Diptyque violent sans intérêt, voilà ce à quoi pourrait se résumer mon avis si je ne faisais l’effort de détailler un peu plus.
Cette histoire raconte quelques épisodes de tueries et vengeance autour d’un meneur et de chasseurs de primes sans foi ni loi. Enfin même pas, parce que curieusement de temps en temps justement ils semblent en avoir, puis pas, puis si… Bref l’ensemble n’a ni queue ni tête. Je veux bien comprendre l’ambiance western qui pue la mort, la poudre, la corruption, le fric, la vengeance, mais si le lecteur y retrouve une certaine cohérence. Le mec qui tue son pote parce qu’il veut satisfaire une pulsion supplémentaire puis qui s’amuse à garder le rejeton dans la bande. Je veux bien que les mecs soient fêlés mais à un moment il faut arrêter le contenu scénarisé qui n’a aucune crédibilité. Et cette histoire que l’on prend la peine de nous montrer au début trouvera son sens dans la fin (que n’importe qui aura imaginé depuis le début), entre les deux, rien, ou disons des massacres sans intérêt ni sens.
Signalons tout de même que graphiquement, l’ambiance tient la route, saloon et calibres se mêlent avec une chaleur tout à fait dans l’esprit du western sanglant, cavalcades et exécutions se suivent avec rythme et esthétisme. Maintenant il sera difficile au dessinateur malgré d’évidentes qualités dynamiques graphiques de faire croire au lecteur qu’il se passe un truc.
J’ai donc détesté, non pas par manque graphique, mais bien par vacuité scénaristique. Oubliez l’achat et même la lecture.
Euh... comment dire. Je suis arrivée au bout de cette BD uniquement parce qu'elle se lit vite et que les dessins sont attirants. Sinon, vu le peu d'intérêt que je lui ai trouvé, je me serais arrêtée bien avant.
Pourtant l'idée de départ était bonne, même si pas d'une grande originalité, mais au final le scénario est d'une pauvreté assez déconcertante.
Seul point fort : le dessin (la couverture est superbe et attirante) qui est relativement bon... même si un peu trop informatisé à mon goût. Et bonjour les copiés-collés ! (une case identique en tous points aux pages 12 et 42). Et puis aussi beau soit-il, le dessin n'arrive pas à faire oublier la trop grande pauvreté du scénario.
Le découpage des planches, assez éclaté pour certaines, m'a parfois gênée dans ma lecture.
En tous cas, la suite se fera sans moi. Contente de l'avoir emprunté en bibliothèque et pas acheté.
Dieu que cette bande dessinée m’a semblé vide, creuse, sans intérêt…
Pourtant, il y a du positif. La couverture est belle et certaines planches atteignent le même niveau (fin du positif).
Pour le reste, pffff. Un scénario quelconque que l’on pourrait résumer ainsi : des enfants sont enlevés pour servir à des expériences et s’évadent sans difficulté grâce à des jumeaux doués de pouvoir paranormaux. Voilà, c’est fini… Comment ils s’échappent ? Ben, par la fenêtre, pourquoi ?
Si le dessin est régulièrement bon, toutes les planches ne sont pas réalisées avec le même soin et le style oscille entre le dessin d’illustration et le dessin d’animation, mais en passant de l’un à l’autre en fonction des planches. Le tout n’est pas des plus homogènes et ne me convainc qu’à moitié (celle de l’illustration).
Ensuite, à force de vouloir laisser l’espace au dessin, nous nous retrouvons face à des planches constituées de 3, 4, 5 cases en règle générale et sans beaucoup de dialogue. Cette structure pour le moins « évaporée » m’a permis d’aller au bout de l’album… mais en 5 minutes. Et lorsque des explications sont nécessaires (ce qui est très rare puisque les auteurs préfèrent éviter toute explication), alors là, paf, 14 cases minuscules couvertes de texte (enfin, couvertes, faut pas exagérer non plus mais il y a du texte).
En fait, cette structure est exactement à l’inverse de ce qui se fait régulièrement. D’habitude, on navigue sur du 8, 9 cases par planche pour, de temps à autres, tomber sur une double page ou de plus grandes illustrations et là, ouffff, grande respiration… avant de replonger dans le récit. Ici, j’ai désespérément nagé dans le vide avant de « pouf » heurter un muret qui s’effrite aussi sec et me laisse… replonger dans le vide.
Moralité : un dessinateur à suivre (parce qu’il y a un potentiel certain) pour un scénario à oublier au plus vite (avis personnel, bien entendu).
Ce triptyque paru chez Glénat fait partie de la belle époque de cet éditeur, je m’attendais donc à un certain niveau lorsque le hasard m’a fait découvrir cette série.
L’auteur nous présente des variations sur le thème de Notre Dame de Paris, les personnages ont le même nom, les profils sont proches et la destinée similaire. Pourtant les chemins empruntés font voyager le lecteur dans des directions légèrement distinctes que celles du drame d’Hugo. Les situations semblent identiques, mais les enjeux se sont subrepticement décalés pour certains personnages. Finalement le point commun vient d’une description d’un univers de misère peu enclin à la vie sans rapine châtié de temps à autres par des autorités méprisantes ayant d’autres soucis que d’améliorer le sort des petits.
Le scénario tient à peu près le coup, Esmeralda et notre héros bénéficient d’un personnage crédible, celui de l’autorité militaire passe plutôt bien également, en revanche déception devant les personnages du bossu, du roi de la cour des miracles et surtout de l’archidiacre condamnés à des rôles superficiels, sans profondeur dont le lecteur sent un manque d’épaisseur néfaste à la richesse des émotions et à la crédibilité du récit. La jeune femme pour lequel notre héros se bat semble bien factice, mais elle fait partie des personnages secondaires qui apparaissent et disparaissent au gré des pages sans trouver une place réelle.
Le style graphique montre une forte personnalité, les personnages franchement déformés ne bénéficient pas d’un esthétisme chatoyant, mais se veulent plutôt dans le mouvement. Je n’ai jamais réussi à rentrer dans l’esthétisme des personnages à contrario d’un Paris croqué de façon très personnelle, mais qui transmet certains messages à certains moments. Certaines planches fortes ont adouci la lecture.
Si je n’ai pas du tout aimé l’ensemble, cela tient de personnages secondaires que je trouve trop factices et surtout d’un graphisme déroutant dans lequel je n’ai jamais réussi à trouver ma place. Pourtant la variation sur un même thème tient objectivement plutôt la route… Peut-être suis-je passé à côté, en tous cas ces opus ne resteront pas dans ma bibliothèque (s’ils trouvent preneur !)
Abandon au début du deuxième tome.
Mais qu'est-ce que je me suis fait chier avec cette BD ! Pfiooouuu...!!
Le synopsis semblait intéressant, la note encore à peu près correcte, le prix des 3 tomes modique, et donc, je tentai l'expérience.
L'histoire est en réalité très peu intéressante à mes yeux, finalement il ne se passe pas grand chose, et les réactions et motivations de Catherine m'ont semblé complètement surréalistes. Comment peut-on croire qu'une si jeune fille puisse avoir envie de se jeter volontairement dans la gueule du loup, c'est à dire dans cet univers de prostitution, de drogue, de déchéance humaine ?
Je n'ai pas du tout été touché par cette narration qui se voulait sans doute originale, Catherine, s'adressant directement au lecteur.
En fait, il y a beaucoup trop de narration et pas assez de dialogues, ce qui ralentit considérablement le rythme de cette histoire. J'ajoute que la narration est en plus assez lourde, le texte n'est pas fluide, et, en passant de cadres en cadres, je suis finalement un peu passé à côté du dessin...Probablement que le texte se voulait être un peu recherché, mais en voulant faire trop compliqué, on perd l'objectif initial : raconter simplement une histoire.
Comme je le disais, j'ai l'impression que le dessin est un peu occulté par les cadres narratifs omniprésents. Il est plutôt correct, les détails sont bien marqués, les proportions sont respectées. Il parviendrait à nous transporter plus facilement dans l'univers de l'héroïne si la lecture n'était pas si rébarbative.
Si je trouve le courage de me replonger dans le tome 2, je lirai peut-être la série en entier, et modifierai donc peut-être ma note en conséquence, mais pour l'instant, j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps avec cet ouvrage.
Édit: ca ne se fera pas, je viens de revendre l'intégrale...(23/05/2012) :)
(117)
Je ne suis pas parvenu au bout de cet album.
Déjà, le dessin n’avait pas grand-chose pour me plaire. Raide, fade, sans nuances, il m’est de plus apparu figé et sans âme.
Mais alors que dire des personnages principaux. Elles sont tout sauf attachantes. Leur vanité, leur suffisance et tous leurs autres défauts ne sont même pas amusants. Non, ce sont juste des têtes à claques sans intérêt. Alors, oui, peut-être que le but de l’auteur, c’était de nous dresser le profil de deux filles tellement mal dans leur peau qu’elles cachent ce mal-être derrière un cynisme déstabilisant… mais ce que j’ai surtout vu, ce sont deux pouffes sans intérêt.
Enfin, l’histoire… Je la cherche encore. Le récit est bavard et se concentre sur des dialogues entre les deux héroïnes, sinon, circulez, il n’y a rien à voir. Pas d’intrigue, pas de progression dans le récit…
… pas d’intérêt à mes yeux.
Etrange de vouloir nommer cette série naissante du nom de l’auteur, il n’est pourtant pas question de lui dans l’album. Ce tome nous montre des histoires courtes de quelques planches sur lesquelles deux protagonistes vont échanger sur l’univers du jeu vidéo.
Ces échanges donneront lieu à des scènes presque fixes répétées tout le long du dialogue. Pour le côté travail de cadrage il faudra donc repasser, mais je trouve par ailleurs que le style adopté proche du crayonné de première ébauche à main levée finit par porter et transmet ce côté statique du geek vivant de multiples aventures trépidantes virtuelles tout en étant on ne peut plus ancré (au sens lesté) dans la réalité.
Les dialogues nous présenteront ces couples où la fille ne peut pas comprendre son homme, ces brèves de comptoir, ou encore ces scènes in situ où des humains devant leur écran communiquent ou tentent de le faire. Franchement rien d’extraordinaire au final, plutôt que de papillonner comme le fait Vivès à participer à un grand nombre de projet de qualité relative, le lecteur préfèrerait voir un travail plus soigné et suivi comme le polina récent.
Dans cet opus le trait facile finit par desservir l’auteur : on voit très bien qu’il est « facile » et du coup on se dit juste qu’il est fainéant ! Quel dommage de voir des décors vides et des ébauches de personnages…
Vous l’aurez compris, cet opus ne convainc ni sur le fond ni sur la forme. Il fait sourire rarement et semble fait à la va vite souvent. Dommage car quelques fulgurances prouvent qu’il y a du talent par ailleurs chez l’auteur…
Le tome 2 change de sujet mais reste dans la superficialité facile.
Dénichée dans des bacs d'occase à très bas prix, cette BD semblait de prime abord pas mal, avec un dessin correct.
A la lecture on déchante très vite : le scénario est tout sauf compréhensible, l'humour est très douteux (on est loin de Lanfeust...) et les personnages difficilement appropriables.
Il reste le dessin de Frédéric Vignaux, débutant, qui est correct comme je le disais. Mais c'est bien peu pour emporter l'adhésion.
Cet album m'est tombé des mains...
Typiquement le genre de série qu'on s'est fait offrir à son anniversaire et qu'on garde uniquement pour ça.
Cette BD n'est tout simplement pas drôle. On ne rigole pas, pas du tout, et on ne sourit pas non plus. Parce que les gags sont nuls, tombent à plat, ou alors sont déjà connu (voir le type qui rend une copie de bac en retard).
Et sinon, le dessin n'est pas extraordinaire mais reste dans le ton des gags. Mais ca ne suffit pas.
Je me suis arrêté au premier tome, et vu le niveau je me demande ce qu'ils ont trouvé à mettre dans les suivants.
Une BD à oublier bien vite, rien n'est à retirer, rien à garder.
Etant plutot fan (ou nostalgique ?) des Chevaliers du Zodiaque, mon attention s'était portée sur ce spin off ou préquel (appelez-le comme vous voulez).
La jeunesse des Chevalier d'or, ok sur le principe c'est excellent ! Je m'étais dit que ca allait être le kiff de découvrir comment Aioros, Saga et sa bande sont devenus chevaliers d'or.
Gros point noir : le dessin ! Trop éloigné du style du manga "mère", trop fouilli, à la limite de l'illisible à certains moments, c'est quand même balo :(
L'histoire est assez peu intéressante, assez répétitive, bref...
Et à 10 € le tome, ca fait quand même chèro, j'ai arrêté les frais au 4e ou 5e tome et je les ai même depuis revendus !
Amis fans ou nostalgiques des Chevaliers du Zodiaques, relisez le manga original, ou alors intéressez-vous à The lost Canvas (je n'ai vu qu'une partie de l'animé, mais ca parraissait bien sympa).
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La Dernière Chevauchée
Diptyque violent sans intérêt, voilà ce à quoi pourrait se résumer mon avis si je ne faisais l’effort de détailler un peu plus. Cette histoire raconte quelques épisodes de tueries et vengeance autour d’un meneur et de chasseurs de primes sans foi ni loi. Enfin même pas, parce que curieusement de temps en temps justement ils semblent en avoir, puis pas, puis si… Bref l’ensemble n’a ni queue ni tête. Je veux bien comprendre l’ambiance western qui pue la mort, la poudre, la corruption, le fric, la vengeance, mais si le lecteur y retrouve une certaine cohérence. Le mec qui tue son pote parce qu’il veut satisfaire une pulsion supplémentaire puis qui s’amuse à garder le rejeton dans la bande. Je veux bien que les mecs soient fêlés mais à un moment il faut arrêter le contenu scénarisé qui n’a aucune crédibilité. Et cette histoire que l’on prend la peine de nous montrer au début trouvera son sens dans la fin (que n’importe qui aura imaginé depuis le début), entre les deux, rien, ou disons des massacres sans intérêt ni sens. Signalons tout de même que graphiquement, l’ambiance tient la route, saloon et calibres se mêlent avec une chaleur tout à fait dans l’esprit du western sanglant, cavalcades et exécutions se suivent avec rythme et esthétisme. Maintenant il sera difficile au dessinateur malgré d’évidentes qualités dynamiques graphiques de faire croire au lecteur qu’il se passe un truc. J’ai donc détesté, non pas par manque graphique, mais bien par vacuité scénaristique. Oubliez l’achat et même la lecture.
Geminis Panico
Euh... comment dire. Je suis arrivée au bout de cette BD uniquement parce qu'elle se lit vite et que les dessins sont attirants. Sinon, vu le peu d'intérêt que je lui ai trouvé, je me serais arrêtée bien avant. Pourtant l'idée de départ était bonne, même si pas d'une grande originalité, mais au final le scénario est d'une pauvreté assez déconcertante. Seul point fort : le dessin (la couverture est superbe et attirante) qui est relativement bon... même si un peu trop informatisé à mon goût. Et bonjour les copiés-collés ! (une case identique en tous points aux pages 12 et 42). Et puis aussi beau soit-il, le dessin n'arrive pas à faire oublier la trop grande pauvreté du scénario. Le découpage des planches, assez éclaté pour certaines, m'a parfois gênée dans ma lecture. En tous cas, la suite se fera sans moi. Contente de l'avoir emprunté en bibliothèque et pas acheté.
Geminis Panico
Dieu que cette bande dessinée m’a semblé vide, creuse, sans intérêt… Pourtant, il y a du positif. La couverture est belle et certaines planches atteignent le même niveau (fin du positif). Pour le reste, pffff. Un scénario quelconque que l’on pourrait résumer ainsi : des enfants sont enlevés pour servir à des expériences et s’évadent sans difficulté grâce à des jumeaux doués de pouvoir paranormaux. Voilà, c’est fini… Comment ils s’échappent ? Ben, par la fenêtre, pourquoi ? Si le dessin est régulièrement bon, toutes les planches ne sont pas réalisées avec le même soin et le style oscille entre le dessin d’illustration et le dessin d’animation, mais en passant de l’un à l’autre en fonction des planches. Le tout n’est pas des plus homogènes et ne me convainc qu’à moitié (celle de l’illustration). Ensuite, à force de vouloir laisser l’espace au dessin, nous nous retrouvons face à des planches constituées de 3, 4, 5 cases en règle générale et sans beaucoup de dialogue. Cette structure pour le moins « évaporée » m’a permis d’aller au bout de l’album… mais en 5 minutes. Et lorsque des explications sont nécessaires (ce qui est très rare puisque les auteurs préfèrent éviter toute explication), alors là, paf, 14 cases minuscules couvertes de texte (enfin, couvertes, faut pas exagérer non plus mais il y a du texte). En fait, cette structure est exactement à l’inverse de ce qui se fait régulièrement. D’habitude, on navigue sur du 8, 9 cases par planche pour, de temps à autres, tomber sur une double page ou de plus grandes illustrations et là, ouffff, grande respiration… avant de replonger dans le récit. Ici, j’ai désespérément nagé dans le vide avant de « pouf » heurter un muret qui s’effrite aussi sec et me laisse… replonger dans le vide. Moralité : un dessinateur à suivre (parce qu’il y a un potentiel certain) pour un scénario à oublier au plus vite (avis personnel, bien entendu).
La Esmeralda
Ce triptyque paru chez Glénat fait partie de la belle époque de cet éditeur, je m’attendais donc à un certain niveau lorsque le hasard m’a fait découvrir cette série. L’auteur nous présente des variations sur le thème de Notre Dame de Paris, les personnages ont le même nom, les profils sont proches et la destinée similaire. Pourtant les chemins empruntés font voyager le lecteur dans des directions légèrement distinctes que celles du drame d’Hugo. Les situations semblent identiques, mais les enjeux se sont subrepticement décalés pour certains personnages. Finalement le point commun vient d’une description d’un univers de misère peu enclin à la vie sans rapine châtié de temps à autres par des autorités méprisantes ayant d’autres soucis que d’améliorer le sort des petits. Le scénario tient à peu près le coup, Esmeralda et notre héros bénéficient d’un personnage crédible, celui de l’autorité militaire passe plutôt bien également, en revanche déception devant les personnages du bossu, du roi de la cour des miracles et surtout de l’archidiacre condamnés à des rôles superficiels, sans profondeur dont le lecteur sent un manque d’épaisseur néfaste à la richesse des émotions et à la crédibilité du récit. La jeune femme pour lequel notre héros se bat semble bien factice, mais elle fait partie des personnages secondaires qui apparaissent et disparaissent au gré des pages sans trouver une place réelle. Le style graphique montre une forte personnalité, les personnages franchement déformés ne bénéficient pas d’un esthétisme chatoyant, mais se veulent plutôt dans le mouvement. Je n’ai jamais réussi à rentrer dans l’esthétisme des personnages à contrario d’un Paris croqué de façon très personnelle, mais qui transmet certains messages à certains moments. Certaines planches fortes ont adouci la lecture. Si je n’ai pas du tout aimé l’ensemble, cela tient de personnages secondaires que je trouve trop factices et surtout d’un graphisme déroutant dans lequel je n’ai jamais réussi à trouver ma place. Pourtant la variation sur un même thème tient objectivement plutôt la route… Peut-être suis-je passé à côté, en tous cas ces opus ne resteront pas dans ma bibliothèque (s’ils trouvent preneur !)
Le Style Catherine
Abandon au début du deuxième tome. Mais qu'est-ce que je me suis fait chier avec cette BD ! Pfiooouuu...!! Le synopsis semblait intéressant, la note encore à peu près correcte, le prix des 3 tomes modique, et donc, je tentai l'expérience. L'histoire est en réalité très peu intéressante à mes yeux, finalement il ne se passe pas grand chose, et les réactions et motivations de Catherine m'ont semblé complètement surréalistes. Comment peut-on croire qu'une si jeune fille puisse avoir envie de se jeter volontairement dans la gueule du loup, c'est à dire dans cet univers de prostitution, de drogue, de déchéance humaine ? Je n'ai pas du tout été touché par cette narration qui se voulait sans doute originale, Catherine, s'adressant directement au lecteur. En fait, il y a beaucoup trop de narration et pas assez de dialogues, ce qui ralentit considérablement le rythme de cette histoire. J'ajoute que la narration est en plus assez lourde, le texte n'est pas fluide, et, en passant de cadres en cadres, je suis finalement un peu passé à côté du dessin...Probablement que le texte se voulait être un peu recherché, mais en voulant faire trop compliqué, on perd l'objectif initial : raconter simplement une histoire. Comme je le disais, j'ai l'impression que le dessin est un peu occulté par les cadres narratifs omniprésents. Il est plutôt correct, les détails sont bien marqués, les proportions sont respectées. Il parviendrait à nous transporter plus facilement dans l'univers de l'héroïne si la lecture n'était pas si rébarbative. Si je trouve le courage de me replonger dans le tome 2, je lirai peut-être la série en entier, et modifierai donc peut-être ma note en conséquence, mais pour l'instant, j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps avec cet ouvrage. Édit: ca ne se fera pas, je viens de revendre l'intégrale...(23/05/2012) :) (117)
Ghost World
Je ne suis pas parvenu au bout de cet album. Déjà, le dessin n’avait pas grand-chose pour me plaire. Raide, fade, sans nuances, il m’est de plus apparu figé et sans âme. Mais alors que dire des personnages principaux. Elles sont tout sauf attachantes. Leur vanité, leur suffisance et tous leurs autres défauts ne sont même pas amusants. Non, ce sont juste des têtes à claques sans intérêt. Alors, oui, peut-être que le but de l’auteur, c’était de nous dresser le profil de deux filles tellement mal dans leur peau qu’elles cachent ce mal-être derrière un cynisme déstabilisant… mais ce que j’ai surtout vu, ce sont deux pouffes sans intérêt. Enfin, l’histoire… Je la cherche encore. Le récit est bavard et se concentre sur des dialogues entre les deux héroïnes, sinon, circulez, il n’y a rien à voir. Pas d’intrigue, pas de progression dans le récit… … pas d’intérêt à mes yeux.
Bastien Vivès
Etrange de vouloir nommer cette série naissante du nom de l’auteur, il n’est pourtant pas question de lui dans l’album. Ce tome nous montre des histoires courtes de quelques planches sur lesquelles deux protagonistes vont échanger sur l’univers du jeu vidéo. Ces échanges donneront lieu à des scènes presque fixes répétées tout le long du dialogue. Pour le côté travail de cadrage il faudra donc repasser, mais je trouve par ailleurs que le style adopté proche du crayonné de première ébauche à main levée finit par porter et transmet ce côté statique du geek vivant de multiples aventures trépidantes virtuelles tout en étant on ne peut plus ancré (au sens lesté) dans la réalité. Les dialogues nous présenteront ces couples où la fille ne peut pas comprendre son homme, ces brèves de comptoir, ou encore ces scènes in situ où des humains devant leur écran communiquent ou tentent de le faire. Franchement rien d’extraordinaire au final, plutôt que de papillonner comme le fait Vivès à participer à un grand nombre de projet de qualité relative, le lecteur préfèrerait voir un travail plus soigné et suivi comme le polina récent. Dans cet opus le trait facile finit par desservir l’auteur : on voit très bien qu’il est « facile » et du coup on se dit juste qu’il est fainéant ! Quel dommage de voir des décors vides et des ébauches de personnages… Vous l’aurez compris, cet opus ne convainc ni sur le fond ni sur la forme. Il fait sourire rarement et semble fait à la va vite souvent. Dommage car quelques fulgurances prouvent qu’il y a du talent par ailleurs chez l’auteur… Le tome 2 change de sujet mais reste dans la superficialité facile.
L'Ombre des anciens
Dénichée dans des bacs d'occase à très bas prix, cette BD semblait de prime abord pas mal, avec un dessin correct. A la lecture on déchante très vite : le scénario est tout sauf compréhensible, l'humour est très douteux (on est loin de Lanfeust...) et les personnages difficilement appropriables. Il reste le dessin de Frédéric Vignaux, débutant, qui est correct comme je le disais. Mais c'est bien peu pour emporter l'adhésion. Cet album m'est tombé des mains...
Les Cancres
Typiquement le genre de série qu'on s'est fait offrir à son anniversaire et qu'on garde uniquement pour ça. Cette BD n'est tout simplement pas drôle. On ne rigole pas, pas du tout, et on ne sourit pas non plus. Parce que les gags sont nuls, tombent à plat, ou alors sont déjà connu (voir le type qui rend une copie de bac en retard). Et sinon, le dessin n'est pas extraordinaire mais reste dans le ton des gags. Mais ca ne suffit pas. Je me suis arrêté au premier tome, et vu le niveau je me demande ce qu'ils ont trouvé à mettre dans les suivants. Une BD à oublier bien vite, rien n'est à retirer, rien à garder.
Saint Seiya - Episode G
Etant plutot fan (ou nostalgique ?) des Chevaliers du Zodiaque, mon attention s'était portée sur ce spin off ou préquel (appelez-le comme vous voulez). La jeunesse des Chevalier d'or, ok sur le principe c'est excellent ! Je m'étais dit que ca allait être le kiff de découvrir comment Aioros, Saga et sa bande sont devenus chevaliers d'or. Gros point noir : le dessin ! Trop éloigné du style du manga "mère", trop fouilli, à la limite de l'illisible à certains moments, c'est quand même balo :( L'histoire est assez peu intéressante, assez répétitive, bref... Et à 10 € le tome, ca fait quand même chèro, j'ai arrêté les frais au 4e ou 5e tome et je les ai même depuis revendus ! Amis fans ou nostalgiques des Chevaliers du Zodiaques, relisez le manga original, ou alors intéressez-vous à The lost Canvas (je n'ai vu qu'une partie de l'animé, mais ca parraissait bien sympa).