Aaaah Bédé X !!!
De mon temps (ça commence bien comme critique ne trouvez-vous pas ? ;) ), tous les garçons zé les filles de mon âge, euh non pas les filles, je m’emporte par pur élan de nostalgie_soupirs_ donc tous les garçons se pâmaient lorsqu’on arrivait à mettre la main sur une brochure de ce fameux label, un peu l’équivalent de la collection Bédé Cul des Requins Marteaux !
Forcément il y avait encore une taxe sur les magnétoscopes et le tour des romans photos « cochons » en noir et blanc atteignait vite ses limites en terme d’inspiration une fois le tour des collections cachées du tonton fait ! :)
Mais il y en avait quand même une qui se distinguait des autres et pour cause, c’est bien celle mettant en scène le personnage le plus propre et le plus asexué de la planète bd : Tintin lui-même !
Il suffisait d’une page ou deux pour comprendre que le personnage mythique et ses amis sont ici complètement sacrifiés au ridicule de la situation. Le souci c’est qu’il est difficile de se sentir émoustillé par Tintin ou la Castafiore comme les plus courageux d’entre vous auront pu le vérifier dans la galerie mais que les gags ou situations ne sont prétextes qu’à des orgies en tout genre et ce n’est finalement pas si drôle.
Les dessins sont également un peu trop irréguliers. Cela peut passer de l’hommage complètement réussi (ou recalqué ?) de la ligne claire célèbre d’Hergé à d’autres tout simplement baclés.
Avec un peu de recul on peut trouver cela amusant pour le ridicule de la situation ou tout simplement navrant. Ce genre d’ "œuvres" a dû bien énerver plus d’une personne de la maison Casterman mais l’esprit était réellement dans la provocation pure et simple comme Winshluss et le détournement plus inspiré des personnages de Disney par exemple.
Une curiosité dont on peut se passer en en faisant le tour très rapidement. Dommage car avec un peu plus d’ambition et peut-être moins de procès, ça aurait pu être beaucoup plus attractif.
A feuilleter puis à reposer dans le grenier du tonton :)
J’aime lire mais j’aime bien boire et manger également. :)
Je suis grand fan de plats pas forcément originaux mais qui me réveillent les papilles rien qu’à la perspective de les apprécier…. Lasagne, Gratin Dauphinois, Couscous, Tortillas, chinois … Bref rien que du light et du populaire mais le tout accompagné d’un petit Bordeaux ou vin d’Espagne suffit à me mettre en joie !
Pourquoi parler de plats culinaires ici ? Ben justement Cité 14 c’est un peu l’auberge espagnole de mes thèmes préférés, action/polar/humour noir/paranormal bref mais si j’imagine une immense marmite où chacun de mes plats préférés serait mélangé avec les autres, le résultat serait surement indigeste et peu ragoutant.
Et pour Cité 14 j’en arrive exactement à la même conclusion : trop c’est trop !
Pourtant le postulat était foutrement intéressant : produire une série sur base d’épisodes à parution régulière dans un monde Steampunk avec des personnages complètement atypiques est un excellent point de départ.
Oui mais voilà l’histoire part dans tous les sens et le bestiaire invoqué n’est franchement pas très charismatique. L’intrigue s’éparpille un peu trop dans tous les sens, de cet éléphant au passé mystérieux au journaliste ambitieux et torturé à ce superhéros bien plus trouble qu’il n’y parait on peut s’en amuser ou s’en ennuyer.
La seconde option a eu raison de moi une fois les 300 pages achevées de la belle intégrale récemment publiée.
L’histoire n’est pas complexe mais peut être un peu trop ambitieuse. Ce monde où cohabitent animaux, humains et extra-terrestres dans une mégalopole gangrénée par la corruption aurait du me séduire mais manque tout simplement de charme et de rigueur, le scénario restant vraiment trop flou pour être apprécié. A vouloir tirer sur tous les boulets finalement la narration n’en atteint aucun.
C’est d’autant plus dommage que les dessins ont un charme rétro à la Tardi plutôt sympas, surtout sur les plans d’ensemble qui fourmillent de détails et de clins d’œil mais entre l’immeuble-fourmilière non achevé et les jardins sauvages peuplés de cannibales, l’écart est osé mais il y a trop d’objectifs fixés pour en atteindre un seul : celui de mon intérêt pour la suite des évenements mais finalement j’ai vite refermé cette « fin de saison » sans me préoccuper de ce qu’il va advenir de ces petits personnages dont je ne me sens pas proche.
Dommage, mille fois dommage, bien conscience que ma note est « dure » mais elle reflète davantage ma déception et mon désintérêt personnels que le travail exemplaire des deux auteurs qui tiennent un véritable concept dans la publication de leurs aventures et un univers si riche qu’il en devient rédhibitoire.
D’où l’intérêt d’apprécier chaque mets pour ce qu’il est et non pas de tous les mélanger. L’exercice était périlleux mais loupé en ce qui me concerne… A vous de voir si Cité 14 en vaut l’investissement mais la suite de ces aventures se fera définitivement sans moi.
Dans un registre un peu équivalent, je préfère de très loin Grandville !
La récente réédition de cette œuvre chez Delcourt m’a rappelé que je n’avais pas encore avisé cette série que j’avais lu uniquement en VO à l’époque où le film était sorti et avait fait un buzz pas possible pour la mort accidentelle de son interprète principal, le regretté Brandon Lee et surtout son esthétisme gothique assez spectaculaire.
Grand fan de musiques « souterraines » comme The Cure, Nine Inch Nails ou Joy Division, je pensais naïvement retrouver une ambiance similaire à la lecture de cette sombre histoire de vengeance d’outre-tombe mais la déception fut de plus grande envergure.
Parsemé de références musicales surlignée sans grande subtilité, le récit de James O’Burr dont il me semble que c’est l’unique œuvre loupe complètement le coche en ne proposant rien d’autre qu’un parcours chaotique d’une marionnette animée par la haine.
Eric Draven est assassiné avec sa fiancée, Eric Draven revient à la vie on ne sait trop comment sous les traits d’un clown blanc qui aurait trop voulu se déguiser comme le groupe Kiss et va buter tous les méchants pourvu de sa toute nouvelle immortalité. Point final.
Entre deux scènes de violence purement gratuite, Eric Draven prend la pose et se laisse aller à quelques états d’âme histoire de poser et d’alourdir inutilement une histoire sans grande ambition et d’endormir le lecteur.
On tourne les pages en attendant « LE » truc qui nous fera définitivement apprécier la noirceur de ces dessins très irréguliers : tantôt jolis à regarder, tantôt complètement loupés mais las ! L’histoire peine à décoller et se conclut comme elle avait commencé : sans aucune autre ambition que de déverser la tristesse d’un auteur qui couche les pages comme d’autres conservent leurs carnets intimes.
Si en plus on y ajoute un look définitivement eighties ou has been, c’est le cœur désespéré que l’on abandonne cet oiseau macabre à ses sombres desseins. Il n’y a pas de véritable intrigue et tous les personnages sont dépourvus de l’âme que l’auteur aurait aimé insuffler et qui est bien mieux représenté dans son avatar de pellicule malgré les défauts évidents d’une histoire de vengeance aussi classique que convenue.
Mouais franchement passez votre chemin et ressortez Unknown Pleasures de Joy Division qui passe les décennies sans une seule ride. Dans vingt ans on parlera encore de ce groupe et de ses influences incroyables mais surement plus de ce Crow que les gens auront vite oublié qu’il fut à l’origine d’un film visuellement sympa mais plombé par un scénario rigide. A la lecture du matériel d’origine, on sait maintenant pourquoi.
Je tiens déjà à préciser que je suis extrêmement friand des récits d'aventures maritimes période 17e/19e sièces. Un de mes auteurs romanesques favoris est Alexander KENT, dont les récits nous font voyager merveilleusement.
C'est donc naturellement que dès qu'une BD aborde cette thématique de près ou de loin (piraterie inside), je m'empresse de la lire. De passage chez un grand distributeur récemment revendu, j'ai lu assez rapidement cette nouveauté. Et je rejoins grandement l'avis de Pol.
Rien dans ma lecture ne m'a plu. Le nom déjà, est vraiment too much. Pour moi n'est Beauregard que Henry Fonda. Ensuite la couverture, si elle n'est pas moche, reste par trop racoleuse. L'angle de vue, la posture...on est dans le cliché putassier. Puis le dessin, ni moche ni beau, sans relief ni intérêt. Ensuite, le parti pris du départ (je démarre par une situation finale pour faire un grand flashback qui qui va nous expliquer pourquoi il en est là). Je détaste ce type d'ouverture, déjà parce qu'il grille la cartouche de la fin, ensuite parce qu'il est à mon sens une facilité pour les auteurs manquant de talent pour introduire efficacement une histoire et des personnages. Et cette histoire,ces personnages, vont se révéler à l'image du graphisme, plat, linéaire, sans intérêt...
Bon on verra sur le suivant (si la série se poursuit.....) si ce tome introductif est raté ou si on est vraiment devant un bon bousain. Mais pour l'instant je penche plus vers la deuxième solution.
Dieu que j'ai pu ne pas aimer cette BD !
Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai jamais aimé Sylvain et Sylvette. Est-ce dû au dessin que je trouvais toujours moche, les personnages ayant des têtes pas possible ? Ou est-ce dû au scénario qui était à mes yeux naïf, pitoyables, sans intérêt ?
Je ne sais pas. Tout me paraissait cliché, je trouvais les compères idiots, tout me semblait inintéressant, je trouvais les histoires stupides, sans intérêts, fades ... Durant un long moment je n'arrivais pas du tout à finir chaque BD ! Même lorsqu'il y a avait plusieurs histoires, je lisais en diagonales, laissant l'album tomber de mes mains.
Oui, cette BD, je ne l'ai jamais aimée. Et j'ai eu beau essayer, impossible d'adhérer. Un raté complet pour moi.
1/5 et déconseillé.
Note moyenne: 1.5/5
Tome 1:
Tome 2:
Commençons par le point positif, ce sera fait, et vite fait, et c'est ce qui aurait pu me faire mettre 2 étoiles et non une. Le dessin est superbe, fourmille de détails dans tous les plans, et la colorisation est très réussie.
Allons-y pour ce qui n'a pas été:
Tout d'abord, j'ai vraiment eu l'impression de lire une BD érotique pour homosexuels. Entre les pipes, enculades, et autres branlettes, on arrive parfois à distinguer les bribes de ce qui devrait être un roman historique ayant pour cadre le Vatican. Je suis volontairement cru dans mes propos, mais c'est vraiment le ton de cette BD. Rares sont les doubles-pages où ne figure pas une représentation ou une allusion au sexe, principalement entre hommes...
Que les auteurs aient choisi de dépeindre les hautes instances religieuses de l'époque comme étant de lubriques pédérastes, soit, mais pourquoi le faire aussi vulgairement, et surtout pourquoi nous le rabacher aussi souvent?
Pour les hétéros, il y a aussi des scènes d'orgies publiques, et des scènes dans un bordel avec des putes obèses.
Le premier tome souffrait déjà de quelques invraisemblances dans le scénario, les dialogues, ou les réactions des personnages...c'est encore pire dans le tome 2...au rayon de ce qui a participé à mon agacement:un voyou qui pleure et qui s'écrie "bouhouhou!" (Ridicule), ce même voyou qui remercie le pape après que ce dernier lui a coupé les doigts pour le punir de son goût du jeu, la scène risible et totalement superflue du déguisement du mignon du Pape en mariée, un sexe qui reste en érection après avoir été tranché, un meurtre commis discrètement par 8 personnes (pour passer inaperçus, restons groupés), et je vous passe d'autres facilités scénaristiques, enchaînements, et virages scénaristiques ratés (la liaison avec l'architecte arrive comme un cheveu sur la soupe et ne sert qu'à gonfler le nombre de pages du tome 2).
Bref, c'est trop souvent et facilement vulgaire, et le scénario est franchement mal conduit et pas crédible pour deux sous.
(176)
Non, décidément, Sfar, je n'y arrive pas. Graphiquement c'est un rejet total pour ma part : je n'aime pas le trait, je n'aime pas les couleurs, je n'aime pas le découpage et je n'aime pas la typographie... Ca fait beaucoup pour une seule BD !
Comme j'ai lu beaucoup de bien de la série, j'ai tenté de passer outre tout ce rejet graphique pour me concentrer sur l'histoire elle-même mais le déclic n'a pas eu lieu. Je n'ai pas été touchée, ni trouvé ça drôle ou instructif pour un sou.
En ce qui me concerne, la bonne réputation de cette série est très surfaite et en partie liée aux lauriers de son auteur, mais peut-être que si j'étais moins difficile pour le dessin, j'aurais pu l'apprécier. Quoique, d'autres BD graphiquement à 1000 lieues de mes canons graphiques ont réussi cet exploit (Héraklès récemment pour ne citer qu'elle) donc le dessin n'explique visiblement pas tout.
Une série copiée-collée de Sailor Moon que je suivais autrefois, la BD ou le DA. Maintenant je trouve ça de plus en plus débile : l'aventure est répétitive et ensuite la série caricature les blondes comme des sottes et des crâneuses (je n'aimais pas du tout cette idée vu que ma fée préférée était Stella la seule que je trouvais sympa dans le groupe), ce qui est assez discriminatoire de la part des italiens.
Et dans cette série (animée ou comic), les copines se disputent pour savoir laquelle est la meilleure et les histoires d'amour sont niaises. Tout comme Totally Spies, Teen Titans ou autres encore, les Winx est le stéréotype de la série avec des ados, où règnent romance et jalousie, supers-pouvoirs et mièvrerie, au style "manga-occidental" complètement raté !
Bon, je vais être lapidaire. Le seul petit intérêt de cet album réside dans la première page et l'assassinat d'Hitler. Cela fait un peu court !
D'autant plus que l'idée est éventée depuis le premier Block 109, qui lui au moins - même s'il ne m'avait pas plus emballé que cela, apportait une certaine suite originale à cette uchronie.
Malheureusement ici, passée cette première page, on retombe dans un récit sans surprise, décalque de l'histoire de Normandie Niemen. Et là je n'accroche pas du tout.
Cela se lit vite, hélas heureusement, car l'ennui commençait déjà à pointer.
Alors là j'ai envie de dire stop !
Stop aux pastiches sur tout et n'importe quoi, surtout quand on n'a aucune idée... C'est le cas d'Enrique Vegas, spécialiste du genre, qui met ses personnages à grosses têtes à toutes les sauces. Des fois c'est correct, comme dans Speederman, d'autres fois c'est franchement raté, comme ici.
Bon, je n'ai pas vu les deux films de Tarantino (et ne les verrai probablement jamais, vu comme son oeuvre récente m'intéresse), mais concasser deux fois deux heures de métrage en un album lu en cinq minutes, ça sent le manque cruel d'inspiration. Et quand les gags tombent systématiquement à plat...
Le dessin de Vegas est sympa, si on aime ce style parodique, mais ça ne suffit pas à faire passer la pilule.
Cinq minutes de lecture donc. Cinq minutes perdues à jamais.
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La vie sexuelle de Tintin
Aaaah Bédé X !!! De mon temps (ça commence bien comme critique ne trouvez-vous pas ? ;) ), tous les garçons zé les filles de mon âge, euh non pas les filles, je m’emporte par pur élan de nostalgie_soupirs_ donc tous les garçons se pâmaient lorsqu’on arrivait à mettre la main sur une brochure de ce fameux label, un peu l’équivalent de la collection Bédé Cul des Requins Marteaux ! Forcément il y avait encore une taxe sur les magnétoscopes et le tour des romans photos « cochons » en noir et blanc atteignait vite ses limites en terme d’inspiration une fois le tour des collections cachées du tonton fait ! :) Mais il y en avait quand même une qui se distinguait des autres et pour cause, c’est bien celle mettant en scène le personnage le plus propre et le plus asexué de la planète bd : Tintin lui-même ! Il suffisait d’une page ou deux pour comprendre que le personnage mythique et ses amis sont ici complètement sacrifiés au ridicule de la situation. Le souci c’est qu’il est difficile de se sentir émoustillé par Tintin ou la Castafiore comme les plus courageux d’entre vous auront pu le vérifier dans la galerie mais que les gags ou situations ne sont prétextes qu’à des orgies en tout genre et ce n’est finalement pas si drôle. Les dessins sont également un peu trop irréguliers. Cela peut passer de l’hommage complètement réussi (ou recalqué ?) de la ligne claire célèbre d’Hergé à d’autres tout simplement baclés. Avec un peu de recul on peut trouver cela amusant pour le ridicule de la situation ou tout simplement navrant. Ce genre d’ "œuvres" a dû bien énerver plus d’une personne de la maison Casterman mais l’esprit était réellement dans la provocation pure et simple comme Winshluss et le détournement plus inspiré des personnages de Disney par exemple. Une curiosité dont on peut se passer en en faisant le tour très rapidement. Dommage car avec un peu plus d’ambition et peut-être moins de procès, ça aurait pu être beaucoup plus attractif. A feuilleter puis à reposer dans le grenier du tonton :)
Cité 14 - Saison 1
J’aime lire mais j’aime bien boire et manger également. :) Je suis grand fan de plats pas forcément originaux mais qui me réveillent les papilles rien qu’à la perspective de les apprécier…. Lasagne, Gratin Dauphinois, Couscous, Tortillas, chinois … Bref rien que du light et du populaire mais le tout accompagné d’un petit Bordeaux ou vin d’Espagne suffit à me mettre en joie ! Pourquoi parler de plats culinaires ici ? Ben justement Cité 14 c’est un peu l’auberge espagnole de mes thèmes préférés, action/polar/humour noir/paranormal bref mais si j’imagine une immense marmite où chacun de mes plats préférés serait mélangé avec les autres, le résultat serait surement indigeste et peu ragoutant. Et pour Cité 14 j’en arrive exactement à la même conclusion : trop c’est trop ! Pourtant le postulat était foutrement intéressant : produire une série sur base d’épisodes à parution régulière dans un monde Steampunk avec des personnages complètement atypiques est un excellent point de départ. Oui mais voilà l’histoire part dans tous les sens et le bestiaire invoqué n’est franchement pas très charismatique. L’intrigue s’éparpille un peu trop dans tous les sens, de cet éléphant au passé mystérieux au journaliste ambitieux et torturé à ce superhéros bien plus trouble qu’il n’y parait on peut s’en amuser ou s’en ennuyer. La seconde option a eu raison de moi une fois les 300 pages achevées de la belle intégrale récemment publiée. L’histoire n’est pas complexe mais peut être un peu trop ambitieuse. Ce monde où cohabitent animaux, humains et extra-terrestres dans une mégalopole gangrénée par la corruption aurait du me séduire mais manque tout simplement de charme et de rigueur, le scénario restant vraiment trop flou pour être apprécié. A vouloir tirer sur tous les boulets finalement la narration n’en atteint aucun. C’est d’autant plus dommage que les dessins ont un charme rétro à la Tardi plutôt sympas, surtout sur les plans d’ensemble qui fourmillent de détails et de clins d’œil mais entre l’immeuble-fourmilière non achevé et les jardins sauvages peuplés de cannibales, l’écart est osé mais il y a trop d’objectifs fixés pour en atteindre un seul : celui de mon intérêt pour la suite des évenements mais finalement j’ai vite refermé cette « fin de saison » sans me préoccuper de ce qu’il va advenir de ces petits personnages dont je ne me sens pas proche. Dommage, mille fois dommage, bien conscience que ma note est « dure » mais elle reflète davantage ma déception et mon désintérêt personnels que le travail exemplaire des deux auteurs qui tiennent un véritable concept dans la publication de leurs aventures et un univers si riche qu’il en devient rédhibitoire. D’où l’intérêt d’apprécier chaque mets pour ce qu’il est et non pas de tous les mélanger. L’exercice était périlleux mais loupé en ce qui me concerne… A vous de voir si Cité 14 en vaut l’investissement mais la suite de ces aventures se fera définitivement sans moi. Dans un registre un peu équivalent, je préfère de très loin Grandville !
The Crow
La récente réédition de cette œuvre chez Delcourt m’a rappelé que je n’avais pas encore avisé cette série que j’avais lu uniquement en VO à l’époque où le film était sorti et avait fait un buzz pas possible pour la mort accidentelle de son interprète principal, le regretté Brandon Lee et surtout son esthétisme gothique assez spectaculaire. Grand fan de musiques « souterraines » comme The Cure, Nine Inch Nails ou Joy Division, je pensais naïvement retrouver une ambiance similaire à la lecture de cette sombre histoire de vengeance d’outre-tombe mais la déception fut de plus grande envergure. Parsemé de références musicales surlignée sans grande subtilité, le récit de James O’Burr dont il me semble que c’est l’unique œuvre loupe complètement le coche en ne proposant rien d’autre qu’un parcours chaotique d’une marionnette animée par la haine. Eric Draven est assassiné avec sa fiancée, Eric Draven revient à la vie on ne sait trop comment sous les traits d’un clown blanc qui aurait trop voulu se déguiser comme le groupe Kiss et va buter tous les méchants pourvu de sa toute nouvelle immortalité. Point final. Entre deux scènes de violence purement gratuite, Eric Draven prend la pose et se laisse aller à quelques états d’âme histoire de poser et d’alourdir inutilement une histoire sans grande ambition et d’endormir le lecteur. On tourne les pages en attendant « LE » truc qui nous fera définitivement apprécier la noirceur de ces dessins très irréguliers : tantôt jolis à regarder, tantôt complètement loupés mais las ! L’histoire peine à décoller et se conclut comme elle avait commencé : sans aucune autre ambition que de déverser la tristesse d’un auteur qui couche les pages comme d’autres conservent leurs carnets intimes. Si en plus on y ajoute un look définitivement eighties ou has been, c’est le cœur désespéré que l’on abandonne cet oiseau macabre à ses sombres desseins. Il n’y a pas de véritable intrigue et tous les personnages sont dépourvus de l’âme que l’auteur aurait aimé insuffler et qui est bien mieux représenté dans son avatar de pellicule malgré les défauts évidents d’une histoire de vengeance aussi classique que convenue. Mouais franchement passez votre chemin et ressortez Unknown Pleasures de Joy Division qui passe les décennies sans une seule ride. Dans vingt ans on parlera encore de ce groupe et de ses influences incroyables mais surement plus de ce Crow que les gens auront vite oublié qu’il fut à l’origine d’un film visuellement sympa mais plombé par un scénario rigide. A la lecture du matériel d’origine, on sait maintenant pourquoi.
Josse Beauregard
Je tiens déjà à préciser que je suis extrêmement friand des récits d'aventures maritimes période 17e/19e sièces. Un de mes auteurs romanesques favoris est Alexander KENT, dont les récits nous font voyager merveilleusement. C'est donc naturellement que dès qu'une BD aborde cette thématique de près ou de loin (piraterie inside), je m'empresse de la lire. De passage chez un grand distributeur récemment revendu, j'ai lu assez rapidement cette nouveauté. Et je rejoins grandement l'avis de Pol. Rien dans ma lecture ne m'a plu. Le nom déjà, est vraiment too much. Pour moi n'est Beauregard que Henry Fonda. Ensuite la couverture, si elle n'est pas moche, reste par trop racoleuse. L'angle de vue, la posture...on est dans le cliché putassier. Puis le dessin, ni moche ni beau, sans relief ni intérêt. Ensuite, le parti pris du départ (je démarre par une situation finale pour faire un grand flashback qui qui va nous expliquer pourquoi il en est là). Je détaste ce type d'ouverture, déjà parce qu'il grille la cartouche de la fin, ensuite parce qu'il est à mon sens une facilité pour les auteurs manquant de talent pour introduire efficacement une histoire et des personnages. Et cette histoire,ces personnages, vont se révéler à l'image du graphisme, plat, linéaire, sans intérêt... Bon on verra sur le suivant (si la série se poursuit.....) si ce tome introductif est raté ou si on est vraiment devant un bon bousain. Mais pour l'instant je penche plus vers la deuxième solution.
Sylvain et Sylvette
Dieu que j'ai pu ne pas aimer cette BD ! Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai jamais aimé Sylvain et Sylvette. Est-ce dû au dessin que je trouvais toujours moche, les personnages ayant des têtes pas possible ? Ou est-ce dû au scénario qui était à mes yeux naïf, pitoyables, sans intérêt ? Je ne sais pas. Tout me paraissait cliché, je trouvais les compères idiots, tout me semblait inintéressant, je trouvais les histoires stupides, sans intérêts, fades ... Durant un long moment je n'arrivais pas du tout à finir chaque BD ! Même lorsqu'il y a avait plusieurs histoires, je lisais en diagonales, laissant l'album tomber de mes mains. Oui, cette BD, je ne l'ai jamais aimée. Et j'ai eu beau essayer, impossible d'adhérer. Un raté complet pour moi. 1/5 et déconseillé.
Le Pape Terrible
Note moyenne: 1.5/5 Tome 1:
Tome 2:
Commençons par le point positif, ce sera fait, et vite fait, et c'est ce qui aurait pu me faire mettre 2 étoiles et non une. Le dessin est superbe, fourmille de détails dans tous les plans, et la colorisation est très réussie.
Allons-y pour ce qui n'a pas été:
Tout d'abord, j'ai vraiment eu l'impression de lire une BD érotique pour homosexuels. Entre les pipes, enculades, et autres branlettes, on arrive parfois à distinguer les bribes de ce qui devrait être un roman historique ayant pour cadre le Vatican. Je suis volontairement cru dans mes propos, mais c'est vraiment le ton de cette BD. Rares sont les doubles-pages où ne figure pas une représentation ou une allusion au sexe, principalement entre hommes...
Que les auteurs aient choisi de dépeindre les hautes instances religieuses de l'époque comme étant de lubriques pédérastes, soit, mais pourquoi le faire aussi vulgairement, et surtout pourquoi nous le rabacher aussi souvent?
Pour les hétéros, il y a aussi des scènes d'orgies publiques, et des scènes dans un bordel avec des putes obèses.
Le premier tome souffrait déjà de quelques invraisemblances dans le scénario, les dialogues, ou les réactions des personnages...c'est encore pire dans le tome 2...au rayon de ce qui a participé à mon agacement:un voyou qui pleure et qui s'écrie "bouhouhou!" (Ridicule), ce même voyou qui remercie le pape après que ce dernier lui a coupé les doigts pour le punir de son goût du jeu, la scène risible et totalement superflue du déguisement du mignon du Pape en mariée, un sexe qui reste en érection après avoir été tranché, un meurtre commis discrètement par 8 personnes (pour passer inaperçus, restons groupés), et je vous passe d'autres facilités scénaristiques, enchaînements, et virages scénaristiques ratés (la liaison avec l'architecte arrive comme un cheveu sur la soupe et ne sert qu'à gonfler le nombre de pages du tome 2).
Bref, c'est trop souvent et facilement vulgaire, et le scénario est franchement mal conduit et pas crédible pour deux sous.
(176)
Le Chat du Rabbin
Non, décidément, Sfar, je n'y arrive pas. Graphiquement c'est un rejet total pour ma part : je n'aime pas le trait, je n'aime pas les couleurs, je n'aime pas le découpage et je n'aime pas la typographie... Ca fait beaucoup pour une seule BD ! Comme j'ai lu beaucoup de bien de la série, j'ai tenté de passer outre tout ce rejet graphique pour me concentrer sur l'histoire elle-même mais le déclic n'a pas eu lieu. Je n'ai pas été touchée, ni trouvé ça drôle ou instructif pour un sou. En ce qui me concerne, la bonne réputation de cette série est très surfaite et en partie liée aux lauriers de son auteur, mais peut-être que si j'étais moins difficile pour le dessin, j'aurais pu l'apprécier. Quoique, d'autres BD graphiquement à 1000 lieues de mes canons graphiques ont réussi cet exploit (Héraklès récemment pour ne citer qu'elle) donc le dessin n'explique visiblement pas tout.
Winx Club
Une série copiée-collée de Sailor Moon que je suivais autrefois, la BD ou le DA. Maintenant je trouve ça de plus en plus débile : l'aventure est répétitive et ensuite la série caricature les blondes comme des sottes et des crâneuses (je n'aimais pas du tout cette idée vu que ma fée préférée était Stella la seule que je trouvais sympa dans le groupe), ce qui est assez discriminatoire de la part des italiens. Et dans cette série (animée ou comic), les copines se disputent pour savoir laquelle est la meilleure et les histoires d'amour sont niaises. Tout comme Totally Spies, Teen Titans ou autres encore, les Winx est le stéréotype de la série avec des ados, où règnent romance et jalousie, supers-pouvoirs et mièvrerie, au style "manga-occidental" complètement raté !
Block 109 - Etoile Rouge
Bon, je vais être lapidaire. Le seul petit intérêt de cet album réside dans la première page et l'assassinat d'Hitler. Cela fait un peu court ! D'autant plus que l'idée est éventée depuis le premier Block 109, qui lui au moins - même s'il ne m'avait pas plus emballé que cela, apportait une certaine suite originale à cette uchronie. Malheureusement ici, passée cette première page, on retombe dans un récit sans surprise, décalque de l'histoire de Normandie Niemen. Et là je n'accroche pas du tout. Cela se lit vite, hélas heureusement, car l'ennui commençait déjà à pointer.
Bill Kill
Alors là j'ai envie de dire stop ! Stop aux pastiches sur tout et n'importe quoi, surtout quand on n'a aucune idée... C'est le cas d'Enrique Vegas, spécialiste du genre, qui met ses personnages à grosses têtes à toutes les sauces. Des fois c'est correct, comme dans Speederman, d'autres fois c'est franchement raté, comme ici. Bon, je n'ai pas vu les deux films de Tarantino (et ne les verrai probablement jamais, vu comme son oeuvre récente m'intéresse), mais concasser deux fois deux heures de métrage en un album lu en cinq minutes, ça sent le manque cruel d'inspiration. Et quand les gags tombent systématiquement à plat... Le dessin de Vegas est sympa, si on aime ce style parodique, mais ça ne suffit pas à faire passer la pilule. Cinq minutes de lecture donc. Cinq minutes perdues à jamais.