Je suis d'habitude bon client, mais là je dois dire que j'ai été assez déçu. Connaissant assez mal l'histoire de Samson, j'ai compris que l'histoire était plus qu'une inspiration du colosse invulnérable, mais carrément une adaptation moderne.
Encore une fois, d'habitude, je fais très facilement abstraction des facilités scénaristiques mais là c'est trop pour moi.
Sam, c'est le roi des tombeurs (ou des neuneu) : il croise une fille canon, dont il vient de casser la tête au père, il fait peut-être une hémorragie cérébrale ou un truc du genre mais elle n'a d'yeux que pour Sam... ils couchent ensemble et se fiancent en moins de 5 minutes montre en main, le tout à moitié nu devant la mère ultra religieuse de Sam, le père sociopathe de la mafia de Phyllis (la future mariée), une enfant de 12-13 ans et deux trois hommes de mains... Juste impressionnant.
Toute l'histoire c'est ça, une suite d'incohérences à peine croyables, de comportements et de réactions illogiques. Ça aurait été génial si le tout avait été second degré, mais même pas, c'est du pur premier degré du début à la fin.
Je suis d'autant plus déçu qu'avec très peu d'effort on aurait pu faire une histoire subtile, intéressante et respectueuse de l'histoire d'origine.
Après Long John Silver, il s'agit de ma deuxième expérience avec un ouvrage signé Dorison, et je suis encore plus échaudé cette fois-ci.
Curieusement, ces deux oeuvres ont de très bonnes notes, mais décidément , je n'y arrive pas...
Malgré des couvertures racoleuses, et je dois bien reconnaitre que celle du tome 1 est très réussie, il ne s'agit tout bonnement pour moi que d'une succession de situations sans queue ni tête toutes plus incrédibles les unes que les autres...et v'la ti-pas que nos héros arrivent sans problème à passer par une trappe en pierre complètement immergée, sous des mètres d'eau, et puis, tiens, escalader la tour d'un château à-pic, pas de problème! Discuter à coté de moines qui passent tranquillement alors qu'il ne faut pas se faire repérer?...si si, c'est possible aussi!
On nous sert le personnage éculé du preux bretteur qui arrive à se farcir une armée de soldats à lui tout seul sans problème, mais aussi celui de la jeune et intelligente rebelle qui sait se battre, à une époque où la libération de la femme était encore très loin.
L'intrigue n'est pas très bien construite. On nous mène d'un coin à un autre sans que cela ressemble le moins du monde à une quête en bonne et due forme. En un tome et demi, on est baladé de la France, à l'Espagne, puis l'Ecosse. Bien évidemment, nos trois compères sont poursuivis par des méchants très très forts, mais qui ne parviennent pas à les avoir, sinon c'est pas marrant.
Les enchainements sont catastrophiques. J'ai en mémoire une scène dans laquelle Marbourg, désarmé, arrive à prendre l'ascendant sur son adversaire. Comment? Et bien en intercalant une case dans laquelle le-dit adversaire est accompagné d'un phylactère avec un point d'interrogation ! Facile !!!
Nos héros ont besoin d'un bâteau? Qu'à cela ne tienne ! Trois cases avec un jeune pêcheur qui se fait molester par de vilains bandits, et les voilà ensuite voguant sur la mer!
Ajoutons à cela une qualité graphique très irrégulière, souvent médiocre, et une colorisation fadasse, et vous obtenez une BD qui ne vaut pas plus que 1/5, et qui est très très très nettement surcotée.
(152)
(Après lecture des tomes 1, 2 et passage direct au 6).
Bon, je ne vais pas y aller par 4 chemins : c'est complètement grotesque. Le scénario n'est basé sur rien, le personnage principal n'est pas crédible deux minutes, c'est lamentable. Comme dans le Fou du Roy, il y a plusieurs fois dans le texte off une expression du style : "Et le temps passe...". Comme si le scénariste lui-même s'ennuyait de l'histoire qu'il est en train de raconter !
Au début, le dessin est tout simplement époustouflant. Encore un point commun avec le Fou du Roy : ça fait vraiment de la peine de voir un dessinateur aussi talentueux gâcher son talent sur un scénario aussi inepte. Mais y aurait-il deux Marc-Renier ? Très précisément à partir de la planche 32 du tome 2, on constate un changement de style : le dessin est moins élégant, le lettrage devient tremblant (comme d'autres posteurs l'ont déjà remarqué) et même la signature n'est plus la même. Mystère. Cela reste correct ceci dit, mais comme seul le dessin exceptionnel me retenait jusque là, j'ai zappé directement au dernier tome pour constater que la fin était aussi ridicule que le début, et puis basta.
Pour faire une série historique en neuf tomes :
- Rattachez le personnage principal à une série connue de la façon la plus grotesque possible. Astuce : il peut être, par exemple, le fils caché d'un personnage de la première série.
- Procurez-vous une bonne encyclopédie historique. Astuce : inutile d'assimiler son contenu et de lui donner vie en le mettant en scène dans différentes situations ; au lieu de cela, pour une bonne moitié des pages, vous pouvez recopier l'encyclopédie en voix off et demander au dessinateur d'accompagner cela par quelques dessins de circonstance.
- Pour remplir presque l'autre moitié des pages, on pourra ajouter une intrigue en stand-by permanent. Par exemple : allons-nous lui révéler qu'il est le fils caché de X ? Non. Et puis oui, mais finalement au dernier moment non. Et puis non en fait. Oui ? Non. Ah je sais pas. Ben non en fait. Si ? Non. Ainsi, le suspense est insoutenable.
- Recensez quelques faits violents ou inexpliqués de l'époque, et expliquez-les en rapport avec le personnage principal. Astuce : ne vous embarrassez pas de la notion très démodée de « crédibilité ».
- Laissez tomber la psychologie et toutes ces fadaises. Les personnages peuvent avoir des motivations et des comportement complètement caricaturaux.
- Recrutez un dessinateur qui fait un travail remarquable, digne de comparaison avec celui de la série originale.
Et le tour est joué !
Bon, ça commence déjà un peu difficilement, avec Germain Grandpin qui essaie de faire la traversée de l'Atlantique à la rame en solitaire... en 1625. Certes, ça rate, mais quand même... De manière générale, ceci illustre un des problèmes de cette série : mal située entre la BD historique, qui demande une certaine crédibilité, et la BD d'aventures, qui demande plus de rythme que ce récit souvent laborieux. Les motivations des personnages sont de plus en plus simplistes et peu crédibles, et le scénario a une nette tendance à tourner en rond. L'explicitation du rôle de Léonard Langue-Agile, à la fois Diable et incarnation du scénariste, devient franchement lourde : merci, on avait compris !
Ceci dit, avec Plume au Vent, il s'agit d'une des moins pires suites des Sept Vies de l'Épervier. Pour être honnête, les deux premiers tomes sont même tout à fait lisibles. Mais à partir du changement de dessinateur au tome 3, ça devient franchement pénible. Je n'ai rien contre le dessin "de caractère", bien au contraire mais d'une part, ce n'est pas forcément le mieux pour une BD historique ; d'autre part, ce dessin-là en particulier, je le trouve juste moche.
Verdict : pour les deux premiers tomes, pour les suivants.
Aprés la lecture d'une paire d'album que j'ai trouvé chez ma grand-mère.
Typiquement le genre de série qui a mal vieilli avec des dialogues et une ambiance d'un autre temps, des histoires elles aussi d'une époque révolue à l'intéret plus que relatif ; quant à l'humour employé, disons-le carrément il m'a laissé de marbre.
Du coup la lecture en devient vite ennuyeuse et fastidieuse ; il n'y a rien à faire la mayonnaise ne prend pas et ne prendra sûrement jamais ; c'est pas mon délire, pas ma génération, bref pour moi complètement inutile, dépassé.
Niveau dessins (pour le peu que j'en ai vu), ils restent d'une assez bonne qualité mais complètement figés, statiques et accompagnés d'une mise en page assez spéciale.
Bref une série d'un autre âge qui désormais ne parle plus qu'à nos grand-parents.
C'est quoi ce truc ?
Au départ, j'avais signalé cette BD à une connaissance mosellane (ne me basant que sur son titre pour cela) pensant que, si la BD parlait de l'histoire du département (par exemple), il aurait pu être intéressé. Il en a fait l'acquisition par correspondance, sans vraiment savoir de quoi il en retournait et s'est retrouvé en possession de cette espèce d'(auto)thérapie de 112 pages, aux styles graphique et narratif pour le moins approximatifs...
On se moque parfois de ces BDs blogs plus ou moins auto-biographiques et qui manifestement ne peuvent pas intéresser au-delà du cercle très fermé des meilleurs amis de leurs auteurs... ici c'est un peu la même chose. Soit c'est de la biographie (auto ou pas) et ce n'est pas passionnant pour un sou, soit c'est de la fiction et... ce n'est pas passionnant non plus !
On suit notre "héros" au gré de ses rencontres avec des personnages de son passé (serveuse de bar, ancien prof), comme une sorte de voyage initiatique après le suicide de son ami en début d'album... pourquoi pas, mais j'avoue que je reste hermétique à la signification profonde de tout ça... c'est trop marginal et déjanté pour moi (autant au niveau du personnage principal, que de son ami du début ou des gens qu'il rencontre).
Graphiquement c'est malheureusement très moyen, en général j'aime assez le style crayonné pas fini, mais il y a de gros défauts de proportions au niveau des personnages et c'est très gênant.
En revanche, les quelques rares décors urbains sont bien reproduits (un habitant de Metz reconnaîtra sans peine la gare, la cathédrale, et un petit passage souterrain reliant les berges du plan d'eau aux vieilles rues proches du centre ville et de la rue des Roches) mais cela reste assez maigre comme attrait, et il devient inexistant pour qui ne connaît pas la ville!
La fin de l'histoire, dans le train qui ramène notre personnage chez lui, à Thionville (pour les régionaux qui passent par là) alors qu'il a failli prendre le train pour Forbach (la ruine ultime semble-t-il... désolée pour le spoil...), ne relève pas le niveau, avec cette histoire de mouchoir déjà utilisé...
Je me demande s'il existe réellement un lectorat pour ce genre d'ouvrage.
Aie, ouille... C'est quoi ça ? Cela commence bien, très bien même et puis dès la moitié de l'album, ça part en vrille. Non mais franchement, c'est quoi ces monstres maléfiques? Les auteurs oublient-ils qu'il est parfois bon d'introduire un tantinet ses personnages ? Là, rien, aucune explication... Moi, ça me dérange parce que la suite devient limite indigeste et ce n'est pas la carte graphique de l'album - classique mais réussie - qui relève ce one-shot.
En conclusion, pour moi, ce fut plutôt Batman - la nouvelle daube...
Je me suis ennuyé ferme à la lecture de ce roman graphique. Je n’ai même pas réussi à aller au-delà de la moitié de l’ouvrage.
J’ai trouvé ce récit autobiographique extrêmement nombriliste et pleurnichard.
Le bonhomme se complait dans son malheur et ses questions existentielles.
C'est peut être trop personnel pour moi ...
Comme beaucoup de monde, j'aime vraiment bien Litteul Kévin, mais ce "Mammouth et Piston", c'est toute la bd que je n'aime pas. Je ne parle pas du graphisme qui est toujours aussi bien maîtrisé par Coyote, je parle des valeurs que véhiculent les histoires ; intolérance à l'autre (je pourrais donner plein d'exemples mais je vais éviter de faire dans l'analyse de texte), apologie de la violence, de la femme objet, homophobie etc. En adaptant beaucoup de blagues à cinquante centimes d'euros, Coyote fait du rase motte. Ca donne une bd, assez pathétique et pitoyable dans son propos. Heureusement que Coyote demeure un très bon dessinateur et qu'il a démontré avec Litteul Kévin qu'il pouvait être très drôle sans être lourd....
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Ruule
Je suis d'habitude bon client, mais là je dois dire que j'ai été assez déçu. Connaissant assez mal l'histoire de Samson, j'ai compris que l'histoire était plus qu'une inspiration du colosse invulnérable, mais carrément une adaptation moderne. Encore une fois, d'habitude, je fais très facilement abstraction des facilités scénaristiques mais là c'est trop pour moi. Sam, c'est le roi des tombeurs (ou des neuneu) : il croise une fille canon, dont il vient de casser la tête au père, il fait peut-être une hémorragie cérébrale ou un truc du genre mais elle n'a d'yeux que pour Sam... ils couchent ensemble et se fiancent en moins de 5 minutes montre en main, le tout à moitié nu devant la mère ultra religieuse de Sam, le père sociopathe de la mafia de Phyllis (la future mariée), une enfant de 12-13 ans et deux trois hommes de mains... Juste impressionnant. Toute l'histoire c'est ça, une suite d'incohérences à peine croyables, de comportements et de réactions illogiques. Ça aurait été génial si le tout avait été second degré, mais même pas, c'est du pur premier degré du début à la fin. Je suis d'autant plus déçu qu'avec très peu d'effort on aurait pu faire une histoire subtile, intéressante et respectueuse de l'histoire d'origine.
Le Troisième Testament
Après Long John Silver, il s'agit de ma deuxième expérience avec un ouvrage signé Dorison, et je suis encore plus échaudé cette fois-ci. Curieusement, ces deux oeuvres ont de très bonnes notes, mais décidément , je n'y arrive pas... Malgré des couvertures racoleuses, et je dois bien reconnaitre que celle du tome 1 est très réussie, il ne s'agit tout bonnement pour moi que d'une succession de situations sans queue ni tête toutes plus incrédibles les unes que les autres...et v'la ti-pas que nos héros arrivent sans problème à passer par une trappe en pierre complètement immergée, sous des mètres d'eau, et puis, tiens, escalader la tour d'un château à-pic, pas de problème! Discuter à coté de moines qui passent tranquillement alors qu'il ne faut pas se faire repérer?...si si, c'est possible aussi! On nous sert le personnage éculé du preux bretteur qui arrive à se farcir une armée de soldats à lui tout seul sans problème, mais aussi celui de la jeune et intelligente rebelle qui sait se battre, à une époque où la libération de la femme était encore très loin. L'intrigue n'est pas très bien construite. On nous mène d'un coin à un autre sans que cela ressemble le moins du monde à une quête en bonne et due forme. En un tome et demi, on est baladé de la France, à l'Espagne, puis l'Ecosse. Bien évidemment, nos trois compères sont poursuivis par des méchants très très forts, mais qui ne parviennent pas à les avoir, sinon c'est pas marrant. Les enchainements sont catastrophiques. J'ai en mémoire une scène dans laquelle Marbourg, désarmé, arrive à prendre l'ascendant sur son adversaire. Comment? Et bien en intercalant une case dans laquelle le-dit adversaire est accompagné d'un phylactère avec un point d'interrogation ! Facile !!! Nos héros ont besoin d'un bâteau? Qu'à cela ne tienne ! Trois cases avec un jeune pêcheur qui se fait molester par de vilains bandits, et les voilà ensuite voguant sur la mer! Ajoutons à cela une qualité graphique très irrégulière, souvent médiocre, et une colorisation fadasse, et vous obtenez une BD qui ne vaut pas plus que 1/5, et qui est très très très nettement surcotée. (152)
Le Masque de fer
(Après lecture des tomes 1, 2 et passage direct au 6). Bon, je ne vais pas y aller par 4 chemins : c'est complètement grotesque. Le scénario n'est basé sur rien, le personnage principal n'est pas crédible deux minutes, c'est lamentable. Comme dans le Fou du Roy, il y a plusieurs fois dans le texte off une expression du style : "Et le temps passe...". Comme si le scénariste lui-même s'ennuyait de l'histoire qu'il est en train de raconter ! Au début, le dessin est tout simplement époustouflant. Encore un point commun avec le Fou du Roy : ça fait vraiment de la peine de voir un dessinateur aussi talentueux gâcher son talent sur un scénario aussi inepte. Mais y aurait-il deux Marc-Renier ? Très précisément à partir de la planche 32 du tome 2, on constate un changement de style : le dessin est moins élégant, le lettrage devient tremblant (comme d'autres posteurs l'ont déjà remarqué) et même la signature n'est plus la même. Mystère. Cela reste correct ceci dit, mais comme seul le dessin exceptionnel me retenait jusque là, j'ai zappé directement au dernier tome pour constater que la fin était aussi ridicule que le début, et puis basta.
Le Fou du Roy
Pour faire une série historique en neuf tomes : - Rattachez le personnage principal à une série connue de la façon la plus grotesque possible. Astuce : il peut être, par exemple, le fils caché d'un personnage de la première série. - Procurez-vous une bonne encyclopédie historique. Astuce : inutile d'assimiler son contenu et de lui donner vie en le mettant en scène dans différentes situations ; au lieu de cela, pour une bonne moitié des pages, vous pouvez recopier l'encyclopédie en voix off et demander au dessinateur d'accompagner cela par quelques dessins de circonstance. - Pour remplir presque l'autre moitié des pages, on pourra ajouter une intrigue en stand-by permanent. Par exemple : allons-nous lui révéler qu'il est le fils caché de X ? Non. Et puis oui, mais finalement au dernier moment non. Et puis non en fait. Oui ? Non. Ah je sais pas. Ben non en fait. Si ? Non. Ainsi, le suspense est insoutenable. - Recensez quelques faits violents ou inexpliqués de l'époque, et expliquez-les en rapport avec le personnage principal. Astuce : ne vous embarrassez pas de la notion très démodée de « crédibilité ». - Laissez tomber la psychologie et toutes ces fadaises. Les personnages peuvent avoir des motivations et des comportement complètement caricaturaux. - Recrutez un dessinateur qui fait un travail remarquable, digne de comparaison avec celui de la série originale. Et le tour est joué !
Coeur brûlé
Bon, ça commence déjà un peu difficilement, avec Germain Grandpin qui essaie de faire la traversée de l'Atlantique à la rame en solitaire... en 1625. Certes, ça rate, mais quand même... De manière générale, ceci illustre un des problèmes de cette série : mal située entre la BD historique, qui demande une certaine crédibilité, et la BD d'aventures, qui demande plus de rythme que ce récit souvent laborieux. Les motivations des personnages sont de plus en plus simplistes et peu crédibles, et le scénario a une nette tendance à tourner en rond. L'explicitation du rôle de Léonard Langue-Agile, à la fois Diable et incarnation du scénariste, devient franchement lourde : merci, on avait compris ! Ceci dit, avec Plume au Vent, il s'agit d'une des moins pires suites des Sept Vies de l'Épervier. Pour être honnête, les deux premiers tomes sont même tout à fait lisibles. Mais à partir du changement de dessinateur au tome 3, ça devient franchement pénible. Je n'ai rien contre le dessin "de caractère", bien au contraire mais d'une part, ce n'est pas forcément le mieux pour une BD historique ; d'autre part, ce dessin-là en particulier, je le trouve juste moche. Verdict :
pour les deux premiers tomes,
pour les suivants.
Bécassine
Aprés la lecture d'une paire d'album que j'ai trouvé chez ma grand-mère. Typiquement le genre de série qui a mal vieilli avec des dialogues et une ambiance d'un autre temps, des histoires elles aussi d'une époque révolue à l'intéret plus que relatif ; quant à l'humour employé, disons-le carrément il m'a laissé de marbre. Du coup la lecture en devient vite ennuyeuse et fastidieuse ; il n'y a rien à faire la mayonnaise ne prend pas et ne prendra sûrement jamais ; c'est pas mon délire, pas ma génération, bref pour moi complètement inutile, dépassé. Niveau dessins (pour le peu que j'en ai vu), ils restent d'une assez bonne qualité mais complètement figés, statiques et accompagnés d'une mise en page assez spéciale. Bref une série d'un autre âge qui désormais ne parle plus qu'à nos grand-parents.
La Moselle
C'est quoi ce truc ? Au départ, j'avais signalé cette BD à une connaissance mosellane (ne me basant que sur son titre pour cela) pensant que, si la BD parlait de l'histoire du département (par exemple), il aurait pu être intéressé. Il en a fait l'acquisition par correspondance, sans vraiment savoir de quoi il en retournait et s'est retrouvé en possession de cette espèce d'(auto)thérapie de 112 pages, aux styles graphique et narratif pour le moins approximatifs... On se moque parfois de ces BDs blogs plus ou moins auto-biographiques et qui manifestement ne peuvent pas intéresser au-delà du cercle très fermé des meilleurs amis de leurs auteurs... ici c'est un peu la même chose. Soit c'est de la biographie (auto ou pas) et ce n'est pas passionnant pour un sou, soit c'est de la fiction et... ce n'est pas passionnant non plus ! On suit notre "héros" au gré de ses rencontres avec des personnages de son passé (serveuse de bar, ancien prof), comme une sorte de voyage initiatique après le suicide de son ami en début d'album... pourquoi pas, mais j'avoue que je reste hermétique à la signification profonde de tout ça... c'est trop marginal et déjanté pour moi (autant au niveau du personnage principal, que de son ami du début ou des gens qu'il rencontre). Graphiquement c'est malheureusement très moyen, en général j'aime assez le style crayonné pas fini, mais il y a de gros défauts de proportions au niveau des personnages et c'est très gênant. En revanche, les quelques rares décors urbains sont bien reproduits (un habitant de Metz reconnaîtra sans peine la gare, la cathédrale, et un petit passage souterrain reliant les berges du plan d'eau aux vieilles rues proches du centre ville et de la rue des Roches) mais cela reste assez maigre comme attrait, et il devient inexistant pour qui ne connaît pas la ville! La fin de l'histoire, dans le train qui ramène notre personnage chez lui, à Thionville (pour les régionaux qui passent par là) alors qu'il a failli prendre le train pour Forbach (la ruine ultime semble-t-il... désolée pour le spoil...), ne relève pas le niveau, avec cette histoire de mouchoir déjà utilisé... Je me demande s'il existe réellement un lectorat pour ce genre d'ouvrage.
Batman - La Nouvelle Aube
Aie, ouille... C'est quoi ça ? Cela commence bien, très bien même et puis dès la moitié de l'album, ça part en vrille. Non mais franchement, c'est quoi ces monstres maléfiques? Les auteurs oublient-ils qu'il est parfois bon d'introduire un tantinet ses personnages ? Là, rien, aucune explication... Moi, ça me dérange parce que la suite devient limite indigeste et ce n'est pas la carte graphique de l'album - classique mais réussie - qui relève ce one-shot. En conclusion, pour moi, ce fut plutôt Batman - la nouvelle daube...
La Vie est belle malgré tout
Je me suis ennuyé ferme à la lecture de ce roman graphique. Je n’ai même pas réussi à aller au-delà de la moitié de l’ouvrage. J’ai trouvé ce récit autobiographique extrêmement nombriliste et pleurnichard. Le bonhomme se complait dans son malheur et ses questions existentielles. C'est peut être trop personnel pour moi ...
Mammouth et Piston
Comme beaucoup de monde, j'aime vraiment bien Litteul Kévin, mais ce "Mammouth et Piston", c'est toute la bd que je n'aime pas. Je ne parle pas du graphisme qui est toujours aussi bien maîtrisé par Coyote, je parle des valeurs que véhiculent les histoires ; intolérance à l'autre (je pourrais donner plein d'exemples mais je vais éviter de faire dans l'analyse de texte), apologie de la violence, de la femme objet, homophobie etc. En adaptant beaucoup de blagues à cinquante centimes d'euros, Coyote fait du rase motte. Ca donne une bd, assez pathétique et pitoyable dans son propos. Heureusement que Coyote demeure un très bon dessinateur et qu'il a démontré avec Litteul Kévin qu'il pouvait être très drôle sans être lourd....