui aurait pu être drôle et originel se révèle presque sinistre et terne.
Le dessin ne me déplaît pas, mais je trouve l'utilisation du noir et blanc plus subtile dans Nuit Noire, par exemple. Il reste la mise en scène, assez originale dans sa de construction, mais c'est bien trop peu.
J'ai retrouvé dans Chninkel tout ce que je n'aime pas dans Thorgal, un univers superficiel qui s'arrête au visuel et des personnages clichés.
On subit certains tics agaçants de la mauvaise fantasy, notamment avec les apostrophes pour faire exotique et original. Ainsi le héros s'appelle J'on, il va devoir se charger d'une mission par U'n, le monolithe de 2001 l'Odyssée de l'espace (les références sont d'une subtilité confondante) ; rétablir la paix dans ce monde toujours en guerre, sinon c'est l'apocalypse !
C'est au fond une relecture antireligieuse du Nouveau Testament, une relecture primaire pour ne pas dire inculte et idiote, mais drapée dans un univers fantasy superficiel comme pour ne pas trop se mouiller. Au fond Jean Van Hamme est aussi peu calé en religion qu'il l'était en mythologie nordique, mais au moins dans Thorgal il nous épargnait ses opinions du dimanche.
L'idée de départ est intéressante : Nine Antico nous invite à découvrir en parallèle les vies de Betty Page, celebre pin-up des années 50, et Linda Lovelace, interprète du film Gorge profonde.
Malheureusement, le scénario ne tient pas ses promesses : les personnages ne sont qu'esquissés maladroitement. Ils évoluent trop vite, au fil de saynètes trop superficielles, pour qu'on puisse comprendre leurs motivations réelles et l'on finit par les regarder de loin, sans empathie, avec l'impression de ne pas arriver à se sentir concerné.
L'intrigue de fond qui lie les deux histoires -la rencontre entre le directeur de Playboy et deux apprentis playmates, à qui il raconte la vie de leurs devancières- n'apporte pas grand chose.
Le dessin, mal maîtrisé, un peu ingrat, n'est pas fait pour faciliter la lecture.
J'ai laissé tomber au bout de 30 pages et j'ai survolé le reste.
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Je n'ai lu que le tome 1, et je n'en lirai pas d'autre. Je ne comprends pas qu'il faille 60 pages pour raconter si peu de chose. Le médium BD ne me semble pas du tout être le bon véhicule pour raconter cette histoire (apparemment l'ambition est de faire une série de one shots sur une deuxième guerre mondiale alternative). Un recueil de nouvelles aurait été beaucoup plus approprié, et aurait peut-être eu plus de nerf. Dans le détail : L'introduction qui explique la préparation et l’exécution de l'attentat qui va coûter la vie à Hitler est écrite en voix off, avec à l'image un personnage qui écrit cette histoire, assis à un bureau. 6 pages d'un mec en contre jour, toujours cadré de la même façon, assis à son bureau, alors que le texte lui-même est passionnant et aurait largement mérité d'être illustré. Si le choix était de ne pas l'illustrer, une simple page de texte introductif aurait suffi. Arrive ensuite la meilleure séquence de la BD, celle qui m'a fait croire que ça allait être génial : réunion de l'état major des Alliés qui élaborent une tactique pour stopper l'avancée des allemands en les piégeant à Paris. Franchement excitant, on attend la suite. Mais tout le reste déçoit cette attente. On n'assiste jamais à la mise en œuvre de ce plan. On a juste droit au portrait hyper académique d'un petit groupe de soldats qui attendent l'Allemand dans les rues de Paris désertées par la population. Mais : - la présentation des personnages est faite en voix off "lui c'est machin, il a telle caractéristique" (la caractéristique en question étant un cliché rebattu). On a ensuite droit à l'illustration lourdingue de ces caractéristiques (les jumeaux qui finissent la phrase de l'autre, le chanteur qui chante, le bougon qui bougonne, le muet qui se tait...) - L'intrigue n'a rien de passionnant, on se fiche des destins des uns et des autres (et sans spoiler la fin, il est clair que les auteurs aussi s'en fichent). Aucune surprise ne vient tirer le lecteur de la torpeur qui le gagne, aucun souffle n'emporte l'histoire. - Les dialogues bourrés d'une sorte d'argot populo de l'époque sonnent faux, voire ringards. Ils en sont presque pénibles à lire. - On n'a même pas droit à quelques plans spectaculaires de Paris désert. On reste dans trois rues, comme si on était dans un film sans budget. - Le dessin est parfaitement plat. Clair, mais sans aucun intérêt. Et les personnages se ressemblent physiquement tous (heureusement qu'il y a des moustaches, des couleurs de cheveux et des lunettes pour les distinguer !) Et quand finalement arrive le moment de voir si le plan des Alliés fonctionnera ou pas, on a droit à un résumé en voix off, et voilà, fin de l'histoire. Franchement, faire un truc aussi pompier en 2012, c'est navrant. Je serais surpris que cette série aille au bout des sept tomes prévus.
Alix Senator
D’un spin off d’Alix, j’attendais beaucoup. D’une part parce que la série mère, même si elle n’est pas exempte de défauts, était assez prenante tout en étant didactique, d’autre part du fait du battage fait autour de cette sortie. Et comme bien souvent dans pareil cas, on ressort déçu de cette lecture. Déçu parce que les auteurs s’éloignent trop du contexte historique et trop également du caractère initial du personnage et de la série de Martin. Réduire le verbiage souvent important de Martin pourquoi pas, mais pas à ce point. Et puis le scénario ne tient pas. Il est bancal, et se détache tellement du contexte historique qu’il en devient risible. Graphiquement c’est réussi mais assez « neutre ». Plutôt raté. Le seul point positif c’est qu’on reste sur une histoire par tome. A suivre sur le prochain opus pour voir si ce 1er tome est raté ou si on va avoir droit à une série commerciale exploitant un filon sans vergogne ni talent.
Les Amants de Sylvia
Futuropolis est pourtant l'un de mes éditeurs préférés. Cela ne veut pourtant rien dire car chaque oeuvre est unique et toutes ne se valent pas. Là encore, il y avait de quoi faire d'autant que le sujet concernant l'assassinat de Trotsky au Mexique par les assassins à la solde de Staline était intéressant. En fait, c'est la mise en image qui pêche. Une calligraphie non adaptée associée à un dessin approximatif et des couleurs trop chatoyantes ne m'auront guère captivé. Sylvia ne sera finalement que le faire-valoir pour faire entrer le loup dans la bergerie. J'aurais sans doute aimé voir sa réaction par la suite et j'en suis privé tant le récit s'achève de façon radicale. Staline a encore gagné...
Y'a du monde au portillon
J’avais beaucoup aimé Il fera beau demain du même auteur. J’avais donc pas mal d’attentes pour ce titre, d’autant que Duprat avait bien affiné son trait. Si le début de l’histoire est agréable, la suite se gâte très vite. L’auteur abuse beaucoup trop des métaphores, d’ailleurs souvent assez confuses. On perd de ce fait vite le fil de l’intrigue, d’autant que j’ai trouvé la narration molle et brouillonne. Du coup, je n’ai pas réussi à aller au bout de l’album qui m’a rapidement ennuyé et agacé. C’est vraiment dommage car on sent un vrai travail de Duprat sur cette BD. Graphiquement par contre, je n’ai rien à dire ; c’est beau et coloré. Comme l'avis précédent, j'ai trouvé ce livre assez vain.
Jo
Aie aie...je me souviens avoir lu ça étant jeune (au collège si je me souviens bien) et ça m'a laissé un souvenir impérissable...tellement c'est naze ! C'est tout ce que je n'aime pas en bd. Un scénar niais au possible, totalement irréaliste, des messages que l'auteur cherche à faire passer à tire-larigot...etc. Tellement mauvais et caricatural que c'en est presque pathétique. Un bon exemple de ce qu'il ne faut pas faire en BD.
La Pluie du Paradis
Ok les dessins sont splendides, bien qu'un peu figés. Côté histoire par contre, c’est fort mauvais. D’abord il ne se passe pas grand-chose : on suit les amours naissantes et chastes de deux ados que tout sépare. Le thème, déjà éculé est traité avec une mièvrerie consternante. Si on y ajoute des personnages archi-stéréotypés et sans profondeur, des dialogues insipides et des scènes plates, on obtient un shojo très ennuyeux et vu déjà mille fois. Pitié, pour le prochain album que l’auteur se fasse aider par un bon scénariste !
Tristes cendres
J'ai rarement lu un BD documentaire à portée historico-biographique aussi mal fichue. Tout, TOUT est brouillon. D'abord le sujet ; on comprend que ça se passe surtout durant la Guerre d'Espagne, mais s'il n'y avait pas eu l'introduction de Françoise Denoyelle, professeure d'université, je n'aurais jamais pu déterminer qui était le/les héros de l'histoire. Qui se trouve être Robert Capa, célèbre photographe aux origines obscures et au parcours incroyable. Lequel n'est vraiment pas représenté ici, puisque le récit fait des va et vient dans le temps et l'espace, sans prévenir, avec des personnages aux visages mouvants (on sent poindre une influence du Picasso de Guernica, mais quand même...). Le sujet est donc, officiellement, l'engagement de Capa au sein des forces républicaines espagnoles dans les années 1930-40... Bien bien bien. Mais alors cela n'est jamais montré, on a des saynètes avec des personnages qui citent les différentes factions, de temps en temps des "boom", des "aaaargh" et c'est un véritable bordel. Ca devait l'être aussi à l'époque, mais ceci est un autre débat. Le dessin fait penser à celui de Dupuy et Berberian, mais avec moins de constance, de maîtrise. Il n'est pas désagréable avec cette bichromie en bleu, mais j'ai eu du mal à comprendre le pourquoi de tel ou tel découpage du calque bleu. Je n'ai d'ailleurs toujours pas compris, et je m'en vais refermer cet avis sur une amère impression de gâchis et de perte de temps.
Mort disco
Baladi à vraiment du mal à me convaincre. Je trouve ses idées de départ pas inintéressantes, mais ça tourne vite au gloubiboulga. Et c'est encore le cas ici. De disco il est finalement très peu question, et ce qui aurait pu être drôle et originel se révèle presque sinistre et terne. Le dessin ne me déplaît pas, mais je trouve l'utilisation du noir et blanc plus subtile dans Nuit Noire, par exemple. Il reste la mise en scène, assez originale dans sa de construction, mais c'est bien trop peu.
Le Grand Pouvoir du Chninkel
J'ai retrouvé dans Chninkel tout ce que je n'aime pas dans Thorgal, un univers superficiel qui s'arrête au visuel et des personnages clichés. On subit certains tics agaçants de la mauvaise fantasy, notamment avec les apostrophes pour faire exotique et original. Ainsi le héros s'appelle J'on, il va devoir se charger d'une mission par U'n, le monolithe de 2001 l'Odyssée de l'espace (les références sont d'une subtilité confondante) ; rétablir la paix dans ce monde toujours en guerre, sinon c'est l'apocalypse ! C'est au fond une relecture antireligieuse du Nouveau Testament, une relecture primaire pour ne pas dire inculte et idiote, mais drapée dans un univers fantasy superficiel comme pour ne pas trop se mouiller. Au fond Jean Van Hamme est aussi peu calé en religion qu'il l'était en mythologie nordique, mais au moins dans Thorgal il nous épargnait ses opinions du dimanche.
Coney Island Baby
L'idée de départ est intéressante : Nine Antico nous invite à découvrir en parallèle les vies de Betty Page, celebre pin-up des années 50, et Linda Lovelace, interprète du film Gorge profonde. Malheureusement, le scénario ne tient pas ses promesses : les personnages ne sont qu'esquissés maladroitement. Ils évoluent trop vite, au fil de saynètes trop superficielles, pour qu'on puisse comprendre leurs motivations réelles et l'on finit par les regarder de loin, sans empathie, avec l'impression de ne pas arriver à se sentir concerné. L'intrigue de fond qui lie les deux histoires -la rencontre entre le directeur de Playboy et deux apprentis playmates, à qui il raconte la vie de leurs devancières- n'apporte pas grand chose. Le dessin, mal maîtrisé, un peu ingrat, n'est pas fait pour faciliter la lecture. J'ai laissé tomber au bout de 30 pages et j'ai survolé le reste.